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Renforcer le multilinguisme de l’UE, c’est renforcer le projet européen d’unité dans la diversité

Dans une communication intitulée « Multilinguisme: un atout pour l’Europe et un engagement commun » adoptée aujourd’hui, la Commission européenne prône l’intégration du multilinguisme dans toute une série de politiques et d’actions communautaires afin de renforcer le projet européen d’unité dans la diversité.

Avec vingt-trois langues officielles et plus de soixante autres langues parlées dans certaines régions ou par des groupes spécifiques, la diversité linguistique de l’Union européenne est incontestablement l’un des aspects les plus caractéristiques de l’UE.

Aussi, la Commission européenne invite les États membres et les autres institutions communautaires à s’associer afin d’encourager et d’aider les citoyens à acquérir des compétences linguistiques, afin de :

  • contribuer à l’instauration d’une compréhension mutuelle dans une société multiculturelle ;
  • améliorer l’employabilité des citoyens et la compétitivité des entreprises ;
  • renforcer l’efficacité de l’information et de la communication à l’échelle européenne.

Marseille, Capitale européenne de la Culture 2013

Marseille, deuxième ville de France, a été choisie aujourd’hui pour la candidature française, en binôme avec Kosice, déjà choisie comme ville slovaque pour être Capitale européenne de la Culture en 2013…

Lancé par le Conseil européen en 1985, le titre de Capitale européenne de la culture vise à contribuer au rapprochement des peuples européens.

Plusieurs villes françaises ont déjà eu ce titre: Paris en 1989, Avignon en 2000 et surtout Lille en 2004, qui avait affirmé son image de ville dynamique en attirant environ 8 millions de visiteurs.

Chaque ville candidate se devait de mettre en avant ses atouts majeurs :

  • Bordeaux : bordeaux2013.eu s’appuyait sur l’identité latine et atlantique de la ville, et misant sur l’image d’une ville créative en pleine mutation déjà riche du classement de son centre-ville au patrimoine mondial de l’UNESCO.
  • Lyon : lyon2013.eu défendait un projet axé sur les “confluences” qui ont façonné l’identité de la ville au carrefour entre différentes cultures, et misait sur les cultures numériques et l’image.
  • Toulouse : toulouse2013.eu avait pour lignes directrices la démocratisation culturelle, le décloisonnement des disciplines et mettait en avant la force du lien social.
  • Marseille : mp2013.fr mettait en valeur les échanges culturels entre l’Europe et les pays du Sud et misait tout particulièrement sur son port qui fait le lien entre l’Europe et le continent africain, tout à fait dans l’esprit de l’Union pour la Méditerranée.

Après Liverpool (Grande-Bretagne) et Stavanger (Norvège) cette année, Linz (Autriche) et Vilnius (Lituanie) seront les Capitales européennes de la Culture en 2009.

Inauguration de la première école européenne en France

Siège de plusieurs institutions européennes, Strasbourg accueille la première école européenne française, inaugurée jeudi 4 septembre par Xavier Darcos, ministre de l’Éducation nationale.

Cet établissement destiné prioritairement aux enfants des personnels des institutions européennes offre aux élèves un cursus complet d’études, de la maternelle au baccalauréat européen. Ce diplôme ouvre la porte de l’enseignement supérieur dans tous les pays de l’Union européenne.

Selon le ministère de l’Education nationale, la philosophie des écoles européennes est de « créer, développer, consolider l’identité européenne tout en respectant les cultures et les identités nationales ».

Relance de la construction européenne : les principaux enjeux selon Hubert Védrine

Alors que la plupart des acteurs (responsables politiques, médias, experts…) s’accordent autour de l’idée d’une relance de la construction européenne, quelles sont les priorités à préciser selon Hubert Védrine ?

A la lecture du chapitre « Une Europe qui saurait qui elle est et ce qu’elle veut » de Continuer l’histoire, Champs Actuel, mars 2008, la pensée d’Hubert Védrine sur la « relance » de la construction européenne se résume ainsi :

« Pour retrouver l’acquiescement et l’engagement des populations, il faut :

  • clarifier l’identité de l’Europe, donc lui fixer des limites ;
  • stabiliser et préciser la répartition des pouvoirs, c’est-à-dire spécifier qui fait quoi en Europe ;
  • se préoccuper davantage de nouveaux projets que d’institutions imparfaites ;
  • formuler distinctement le rôle assigné au projet européen dans les destinées du monde. »

En résumé, les principaux messages à diffuser auprès de citoyens européens déboussolés pour relancer la construction européenne sont les réponses aux trois interrogations suivantes :

  • quelle frontière ?
  • quel pouvoir aux États membres / aux institutions communautaires ?
  • quel projet pour cet acteur international, protecteur face à la mondialisation ?

L’exercice actuel de la Présidence française de l’UE et la campagne électorale pour les élections européennes au printemps prochain sont autant d’occasions pour répondre aux questions des frontières, des pouvoirs et du projet.

Le projet de réforme constitutionnelle sous l’angle européen

Le projet de loi constitutionnelle de modernisation des institutions de la Ve République est soumis aujourd’hui au vote du Congrès réuni à Versailles. Quelles seraient les conséquences de l’adoption de la réforme constitutionnelle sous l’angle européen ?

Constitutionnalisation des délégations à l’UE

L’article 32 du projet de révision constitutionnelle consacre la création, dans chaque assemblée parlementaire, d’un « comité chargé des affaires européennes ».

Consolidation du principe de subsidiarité

L’article 32 du projet de révision constitutionnelle prévoit l’obligation de transmission au Parlement de tous les projets et propositions d’actes européens, et non plus seulement des actes législatifs.

Création d’un droit de résolution

L’article 32 du projet de révision constitutionnelle institue pour le Parlement un droit de résolution, n’ayant pas de valeur contraignante, mais marquant l’expression d’un souhait ou d’une préoccupation. En matière européenne, les résolutions pourront s’exercer en dehors même des sessions, de sorte que le Parlement puisse réagir en temps utile aux projets européens.

Normalisation des ratifications des élargissements

L’article 33 du projet de révision constitutionnelle aligne la procédure d’adoption des lois autorisant la ratification des traités d’élargissement non pas sur la procédure législative ordinaire mais, compte tenu de leur importance, sur celle qui s’applique aux projets de révision constitutionnelle. Ainsi, les élargissements devront être approuvés soit par référendum soit par le Parlement convoqué en Congrès, à l’exception de l’adhésion de la Croatie – déjà décidée – qui suivra la voie législative normale.

En résumé, la révision constitutionnelle représente un renforcement mesuré du rôle du Parlement en matière de politique européenne.

Lire le dossier sur la révision constitutionnelle réalisé par la documentation française.