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Billets sur les enjeux de la communication numérique européenne

Quels sont les enjeux des prochaines élections européennes ?

Quoiqu’il soit encore tôt pour parler du prochain scrutin européen en mai 2019, il est d’ores et déjà possible néanmoins de faire le tour des enjeux qui animeront très certainement la campagne. A quoi peut-on s’attendre ?

1/ « La pédagogie de la douleur » : l’enjeu de l’« europocalypse »

Le premier enjeu des élections européennes de 2019 réside dans la nature de la campagne qui ne sera pas « business as usual » en raison des mouvements d’opinions qui animent les espaces publics nationaux.

Comme le dit Jean-Marie Cavada, eurodéputé, lors d’un débat sur « Comment parler d’Europe ? » animé par Touteleurope, l’enjeu sera de faire comprendre que le destin des peuples européens est lié au projet européen, comme « la pédagogie de la douleur » au sujet du Brexit est en train de le démontrer pour les Britanniques.

En effet, la question de la survie de la construction européenne, telle que nous la connaissons, sera au cœur de la campagne électorale dans un contexte de poussée eurosceptique et/ou europhobe constaté au fils des dernières élections nationales.

La crainte d’un big bang politique européen, à savoir l’élection d’une majorité inédite eurosceptique au Parlement européen risque de représenter le premier enjeu, susceptible de mobiliser les électorats, pour le meilleur ou pour le pire, avec une véritable « europocalypse ».

2/ « To be Spitzenkandidaten, or not to be » : l’enjeu du leadership

Le deuxième enjeu des prochaines élections européennes porte sur le leadership au niveau des forces politiques européennes.

D’un certain côté, les partis politiques européens, en particulier le PPE pour la droite européenne dont les chances de succès ne sont pas minces, plaide pour le maintien de la procédure des Spitzenkandidaten qui vise à imposer la tête de liste capable de réunir une majorité parlementaire comme candidat au poste de président de la Commission européenne.

D’un autre côté, les chefs d’Etat et de gouvernement et en particulier le président de la République française plaident davantage pour respecter la lettre du traité de Lisbonne qui les invite à choisir un président de la Commission européenne qui reflète les résultats des élections européennes sans se lier les mains. Une manière pour Emmanuel Macron de tenter d’imposer une nouvelle force politique centrale à l’échelle européenne qui serait un hold-up de l’élection européenne à l’image de son succès en France.

Quoiqu’il en soit, les négociations en coulisses entre les forces politiques pèsera encore davantage dans l’interprétation des résultats électoraux et la physionomie des prochaines institutions, tant au Parlement européen qu’au sein de la Commission européenne.

3/ Le respect des principes : l’enjeu de la confiance

Troisième et dernier enjeu à ce jour portant sur les élections européennes, la question du respect des principes comme pierre angulaire d’une prochaine campagne électorale marquée par les transformations des médias traditionnels et des médias sociaux.

Du côté des citoyens, les répercussions du scandale Cambridge Analytica qui frappe Facebook et plus largement le nouveau contexte lié à l’application du règlement général sur la protection des données, le RGPD, pèseront pour une pression accrue du respect de la vie privée sur les réseaux sociaux. Cette pression s’exercera en particulier sur les investissements publicitaires sur les réseaux sociaux dans un contexte électoral.

Du côté du Parlement européen, le respect de la traditionnelle neutralité non partisane de la campagne de communication de l’institution est également en question, en raison du choix revendiqué de mener des actions offensives, justifiées notamment pour faire face au défi des fake news, selon Jaume Duch, le directeur de la communication du Parlement européen sur Euractiv.

L’importance du respect des principes d’éthique et de transparence constitue un véritable enjeu de crédibilité, qui aura un impact sur la communication, tant pour les partis politiques européens que pour le Parlement européen.

Au total, la campagne des prochaines élections européennes s’annonce inédite tant par son importance pour l’avenir du projet européen que par ses modalités en termes de communication.

Comment développer la participation citoyenne avec l’Union européenne ?

Au-delà des élections, la participation citoyenne permet de responsabiliser les citoyens et de les laisser jouer un rôle essentiel en influençant davantage l’UE dans la prise de décision, contribuant ainsi à renforcer la confiance et la légitimité. Comment intégrer la participation citoyenne tout au long du cycle d’élaboration des politiques publiques en dépassant le seul « moment de la consultation » ?

Faire mieux et plus : la participation comme projet de transformation

Pour le think tank, The Democratic Society, auteur d’un rapport « Developing a model for Open Goverment in the EU », la participation des citoyens doit insuffler au sein des institutions européennes un esprit d’ouverture afin que les gens aient l’envie et se sentent capables de s’impliquer dans les décisions qui affectent leur vie.

participation_citoyenne_UE_democratic_societyAméliorer la participation aux décisions de l’UE ne consiste pas à seulement à ouvrir de nouveaux canaux, mais aussi à modifier les perspectives et les compétences des fonctionnaires européens afin de garantir la réalisation de formes efficaces d’engagement. Un changement de culture et de valeurs est nécessaire ainsi que des méthodes justes, et l’engagement du leadership sont essentiels pour que ces changements se produisent.

Améliorer la participation aux décisions de l’UE ne repose pas uniquement sur une sorte de « réseau des réseaux » piloté depuis Bruxelles mais aussi sur une collaboration avec les organisations de la société civile sur le terrain dans les États membres pour élargir la portée et les opportunités de participation des citoyens à la prise de décision.

Améliorer la participation aux décisions de l’UE ne se limite pas à une sorte de promotion pour faire connaître les opportunités mais aussi à soutenir les citoyens en tant que participants, afin d’accroître ceux qui peuvent découvrir et participer aux opportunités existantes.

Les opportunités de s’engager doivent être significatives pour les citoyens pour éviter toute lassitude liée à la multiplication de consultations alibi. La communication doit être moins axée sur la procédure et les processus et être plus facile à comprendre pour ceux qui ne sont pas ancrés dans les processus de l’UE.

Avant le commencement et après la fin : la participation comme stratégie de gouvernance

Encourager la participation des citoyens à la formulation de stratégies avant de prendre en compte les politiques détaillées doit faire l’objet d’un apprentissage tant au sein des institutions européennes qu’auprès des citoyens peu au fait des répartitions de compétences entre l’UE et les Etats-membres, comme on le constate avec les nombreuses initiatives citoyennes européennes irrecevables.

Encourager la participation des citoyens à la formulation de priorités peut se bâtir sur la base de plateforme telle que Futurium développée par la DG CONNECT et utilisée autour d’une approche Policy Making 3.0. Les gens peuvent y travailler ensemble grâce à des pages en ligne éditées en collaboration, afin d’identifier les tendances à long terme et de tracer des visions possibles et souhaitables pour l’avenir. Ils peuvent ensuite voter sur la probabilité et l’opportunité de différents scénarios et explorer les réponses politiques liées. Enfin, les jeux de rôle à grande échelle sont utilisés pour simuler les réponses possibles de ceux qui peuvent être affectés par les politiques.

Encourager la participation des citoyens à la formulation de politiques publiques doit permettre de clore la boucle et de poursuivre la conversation en montrant les résultats de la participation des personnes, en s’assurant qu’elles se sentent entendues même si leurs suggestions n’ont pas été toutes prises en compte, et en s’assurant qu’elles sont encouragées à rester impliquées, afin d’accroître le nombre de citoyens participants aux conversations politiques de l’UE et de renforcer la confiance entre les citoyens et les institutions de l’UE.

Faire des progrès dans la participation citoyenne implique de développer des cultures organisationnelles d’engagement et d’ouverture, de construire des réseaux qui créent des voies plus larges pour les citoyens, et de mettre en place des structures politiques et des processus qui impliquent l’engagement du public avant le début et après la fin du moment de la consultation.

Quelles sont les idées des jeunes pour l’avenir de l’Europe ?

La consultation « New Narrative for Europe » destinée à ouvrir le débat sur l’avenir de l’Europe auprès des jeunes et recueillir leurs idées et priorités pour l’Union européenne est riche d’enseignements. Que retenir ?

Une communication d’engagement : une multitude d’activités par le biais de dispositifs créatifs

Entre juin 2016 et en avril 2017, la campagne de communication a permis de recueillir 562 contributions de jeunes, avec un très petit nombre d’entrées en double, via des mécaniques complémentaires :

  • une plateforme en ligne avec un questionnaire pour répondre à des questions clés ;
  • trois concours sur les médias sociaux pour partager des idées à travers notamment un concours photos #MyEuropeMyFuture et un concours vidéo #EUvision ;
  • plusieurs événements d’engagement, tant pour la prise de conscience que pour la formulation politique ;
  • des ambassadeurs pour attirer l’attention des jeunes les moins engagés.

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Le principal enseignement de cette campagne repose sur l’idée que la multiplicité des activités – quoique utile compte tenu de la diversité des jeunes – a inégalement contribué au succès de la démarche tandis que la créativité – plus c’est simple, plus c’est efficace – a favorablement favorisé l’engagement.

Un livrable de 12 recommandations d’actions pour l’Europe

En janvier 2018, 100 jeunes venus de toute l’Europe se sont réunis pour conclure les discussions et formaliser 12 recommandations concrètes d’actions pour l’Europe :

  1. Faciliter l’accès à l’information pour les jeunes qui veulent se déplacer et travailler à l’étranger en vue d’encourager l’emploi des jeunes.
  2. Augmenter les opportunités pour les jeunes au-delà des formats actuels (Erasmus + ou le Corps européen de solidarité) et apporter plus de soutien linguistique disponible.
  3. Améliorer l’image des jeunes sur le lieu de travail pour souligner les contributions qu’ils peuvent apporter aux entreprises.
  4. Organiser des événements ou des roadshows pour amener l’UE dans les zones rurales et reculées.
  5. Diffuser des informations sur l’UE par le biais de canaux médiatiques innovants dans plusieurs langues, tels que des films / séries et des jeux de simulation.
  6. Promouvoir l’UE et ses valeurs à l’intérieur et à l’extérieur par le volontariat.
  7. Promouvoir la pensée critique et les compétences de recherche pour lutter contre les fausses nouvelles et l’extrémisme à travers l’éducation citoyenne.
  8. Soutenir le développement d’expériences d’apprentissage créatives, expérientielles et immersives et d’événements culturels et artistiques à travers lesquels les jeunes peuvent s’engager dans les questions politiques qui les affectent et développer des solutions.
  9. Trouver un champion et un modèle pour les jeunes qui font la promotion des droits des jeunes, mais aussi comprendre comment les jeunes se mobilisent et s’engagent.
  10. Soutenir le recyclage et les actions environnementales positives plus largement.
  11. Rendre les informations sur les options de transport durable à travers les frontières plus facilement accessible.
  12. Développer des moyens créatifs et engageants pour soutenir l’environnement et les changements de comportement, à travers par exemple une application ou une production de théâtre / film.

Le second enseignement de cette étape clé consiste à parvenir à proposer une synthèse suffisamment concrète afin qu’elle puisse être exploitable par les pouvoirs publics européens.

Un sondage Eurobaromètre pour tester et confirmer les idées des jeunes Européens

Les idées présentées ont été testées dans un sondage Eurobaromètre en septembre 2017 auprès de 11 000 citoyens âgés de 15 à 30 ans afin de vérifier leur large écho.

eurobarometre_flash_jeunes_avenir_europeSous l’angle des politiques prioritaires que l’UE devrait entreprendre à l’avenir, la plupart des grandes thématiques se recoupent avec les recommandations des jeunes :

  • Plus de la moitié des jeunes Européens considèrent que l’UE devrait placer l’éducation et les compétences au rang de ses priorités absolues ;
  • Au moins la moitié considère la protection de l’environnement et la lutte contre le changement climatique comme des sujets prioritaires ;
  • L’emploi (42%), la gestion des flux migratoires et l’intégration des réfugiés (40%) représente également des priorités pour l’UE selon les jeunes.

Quant aux actions prioritaires que l’UE devrait mettre en œuvre, les idées clés se retrouvent largement :

  • Promouvoir l’esprit critique et la capacité de rechercher l’information pour lutter contre le phénomène des fausses informations (les « fakes news ») et l’extrémisme (49 %) ;
  • Faciliter l’accès aux informations sur l’installation et le travail à l’étranger (49 %) ;
  • Promouvoir les changements de comportement au moyen d’initiatives respectueuses de l’environnement, telles que le transport durable ou les systèmes de recyclage en Europe (40 %).

Le dernier enseignement est fondamental : s’assurer de la représentativité paneuropéenne des recommandations recueillies auprès de jeunes en Europe permet de donner plus de légitimité à l’ensemble de la démarche.

Au total, la consultation des jeunes Européens se révèle fort intéressante au regard des futures consultations citoyennes européennes : seules la créativité et la diversité des actions de communication permettent de générer de l’engagement et seules des recommandations à la fois concrètes et représentatives peuvent parvenir à vraiment contribuer à la transformation du futur de l’Europe. 

En Marche l’Europe : quelle stratégie pour les conventions démocratiques européennes ?

Peut-être parce qu’ils ne savaient pas que c’était impossible, Paul Butcher, Yann-Sven Rittelmeyer et Corina Stratulat du think tank European Policy Centre publient une stratégie pour la mise en œuvre des conventions démocratiques européennes « En Marche l’Europe », en partant des citoyens et de la société civile, parce que selon eux « la mise en pratique de l’idée de conventions démocratiques doit être bien faite ou pas du tout »…

Des conventions démocratiques afin de relancer la démocratie européenne et nationale

Les auteurs proposent une stratégie pour la mise en œuvre des conventions démocratiques :

  • Fournir une plateforme pour l’interaction et l’échange entre les citoyens européens et leurs représentants politiques au moment des décisions cruciales pour l’avenir de l’UE ;
  • Offrir la possibilité d’un engagement populaire significatif dans l’élaboration des politiques, dans un esprit de transparence et d’inclusion, sur la base de propositions politiques spécifiques ;
  • Inclure de multiples « contrepoids » via une coopération et une coordination afin d’accroître la sensibilisation et l’appropriation du projet de l’UE.

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Phase 1 (1 mois) : la campagne de sensibilisation et le rôle des gouvernements nationaux

Les gouvernements lancent le processus dans leur propre contexte national en informant sur la raison d’être, la portée et la mise en œuvre des conventions, mais aussi un appel aux organisations de la société civile, aux fondations, aux entreprises privées et autres acteurs concernés. Après la création d’un Secrétariat national, le gouvernement devrait s’incliner et laisser le reste du processus se terminer sans implication politique.

Le contenu de la campagne de lancement, en termes de messages, de principes (transparence, ouverture, diversité et indépendance politique) et de lignes directrices, devrait être harmonisé dans tous les États membres afin de minimiser les divergences nationales dans la façon dont l’idée est communiquée et réalisée dans la pratique et de communiquer aussi largement que possible.

Cette 1e phase se déroule à partir de la réunion du Conseil européen des 22 et 23 mars 2018 jusqu’à la fin avril.

Phase 2 (2 mois) : les étapes vers les conventions démocratiques et le rôle du Secrétariat national

Le Secrétariat national joue un rôle clé. Composé d’acteurs pouvant inclure des organisations de la société civile, des fondations, des entreprises privées et des parties prenantes agissant en tant que consortium indépendant, politiquement non attaché et axé sur l’exécution des tâches dans le respect de la transparence des recettes et des dépenses budgétaires.

Tâche n°1 : Mettre en place un site web pour l’initiative, sur la base d’un template commun pour décrire l’initiative : objectifs), justifications, processus, calendrier, règles et principes, budget + analyse des données + activation des volontaires et participants.

Tâche n°2 : Passer un contrat avec une entreprise d’analyse de données pour produire un résumé des rapports des conventions démocratiques qui permettent à un groupe d’experts de rédiger le rapport national.

Cette 2e phase se déroule de début mai à fin juin.

Phase 3 (6 mois) : les conventions démocratiques et le rôle des volontaires

L’organisation des conventions démocratiques au niveau local devrait s’appuyer sur des volontaires chargés d’organiser des événements dans leurs propres communautés :

  • Le volontaire doit suivre le format et l’ordre du jour des conventions démocratiques normalisé et harmonisé dans l’UE ainsi que rédiger le rapport basé sur un modèle ;
  • Le volontaire doit être libre de décider de la (des) méthode (s) de sensibilisation pour sensibiliser et mobiliser les gens à participer aux conventions démocratiques.

La discussion lors de ces réunions devrait être basée sur une combinaison de questions ouvertes et fermées posées aux participants, couvrant cinq domaines politiques principaux : (1) la sécurité et la défense, (2) la migration et la politique étrangère, (3) l’économie, (4) le pilier social et (5) la réforme institutionnelle de l’UE.

La 3e phase doit durer jusqu’à la fin de 2018.

Phase 4 (2 mois) : la transnationalisation de l’initiative et le rôle de l’UE

Les Secrétariats nationaux envoient leur rapport national au Secrétariat de l’UE, qui produit un rapport au niveau de l’UE avec l’aide d’une équipe d’experts de l’UE afin de tirer des grandes conclusions et formuler des propositions politiques reflétant le sentiment populaire européen.

Afin de porter le débat au niveau européen, une « convention de Bruxelles », rassemblant des délégations nationales, est organisée en février 2019, afin de créer l’opportunité pour les dirigeants européens de discuter du rapport avec ses auteurs et bénévoles, idéalement en présence des Spitzenkandidaten aux élections européennes.

La convention de Bruxelles doit aboutir à une déclaration finale de conclusions et de recommandations pour apporter une contribution aux processus décisionnels et idéalement à la campagne pour les élections européennes de 2019.

Ce processus doit être achevé d’ici mars 2019.

En définitive, quelles sont les conditions du succès ?

D’abord, la méthode. La crédibilité de la démarche de conventions démocratiques européennes repose sur une approche commune et cohérente dans la méthodologie de consultation des citoyens et d’analyse de leurs contributions.

Ensuite, la restitution. La légitimité des conventions démocratiques européennes sera jugé à l’aune des résultats, c’est-à-dire de la capacité à réintégrer les « outputs » de la consultation comme « inputs » des programmes et initiatives européennes… ce qui implique une conjonction avec la campagne des élections européennes et en particulier des Spitzenkandidaten.

Enfin, la participation. La popularité, au sens de la participation populaire représente à n’en pas douté la condition du succès la plus importante, ce qui plaide pour l’approche recommandée de mettre en avant les bénévoles et la société civile, qui seule, si elle se saisit des consultations citoyennes, parviendra à mobiliser largement, ce qui nécessite une large marge de manœuvre locale quant à l’organisation et à la communication.

Au total, ce que les gouvernements et les peuples vont décider de faire, ou de ne pas faire, engage. En cette période cruciale pour le futur de l’UE, les Européens sauront-ils saisir l’opportunité des conventions démocratiques ? 

Best of : le top 10 des billets les plus lus depuis 10 ans

Pour fêter avec la nouvelle année les 10 ans du blog Lacomeuropéenne, voici les 10 billets que vous avez préféré lire et partager au cours de la décennie passée…

2007 : la préparation et le budget de la présidence française de l’UE

Au cours du dernier trimestre de l’année 2007, après un lancement en septembre, l’actualité porte sur la préparation de la Présidence française de l’UE : précisions sur le budget consacré à la PFUE et les moyens mis à disposition sont sans précédent.

2008 : la ratification du traité de Lisbonne

Après la ratification officielle par la France, le 14 février 2008, le gouvernement met en ligne un outil de communication interactif et pédagogique pour mieux comprendre le Traité de Lisbonne.

2009 : les élections européennes et…

Un top autour d’une campagne en France pour communiquer sur les produits laitiers : « J’aime le lait d’ici »… sans oublier une interview exclusive de Luuk van Middelaar, auteur de « Passage à l’Europe : histoire d’un commencement ».

2010 : réseaux sociaux et communication de l’UE : les liaisons numériques dangereuses

Le billet « Égocratie et communication européenne : les liaisons numériques dangereuses » discute l’ouvrage d’Alban Martin « Égocratie et démocratie, la nécessité de nouvelles technologies politiques » et héberge une discussion en commentaires très riche avec l’auteur.

2011 : le « journalisme européen » existe-t-il ?

Dans le billet le plus lu de l’année, une réflexion sur le journalisme européen : pour répondre de manière schématique les journalistes européens existent tandis que les médias européens n’existent pas ; de manière plus précise quelques titres de presse spécialisés et une presse anglo-américaine ayant une influence sur les « décideurs européens ».

2012 : l’opération transparence sur le lobbying à Bruxelles

La grande opération transparence sur les plus importants cabinets de lobbying européen se place en tête des articles les plus lus de l’année avec un panorama des principaux cabinets de lobbying à Bruxelles, inscrits sur le registre de la transparence de l’UE.

2013 : l’information européenne sur Twitter

Le classement des journalistes européens des médias français sur Twitter, à l’époque où la Commission européenne n’avait qu’un seul compte à environ 100 000 abonnés, autant que la quarantaine des journalistes français à Bruxelles, dont déjà la moitié de l’audience pour Jean Quatremer.

2014 : l’image de l’Union européenne auprès des citoyens

Année électorale européenne, l’article le plus consulté ne porte pas sur la communication politique des Spitzenkandidaten ou la communication institutionnelle du Parlement européen mais sur l’image de l’UE auprès des citoyens représentatifs de la plupart des Etats-membres.

2015 : l’infographie, nouvelle grammaire de la communication européenne

Le benchmark des infographies (ou eurographics) à partir d’une simple requête sur Google « infographic European Union » remonte de multiples exemples très instructifs et décroche ainsi la première place sur le poduim de l’année.

2016 : la cartographie des principaux Think Tanks européens

La présentation de la scène bruxelloise des principaux think tank européens, de plus en plus nombreux et influents dans le débat politique européen se place en tête des consultations sur l’année.

2017 : la cartographie des civic techs européennes

La première tentative de cartographier les initiatives de civic tech européennes autour des 4 grandes familles proposées par Clément Mabi, encore émergentes mais en plein développement se trouve être l’article le plus lu de l’année.

Un grand merci pour votre fidélité au fil des publications. Très belle année 2018 !