Quelles sont les priorités de communication de l’UE pour 2012 ?

Conformément à la déclaration politique « Communiquer l’Europe en partenariat » signée par le Parlement européen, le Conseil de l’UE et la Commission le 22 Octobre 2008, les institutions de l’UE doivent identifier des priorités communes en matière de communication européenne

Orientations communes pour la communication de l’UE présentées par les États-membres

Première étape, le Groupe interinstitutionnel de l’information (GII), qui rassemble les communicants européens, s’est réuni à Strasbourg le 7 juin 2011 pour partager les orientations communes présentées par les États-membres. 22 États-membres – l’Allemagne et la France ne semblant curieusement pas avoir participé – ont soumis leurs idées, ainsi résumées :

  • les défis du développement du marché intérieur et de la compétitivité : promotion d’une croissance intelligente, durable et inclusive et coopération en matière de gouvernance économique
  • l’environnement durable (sécurité énergétique, climat, protection de l’eau) : prévention des risques, sécurité énergétique et sûreté nucléaire, enjeu climatique, protection et gestion de l’eau
  • l’immigration et les défis démographiques : convergence contrôle des frontières +  développement socio-économique des pays tiers

Priorités interinstitutionnelles de communication de l’UE pour 2012

Seconde étape, le Groupe de travail sur l’information au sein du Conseil de l’UE s’est réuni le 15 juillet, le 16 septembre et enfin le 27 octobre 2011 afin de prendre en compte notamment les propositions de la Commission précisées par le discours sur l’État de l’Union du Président Barroso et de finaliser la liste des priorités communes de communication, qui sont donc :

1. La reprise économique, notamment :

  • (i). La gouvernance économique
  • (ii). Europe 2020 – Croissance et durabilité environnementale
  • (iii). Compétitivité – Développer le marché intérieur et le marché unique du numérique

2. Bâtir une Europe des citoyens, notamment :

  • (i). Éliminer les obstacles aux droits des citoyens
  • (ii). La libre circulation des personnes
  • (iii). Responsabiliser les citoyens: les droits des consommateurs et l’initiative citoyenne
  • (iv). Défis de l’immigration et de la démographie

3. Tirer le meilleur parti des politiques de l’UE, notamment :

  • (i). Maximiser la valeur ajoutée des politiques de l’UE
  • (ii). Le coût de la non-Europe
  • (iii). La dimension extérieure de l’UE en tant qu’acteur mondial

Continuités et nouveauté des priorités de communication de l’UE

Après l’année 2009 marquée par 4 priorités de communication, dont les élections européennes, l’approche pluriannuelle adoptée pour les années 2010-2011 semble également s’appliquer pour ces nouvelles priorités qui couvriront la période 2012-2013.

Sans surprise, les questions économiques et financières sont constamment au cœur des priorités de communication :

  • la réponse de l’Europe à la crise financière et le ralentissement économique en 2009 ;
  • diriger la relance économique et mobiliser de nouvelles sources de croissance en 2010-2011 ;
  • la reprise économique avec notamment la gouvernance économique, la durabilité environnementale et la compétitivité pour 2012-2013.

De même, l’accent sur « l’Europe des citoyens » demeure à chaque exercice au cœur des priorités : de la célébration des 20 ans de la chute du rideau de fer en 2009 à la promotion des « droits des citoyens » (libre circulation et initiative citoyenne) en 2012-2013.

Principale nouveauté des priorités de communication de l’UE pour 2012-2013, impulsée par les institutions de l’UE et non par les États-membres : une stratégie de communication plus pro-active sur l’UE en tant que telle et non plus seulement sur ses actions : la valeur ajoutée des politiques de l’UE et le coût de la non-Europe.

Ainsi, tant dans la démarche – avec une consultation préalable des États-membres – que dans les thèmes – avec des messages sur l’UE en tant que telle – les priorités de communication de l’UE atteignent une relative maturité.

Pourquoi l’exposition médiatique de l’UE n’est pas favorable à son image ?

Sans exposition, il n’y a pas d’attention. L’inexistence médiatique de l’UE est souvent considérée comme la première cause d’indifférence, de désintérêt citoyen pour l’UE voire de désaffection civique lors des scrutins européens. A contrario, une forte exposition médiatique – telle que l’Europe vient de connaître avec la crise de l’euro et en Grèce – serait-elle l’assurance d’éveiller l’intérêt ?

Pour ancrer une image dans l’opinion publique, la seule maîtrise de l’exposition médiatique ne suffit pas

Exposition médiatique ≠ attention régulière

Avec un flux quotidien d’informations ayant considérablement augmenté (multiplication des canaux, des supports…), les citoyens sont littéralement assiégés par des informations en nombre et en acuité croissants.

Rechercher une exposition médiatique – au-delà des périodes de crise qui braque les projecteurs – pour s’inscrire durablement dans le champ de l’attention quotidienne devient de plus en plus illusoire.

Autrement dit, il ne suffit pas pour l’UE d’être visible pour intéresser l’opinion publique. A fortiori encore moins pour influencer les jugements portés par les citoyens.

Exposition médiatique ≠ maîtrise de l’agenda médiatique

L’époque n’est plus aux années Reagan pendant lesquelles le « spin-doctor » Mike Deaver met en œuvre la mécanique « hyper-visibilité = bonne image » avec la formule : «il faut faire la météo», c’est-à-dire façonner l’image par une mise en scène des événements visant à frapper les esprits et distribuer des « éléments de langage » aux médias.

Il n’est plus exact qu’en accélérant le rythme d’exposition d’un sujet dans les médias, le détenteur légitime de ce sujet oblige la presse à « venir sur son terrain » et donc à mettre un terme à un agenda fixé de fait par la presse « qui mène la danse » en imposant son propre scénario.

Même avec une forte exposition médiatique, comme lors de crise, il n’est pas vraiment possible de maîtriser l’agenda médiatique ; du moins insuffisamment longtemps pour ancrer la moindre image.

Pour influencer l’image dans l’opinion, il faut capter l’attention et disposer d’un pouvoir d’évocation

Considérons justement comme lors de la semaine dernière que l’attention médiatique soit visiblement portée sur l’UE, il s’agit pour tenter d’influencer l’image de l’UE dans l’opinion publique de disposer d’un « pouvoir évocateur ».

Défini comme la capacité de suggérer une position cohérente dans les « associations-valeurs » et en adéquation avec les aspirations latentes de l’opinion, le pouvoir évocateur cohérent est un moyen de créer un « short cut », un raccourci qui associe une idée-force à des valeurs et façonne l’image.

Ainsi défini, le pouvoir évocateur de l’UE devient particulièrement problématique en période de crise car le « short cut » sur l’Europe soulève une ligne de fracture autour de la dimension démocratique de la construction européenne :

  • pour les uns, le short-cut sur l’Europe : la construction européenne est l’avenir des États-nations européens ;
  • pour les autres, le short-cut sur l’Europe, c’est le déficit démocratique, peuples contre élites.

Ainsi, en période de forte exposition médiatique – condition nécessaire pour capter l’attention et influer sur l’image – l’Europe plutôt que de capitaliser sur un éventuel capital d’évocation cohérent ne voit que se renforcer des opinions divergentes, renforcant une image fracturée.

Légitimer l’Europe sans Bruxelles : quelle stratégie « relations publiques » pour la communication européenne ?

Dans la revue Politique européenne n° 34 titrée « Promouvoir l’Europe en actes », Philippe Aldrin et Dorota Dakowska publie une analyse qui renverse la perspective que l’on porte habituellement sur la « communication européenne ».

Plutôt que de se concentrer sur le point de vue institutionnel autour des efforts d’information déployés par « Bruxelles », le regard se décentre sur les promoteurs de l’Europe hors ou loin de « Bruxelles », qu’une stratégie de « relations publiques » tente d’animer…

Logiques lointaines de la promotion non institutionnelle de l’Europe : les « relations publiques » de l’UE

Dès les premières années de la construction européenne, une démarche de co-production de la « construction européenne » est poursuivie via des « relations publiques » ayant pour vocation explicite de développer la « surface sociale » de l’UE.

Des publics tels que syndicalistes, entrepreneurs économiques, enseignants et universitaires, organisations politiques et associations sont très tôt incités et financés à participer et à promouvoir le processus d’intégration.

Dans un document budgétaire interne à la Commission pour l’année 1965, les « relations publiques » sont ainsi définies comme « permettant de faire participer à nos actions, conférences, stages, visites, expositions, colloques de tous ordres, les personnalités de haut niveau, qui ne sont pas les correspondants ordinaires de notre travail de presse et d’information mais dont l’appui nous est cependant indispensable ».

Reconfigurations récentes de la collaboration centre-périphéries via des « relations publiques 2.0 »

La stratégie initiée par Margot Wallström en 2005 dans le « Plan D comme démocratie, dialogue et débat » – après les rejets populaires des referendums français et néerlandais de 2005 (sur le TCE) et du referendum irlandais de 2008 (sur le traité de Lisbonne) – repose sur une volonté nouvelle de se rapprocher des citoyens et de leur donner les moyens de dialoguer avec l’UE.

Cette nouvelle volonté affichée d’établir un « dialogue renforcé » avec les populations conduit à redéfinir la notion de « public(s) » qui prévaut au sein des milieux institutionnels de l’UE afin de sortir d’une conception unilatérale d’un public récepteur au profit d’un échange avec des citoyens actifs devenus partie prenante de la communication européenne.

Avec la stratégie de communication centrée autour de la « démocratie participative / délibérative », le rôle des médiateurs « naturels » pour une institution publique comme le sont les journalistes est désormais à relativiser au profit de nouveaux médiateurs du dialogue UE-citoyens.

Avec l’orientation participative / délibérative, ce sont finalement des collaborateurs et des médiateurs pour ainsi dire « naturels » de la cause européenne qui trouvent traditionnellement auprès de Bruxelles les ressources à la fois matérielles et symboliques qui ont été récemment réintroduits dans la stratégie de communication de l’UE.

Paradoxalement, le regain de considération récent de l’UE pour la parole, les opinions ou les initiatives des « euro-citoyens ordinaires » bénéficie d’abord aux promoteurs non institutionnels mais traditionnels de l’idée européenne.

Le référendum sur l’Europe, un dérapage en communication européenne de crise ?

En l’espace d’une semaine – entre l’accord du Conseil européen sur la gestion de la crise de la dette dans la zone euro et les péripéties du référendum en Grèce – les affaires européennes ont fait l’actualité comme rarement avec un enchaînement des figures de style en communication européenne de crise…

Accord du Conseil européen : la communication européenne de crise classique pour sortir de la crise

S’appuyant une stratégie de pleine reconnaissance de faits et d’exercice entier des responsabilités, la dramaturgie des Conseils européens consiste à rédiger les scénarios de sortie de crise autour des éléments suivants :

  • concentration des sujets afin de canaliser l’énergie des parties prenantes ;
  • dramatisation des enjeux afin notamment de capter l’attention des médias ;
  • accentuation des accords collectifs dans un communiqué final négocié.

Le sommet des chefs d’Etats et de gouvernements qui se réunit à échéance plus ou moins régulière permet par cette technique de communication de sortir des crises liées aux tensions portées sur un ou des Etats-membres et/ou sur une ou des politiques publiques européenne au point qu’il fait dorénavant partie de la vulgate que « l’Europe progresse dans les crises ».

Annonce d’un référendum sur l’Europe : le dérapage d’une communication européenne de crise en situation d’échec

À rebours, partant d’une posture de refus de reconnaissance des faits et de défausse de l’exercice des responsabilités incombant au pouvoir exécutif, l’annonce d’une référendum sur l’Europe – comme l’a proposé le Premier ministre grec – ouvre une période de dérapage dans la communication européenne de crise.

La stratégie du référendum dans le cadre d’une communication de crise à l’échelle européenne est un acte d’instrumentalisation de la crise plutôt que de bonne gestion, notamment en raison de :

  • approche « samouraï » du « ça passe ou ça casse » qui ne correspond pas à la complexité multi-acteur et multi-niveau ;
  • démarche de démocratie directe qui renvoie le peuple à une fausse alternative « la peste ou le choléra » proprement démagogique ;
  • tactique « arche de Noë » de « tout mettre dans la balance » qui ne permet pas de sérier les problèmes et les solutions à trouver ;
  • stratégie machiavélique de prise d’otage à la fois des autres peuples européens et sur la scène nationale puisque l’idée est de faire porter la décision sur le dos de l’opposition parlementaire.

L’annonce d’un référendum sur l’Europe en période de crise s’analyse comme le scénario du pire, un symptôme de la communication de l’une des parties prenantes, incapable de prendre une décision :

  • frénésie du référendum : il s’agit d’une décision précipitée, qui déstabilisent le système et se trouve plutôt inadaptée pour résorber durablement la crise ;
  • tétanie du référendum : il s’agit d’une décision qui consiste justement à ne pas prendre de décision alors que l’impérieuse nécessité des faits impose une décision ferme et rapide ;
  • catatonie du référendum : inertie et négation du monde extérieur contraire au principe de réalité…

La stratégie du « projet latéral » ou comment réussir un projet de changement quand les forces politiques et sociales doutent ou s’y opposent ?

Cette solution répondant à cette interrogation sont justement développées par Olivier d’Herbemont & Bruno César dans « La stratégie du projet latéral » :

Pour réussir un projet difficile, il faut que les alliés soient plus organisés que leurs opposants. La clé principale réside dans la stratégie du projet latéral qui évite de heurter de front les oppositions en proposant une action décalée dans pour autant changer d’axe stratégique.

Comment un tel projet latéral pourrait être envisagé dans une stratégie de communication de sortie de crise pour la Grèce aujourd’hui ?

Parmi les nombreuses propositions – résumées dans une fiche de lecture du CNAM – plusieurs actions sont particulièrement éclairantes, au-delà de l’intervention d’un tiers pour identifier les synergies et les oppositions, de la dynamisation avec de nouvelles méthodes de travail ou de la redéfinition du périmètre de la négociation :

  • oser la rupture : annoncer les choses qu’il faut changer: qui pourrait porter ce discours de vérité ?
  • passer de la sanction au bénéfice mérité : mettre en valeur les bénéfices attendus plutôt que les sanctions en cas de refus ou d’échec.

Ainsi, l’épisode de l’annonce d’un référendum sur l’Europe dans le cadre d’une communication européenne de crise semble correspondre à un dérapage qu’une stratégie de « projet latéral » qui reste à définir pourrait remplacer.

Les Français et l’Europe : état des lieux de l’opinion publique française en 2011

Dans un sondage Ifop réalisé en septembre 2011, l’opinion publique française est auscultée en matière européenne. Quels sont les principaux résultats de l’analyse ?

RAPPORT DES FRANÇAIS A L’EUROPE : ATTACHEMENT ET BÉNÉFICE MAJORITAIRES

Attachement européen des Français timidement majoritaire

Avec à peine plus d’une personne interrogée sur deux attachée à la « construction européenne » – dont 19% très attachée vs 19% pas du tout attachée – le sentiment d’attachement des Français à la construction européenne apparaît relativement limité.

Par ailleurs, le cœur des Français les plus attachés à la construction européenne demeure clivé à une population plutôt, âgée, aisée et diplômée « principalement dans les rangs des couches les plus âgées (61% chez les personnes âgées de 65 ans et plus), les plus aisées (67% des CSP+) et les plus diplômées de la population (73% des titulaires d’un diplôme supérieur à BAC + 2) ».

Bénéfice de l’appartenance de la France à l’UE majoritairement positif (66%) pour les Français

Pour autant, selon l’analyse du sondage, « en dépit de la prégnance dans le champ politico-médiatique de discours stigmatisant l’Europe, les deux tiers des Français (66%) considèrent que la France a bénéficié de son appartenance à l’Union européenne, soit une proportion inégalée depuis le référendum constitutionnel de 2005 ».

Par ailleurs, « sur ce point un consensus des sympathisants des partis de gouvernement plus enclins que la moyenne à percevoir des bénéfices pour la France de son appartenance à l’Union (UMP 72% et PS 69%) ».

L’EUROPE DANS LE MONDE : SOUTIEN CONSENSUEL

Sur l’impact de l’appartenance à l’UE sur la puissance de la France dans les relations internationales, 59% estiment que l’UE rend la France plus puissante dans les relations internationales.

Les Français disposés à confier « les politiques du global » à l’échelle européenne mais désireux de conserver « les politiques du quotidien » à l’échelle nationale

Près des deux tiers des personnes interrogées (64%) considèrent que les décisions doivent être prises à la majorité des États membres, soit une hausse de 10 points en huit ans – une position qui fait consensus dans l’ensemble des catégories de la population.

Sur de grandes problématiques globales d’avenir, les Français se montrent favorables à l’idée que l’UE prenne les décisions :

  • questions de défense (66%),
  • politique étrangère (61%),
  • règles en matière d’immigration (58%),
  • politique économique et industrielle (54%).

En revanche, pour des domaines qui concernent directement leur quotidien, qui conditionnent leur niveau de vie ou nourrissent leurs craintes, les Français restent attachés au principe de souveraineté nationale :

  • fiscalité (52%),
  • problèmes de sécurité (56%).

L’EUROPE FACE A LA CRISE : SOUTIEN DES INSTITUTIONS, REJET DES ACTIONS

Quoique les Français semblent majoritairement favorables au renforcement des pouvoirs des institutions européennes, l’action de l’Europe est jugé globalement très négatifs.

Jugement sur les institutions européennes majoritairement favorables à un renforcement de leurs pouvoirs

La majorité des Français appellent de leurs vœux un renforcement des pouvoirs des différentes institutions européennes : Banque centrale européenne (61%), Commission européenne (65%), Parlement européen (69%), et Cour de justice de l’UE (76%).

Jugements de l’action de l’Europe face à la crise plutôt négatifs

Quand il s’agit de l’action de l’Europe face à la crise, les jugements sont plutôt fortement négatifs :

  • 79% estime que l’action de l’Union européenne face à la crise n’est pas efficace ;
  • 68% juge que les intérêts nationaux l’ont emporté sur la cohésion européenne tandis que 31% considère que l’Europe a été suffisamment soudée et a su réagir collectivement.

AVENIR DE L’EUROPE : FRACTURES SOCIODEMOGRAPHIQUES

Qu’il s’agisse du modèle pour l’Europe (fédérale / supranationale / confédérale) ou de la question de l’entrée de la Turquie dans l’Europe, les lignes de fracture se situent sur un plan sociodémographiques.

Perceptions « bloc contre bloc » quant au modèle de l’Europe

Une majorité de Français préfère encore le modèle d’une Europe des nations préservant la souveraineté des États (59%) à celui d’une Europe fédérale (40%) ou l’idée de jeter les bases d’un État supranational à l’instar des États-Unis (40%).

Cet attachement à l’idée d’une Europe des nations est particulièrement fort dans les catégories les moins aisées et les moins diplômées de la population et inversement.

Jugements « jeunes vs seniors » quant à l’entrée de la Turquie en Europe

Sur la question de l’adhésion à l’entrée de la Turquie dans l’UE, 68% sont opposés dont 74% chez les plus de 65 ans tandis que 31% y sont favorables, dont 46% chez les moins de 25 ans.

Ainsi, les Français face à l’Europe ont une vision contrastée tant en raison d’un soutien plutôt acquis lorsqu’il s’agit de la place de l’Europe dans le monde et plutôt sceptique quant à l’action de l’Europe face à la crise. Mais surtout, en raison d’une fracture sociodémographique forte, visible au niveau de l’attachement à la construction européenne et particulièrement lorsqu’il s’agit du modèle pour l’avenir de l’Europe.