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Education civique : lutter contre la méconnaissance de l’UE dès le plus jeune âge

La méconnaissance de l’Union européenne doit se traiter – très en amont – lors de l’apprentissage de la citoyenneté à l’école. Voici un panorama des sites Internet, supports et soutiens pour enseigner l’Europe aux enfants…

Europago : un site réalisé par la Commission européenne pour « apprendre l’Europe en s’amusant »

Différents jeux interactifs permettent de mieux connaître les institutions et les politiques communautaires. La création de même que les technologies utilisées mériteraient un léger rafraichissement.

Les petits citoyens : un site d’éducation civique pour les enfants de 7 à 11 ans

Un Espace de découverte sur l’Europe proposait des présentations par État membres.

Touteleurope« La clé de l’Europe »pour tout public à partir de 12 ans 

Une présentation de l’essentiel de la construction européenne et de ses réalisations proposait :

  • Des réponses aux questions et réflexions fréquemment entendues sur l’Europe ;
  • Description de la construction européenne et de ses actions.

FranceTVéducation : une animation dédié à l’Europe

Des présentations adaptées pour les enfants de 7 à 11 ans et des ressources pédagogiques pour les enseignants, un glossaire et un quiz en partenariat avec le Ministère délégué aux affaires européennes font de cette animation une belle présentation de la construction de l’UE ainsi que de ses rouages pour un jeune public.

Promotion du multilinguisme : la maîtrise des langues communautaires pour renforcer l’identité européenne

Pour la première fois, les ministres de l’éducation des États membres de l’UE ont été invités, vendredi 15 février à participer à une conférence ministérielle consacrée à la promotion du multilinguisme.

Les langues sont inextricablement liées à l’identité culturelle et au sentiment d’intégration. Les compétences linguistiques ont des incidences sur la compétitivité, le dialogue interculturel – thème de l’année européenne 2008 – et la citoyenneté.

Les résultats de la conférence devraient servir de base à la communication – prochainement publiée – dans laquelle la Commission proposera une politique linguistique globale au Parlement et au Conseil.

La France ratifie officiellement le traité de Lisbonne

Moins de trois ans après le non français au projet de traité constitutionnel, la France est devenue officiellement, le 14 février, le 5e pays à ratifier le traité de Lisbonne.

Le président de la République a promulgué la loi autorisant la ratification du Traité de Lisbonne mercredi 13 février et son décret de ratification est paru ce jeudi 14 février au Journal Officiel.

Débat sur la procédure de désignation du futur président de l’UE

La ratification du traité de Lisbonne n’est pas achevée dans les États membres que les nominations des personnalités instituées par ce traité, notamment le futur président du Conseil de l’UE sont au cœur des débats. Après le point de vue de Margot Wallström présenté hier, voici une présentation des enjeux. Quel profil ? Quel processus de désignation ? Quel calendrier ?

Quel profil ?

Valéry Giscard d’Estaing, père du défunt projet de Constitution européenne considère que « l’Europe doit réinventer son Georges Washington ». Selon le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, « il faut trois qualités pour être un bon président du conseil européen ». Le candidat devra tout d’abord, « avoir un sens du leadership et un charisme assez forts pour être respecté par ses autres collègues ». Cette personne devra également être « authentiquement européenne, comprendre la sensibilité de l’Europe, son histoire, connaître les mécanismes et les relations institutionnelles entre le Conseil, le Parlement européen, qui aura des pouvoirs accrus, et la Commission ». Le futur président de l’UE devra enfin être « au cœur des solidarités qui existent en Europe », à savoir « la zone euro et la zone Schengen ».

Les noms de l’ancien premier ministre britannique Tony Blair, celui du premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, du belge, Guy Verhofstadt ou encore de l’actuel chef du gouvernement irlandais, Bertie Ahern, circulent.

Quel processus de désignation ?

Deux positions sont actuellement défendues par les acteurs.

Pour les uns, cette désignation doit se faire de manière intergouvernementale, c’est-à-dire par le consensus entre les chefs d’Etat ou de gouvernement. Cette démarche de désignation discrète est conforme aux habitudes de nomination au niveau européen, mais n’est pas favorable à une communication européenne d’ampleur.

Pour les autres, cette désignation doit faire l’objet d’une sorte de campagne électorale : « plusieurs candidats devraient se déclarer publiquement à l’avance et présenter leur positions sur les grands enjeux européens ». Cette démarche nouvelle pour l’UE permettrait que « la désignation du futur président de l’UE, qui représentera 500 millions d’Européens, ne se décide après quelques coups de fil entre chefs d’Etat », estime le député européen Alain Lamassoure (PPE-DE). La publicisation serait une avancée démocratique.

Quel calendrier ?

La France défend la période du second semestre 2008, lors de la présidence française de l’UE pour choisir le futur président du Conseil de l’UE. A la suite des élections européennes au printemps 2009, la nomination du président de la Commission européenne devra être désignée par les Etats membres et adoubée par le Parlement européen.

Pour aller plus loin…

Livre blanc sur le sport : vers une politique européenne fondée sur les valeurs sociales et éducatives du sport

La Commission européenne a présenté le 11 juillet 2007 un Livre blanc sur le sport. Pour la 1ère fois, avec ce Livre blanc et l’adoption du traité de Lisbonne a été créée la possibilité d’une politique européenne du sport…

Le traité de Lisbonne dispose que « l’Union contribue à la promotion des enjeux européens du sport, tout en tenant compte de ses spécificités, de ses structures fondées sur le volontariat, ainsi que de sa fonction sociale et éducative ».

Cette compétence devrait notamment permettre à l’Union d’adopter un programme pour le sport, ainsi que de s’exprimer d’une seule voix sur les questions sportives internationales.

Le Livre blanc s’articule autour de trois axes : le rôle sociétal du sport, sa dimension économique et son organisation :

  • Dans la partie consacrée au rôle sociétal du sport, la Commission met en avant le lien entre sport et santé tant concernant l’activité physique que la lutte contre le dopage. Le Livre blanc aborde également la question du racisme et de la violence.
  • Concernant le rôle économique du sport, la Commission souhaite ouvrir la réflexion sur un modèle de financement durable pour le sport. Par ailleurs, la Commission annonce la réalisation d’une étude d’impact sur les agents de joueurs, pouvant déboucher sur une initiative législative.

La délégation à l’UE de l’Assemblée nationale a pris acte du Livre blanc sur le sport avec une communication de Mme Arlette Franco et de M. Régis Juanico. Les débats ont porté sur la revalorisation de la pratique sportive à l’école. Le sport porte un système de valeurs structurantes pour la formation de la citoyenneté française et européenne.

Dans la perspective de la PFUE, le modèle sportif français, fondé sur la solidarité entre sport amateur et sport professionnel, sur la transparence de la gestion, ainsi que sur la politique de formation, pourrait inspirer l’organisation du sport à l’échelle européenne.