Quelles sont les futures campagnes de communication de l’UE ?

Alors qu’un important appel d’offres est actuellement mené par la Direction Générale à la communication de la Commission européenne portant sur un accord-cadre de prestataires en matière de campagnes d’information et de communication, d’une durée de quatre ans et estimé à 80 M€, d’autres campagnes seront prochainement annoncées..

Campagne de communication pour les 50 ans de la PAC

La Politique agricole commune fêtera ses 50 ans en 2012. Aussi, la Commission européenne « souhaite accorder la priorité aux actions à grand impact, à caractère créatif, et destinées non seulement au monde rural, mais à la société dans son ensemble », selon l’appel d’offre.

Afin de sensibiliser davantage le grand public au cinquantième anniversaire de la PAC, un budget total de 3,2 M€ est prévu pour mener des actions d’information telles que : production et distribution de matériel multimédia ou audiovisuel à caractère innovant, campagnes publiques d’affichage, événements médiatiques, conférences ou séminaires…

Depuis l’an 2000, presque 25 M€ ont été octroyés à plus de 480 projets.

Campagne de promotion de l’Europe, comme première destination touristique au monde

Afin de rehausser le profil de l’Europe comme une destination touristique mondiale, l’objectif principal de cet appel d’offres est de développer et mettre en œuvre une stratégie de communication pour promouvoir l’image de l’Europe comme une collection de destinations touristiques durables, diverses et de haute qualité.

Les cibles définies sont « les nouvelles sources potentielles du marché des destinations européennes », à savoir les classes moyennes des “BRIC”: Brésil, Russie, Inde et Chine, ainsi que l’Argentine et le Chili.

Campagne d’information sur la sécurité des jouets dans l’UE

Spécifiquement destinée aux PME directement impliqués sur le marché de la fabrication et la distribution des jouets, une campagne d’information est programmée pour « mieux faire comprendre et appliquer les nouvelles exigences en matière de sécurité des jouets ».

Campagne d’information sur l’Union européenne en Islande

Dans le cadre de la procédure de pré adhésion de l’Islande à l’UE, une campagne de communication est envisagée en vue d’améliorer la connaissance et la compréhension de l’Union européenne, en Islande.

L’objectif de la campagne, selon l’appel d’offre, consiste à faciliter le débat et informer la société islandaise sur l’UE, afin de contribuer ainsi à donner aux citoyens informés les moyens de se forger leurs propres conclusions.

Le plan de communication pluriannuel comprend des actions sur le web et les médias sociaux, la gestion d’événements, des relations avec les médias, ainsi que la mise en place et la gestion d’un centre d’information de l’UE.

Quelles sont les clés du succès de ces futures campagnes de communication ?

Les clés du succès résident d’une part, dans la définition d’une « bonne stratégie » et d’autre part, dans la réalisation d’une « bonne création » :

D’une part, une « bonne stratégie », qu’est-ce que cela signifie ?

  • Fonder la pertinence et la performance à partir de la stratégie de marque ;
  • Déployer le capital émotionnel de la marque ;
  • Poser la problématique de communication, fonder un parti stratégique qui réponde aux objectifs et aux cibles.
  • Formuler le concept créatif et l’exprimer à travers tous les supports de la communication.

D’autre part, une « bonne création », comment attirer l’attention et créer l’empathie et la mémorisation ?

  • Certains vont privilégier l’émotion au risque souvent d’être retranscrit sur un ton nostalgique.
  • D’autres vont chercher à choquer au risque de brutaliser avec excès le public.
  • Selon Gabriel Szapiro, les clefs de la réussite d’une campagne de communication reposent sur les « 4 valeurs du paradoxe » : l’humour, l’intrigue, l’inattendu et la séduction.

Patience, dans les prochains mois, nous découvrirons ces futures campagnes de communication européenne…

Le plagiat atteint-il aussi l’espace public européen en ligne ?

Naturellement, l’exercice du blog est une activité qui n’est pas sans risque. Risques liés aux trolls dans les commentaires. Risques correspondant aux citations plus ou moins à propos. Ces risques sont normaux et font partie des règles du jeu. En revanche, le plagiat pur et simple – le copier-coller sans citation de l’auteur – doit être dénoncé, surtout lorsqu’il est réalisé par une personne qui se réclame de son professionnalisme et publie pour le compte d’un acteur influent.

Pauline Desmarest, responsable de la communication Internet à la Fondation Robert Schuman vient de se livrer au plagiat dans « Facebook, Twitter : des outils incontournables pour l’avenir de la démocratie européenne ? ». Une pratique également condamnée par Mathew Lowry, lui aussi victime.

Plagiat n°1 : l’exigence de transparence

Le 9 mars 2011, je publiai « La transparence peut-elle renforcer la légitimité démocratique de l’UE ? » dans lequel j’abordai l’enjeu de la « nouvelle » transparence : la responsabilisation d’un public inclus dans la décision :

« Bien plus que de simplement connaître les résultats du processus décisionnel européen, l’exigence de transparence porte davantage, aujourd’hui, sur l’ouverture pondérée des données publiques qui devraient êtres portés à l’attention du public pour l’inclure dans la prise de décision publique. »

Plagiat de Pauline Desmarest de la Fondation Robert Schuman :
« Bien plus que de simplement connaître les résultats du processus décisionnel européen (comme c’est le cas aujourd’hui), l’exigence de transparence porte désormais davantage sur l’ouverture pondérée des données publiques qui devraient être portées à l’attention du public pour peser dans la prise de décision publique. Autrement dit, l’enjeu de la  » nouvelle  » transparence réside dans la responsabilisation d’un public acteur de la décision. »

Plagiat n°2 : les avantages des réseaux sociaux pour la communication européenne

Le 1 février 2011, je publiai « Quels sont les coûts pour la communication européenne de ne pas investir les médias sociaux ? » dans lequel j’abordai 4 coûts de ne pas investir les médias sociaux, dont celui de détériorer la relation entre l’UE et les citoyens européens :

« Ne serait-il pas en effet plus conforme aux usages quotidiens d’assurer une présence en ligne sur le carrefour d’audiences que constitue Facebook pour répondre aux interrogations des Européens plutôt qu’au travers d’une plateforme téléphonique inconnue par une très large majorité ? »

Plagiat de Pauline Desmarest de la Fondation Robert Schuman :
« Ne serait-il pas plus conforme aux usages actuels de renforcer sa présence sur le carrefour d’audiences que constitue Facebook pour répondre aux interrogations des Européens plutôt qu’au travers du centre d’appel  » Europe Direct « , cette plateforme téléphonique inconnue par une très large majorité d’Européens ? »

Plagiat n°3 : mieux s’adapter à la révolution du Web social : recommandations pour une meilleure utilisation des réseaux sociaux

Le 5 janvier 2011, je publiai « Comment la communication de l’UE s’adapte-t-elle au web social ? » dans lequel je développai les adaptations de la communication européenne avec les médias sociaux :

« La communication actuelle de l’UE dans le web social s’inscrit dans une logique d’échange

Aujourd’hui, la communication de l’UE dans le web social consiste à sensibiliser un public relativement passif au travers d’échanges limités avec des cibles potentiellement nombreuses mais faiblement engagées.

La communication future de l’UE dans le web social s’inscrira dans une logique d’engagement

Demain, la communication de l’UE dans le web social consistera de plus en plus à activer l’engagement des internautes en leur proposant de jouer des « rôles » plus élaborés. »

Plagiat de Pauline Desmarest de la Fondation Robert Schuman : « La communication actuelle de l’UE sur le Web social s’inscrit dans une logique d’échange. Elle consiste à sensibiliser un public relativement passif au travers d’échanges limités avec des cibles potentiellement nombreuses mais faiblement engagées. (…)Il est essentiel d’impliquer les citoyens sur la Toile en leur proposant de jouer des  » rôles  » plus élaborés que les échanges de contenus ou une simple notification  » I like « . »

Plagiat n°4 : un code de conduite sur les réseaux sociaux

Le 31 janvier 2011, je publiai « Comment la Commission européenne s’est-elle dotée d’une charte de communication dans les médias sociaux ? » :

« En avril 2010, sous la responsabilité de Bert Van Maele, le responsable médias sociaux au sein de la DG Communication à la Commission européenne, un blog « Waltzing Matilda » dédié à la communication sur les médias sociaux est ouvert afin d’« apprendre comment la Commission peut utiliser les médias sociaux pour communiquer avec les citoyens ».

En juin 2010, un plan d’actions présenté par Viviane Reding préconise la mise en place d’un réseau de « 10 à 15 experts en médias sociaux au sein de la Commission » pour assurer « une surveillance des blogs et les réseaux sociaux et une réfutation instantanée » (mesure 10).

Juste avant la fin de l’année, une stratégie et des lignes directrices ont été approuvées en interne entre la DG COMM et le cabinet de Reding.

Quoique l’approche envisagée des médias sociaux révèle une profonde méfiance, la formalisation d’une organisation marque une prise en compte indéniable du web social par la Commission européenne. »

Plagiat de Pauline Desmarest de la Fondation Robert Schuman :
« La Commission européenne a mis en œuvre une stratégie pour communiquer sur les médias sociaux approuvée fin 2010 par la DG COMM et le cabinet Reding.
Si la formalisation de cette stratégie marque une prise en compte indéniable du Web social par la Commission européenne, cette charte n’a cependant pas encore été publiée en externe.
En avril 2010, sous la responsabilité de Bert Van Maele, le responsable de l’information et de la communication – Internet au sein de la DG COMM, un blog  » Waltzing Matilda  » dédié à la communication sur les médias sociaux a été ouvert afin d’apprendre comment la Commission peut utiliser les médias sociaux pour communiquer avec les citoyens « .
(…)
La Commission européenne, dans un plan d’action présenté en juin 2010 par Viviane Reding, préconise la mise en place d’un réseau de  » 10 à 15 experts en médias sociaux au sein de la Commission  » pour assurer  » une surveillance des blogs et des réseaux sociaux et une réfutation instantanée  » (mesure 10). »

Plagiat n°5 : pour la création d’un ‘EU Community manager’

Le 27 avril 2009, je publiai « Union européenne et Internet : pour la création de « EU community managers » pour une communication européenne « de la demande » ? » dans lequel je présentai les contours de ce futur métier :

Métier aujourd’hui inexistant, les « EU community managers » serait des médiateurs, des créateurs de liens entre l’UE et les internautes, plus particulièrement responsable :

  • du monitoring et du feed-back : veille sur le web, état des lieux de l’e-réputation de l’UE + rétroaction ;
  • de la mise en place de contenus : gestion des User Generated Content (UGC) et Social Media Optimisation (SMO) ;
  • de la création et l’animation de communautés : fédérer et fidéliser les internautes autour de la marque UE en créant une communauté conviviale ;
  • de la visibilité de l’UE auprès des réseaux sociaux ;
  • du webmarketing : référencement du site, netlinking, partenariats entre sites web, affiliation…

Plagiat de Pauline Desmarest de la Fondation Robert Schuman :
Ces EU community managers seraient des médiateurs, des créateurs de liens entre l’UE et les internautes, plus particulièrement responsables de veille sur le Web, de la mise en place de contenus, de la création et de l’animation de communautés.

Edit : plagiat n°6 : la communication européenne face à l’ambivalence des réseaux sociau

Le 11 février 2011, je publiai « La révolution démocratique de l’UE se fera-t-elle par les médias sociaux ? » dans lequel j’étudiai les médias sociaux face à la crise de la démocratie représentative :

  • « Ni vision angélique de médias sociaux qui sauveraient la représentation politique par la participation citoyenne, même si ceux-ci incontestablement bousculent les attentes et les pratiques des élus et des citoyens ;
  • Ni vision diabolique de médias sociaux qui détruiraient le pouvoir des élus par la mobilisation civique, même si ceux-ci indubitablement renversent les habitudes des élus et des citoyens (quoique cette vision soit effectivement angélique lorsqu’il s’agit de renverser le pouvoir de régimes anti-démocratiques…) ;

Mais un constat : la révolution numérique transforme le système démocratique.

En quoi, le fait que « la société civile a pris le pouvoir sur Internet » constitue-t-elle éventuellement une opportunité pour réaliser la « révolution démocratique » de l’UE ?

D’abord, les médias sociaux modifient l’espace du débat public. L’ère du débat public vécu par procuration avec la TV n’existe plus à l’heure de Facebook, Twitter et Youtube.

Cette nouvelle configuration du débat public peut représenter une opportunité pour l’UE à condition de savoir organiser les espaces européens de dialogue/échange/partage. »

Plagiat de Pauline Desmarest de la Fondation Robert Schuman :
Certains politiques se désintéressent des réseaux sociaux leur attribuant une vision négative pouvant amoindrir leur pouvoir. Il est vrai qu’ils renversent indubitablement les habitudes des élus et des citoyens et qu’ils modifient l’espace du débat public. L’Union européenne doit saisir cette nouvelle configuration pour organiser son espace de dialogue et de partage.

Edit : plagiat n°7 : engager les internautes

Le 8 octobre 2009, je publiai « Comment la communication européenne peut-elle répondre à la révolution du web social ? » :

« Sur le web, plus qu’ailleurs, un rééquilibrage des pouvoirs s’établit, avec une relation plus égale entre l’émetteur et le récepteur.

Le plein usage du web social rend obsolète le modèle de communication asymétrique reposant sur la distinction ordinaire entre émetteur et récepteur.

La nouvelle culture née du web social implique une révolution copernicienne du métier de communicant avec un renversement des pouvoirs, une rupture radicale marquée par le transfert d’autorité à l’internaute « de base », puisque les internautes – qu’ils soient experts ou simples utilisateurs – peuvent eux-mêmes, sur un pied d’égalité, devenir la source et reprendre le contrôle du flux des communications. »

Plagiat de Pauline Desmarest de la Fondation Robert Schuman : Une relation plus égale entre l’émetteur (les politiques) et le récepteur (les citoyens) s’établit grâce au Web social. Ainsi, la véritable révolution à réaliser grâce aux réseaux sociaux serait que l’Union européenne donne une place centrale aux citoyens et les mette sur un pied d’égalité avec les politiques.

Finalement, le plus regrettable – au-delà du plagiat, qu’il n’est jamais trop tard d’amender en citant les sources réelles – c’est l’attitude de l’auteur de cette note, symptomatique d’une difficulté à citer la moindre source d’informations non officielle, ce qui ne pouvait pas ne pas poser problème en traitant de la communication européenne dans les médias sociaux.

Nota bene 1 : La Fondation Robert Schuman a dans un premier temps modifié l’article mis en ligne en y ajoutant les liens vers les sources mobilisées.

Nota bene 2 : Par un e-mail, que le blog 27etc reproduit, la Fondation Robert Schuman a signifié que l’article était définitivement retiré de leur site. Dont acte.

Quels sont les derniers Prix reçus en communication européenne ?

Peu pourvues en prix – sauf « 2 Grand Prix Empreintes en 2 ans pour la communication européenne anti-tabac » et « Euronews, lauréate du Prix Européen de la Communication 2009 » délivré par l’Association Européenne des Directeurs de Communication (AEDC) – quelles sont les dernières distinctions pour la communication européenne ?

“European Information Association’s 2011 Awards” pour le Portail e-Justice européen

Premier prix à signaler, celui de l’“European Information Association” disparu le 31 décembre 2012 et remplacé par l’Eurojargon, un glossaire sur les mots de l’UE.

Certes, il s’agit d’une distinction délivrée par un « noyau d’expertise sur l’information de l’UE », qui estime que « l’ignorance de l’Union est préjudiciable à la discussion sur les questions sensibles » à la vie de ses citoyens en les rendant vulnérables à la désinformation. Peu de surprise donc à voir une action de communication de l’UE primée.

Mais, la reconnaissance de cette association scrupuleuse en matière d’accès à l’information sur l’UE pour les citoyens européens reconnaît la qualité pédagogique et informative du portail e-Justice européen, utile en matière de démarches juridiques.

“SABRE Finalists” pour la campagne “Biodiversity: We Are All in This Together”

Seconde distinction, la nomination de la campagne de communication de la DG Environnement en finale de la compétition internationale des “SABRE Awards” organisée par “The Holmes Report”.

Quoique le prix n’ait pas été finalement décerné à cette action, la nomination est intéressante car elle reconnaît l’intention de cette campagne – que nous avions présentée en avril 2010 – de réaliser une démarche de sensibilisation d’un public jeune aux enjeux de la biodiversité en se reposant largement sur les médias sociaux et en particulier une application Facebook.

biodiversify_friends“Gold award in the Governmental Agency category at the Horizon Interactive awards” pour le site “The EU, what’s in it for me? ”

Dernière distinction, le Prix Horizon Interactive : horizoninteractiveawards.com (en or !) pour le site Internet réalisé par la Représentation de la Commission au Royaume-Uni. Une distinction qui existe depuis 2001 pour « reconnaître l’excellence dans la production de médias interactifs dans le monde ».

the-eu-and-me.org.uk

Une belle reconnaissance de la profession pour un portail d’information interactif – que nous jugions lors de sa sortie en janvier 2010 – agréable à consulter et particulièrement instructif en évacuant toute approche institutionnelle sur ce que l’UE fait concrètement pour les citoyens du Royaume-Uni.

Ainsi, quoique les distinctions soient rares pour la communication européenne, les quelques prix récoltés illustrent que la créativité, l’ingéniosité et l’utilité paient pour communiquer efficacement sur les actions de l’UE.

Communication de l’UE : qui doit maîtriser la prise de parole dans le web social ?

Le web social soulève de nouvelles pratiques pour toutes les organisations, notamment en matière de prise de parole. L’enjeu schématiquement (cf. « Comment la communication européenne peut-elle répondre à la révolution du web social ? ») consiste à passer :

  • d’une communication few-to-many qui repose sur la maîtrise d’une offre de contenus et l’utilisation de canaux de diffusion dans une logique top-down ;
  • à une communication many-to-few qui repose sur l’interaction permanente entre les internautes-citoyens et les « porte-parole » dans une logique bottom-up.

Dans cette transformation, comment s’organise la communication de la Commission européenne et particulièrement la « prise de parole » dans le web social ?

Le service du porte-parole : une légitimité auprès des journalistes mais une culture du web social à acquérir

Créé il y moins d’une décennie, le service du porte-parole de la Commission européenne est l’organe légitime pour maîtriser la parole officielle de l’institution, tout spécialement auprès des journalistes.

Organisé de manière sectorielle en fonction des politiques publiques de l’UE, chaque porte-parole maîtrise dans son champ d’intervention les « éléments de langage » transmis aux médias traditionnels.

Doté récemment de comptes Twitter – 22 porte-parole quasiment tous identifiés par leurs noms « ECspokes » – le service du porte-parole semble avoir été choisi pour porter la voix de la Commission européenne sur ce réseau particulièrement utilisé par les journalistes.

Quoique la présence des porte-parole de la Commission européenne sur Twitter apparaisse plutôt comme une démarche judicieuse – nonobstant la période d’apprentissage plus ou moins longue – il s’agit d’une ouverture aux médias sociaux relativement réduite, puisque les usages envisagés sur cette plateforme se réduiront à un prolongement de l’activité auprès des journalistes, éventuellement élargie à une sphère de bloggeurs-experts-influents…

Les éditeurs et webmasters du portail Europa : une légitimité liée à la présence sur le web mais une mission réduite en matière de web social

Conscient des « potentiels » liés au web social, une poignée d’éditeurs et de webmasters à la Commission européenne interpelle dans une lettre ouverte José Manuel Barroso afin d’« exploiter la puissance d’Internet pour une meilleure communication ».

Inscrit dans une démarche davantage ouverte tant au niveau des émetteurs européens que des plateformes et outils sociaux : « encourager / autonomiser le personnel de la Commission dans l’utilisation des réseaux sociaux pour communiquer aussi sur leurs travail via blogs, réseaux sociaux etc… », l’enjeu d’« offrir de nouvelles possibilités d’engagement du public » est également posé.

Néanmoins, le plan d’actions de la Commissaire à la communication, Viviane Reding préconise la mise en place d’un réseau défensif de « 10 à 15 experts en médias sociaux au sein de la Commission » pour assurer « une surveillance des blogs et les réseaux sociaux et une réfutation instantanée » (mesure 10).

Ainsi, alors que les éditeurs et webmasters semblaient envisager une parole plus ouverte (en termes de médias sociaux et de public), les porte-parole apparaissent comme les « avant-garde » timides pour la communication de l’UE dans le web social.

Quelle est l’audience cumulée de la Commission européenne sur Twitter ?

Avec une audience cumulée de 67 170 Followers pour un total de  37 501 Tweets, la Commission européenne dans ses différentes expressions assure une présence active sur Twitter. Quels en sont les principaux acteurs ?

Les précurseurs : la voix officieuse et la plus ancienne sur Twitter

Avec un total de 22 138 Tweets, dont 15 675 pour une seule personne, les précurseurs sont les plus actifs sur le réseau avec un volume de 5 665 Followers :

  • Dick Nieuwenhuis (communicant au Service extérieur de l’UE), le plus actif : @dicknieuwenhuis : 15 675 Tweets et 1 318 Followers
  • Antonia Mochan (communicante à la Représentation à Londres), la plus followée : @euonymblog : 3 220 Tweets et 1 782 Followers
  • Anne Christensen (communicante dans l’équipe médias sociaux) : @AnneCbxl : 2 178 Tweets et 1 339 Followers
  • Tony Lockett (communicant sur la politique régionale européenne) : @TonyLbxl : 640 Tweets et 541 Followers
  • Sandra Cavallo (web manager à la DG Entreprise) : @sandracavallo : 302 Tweets et 283 Followers
  • Bert Van Maele (le responsable de l’équipe médias sociaux à la DG COMM) : @BertVMbxl : 123 Tweets et 402 Followers

Les porte-parole : la voix officielle et la plus récente sur Twitter

Avec un total de 748 Tweets pour 3 989 Followers, les 22 porte-parole quasiment tous identifiés par leurs noms « ECspokes » sont les récemment inscrits sur Twitter :

  • Koen Doens (le responsable du service du porte-parle) : @ECspokesKoen : 249 Tweets et 731 Followers
  • Pia Ahrenkilde : @ECspokesPia : 34 Tweets et 678 Followers
  • Mark Gray : @ECspokesMark : 11 Tweets et 378 Followers
  • Jens Mester : @ECspokesJens : 40 Tweets et 249 Followers
  • Leonor Ribeiro : @ECspokesLeonor : 4 Tweets et 221 Followers
  • Michael Mann : @ECspokesMikeM : 10 Tweets et 166 Followers
  • Michael Karnitschnig : @ECspokesMichael : 38 Tweets et 207 Followers
  • Roger Waite : @ECspokesRoger : 132 Tweets et 308 Followers
  • Cezary Lewanowicz : @ECspokesCezary : 1 Tweet et 86 Followers
  • Amadeu Altafaj : @ECspokesAmadeu : 2 Tweets et 62 Followers
  • Ferran Tarradellas : @ECspokesFerran (aujourd’hui @TarradellasEU) : 7 Tweets et 35 Followers
  • Isaac Valero : @ECspokesIsaac : 14 Tweets et 53 Followers
  • Marilyn Carruthers : @ECpressMarilyn (aujourd’hui @Marilyneque) : 0 Tweet et 35 Followers
  • Myriam Sochacki : @ECspokesMyriam : 4 Tweets et 63 Followers
  • John Clancy : @EUJohnClancy : 8 Tweets et 75 Followers
  • Patrizio Fiorilli : @ECspokesbudget (aujourd’hui fermé) : 48 Tweets et 92 Followers
  • Helene Banner : @ECspokesHelene: 2 Tweets et 27 Followers
  • Dennis Abbott : @DennisAbbott : 60 Tweets et 178 Followers
  • Joe Hennon : @joehennon : 70 Tweets et 237 Followers

A noter que le compte officiel de la Commission européenne @EU_Commission géré par le service du porte-parole comptabilise davantage de Followers que l’ensemble des porte-parole réunis avec 6 962Followers et 587 Tweets en anglais.

Les Commissaires : la voix politique et la plus suivie sur Twitter

Avec un total de 26 986 Followers pour 1 876 Tweets, les 7 Commissaires européens sont la voie la plus suivie, en raison de l’audience de Neelie Kroes (Vice-présidente, titulaire du portefeuille « Société numérique ») :

  • Neelie Kroes : @NeelieKroesEU : 927 Tweets et 17 495 Followers
  • Viviane Reding (Vice-présidente, Justice, Droits fondamentaux et Citoyenneté + Communication) : @VivianeRedingEU : 179 Tweets et 2 950 Followers
  • Connie Hedegaard (Action climatique), la dernière arrivée : @CHedegaardEU : 23 Tweets et 297 Followers
  • Janez Potočnik (Environnement) : @JanezPotocnik22 : 213 Tweets et 2 077 Followers
  • László Andor : (Emploi, Affaires sociales et Insertion), l’avant dernier inscrit : @LaszloAndorEU : 127 Tweets et 516 Followers
  • Maria Damanaki (Affaires maritimes et Pêche) : @MariaDamanakiEU : 35 Tweets et 209 Followers et @damanaki : 110 Tweets et 1 452 Followers
  • Kristalina Georgieva (Coopération internationale, Aide humanitaire et Réaction aux crises) : @KGeorgievaEU : 262 Tweets et 1 990 Followers

Les Directions Générales : la voie experte sur Twitter

Quoique peu nombreuses – comme le recense la page « Suivez l’UE sur Twitter » – avec seulement 6 DG présentes en ligne, l’audience cumulée s’élève déjà à 10 559 Followers pour 3 539 Tweets :

  • EU External Action : @EU_EEAS : 2 013 Tweets et 3 010 Followers
  • DG ECFIN : @ecfin : 469 Tweets et 2 205 Followers
  • EU Regional Policy : @EU_Regional : 108 Tweets et 412 Followers
  • Enterprise&Industry : @EU_Growth : 390 Tweets et 540 Followers
  • EC Development : @ECDevelopment : 298 Tweets et 1 930 Followers
  • EU Consumer Affairs : @EU_Consumer : 261 Tweets et 2 462 Followers
  • EU social : @EU_Social : 335 Tweets et 915 Followers

Dans cette catégorie, le compte @EU Careers se distingue avec 5 706 Followers et 523 Tweets.

Les Représentations : la voix locale sur Twitter

Avec un total de 13 350 Followers pour 8 342 Tweets, les différentes Représentations de la Commission dans les États-membres ou auprès d’États étrangers sont une voie encore limitée mais possédant un potentiel de développement important :

  • Europa in Nederland : @EUinNL : 4 908 Tweets et 1 737 Followers
  • EC in UK : @EUlondonrep : 328 Tweets et 774 Followers
  • EC Rep Ireland : @Eurireland : 620 Tweets et 2 822 Followers
  • La CE en España : @UEmadrid : 368 Tweets et 1 611 Followers
  • Comissió Europea in Barcelona : @EUinBCN : 609 Tweets et 2 067 Followers
  • EC Rep Ireland : @Eurireland : 620 Tweets et 2 822 Followers
  • Comisia Europeana : @RCERomania : 193 Tweets et 82 Followers
  • EC_StockholmRep : @ec_stockholmrep : 95 Tweets et 127 Followers
  • EU Delegation in the Philippines : @EUinthePH : 39 Tweets et 7 Followers
  • EU in Belarus : @EUinBelarus : 46 Tweets et 87 Followers
  • Delegasi Uni Eropa : @uni_eropa : 128 Tweets et 122 Followers
  • EU Delegation to USA : @EUintheUS : 342 Tweets et 635 Followers
  • EU delegation to UN : @EUatUN : 46 Tweets et 457 Followers