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Inauguration de la première école européenne en France

Siège de plusieurs institutions européennes, Strasbourg accueille la première école européenne française, inaugurée jeudi 4 septembre par Xavier Darcos, ministre de l’Éducation nationale.

Cet établissement destiné prioritairement aux enfants des personnels des institutions européennes offre aux élèves un cursus complet d’études, de la maternelle au baccalauréat européen. Ce diplôme ouvre la porte de l’enseignement supérieur dans tous les pays de l’Union européenne.

Selon le ministère de l’Education nationale, la philosophie des écoles européennes est de « créer, développer, consolider l’identité européenne tout en respectant les cultures et les identités nationales ».

Relance de la construction européenne : les principaux enjeux selon Hubert Védrine

Alors que la plupart des acteurs (responsables politiques, médias, experts…) s’accordent autour de l’idée d’une relance de la construction européenne, quelles sont les priorités à préciser selon Hubert Védrine ?

A la lecture du chapitre « Une Europe qui saurait qui elle est et ce qu’elle veut » de Continuer l’histoire, Champs Actuel, mars 2008, la pensée d’Hubert Védrine sur la « relance » de la construction européenne se résume ainsi :

« Pour retrouver l’acquiescement et l’engagement des populations, il faut :

  • clarifier l’identité de l’Europe, donc lui fixer des limites ;
  • stabiliser et préciser la répartition des pouvoirs, c’est-à-dire spécifier qui fait quoi en Europe ;
  • se préoccuper davantage de nouveaux projets que d’institutions imparfaites ;
  • formuler distinctement le rôle assigné au projet européen dans les destinées du monde. »

En résumé, les principaux messages à diffuser auprès de citoyens européens déboussolés pour relancer la construction européenne sont les réponses aux trois interrogations suivantes :

  • quelle frontière ?
  • quel pouvoir aux États membres / aux institutions communautaires ?
  • quel projet pour cet acteur international, protecteur face à la mondialisation ?

L’exercice actuel de la Présidence française de l’UE et la campagne électorale pour les élections européennes au printemps prochain sont autant d’occasions pour répondre aux questions des frontières, des pouvoirs et du projet.

Le projet de réforme constitutionnelle sous l’angle européen

Le projet de loi constitutionnelle de modernisation des institutions de la Ve République est soumis aujourd’hui au vote du Congrès réuni à Versailles. Quelles seraient les conséquences de l’adoption de la réforme constitutionnelle sous l’angle européen ?

Constitutionnalisation des délégations à l’UE

L’article 32 du projet de révision constitutionnelle consacre la création, dans chaque assemblée parlementaire, d’un « comité chargé des affaires européennes ».

Consolidation du principe de subsidiarité

L’article 32 du projet de révision constitutionnelle prévoit l’obligation de transmission au Parlement de tous les projets et propositions d’actes européens, et non plus seulement des actes législatifs.

Création d’un droit de résolution

L’article 32 du projet de révision constitutionnelle institue pour le Parlement un droit de résolution, n’ayant pas de valeur contraignante, mais marquant l’expression d’un souhait ou d’une préoccupation. En matière européenne, les résolutions pourront s’exercer en dehors même des sessions, de sorte que le Parlement puisse réagir en temps utile aux projets européens.

Normalisation des ratifications des élargissements

L’article 33 du projet de révision constitutionnelle aligne la procédure d’adoption des lois autorisant la ratification des traités d’élargissement non pas sur la procédure législative ordinaire mais, compte tenu de leur importance, sur celle qui s’applique aux projets de révision constitutionnelle. Ainsi, les élargissements devront être approuvés soit par référendum soit par le Parlement convoqué en Congrès, à l’exception de l’adhésion de la Croatie – déjà décidée – qui suivra la voie législative normale.

En résumé, la révision constitutionnelle représente un renforcement mesuré du rôle du Parlement en matière de politique européenne.

Lire le dossier sur la révision constitutionnelle réalisé par la documentation française.

Vers une politique européenne du sport : l’opportunité des agendas

Alors que 60 % des Européens pratiquent une activité sportive et que l’on dénombre 700 000 clubs sportifs dans les 27 pays membres de l’UE, le sport n’était pourtant pas reconnu comme un élément important pour la cohésion sociale, la santé ou l’éducation avant le nouveau Traité de Lisbonne.

Désormais reconnu par le traité de Lisbonne (art.149), le sport prend une dimension européenne. Ainsi, la Commission européenne publie un Livre blanc sur le sport en juillet 2007 auquel les députés européens ont répondu avec le rapport de Manolis Mavrommatis (PPE-DE, EL) dont les revendications sont notamment de renforcer la lutte contre le dopage et les discriminations raciales ou sur la base des nationalités des joueurs.

Prochainement, avec les présidences françaises de l’UE et de l’Union européenne de football au 2nd semestre, le président de la Ligue de football professionnel et vice-président de la Fédération française de football, Frédéric Thiriez considère dans Le Figaro que la construction d’un « modèle sportif européen » peut avancer.

Par conséquent, la conjonction des agendas fruit de l’avancée du traité de Lisbonne, de la volonté conjointe de la Commission européenne et du Parlement européen ainsi que des présidences françaises permettrait la mise sur agenda d’une politique européenne du sport orientée vers les enjeux sociaux, culturels, éducatifs et luttant contre « les effets dévastateurs de la soumission du sport à la loi du marché ».

Résultats encourageants pour le futur référendum sur le traité de Lisbonne en Irlande

En vertu de sa Constitution, l’Irlande sera le seul pays à organiser un référendum sur le traité de Lisbonne. La consultation devrait avoir lieu en mai ou en juin. En attendant, plusieurs sondages révèlent l’état de l’opinion…

Un premier sondage, effectué en janvier, donnait le oui à 26%, le non à 10% et le nombre d’indécis atteignait 64%.

Un nouveau sondage, publié le 2 mars par le Sunday Business Post, montre que le « oui » a progressé : 46% des personnes interrogées sont prêtes à voter oui contre 23% non et 31% sans opinion.

La campagne référendaire n’a pour le moment pas encore commencé…