Archives par étiquette : élections européennes

Comment les partis politiques européens pourraient vraiment participer aux élections européennes ?

A moins d’un an des élections européennes, l’Institut Jacques Delors creuse la problématique des partis politiques européens, « des objets politiques mal identifiés ? » qui contrairement aux partis nationaux dont la raison d’être est de concourir aux élections ont eux pour mission constitutionnelle de « contribuer à la formation d’une conscience politique européenne et à l’expression de la volonté des citoyens de l’Union »…

Présenter un nouveau cadre de financement européen

Actuellement, le cadre réglementaire des partis politiques européens constitue un contexte contradictoire pour l’engagement des partis politiques européens lors du scrutin européen, ne leur permettant pas de remplir véritablement leur fonction électorale.

En particulier, les règles de financement européen stipulent explicitement que les subventions européennes « ne doivent pas être utilisées pour le financement direct ou indirect d’autres partis politiques, et en particulier des partis ou candidats nationaux ».

Dans l’ensemble, une telle disposition limite fortement la capacité des partis européens à faire campagne dans le cadre des élections européennes. Les Europartis doivent faire preuve de prudence lorsqu’ils font campagne avec leurs partis membres.

=> Présenter un nouveau cadre de financement européen, une proposition qui n’est pas recommandée par l’Institut Jacques Delors devrait permettre de redessiner les règles pour permettre aux partis européens lors de rassemblements communs, ou de tournées de campagne communes, qui ont été jusqu’à présent évités et permettrait aussi de renforcer la visibilité des Europartis via l’inclusion systématique de leur logo et programme dans tout le matériel de campagne de leurs partis membres nationaux.

Présenter des candidats têtes de liste, les Spintzenkandidat

Les Europartis peuvent d’ores et déjà encadrer le processus des Spitzenkandidaten où chaque famille politique présente un candidat soutenu par un parti politique européen et chacun de ses membres dans les différents États.

En effet, la personnalisation accroit l’intérêt des citoyens envers la politique européenne, il faudrait « que chaque parti au niveau européen ait un visage pour les représenter ».

A ce jour, en matière de financement, les partis politiques européens peuvent bel et bien effectuer des dépenses de campagne pour leur Spitzenkandidat dans chaque État membre, à l’exception du pays où il a été placé sur une liste électorale.

=> Présenter des Spitzenkandidaten renforcerait le rôle des partis politiques européens dans l’organisation et l’animation de la campagne électorale, des programmes des candidats aux temps forts et aux narratifs dans les médias.

Présenter des listes transnationales

Alors que la conduite des campagnes reste essentiellement une affaire nationale où les élections européennes ne sont guère plus que la somme de 27 élections nationales, la création d’une circonscription paneuropéenne dans laquelle les partis politiques européens peuvent présenter des listes transnationales aux électeurs sur l’ensemble du territoire de l’UE renforcerait considérablement le rôle des partis politiques européens.

Les Europartis deviendraient explicitement responsables de la sélection des candidats transnationaux et pourraient mener une campagne électorale plus visible à l’échelle de l’UE sur la base d’un manifeste commun.

Ces plates-formes politiques gagneraient donc en importance et auraient le potentiel d’« européaniser » les débats électoraux et de servir de principes directeurs pour le travail législatif du groupe correspondant au Parlement européen.

=> Présenter des listes transnationales, ce qui ne fait pas consensus entre les familles politiques européennes, permettrait d’offrir une visibilité accrue renforçant l’intérêt des partis nationaux puisque « le parti européen aurait un réel pouvoir et cela changerait la donne ». Le succès de Volt et de Diem25 démontre qu’il y a un potentiel de mobilisation transnationale sous-exploité actuellement.

Les partis politiques européens ont quelques autres cartes à jouer

D’une part, continuer à démontrer leur intérêt pour leurs membres afin de contrer le désintérêt (relatif) des partis nationaux pour leurs activités et ce qu’ils ont à leur offrir.

D’autre part, démontrer sans cesse leur intérêt pour exister, au sein de l’espace public européen mais aussi et surtout au sein des espaces politiques nationaux ; en particulier leur rôle essentiel de soutien aux nouveaux partis.

Ces réformes, vraisemblablement mises en œuvre pour les élections à l’horizon de 2029, contribuerons à l’affirmation des familles politiques européennes et à une meilleure identification des acteurs en présence pour les citoyens.

Élections européennes : que faut-il attendre de l’impact des intelligences artificielles ?

Tandis que la campagne des élections présidentielles aux Etats-Unis est déjà lancée avec une vidéo 100% générée par l’IA, ce qui est totalement inédit, lancée par les Républicains pour critiquer une réélection potentielle du Démocrate Joe Biden, le Far West de la communication politique à l’ère des intelligences artificielles interroge sur leur impact sur les prochaines élections européennes…

Comment l’IA transformera les élections en 2024

Un Position Paper de la Brookings « Comment l’IA transformera les élections de 2024 » estime que les progrès des technologies numériques fournissent de nouveaux outils où la création et la diffusion numériques en masse en particulier en matière de génération de textes, d’images et de vidéos vont avoir lieu grâce à des modèles faciles et peu coûteux à utiliser par un large public.

Les impacts, difficiles à mesurer, pourraient porter non seulement sur la difficulté à distinguer le faux du vrai mais également la façon dont les électeurs, les politiciens et les journalistes feront la campagne sans compter une incertitude majeure quant à la manière dont l’élection sera affectée.

Des réponses instantanées

Avec l’IA générative, les équipes de campagne pourront réagir quasi instantanément aux développements de la campagne, sans les couteux tournages et montages, simplement avec un prompt demandé à l’outil afin de créer une vidéo, qui soit capable de scanner le web, de réfléchir à une stratégie en termes de message et de proposer un call-to-action percutant.

Pour les élections européennes, il s’agit d’une belle opportunité et d’ores et déjà d’un développement qui peut potentiellement rebattre les cartes, avec un effet d’égalisation des chances, en particulier pour les listes qui n’auraient pas eu les moyens d’assurer une production rich media indispensable pour assurer la visibilité d’une campagne, a fortiori à l’échelle paneuropéenne et multilingue.

Un ciblage précis des messages

Deuxième atout de l’IA, les outils permettent un ciblage d’audience très précis, ce qui est crucial dans les campagnes politiques, en particulier lorsqu’il s’agit de bien cibler le petit nombre d’électeurs qui pourrait décider de l’élection proprement dite – un potentiel beaucoup plus poussé aux Etats-Unis où les données personnelles ne font pas l’objet de la même règlementation qu’en Europe.

Pour les prochaines élections européennes où les évolutions des forces politiques représentées au Parlement européen se font lentement d’un scrutin à l’autre, le petit pourcentage de l’électorat potentiellement indécis sera encore plus « chassé » par les campagnes boostées par les IA – un risque de surinvestir certains publics au détriment d’autres électorats moins connectés. Résultat ? Sans doute, un match nul pour les IA.

Démocratiser la désinformation

Troisième effet des IA, la probable démocratisation de la désinformation en apportant des outils sophistiqués aux citoyens lambda. Les gens n’ont plus besoin d’être des experts en codage ou en production vidéo pour générer du texte, des images ou des vidéos. Tout un chacun peut simplement utiliser des technologies avancées pour diffuser des messages élaborés. En ce sens, n’importe qui peut devenir un créateur de contenu politique et chercher à influencer les électeurs ou les médias.

Selon l’intention des auteurs utilisant des IA, leurs effets pourraient autant galvaniser un camp que stigmatiser un autre, voir créer du bruit et de l’incertitude et développer de faux récits afin de gagner la course.

Lors des prochaines élections en 2024, tant américaines qu’européennes, les IA seront des outils majeurs d’engagement et de persuasion, capable de surfer sur des émotions intenses (mécontentements, peurs, angoisses ou colères) et sans doute également de divulguer fausses nouvelles et désinformation, hors de tout contrôle.

Ni les individus – électeurs et candidats – ni les organisations – partis politiques et médias d’information – ne sont préparés à faire face à l’utilisation massive des IA génératives pour fabriquer et diffuser des campagnes. Les élections, plus que jamais, vont reposer sur la responsabilité, au cœur de la promesse démocratique.

Eurobaromètre : vivre dans l’UE, en démocratie, à un an des élections

Découvrez les principales conclusions de l’Eurobaromètre du printemps 2023, réalisé pour le Parlement européen afin de prendre le pouls des opinions publiques européenne…

VIVRE DANS L’UE : DES EUROPÉENS PLUS RÉSILIENTS

Vivre en polycrises malgré tout

Après des années de crises dans l’UE, les perceptions de détérioration des perspectives économiques personnelles des citoyens et de leurs attentes quant à leurs conditions de vie futures pourraient toucher à leur fin. Une majorité s’attend toujours à ce que la situation économique de leur pays se détériore au cours de l’année à venir, mais cette proportion a diminué de huit points de pourcentage au cours des six derniers mois.

L’espoir, une valeur en légère hausse

L’espoir est l’émotion la plus fréquemment mentionnée par les citoyens de l’UE (37 %), arrivant en première position, ou ex aequo en première position, dans huit États membres de l’UE. Cependant, l’incertitude due aux crises en cours occupe la deuxième place avec 34 % et arrive également en tête de liste dans huit États membres de l’UE.

L’optimisme brille d’un léger éclat

Une majorité dans 25 États membres de l’UE se montre optimiste quant à l’avenir de l’UE. L’optimisme a augmenté de sept points de pourcentage depuis l’automne 2022 et atteint maintenant 64 % au niveau de l’UE dans son ensemble.

Le coût de la vie reste élevé

La crise du coût de la vie préoccupe toujours de nombreux Européens. 65 % ne sont pas satisfaits des mesures prises par leur gouvernement national, et 57 % ne sont pas satisfaits des mesures prises par l’UE.

Nous soutenons l’Ukraine

Plus d’un an après le début de la guerre de la Russie contre l’Ukraine, les citoyens de l’UE continuent de soutenir le soutien de l’UE à ce dernier : 76 % approuvent ces mesures, soit une augmentation de deux points de pourcentage depuis l’automne 2022. De plus, le soutien à l’Ukraine est la première action de l’UE que les citoyens mentionnent : 74 % en ont entendu parler, soit 36 points de pourcentage de plus que la deuxième action de l’UE la plus évoquée.

VIVRE EN DÉMOCRATIE : DES EUROPÉENS MOINS INSATISFAITS

L’impact de la démocratie en action où l’UE agit

71 % des Européens affirment que les actions de l’UE ont un impact sur leur vie quotidienne. Les actions de l’UE qui suscitent le plus de satisfaction chez les citoyens sont le soutien à l’Ukraine (69 %), les droits démocratiques et le respect de l’État de droit (64 %), ainsi que la politique étrangère (54 %).

La démocratie est ce qui nous définit

Une majorité absolue de citoyens de l’UE se déclarent également satisfaits des aspects différents de la démocratie. Les élections libres et équitables (70 %), la liberté d’expression (70 %) et le respect des droits fondamentaux (66 %) sont les aspects qui génèrent le plus de satisfaction. La démocratie est la valeur fondamentale que les citoyens veulent que le Parlement européen défende. Avec 37 % de mentions dans l’ensemble, c’est également la valeur principale dans 14 États membres de l’UE. La majorité des citoyens sont également satisfaits du fonctionnement de la démocratie au sein de l’Union européenne (54 %).

Le bilan de la mandature du Parlement européen

Encore plus qu’auparavant, l’agenda des législations adoptées au Parlement européen dessine un bilan, dont les Européens apprécient diversement les résultats, le soutien à l’Ukraine arrivant en haut des actions approuvées tandis que migrations et asiles, Green Deal et Agenda Digital, qui constituaient les priorités de la Commission européenne sont moins bien évaluées.

VIVRE LES ÉLECTIONS EUROPÉENNES : DES EUROPÉENS DÉJA SENSIBILISÉS

Élections européennes : les citoyens le savent déjà

La prise de conscience que les élections européennes auront lieu en 2024 augmente considérablement pour atteindre 45 % des citoyens – neuf points de pourcentage de plus qu’il y a six mois et nettement plus élevé qu’à un moment similaire avant les dernières élections européennes en 2019, où la connaissance de la date était de 32 %.

Élections européennes 2024, l’intérêt est plus élevé qu’auparavant

L’intérêt pour les prochaines élections européennes est de 56 % chez les citoyens, soit six points de pourcentage de plus qu’un an avant les dernières élections européennes. Qui plus est : les deux tiers des citoyens (67 %) déclarent qu’ils sont susceptibles de voter, alors que 58 % le disaient en 2018.

Dans les opinions, la détérioration des attitudes semble s’être arrêtée avec un niveau d’optimisme quant à l’avenir de l’UE en hausse et une majorité ayant une image positive de l’UE. De même, les Européens continuent de penser que l’appartenance de leur pays à l’UE est une bonne chose et qu’elle est importante. De plus, bien que les opinions soient partagées quant à savoir si leur voix compte dans l’UE, la plupart discutent des questions politiques européennes avec leurs amis ou leurs proches et suivent ce qui se passe dans la politique européenne.

Élections européennes : risques et opportunités pour lutter contre le déficit d’intelligibilité

Dans le cadre du projet « Supporting Engagement in European Elections and Democratic Societies » (SEEEDS), une discussion des différents facteurs, qui influenceront le déroulement et le résultat des prochaines élections européennes permet de faire le tour des enjeux du scrutin.

Challenges et menaces

Pour faire le tour des problématiques, c’est Ingibjörg Sólrún Gísladóttir, ancienne ministre des Affaires étrangères d’Islande et ancienne directrice du Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme de l’OSCE qui mentionne le risque de « backsliding », de rétrograder qui pourrait être une menace existentielle mobilisant les électorats européens :

  1. Participation électorale : premier enjeu, le risque de déconnexion entre l’UE et les citoyens
  2. Manque de confiance dans les élus européens, en particulier après le scandale du QuatarGate
  3. Mobilisation des partis populistes face aux solutions insatisfaisantes de l’UE, en particulier sur les migrations
  4. Interférences étrangères en matière de désinformation, dont l’arsenal s’est encore renforcé avec les deepfakes, les contenus générés par les IA ou encore les fake websites
  5. Coût politique de la guerre en Ukraine après le coût économique avec l’inflation
  6. Intégrité du scrutin en termes de cybersécurité
  7. Paysage médiatique, indifférent, polarisé ou parfois menacé selon les États-membres, entre « slap lawsuits » d’un côté mais « cross-border journalism » de l’autre
  8. Impact incertain du Brexit

Vision optimiste

Pour défendre une autre vision, Camino Mortera-Martinez, Responsable du bureau de Bruxelles du Centre for European Reform se charge de plaider les arguments en faveur d’une mise en question du statut d’élections de second rang en raison de la plus faible participation et de la moindre importance en termes politiques :

  • Les premières élections après une pandémie et une guerre, qui ont l’une et l’autre changé pour toujours l’UE vers davantage de décisions décisives et d’unité solidaire.
  • Des nouveaux biens communs publics européens à défendre comme la santé, l’énergie ou la sécurité.

Résorber le déficit d’intelligibilité

Alberto Alemanno, Professeur de droit de l’Union européenne à la chaire Jean Monnet de HEC Paris, souligne que le traité de Lisbonne prévoit un modèle de démocratie parlementaire majoritaire qui fait l’objet d’incertitude, c’est ce déficit d’intelligibilité qui doit être corriger.

La préoccupation principale porte sur la participation électorale, dont l’érosion inéluctable a été corrigée lors du dernier scrutin, mais qui risque de se dégrader en raison du manque d’européanisation du process politique – les élections européennes demeurent des élections nationales dans leurs organisations de la compétition des candidats nationaux.

La réponse de l’UE qui manque d’ambition en réponse au scandale du QuatarGate, risque d’impacter à la baisse la confiance des citoyens dans les institutions européennes.

Le statut d’agent étranger, prévu dans le « package démocratique » en vue des élections européennes pour lutter contre les manipulations étrangères de l’opinion, risque d’entretenir un état d’esprit anti-ONG.

La gestion des entorses à l’état de droit, qui met en question le système de la justice de manière plus sensible pour les citoyens, n’est là encore pas à la hauteur avec des mécanismes de conditionnalités qui n’envoient pas le bon signal aux gouvernements.

Certes, un vent d’opportunité sans précédent souffle sur l’Europe, avec une demande de connaissance accrue et des expériences de vie partagées autour de la gestion de la pandémie ou du conflit en Ukraine. Les citoyens regardent dorénavant l’Union européenne comme un apporteur de solutions.

Mais, le narratif autour du scrutin européen est encore trop trivial et banal, en ne reflétant pas assez les vrais enjeux des élections européennes. La responsabilité en incombe particulièrement aux partis politiques européens pour rendre plus intelligible les choix de politiques publiques et européaniser les débats politiques ainsi qu’à la sphère médiatique qui pourrait davantage reporter les mouvements venant de la société, en particulier de la jeunesse plutôt que de se concentrer sur les partis populistes ; sans oublier le rôle de la communication du Parlement européen qui donne des capacités aux acteurs de la société civile de jouer un rôle dans la mobilisation et pour humaniser les élections.

Dorénavant, l’UE joue sa peau dans la vie quotidienne des Européens, aux futures élections européennes d’en confirmer l’impact et l’importance.

EuropCom 2023 : Communiquer la démocratie, communiquer l’Europe

Rendez-vous incontournable des professionnels de la communication européenne, la communauté EuroPCom se retrouve les 26-27 juin 2023 pour réfléchir aux questions majeures en rapport avec le thème, cette année, de la conférence sur la démocratie européenne, selon le programme

Risques et périls de la communication européenne au regard des dangers

Lutter contre désinformation et influences de la technologie sur la démocratie est le thème inaugural qui pose de nouvelles responsabilités en tant que communicateurs européens.

Renforcer la résilience face à la manipulation des informations liées aux élections fait l’objet d’un laboratoire d’idées sur la détection et la réponse à la désinformation avant les élections européennes.

Combler le fossé entre l’UE et les collectivités locales, en montrant les meilleures pratiques réussies d’activités de communication au niveau local et régional.

Défis et opportunités pour la communication européenne au regard des best practices

Améliorer l’éducation aux médias, puisque l’influence des médias d’information traditionnels diminue tandis que les médias sociaux prennent en partie le rôle d’établissement de l’agenda et de contrôle d’accès menaçant l’avenir pour un journalisme de qualité dans une société où les gens restent dans leurs chambres d’écho de l’information. Dans le plan d’action européen pour la démocratie 2019-2024, l’éducation aux médias des citoyens agit sur leur capacité à évaluer de manière critique le contenu des médias et à lutter contre la désinformation.

Segmenter l’audience comme stratégie de communication réussie, pour que la communication sur les politiques publiques européennes ait un sens, il s’agit d’engager auprès des citoyens à un niveau personnel. Les résultats d’une segmentation d’audience paneuropéenne, la première du genre, réalisée en 2022 par Ipsos pour la DG COMM de la Commission européenne, a identifié six segments basés sur les valeurs et les attitudes politiques des citoyens (vs une segmentation traditionnelle socio-démographique) pour les stratégies de messages et d’achat de médias.

Impliquer les citoyens, engager les citoyens à faire entendre leur voix et leur permettre de prendre des décisions éclairées devient un pilier de la démocratie européenne afin de répondre différemment aux enjeux institutionnels et politiques aux échelles nationales et européennes tout en assurant que tous les différents groupes de personnes sont entendus.

Renforcer la démocratie européenne avec la participation citoyenne et la démocratie délibérative tels que panels de citoyens ou dialogues citoyens permanents ne sont pas simplement des mots à la mode mais des exemples concrets de la manière d’accroître la participation et l’appropriation citoyennes de la démocratie européenne.

Améliorer l’engagement civique avec des outils numériques et des données ouvertes utilisés pour le crowdsourcing et la co-création dans l’élaboration des politiques publiques comme par exemple la solution de données ouvertes TrackMyEU et les nouvelles plateformes de médias sociaux open source développées par le Contrôleur européen de la protection des données favorisent la transparence et responsabilisent les citoyens.

Expérimenter la démocratie différemment que ce soit sous l’angle de la diversité, de l’inclusion et de la cohésion sociale ou encore grâce à la liberté d’expression contre les sentiments avec la satire dans les démocraties modernes, avec Fabio Mauri « Directeur général à la DG MEME » (une fonction parodique).

Faire campagne à l’aune des élections européennes

Activer les électeurs avant les élections européennes afin de parvenir à des stratégies favorisant une participation active aux processus démocratiques et surtout toucher les primo-votants.

Toucher les citoyens de manière engageante et massive en amont des élections ou d’autres moments démocratiques importants via des initiatives d’engagement citoyen, des campagnes participatives à double sens menées par JEF Europe et Make.org qui s’appuient sur une longue expérience en matière d’éducation civique et d’engagement pour apporter une démarche permanente : EurHope, une plateforme interactive en ligne pour sensibiliser aux élections européennes et créer un dialogue entre les jeunes de nombreuses régions européennes.

Rendez-vous les 26-27 juin 2023 !