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Rapport de la mission d’étude de Terra Nova sur la campagne présidentielle américaine 2008

L’étude décrypte les innovations de la campagne présidentielle, notamment de la campagne de Barack Obama et permet de réfléchir aux prochaines élections européennes à la lumière des dernières élections américaines…

I. Le rapport de la mission d’étude de Terra Nova

La revitalisation démocratique

  • Mobilisation électorale : le vote populaire a atteint un record absolu de 131 millions, soit 63% des électeurs en âge de voter
  • Mobilisation militante : plus de 10 millions de personnes ont participé à la campagne d’Obama ; 3 millions ont fait des donations ; 1.2 millions ont milité sur le terrain.

La mobilisation citoyenne

La campagne vise plus à susciter et organiser des supporters qu’à convaincre les électeurs.

Une grande cause mobilisatrice : le changement

Sur le modèle des campagnes caritatives, le message de cause est relayé par une communication de mobilisation d’une « communauté Obama », fondée autour de la personnalité du candidat et sur l’appropriation des électeurs devenus des acteurs du changement.

C’est la première campagne politique de type téléthon.

Internet, épine dorsale de la mobilisation et de l’organisation « on » et « off line » de la campagne

L’objectif : recruter et organiser massivement les sympathisants grâce à internet pour les envoyer de manière coordonnée militer sur le terrain :

  • les « réseaux sociaux » sont utilisés comme terrain de recrutement online
  • le don en ligne constitue le premier niveau d’implication dans la campagne (innovation fondamentale : le petit financement populaire 60$ en moyenne)
  • l’activité offline des militants est coordonnée par un réseau social interne (MyBO.com)

C’est la première campagne du 21ème siècle, fusionnant internet et le terrain.

La révolution militante

Sur le modèle des campagnes électorales locales, l’organisation de terrain a généralisé à l’échelle d’un pays les pratiques de démocratie locale via un « militantisme à la carte », en fonction des compétences et de la disponibilité de chacun (68 millions de contacts directs) :

  • communication « grassroots » : c’est le citoyen de base qui s’adresse à l’électeur ;
  • communication « peer to peer » : c’est un membre de sa communauté, un voisin de confiance.
  • « Empowerment » : c’est un militant disposant d’une grande latitude pour adapter le message et très fortement encadré par un déploiement du staff de campagne sur le terrain.

C’est la plus grande campagne du 19ème siècle.

Lire la synthèse du rapport

Lire la présentation du rapport

II. L’interview de Benoît Thieulin, membre de la mission Terra Nova et créateur de Touteleurope

Il donne son avis sur le rôle d’Internet à l’occasion des prochaines élections européennes et à la lumière des dernières élections américaines :

Il considère qu’Internet ne fera pas l’objet d’une transcription des innovations de la campagne d’Obama si le débat en ligne s’installe entre les militants des principales listes à une échelle nationale. « Seule une certaine forme de dissidence pourrait donner un rôle fort à Internet. »

Il estime que les sujets du débat en ligne lors des élections européennes pourraient être : d’abord les questions économiques et sociales, ensuite l’écologie et enfin, un sujet propre à l’Internet : la défense des libertés numériques.

Il observe que les conditions d’une « obamania online à l’européenne » sont loin d’être remplies :

  • « Il faudrait rendre ces élections lisibles. Aujourd’hui, le pouvoir des députés européens est complexe, morcelé, partiel.
  • « Il faudrait qu’ils disposent d’un pouvoir réel, identifiable et visible pour l’opinion.
  • « Il faudrait également qu’on puisse se saisir de sujets politiques transversaux à l’échelle de l’Europe et qu’on puisse les discuter dans un espace public supranational. »

Lire l’intégralité de l’interview

Enjeux du projet de création d’un « lieu d’Europe » à Strasbourg

Dans un article dans l’édition 20 Minutes du 21 janvier, le projet de créer un « lieu d’Europe » à Strasbourg est évoqué grâce à la signature prochaine du contrat triennal « Strasbourg, capitale européenne » entre les collectivités territoriales et l’Etat. De quoi s’agit-il ?

Le projet défendu par la Mairie de Strasbourg

D’abord, un lieu d’accueil, proche des institutions européennes, pour informer sur l’Europe :

  • Informer sur les projets et les débats qui animent la construction européenne : l’histoire de la communauté, les cultures des États membres…
  • Informer sur les décisions et les mesures prises par les institutions communautaires notamment dans leur impact sur la vie quotidienne.
  • Informer sur les droits, obligations et les démarches, donc sur les services offerts par l’UE.

Mais également, un lieu pour valoriser la vocation européenne de Strasbourg, qui accueille le Parlement européen, la Cour de Justice des Communautés Européennes et le Conseil de l’Europe ; afin de« fidéliser les touristes dans la ville au-delà de vingt-quatre heures ».

Les propositions du comité de soutien

Créer un lieu de communication pour éduquer sur l’Europe et changer le regard et les attitudes : « une passerelle entre l’homme de la rue et la sphère politico-technocratique » :

  • Un lieu de mémoire (dimension commémorative, historique et symbolique)
  • Un lieu de connaissance (dimension scientifique et universitaire)
  • Un lieu de vie (dimension culturelle)

Créer un parc de loisirs sur le thème de l’Europe pour divertir tout en transmettant des valeurs et des comportements

Ainsi, selon le porte-parole du comité, « en cumulant ces différentes facettes, le « lieu d’Europe » attirerait 3 millions de visiteurs chaque année, offrant de belles retombées financières à la région »et « conférant aussi à la ville une identité de capitale des peuples d’Europe».

Vœux 2009 : une année placée sous le signe du volontarisme

Meilleurs vœux aux passionnés de communication européenne !

A la suite de la présidence française de l’UE considérée comme un succès notamment en raison du leadership du chef de l’Etat français et au vue des divers événements qui marqueront l’année (élections au Parlement européen, renouvellement de la Commission européenne, commémoratifs marquant la réunification de l’Europe : les 5 ans de l’élargissement de 2004 et les 20 ans de la chute du mur de Berlin), nous pouvons formuler le souhait pour la communication européenne que 2009 soit l’année du volontarisme avec pour ambition de définir une stratégie européenne pour la mondialisation…

Un volontarisme « international » impulsé par la présidence tchèque de l’UE

Avec pour slogan : “Une Europe sans barrières”, la présidence tchèque de l’UE se fixe les « 3 E » pour priorités : l’Économie, l’Énergie et l’Europe et le monde. Cette dernière priorité indique clairement la volonté de faire de l’UE un acteur majeur sur la sphère internationale capable de mener une politique offensive en matière de sécurité énergétique, une diplomatie environnementale audacieuse, une politique commerciale d’ouverture, une politique de l’immigration commune sans oublier la régulation du capitalisme et la lutte contre la crise économique.

A l’instar du projet défendu par la présidence française de l’UE : l’Union pour la Méditerranée, la présidence tchèque – poursuivant ainsi la volonté de faire de l’UE un acteur majeur sur la sphère internationale – défend le projet de partenariat oriental qui vise six pays : Arménie, Azerbaïdjan, Belarus, Géorgie, Moldavie et Ukraine.

Un volontarisme « politique » lié aux élections au Parlement européen et au renouvellement de la Commission

Année charnière marquée par le scrutin européen en juin prochain et le renouvellement de l’ensemble de la Commission européenne, ces événements marqueront sans doute un renouvellement des engagements des responsables politiques.

Le choix de dénommer 2009 : Année européenne de la créativité et de l’innovation par l’éducation et la formation manifeste également un certain volontarisme pour renforcer les capacités de l’UE à bénéficier des évolutions de la société de la connaissance.

Renforcer le multilinguisme de l’UE, c’est renforcer le projet européen d’unité dans la diversité

Dans une communication intitulée « Multilinguisme: un atout pour l’Europe et un engagement commun » adoptée aujourd’hui, la Commission européenne prône l’intégration du multilinguisme dans toute une série de politiques et d’actions communautaires afin de renforcer le projet européen d’unité dans la diversité.

Avec vingt-trois langues officielles et plus de soixante autres langues parlées dans certaines régions ou par des groupes spécifiques, la diversité linguistique de l’Union européenne est incontestablement l’un des aspects les plus caractéristiques de l’UE.

Aussi, la Commission européenne invite les États membres et les autres institutions communautaires à s’associer afin d’encourager et d’aider les citoyens à acquérir des compétences linguistiques, afin de :

  • contribuer à l’instauration d’une compréhension mutuelle dans une société multiculturelle ;
  • améliorer l’employabilité des citoyens et la compétitivité des entreprises ;
  • renforcer l’efficacité de l’information et de la communication à l’échelle européenne.

Marseille, Capitale européenne de la Culture 2013

Marseille, deuxième ville de France, a été choisie aujourd’hui pour la candidature française, en binôme avec Kosice, déjà choisie comme ville slovaque pour être Capitale européenne de la Culture en 2013…

Lancé par le Conseil européen en 1985, le titre de Capitale européenne de la culture vise à contribuer au rapprochement des peuples européens.

Plusieurs villes françaises ont déjà eu ce titre: Paris en 1989, Avignon en 2000 et surtout Lille en 2004, qui avait affirmé son image de ville dynamique en attirant environ 8 millions de visiteurs.

Chaque ville candidate se devait de mettre en avant ses atouts majeurs :

  • Bordeaux : bordeaux2013.eu s’appuyait sur l’identité latine et atlantique de la ville, et misant sur l’image d’une ville créative en pleine mutation déjà riche du classement de son centre-ville au patrimoine mondial de l’UNESCO.
  • Lyon : lyon2013.eu défendait un projet axé sur les “confluences” qui ont façonné l’identité de la ville au carrefour entre différentes cultures, et misait sur les cultures numériques et l’image.
  • Toulouse : toulouse2013.eu avait pour lignes directrices la démocratisation culturelle, le décloisonnement des disciplines et mettait en avant la force du lien social.
  • Marseille : mp2013.fr mettait en valeur les échanges culturels entre l’Europe et les pays du Sud et misait tout particulièrement sur son port qui fait le lien entre l’Europe et le continent africain, tout à fait dans l’esprit de l’Union pour la Méditerranée.

Après Liverpool (Grande-Bretagne) et Stavanger (Norvège) cette année, Linz (Autriche) et Vilnius (Lituanie) seront les Capitales européennes de la Culture en 2009.