Twitter : comment communiquent les directions de la Commission européenne ?

Après le palmarès des membres du Collège de la Commission européenne sur Twitter, place à l’étude des 32 directions générales sur Twitter. Alors qu’il y a un an seulement 2 DG dépassaient les 5 000 Followers, sur un total de 15 comptes, qu’en est-il aujourd’hui ?

Hausse de 40% du nombre de comptes et de 300% du nombre de Followers

En un an, le paysage de la Commission européenne sur Twitter a profondément progressé, non pas tant par la hausse du nombre de comptes qui est passé de 15 à 22, pour 18 directions engagées mais surtout par la multiplication par 3 du nombre de Followers, avec une communauté globale de 120K Followers, dont 6 comptes autour ou à plus de 10K Followers.

Twitter_DG_EC_2013Les nouveaux entrants sont globalement peu nombreux sur l’année écoulée :

Les grands absents sur Twitter sont encore nombreux :

  • la DG Communication, quoique le compte officiel de la Commission européenne avec plus de 91K Followers ne soit pas à oublier ;
  • ni la DG Agriculture ni la DG Affaires maritimes ne sont présentes ;
  • aucune des politiques européennes exclusives telles que la Concurrence et le Commerce ne sont sur Twitter ;
  • d’autres politiques importantes ne sont également pas – encore – engagées : Education et culture, Energie, Transports ;
  • les missions internes à l’institution ne sont pas logiquement identifiées (Affaires intérieures, RH, information et traduction).

Les plus actifs et les mieux engagés sur Twitter sont :

  1. le service européen de l’action extérieur @EU_EEAS (la « diplomatie » de l’UE) : le compte est le 1er en étant le plus suivi avec près de 22K de Followers ;
  2. la DG Connect qui s’occupe de l’Agenda numérique @DigitalAgendaEU : le compte est 2e en ayant le plus d’abonnés (2K) et « seulement » 10K de Followers ;
  3. l’agence pour l’environnement @EUEnvironnement, quoiqu’il ne s’agisse pas de la DG ENV est en 3e position avec un peu plus de 10K de Followers ;
  4. @EU_Social de la DG emploi, affaires sociales et inclusion est 4e avec 9 619 Followers ;
  5. @ECFIN de la DG Affaires économiques et financières est 5e sur un sujet difficile en étant suivi par 9 497 Followers ;
  6. @EU_Regional de la DG Politique régionale est 6e avec 9 343 Followers ;
  7. la DG SANCO est particulièrement active avec 2 comptes lancés courant 2012 @EU_Consumer avec 7 787 Followers et @EU_Health avec 1 711 Followers ;
  8. @EU_Enterprise de la DG Entreprises et Industries est 8e avec 7 754 Followers ;
  9. @InnovationUnion est 9e avec 6 373 Followers et la palme du nombre de tweets (près de 10K) pour la DG Recherche et Innovation ;
  10. @EUInterpreters est 10e avec 4 845 Followers.

Au total, l’investissement de la Commission européenne est inégal en fonction des directions générales, pourtant les résultats prouvent l’intérêt de développer une communauté sur Twitter

Palmarès des membres de la Commission européenne actifs sur Twitter en 2013

Que de chemin parcouru depuis le 1er classement en 2010 des membres de la Commission européenne avec seulement 2 Commissaires actifs. Début 2013, ce sont maintenant 20 Commissaires, dont le président qui sont actifs sur Twitter…

Progression impressionnante de l’activité de la Commission sur Twitter

En quelques années, Twitter s’est imposé comme le média social de l’eurosphère.

La progression s’est révélée régulière avec 6 Commissaires en janvier 2011 et 12 Commissaires en janvier 2012. Début 2013, pas moins de 20 Commissaires, dont le président Barroso, soit près de 75% du collège, sont actifs sur Twitter. D’une année sur l’autre, il s’agit à chaque fois d’un doublement de la présence.

Rien que sur l’année 2012, plusieurs mesures de l’activité globale de la Commission européenne permettent de mesurer la progression :

  • 70 435 Followers et 5 600 Tweets en janvier 2012 ;
  • plus de 100 00 Followers et plus de 8 000 Tweets en milieu d’année 2012 ;
  • 209 524 Followers et 18 630 Tweets en janvier 2013.

palmares_Twitter_Commission_2013Classement des Commissaires européens sur Twitter

Avec des niveaux d’engagement des Commissaires très inégaux – notamment s’agissant de l’intervention directe d’un membre de la Commission, encore rare face aux comptes gérés par les équipes, la communication s’est néanmoins professionnalisée, ce qu’indique notamment les 13 « verified accounts ».

Le podium des comptes les plus engagés répond à plusieurs logiques tenant à la fois du portefeuille (Neelie Kroes en charge de la Société numérique est en top du classement) ou de la fonction (José Manuel Barroso, président de la Commission est également bien placé).

Voici la liste des 20 Commissaires européens effectivement actifs sur Twitter début 2013 :

  • Neelie Kroes (Vice-présidente, Société numérique) demeure la Commissaire la plus active (3 605 Tweets) et la plus suivie (58 729 Followers) ;
  • José Manuel Barroso (Président) s’est inscrit avec beaucoup de retard – seulement au cours de l’année 2012 – et est devenu l’un des plus suivi (23 996 Followers) et le plus ouvert avec 1 209 Followings, avec seulement 205 Tweets ;
  • Michel Barnier (Marché intérieur et Services) se positionne en 3e du palmarès avec 17 252 Followers ;
  • Viviane Reding (Vice-présidente, Justice, Droits fondamentaux et Citoyenneté + Communication) est quasi à égalité sur la 4e marche du podium avec 17 150 Followers ;
  • Connie Hedegaard (Action climatique) est 5e dans le classement avec 13 676 Followers, une prouesse au vue de son portefeuille plutôt limité ;
  • Janez Potočnik (Environnement) est 6e et le dernier Commissaire à disposer de plus de 10 000 Followers (10 945 Followers) ;
  • Kristalina Georgieva – ex @KGeorgievaEU (Coopération internationale, Aide humanitaire et Réaction aux crises) est 7e avec 8 555 Followers ;
  • Cecilia Malmström (Affaires intérieures) se positionne 8e alors qu’elle ne s’est inscrite qu’au cours de l’année 2012, une position due à sa communication personnelle très adaptée au réseau social ;
  • María Damanáki (Affaires maritimes et Pêche) est 9e et doublement présente – une exception – avec un compte officiel (5 471 Followers) et un compte personnel en grec (7 277 Followers) ;
  • Andris Piebalgs (Développement) est 10e  avec 7 833 Followers ;
  • Siim Kallas (Vice-président, Transports) est 11e avec 5 649 Followers ;
  • Štefan Füle (Élargissement et Politique européenne de voisinage) est 12e avec 5 519 Followers, alors qu’il est actif depuis seulement moins d’un an ;
  • László Andor (Emploi, Affaires sociales et Insertion) est 13e avec 5 478 Followers ;
  • Antonio Tajani (Vice-président, Industrie et Entreprises) est 14e avec 4 208 Followers acquis au cours de l’année écoulée ;
  • Androulla Vassiliou (Éducation, Culture, Multilinguisme et Jeunesse) est 15e avec 3 461 Followers acquis là encore au cours de l’année écoulée ;
  • Maroš Šefčovič (Vice-président, Relations inter-institutionnelles et Administration) qui a début au cours de l’année 2011 est 16e avec 2 448 Followers, une belle prouesse au vue des enjeux « internes » liés à son portefeuille ;
  • Algirdas Semeta (Fiscalité, Union douanière, Audit et Lutte anti-fraude) est 17e avec 1 672 Followers ;
  • Günther Oettinger (Énergie) est 18e avec 1 569 Followers en ayant débuté en 2012 ;
  • Joaquín Almunia (Vice-président, Concurrence) est 19e et le dernier Commissaire vraiment actif avec seulement 532 Followers ;
  • Johannes Hahn (Politique régionale) est virtuellement 20e avec un compte qui semble officiel mais qui est actuellement protégé.

Sinon, voilà la liste des 7 Commissaires européens encore récalcitrants :

  • Catherine Ashton (Première Vice-Présidente, Haut représentant pour les Affaires étrangères) : son absence pour le moins surprenante est « compensée » par le compte officiel du Service européen pour l’action extérieure (21 548 Followers et 5 100 Tweets) ;
  • Olli Rehn (Affaires économiques et monétaires) ;
  • Karel De Gucht (Commerce) ;
  • Tonio Borg (Santé et Politique des consommateurs) ;
  • Máire Geoghegan-Quinn (Recherche, Innovation et Science) ;
  • Janusz Lewandowski (Budget et Programmation financière) ;
  • Dacian Cioloş (Agriculture et Développement rural) ;

Ainsi, en quelques années, Twitter s’est imposé comme un canal de communication majoritaire au sein du collège de la Commission européenne.

Comment Twitter s’est imposé dans la communication des présidences tournantes du Conseil de l’UE ?

Il y a des signes qui ne trompent pas : la présidence lituanienne ne sera officiellement lancée qu’au 1er juillet 2013 et pourtant déjà plus de 500 Tweets ont été publiés par le compte @EU2013LTpress ; la présidence irlandaise vient à peine de se présenter et pourtant le compte Twitter @eu2013ie est déjà « vérifié ». Twitter est aujourd’hui incontournable dans la communication des présidences tournantes du Conseil de l’UE. Comment s’est-il imposé ?

2009 : innovation avec le 1er compte Twitter de la présidence suédoise

C’est la présidence suédoise au 2nd semestre 2009 qui la 1e ouvre un compte Twitter précurseur @se2009eu qui n’aura émis au total que 174 Tweets.

Le 1er tweet des présidences tournantes du Conseil de l’UE remonte à mai 2009 :

2010 : le ministre belge des Affaires européennes est sur Twitter

Au 2nd semestre 2010, la présidence belge du Conseil de l’UE innove encore davantage. Non seulement, dès la page d’accueil du site une rubrique « Twitter of the Presidency » est proposée mais également une page dédiée aux « Contributeurs Twitters » lors de la présidence semestrielle.

En plus du compte officiel @BE_Presidency, Olivier Chastel, alors Secrétaire d’État aux Affaires européennes est particulièrement actif sur Twitter avec le compte @PRES_Chastel (aujourd’hui fermé). Il est toujours en ligne aujourd’hui en tant que Ministre du Budget et de la Simplification administrative du gouvernement belge.

2011 : les porte-paroles de la présidence hongroise du Conseil de l’UE sont sur Twitter

Au 1er semestre 2010, la présidence hongroise se déploie encore davantage sur Twitter avec le compte dorénavant traditionnel @HU_Presidency et les comptes Twitter des porte-paroles de la présidence : Hajdú Márton et Gergely Polner qui seront particulièrement actifs, notamment auprès des Eurobloggeurs.

Depuis, l’activité en matière de communication des présidences tournantes du Conseil de l’UE est immanquablement marquée par une présence active sur Twitter :

  • @PL2011_eu et @PLpresidency_KN au 2nd semestre 2011 lors de la présidence polonaise ;
  • @EU2012DK et @DKinEU animé par les porte-paroles à Bruxelles, Preben Aamann et Jakob Alvi au 1er semestre 2012 lors de la présidence danoise, pourtant revendiquée « low cost » ce qui confirme le caractère incontournable de ce canal ;
  • @CY2012EU et les porte-paroles N. Christodoulides et M. Karageorgis

Au total, la communication sur Twitter via un compte officiel et un compte animé par les porte-paroles ou par porte-parole semble peu à peu être devenu incontournable pour les présidences tournantes du Conseil de l’UE.

Y a-t-il un effet « prix Nobel » pour l’UE dans le web social ?

Alors que les « présidents » de l’UE (Conseil, Commission et Parlement) ont reçu lundi le prix Nobel de la paix à Oslo qui a été accordé début octobre à l’UE, assiste-t-on à un effet particulier dans les médias sociaux à l’occasion de cet événement planétaire ?

Globalement : forte présence lors de l’annonce du prix, faible retombée lors de la cérémonie de remise du prix

Avec un pic spectaculaire le jour de l’annonce qui culmine avec plus de 1 200 mentions (requête sur les mots clés « EU Nobel peace prize »), dont plus de 1 000 Tweets, le volume est décevant le jour de la remise du prix à Oslo, lundi dernier avec seulement 262 mentions.

NB : une forte discussion sur des forums américains anime le web social à quelques jours de la cérémonie officielle.

Focus sur Twitter

Avec au total 2 071 mentions soit une estimation de 5,3 millions d’impressions, Twitter est le média social largement le plus actif.

Le tweet le plus important porte sur le texte des discours de Barroso et Van Rompuy avec 165,595 impressions et 83 mentions.

Les autres tweets « populaires » sont largement plus critiques :

  • « Not so noble, or peaceful: EU Nobel Peace Prize disappointment » (34 Retweets)
  • « In Giving Prize to EU, Nobel Peace Prize Committee Ignores the Real Heroes of Peace and Freedom » (22 Retweets)
  • « Brilliant piece on rise of Greek Nazism. Yet another reason why awarding EU Nobel Peace Prize was a black joke » (16 Retweets)
  • EU Nobel Peace Prize ‘like giving an Oscar to a box office flop (13 Retweets)

Néanmoins, les principaux hashtags sont davantage issus de comptes célébrant le prix Nobel de la paix pour l’UE avec « #eu » (263 mentions) et « #eunobel » (130 mentions), ce dernier ayant été créé par les institutions européennes.

Focus sur Youtube

Les vidéos les plus importantes – dépassant les 10 000 vues – sont toutes critiques quant à la remise du prix Nobel de la paix à l’UE ; la source « Russia Today » se montrant particulièrement active.

Au total, l’effet « Prix Nobel » pour l’UE est assez limité si l’on compare les volumes correspondant à l’annonce avec les retombées liées à la remise du prix. Tandis que les conversations sur Twitter sont relativement équilibrées, Youtube est largement plus défavorable, sans présence significative de l’UE.

Quelles sont les recommandations des abstentionnistes pour la campagne de communication sur les prochaines élections européennes ?

En préparation des prochaines élections européennes en 2014, la DG Communication du Parlement européen met en place un « desk research » consacré à l’abstention et aux comportements électoraux de juin 2009 en vue d’une « stratégie de marketing social » pour les prochaines élections en mai 2014. Puisque la communication sur l’élection est un élément essentiel pour améliorer la participation électorale, quelles sont, en matière de communication, les recommandations des abstentionnistes ?

Etape 1 : identifier les profils des abstentionnistes

Avec une première étude : « Eurobaromètre Spécial : Enquête post-électorale sur les élections européennes de 2009 », le « desk research » établit que les abstentionnistes ne sont pas un groupe homogène.

Selon le moment, crucial, auquel ils ont pris leur décision de ne pas aller voter, les abstentionnistes se distinguent et les répartissent selon 4 catégories :

  • les abstentionnistes « impulsifs » (26%) : groupe le plus féminin, légèrement plus jeune, mais également plus éduqué et le plus actif. Enfin, ce sont ceux qui utilisent le plus fréquemment Internet : c’est le cas des deux-tiers d’entre eux, dont notamment 44% qui le font pratiquement tous les jours.
  • les abstentionnistes « réfléchis » (26%) : groupe le plus âgé et qui utilise Internet le moins fréquemment.
  • les abstentionnistes « inconditionnels » (18%) : groupe le plus masculin, mais surtout, moins éduqué (plus d’ouvriers et de chômeurs) et où les jeunes sont le plus représentés
  • les abstentionnistes « indéterminés » (30%) : groupe qui se distingue le moins de la moyenne des abstentionnistes hormis par la proportion importante de personnes déclarant avoir voté aux dernières élections nationales (73%, pour 57% de l’ensemble des abstentionnistes).

Conclusion, parmi les 4 groupes d’abstentionnistes, les impulsifs sont sans doute les plus susceptibles de se déplacer lors du scrutin de 2014. Ce groupe représente environ 15% de l’électorat européen.

Etape 2 : identifier les leviers pour inciter à voter

Avec une deuxième étude : « Eurobaromètre Qualitatif : Groupes d’entretien avec des abstentionnistes « impulsifs » et « indéterminés » sur les blocages et les incitations au vote », le « desk research » vise à renouer les liens avec ces abstentionnistes « mobilisables » et à dégager des pistes afin d’assurer une communication efficace (impact maximum du message délivré auprès des cibles).

Principaux enseignements des groupes d’entretien :

  • Principales sources d’information concernant le Parlement européen : médias classiques (journaux et télévision) et internet ;
  • Domaines clés augmentant résolument la probabilité d’aller voter : économie, santé et emploi ;
  • Connaissance sur les candidats et information sur les enjeux du vote : facteurs déterminant la décision d’aller voter ;
  • Demande d’informations et d’histoires positives sur l’UE, afin d’équilibrer le traitement négatif des médias ;

Suggestions quant à la meilleure manière de présenter les informations : diffusion régulière d’émissions de télévision sur le thème de l’Europe, émission de TV hebdo :  » la semaine au Parlement », rubrique du journal télévisé chaque soir, débats télévisés au cours de la campagne électorale et reportages en direct du PE.

Avis mitigés sur les campagnes de sensibilisation : très chères et trop ponctuelles, courriels directs et brochures à bannir, démarchage (porte à porte et téléphone) également très mal vu, textos tout aussi mal perçus.

Avis partagés quant à l’opportunité de faire appel aux médias sociaux : les plus jeunes pensent que le PE a sa pleine place sur les réseaux sociaux et d’autres estiment qu’il n’était pas convenable que le PE se présente en utilisant les médias sociaux.

Conclusion, il faut souligner les bénéfices associés au vote aux élections européennes :

  • mettre l’accent sur la valeur ajoutée de l’Europe en soulignant l’impact direct qu’exerce la législation sur la vie quotidienne de chacun ;
  • passer d’un sentiment abstrait et diffus des conséquences du vote européen à une perception plus concrète et ciblée des effets de celui-ci.

Au total, puisque les abstentionnistes les plus susceptibles d’aller voter semblent plutôt jeunes, éduqués, actifs et connectés, il est probable que les médias sociaux – qui ont progressé de manière exponentielle depuis 2009 et sont devenus le média privilégié de la jeunesse européenne – vont jouer un rôle majeur dans les prochaines élections européennes de 2014.

Une troisième étude Eurobaromètre permettra de récolter des informations sur les réseaux sociaux.

L’objet sera de prendre le pouls du débat sur un média qui accroît son importance d’années en années et qui est privilégié par les jeunes européens pour disséminer et obtenir de l’information autour de ce qui est dit sur la « toile » au sujet du Parlement européen, de son rôle, de son action et de sa capacité à avoir un impact positif sur la vie des Européens.

L’objectif de ce troisième volet sera dans un deuxième temps d’influencer via ces réseaux les internautes pour les inciter à aller voter en 2014.

Ainsi, les deux études Eurobaromètres du « desk research » au Parlement européen fournissent de précieuses recommandations pour la future campagne d’incitation à aller voter.