Semaine européenne de l’énergie durable : le plus grand forum au monde consacré à l’avenir énergétique durable

Du lundi 28 janvier au vendredi 1er février, environ 80 évènements au total, dans huit pays différents, sont organisés par les acteurs économiques et sociaux afin de trouver des solutions à la crise provoquée par le changement climatique…

C’est l’occasion pour l’UE de présenter les objectifs de la politique énergétique de l’UE après la conférence de Bali, de débattre du programme Énergie intelligente – Europe (2003-2006) menée dans les domaines des sources d’énergie renouvelable, de l’efficacité énergétique, des transports propres et des carburants alternatifs et de présenter la campagne européenne de sensibilisation pour changer le paysage énergétique.

Lors de l’inauguration lundi, des représentants de la grande distribution européenne, des services publics et des fabricants d’ampoules électriques signent un accord pour la distribution massive de millions d’ampoules à faible consommation d’énergie à travers l’Europe.

Debate Europe : un forum en ligne pour discuter de l’avenir de l’Europe

Le 29 janvier 2008, entre 15 heures et 17 heures, plusieurs responsables de la Commission débattront en ligne avec des internautes européens. Margot Wallström « entend ainsi poursuivre la discussion que nous avions engagée avec les citoyens de l’Union dans le contexte du Plan D» pour Démocratie, Dialogue et Débat…

À l’origine, le forum de discussion Debate Europe avait été conçu comme un espace de discussion en ligne où les citoyens européens pouvaient exprimer points de vue et opinions autour d’une grande variété de sujets liés à l’Union. Depuis son ouverture, en mars 2006, il a recueilli des milliers de contributions et plus d’un million trois cents mille avis en tous genres.

Dans sa nouvelle version, Debate Europe se concentrera, pour commencer, sur trois questions fondamentales : l’avenir de l’Europe, l’énergie et les changements climatiques, et le dialogue interculturel.

Le forum fonctionnera dans les vingt-trois langues officielles communautaires.

Cette initiative vise à aménager sur « la Toile » un espace public européen et à instaurer un dialogue constructif où la Commission écouterait les préoccupations des citoyens et y apporterait des réponses.

Préparation de la présidence française de l’UE : comment la participation des citoyens s’organise ?

L’ambition du gouvernement français est de faire de la Présidence française du Conseil de l’Union européenne (PFUE) une « présidence citoyenne ». Comment les citoyens vont-ils être associés à la préparation de la PFUE ?

Le « Grand Débat pour les Européens »

Convaincu que la meilleure manière de redonner « envie d’Europe » aux Français est de les associer à la préparation de la PFUE, Jean-Pierre Jouyet, le secrétaire d’État aux affaires européennes a organisé vendredi 18 janvier un séminaire de préparation au « Grand Débat pour les Européens ».

Ce débat se tiendra entre les mois de mars et d’août dans les 8 régions d’élection des députés européens français sous la forme de 8 conventions thématiques. Il doit permettre de « poser les questions clés pour notre avenir commun en tant qu’Européens ».

Les Université de l’Europe

Afin de synthétiser l’ensemble des contributions citoyennes issues des débats, des universités de l’Europe seront organisées les 22 et 23 août à Nantes.

L’enquête de Touteleurope.fr

Touteleurope.fr, le site gouvernemental sur l’Europe invite tous les citoyens à exprimer leurs attentes et à formuler leurs propositions en répondant à une enquête en ligne sur les thèmes suivants :

  • les enjeux de la PFUE,
  • Croissance et emploi,
  • Énergie et environnement,
  • Europe des citoyens,
  • Europe et monde.

Une synthèse de cette consultation sera remise aux autorités chargées de la préparation de la Présidence française de l’Union européenne.

Bilan

Même si aucune mise sur l’agenda de la PFUE des contributions citoyennes ne semble prévue à l’heure actuelle, toutes ces initiatives montrent la volonté des autorités françaises de faire participer les citoyens à la préparation de la PFUE.

Bilan et perspectives de la communication sur l’Europe : le point de vue de Michel Herbillon, auteur du rapport sur la "fracture européenne"

Michel Herbillon, le vice-président de la délégation de l’Assemblée nationale pour l’Union européenne est l’auteur du rapport « La fracture européenne – Après le référendum du 29 mai 2005 : 40 propositions concrètes pour mieux informer les français sur l’Europe ».

Plus de deux ans après, Michel Herbillon tire un bilan des jalons posés vers une véritable stratégie de communication européenne et dresse des perspectives pour mieux informer les Français sur l’Europe.

Dans un entretien accordé à Touteleurope.fr, le 15/01/08, Michel Herbillon constate aujourd’hui qu’un grand nombre de mesures qu’il avait voulu « très concrètes, opérationnelles, lisibles, simples et peu coûteuses » ont été mises en œuvre dans des domaines très importants, comme par exemple l’école, avec le socle commun de connaissances.

Cependant, « il y a encore beaucoup de travail à faire dans le domaine des médias », reconnaît Michel Herbillon. « La place de l’Europe dans les médias, notamment la télévision, n’est pas suffisante. L’évolution du service public audiovisuel, avec l’abandon annoncé par Nicolas Sarkozy de la publicité, peut être une occasion de mettre plus d’Europe dans ce service public » et d’en parler de « manière festive par le jeu et le divertissement ».

Selon le député, la Présidence française de l’Union européenne (PFUE) et les élections européennes devraient être des opportunités pour « améliorer l’information des Français sur l’Europe ».

Pour aller plus loin : voir un résumé ou lire le rapport Herbillon.

Semaine européenne du ministère de l’agriculture et de la pêche (suite)

Entre l’opération de fond de Michel Barnier et le coup médiatique de Nicolas Sarkozy, quelles sont les leçons à tirer des deux séquences pour améliorer la communication sur l’Europe ?

Rappel de l’opération de fond de Michel Barnier

Le ministre de l’agriculture et de la pêche organise « la semaine européenne du ministère de l’agriculture et de la pêche ». Afin de préparer la présidence française de l’UE et le bilan de santé de la PAC, cette opération vise à renouer les fils du dialogue en organisant à Bruxelles de multiples rencontres entre les responsables politiques français et les différentes autorités communautaires.

Décryptage de la séquence de communication de Nicolas Sarkozy

1. Le coup médiatique avec un effet d’annonce clivant :

En visite à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) samedi dernier, le chef de l’Etat a déclaré à des marins-pêcheurs vouloir procéder à une « remise à plat des quotas de pêche » à la faveur de la présidence française de l’UE.

2. La réaction critique des dirigeants européens :

Sous présidence slovène, l’UE a réagi par la bouche du ministre slovène de la pêche, Iztok Jarc, qui a indiqué que « l’objectif est d’avoir une activité de pêche durable et que les quotas sont l’un des instruments dont nous avons besoin ». A Bruxelles, Michel Barnier est mis dans l’embarras et doit rectifié le tir : la France ne demanderait pas un abandon mais une amélioration du système.

3. La réponse mesurée et diplomatique :

Dans une lettre adressée lundi au président de la Commission européenne José Manuel Barroso, le président de la République lui a demandé « de renforcer les adaptations engagées pour améliorer la gouvernance de la gestion commune de la pêche ». Nicolas Sarkozy demande à Michel Barnier, de saisir la Commission européenne pour « renforcer la transparence dans la gestion » de la ressource halieutique.

Confrontation des méthodes de communication

L’opération de Michel Barnier demeure participative, invisible pour le grand public et complexe en raison de la multiplicité des acteurs mobilisés tandis que l’intervention du chef de l’Etat est individuelle, simple, directe, médiatique et polémique.

L’attitude de l’ex Commissaire européen est jugée comme une tentative personnelle de travailler son propre réseau bruxellois tandis que la stratégie en deux temps du chef de l’Etat est analysée comme une prise de parole malheureuse, coûteuse en termes de soutien à l’échelle européen avant une mise au point plus classique et consensuelle.

Entre action de fond reposant sur le débat entre responsables et logique de position créant de la polémique médiatique, la communication française sur l’Europe cherche ses marques…