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Palmarès des membres de la Commission européenne actifs sur Twitter en 2013

Que de chemin parcouru depuis le 1er classement en 2010 des membres de la Commission européenne avec seulement 2 Commissaires actifs. Début 2013, ce sont maintenant 20 Commissaires, dont le président qui sont actifs sur Twitter…

Progression impressionnante de l’activité de la Commission sur Twitter

En quelques années, Twitter s’est imposé comme le média social de l’eurosphère.

La progression s’est révélée régulière avec 6 Commissaires en janvier 2011 et 12 Commissaires en janvier 2012. Début 2013, pas moins de 20 Commissaires, dont le président Barroso, soit près de 75% du collège, sont actifs sur Twitter. D’une année sur l’autre, il s’agit à chaque fois d’un doublement de la présence.

Rien que sur l’année 2012, plusieurs mesures de l’activité globale de la Commission européenne permettent de mesurer la progression :

  • 70 435 Followers et 5 600 Tweets en janvier 2012 ;
  • plus de 100 00 Followers et plus de 8 000 Tweets en milieu d’année 2012 ;
  • 209 524 Followers et 18 630 Tweets en janvier 2013.

palmares_Twitter_Commission_2013Classement des Commissaires européens sur Twitter

Avec des niveaux d’engagement des Commissaires très inégaux – notamment s’agissant de l’intervention directe d’un membre de la Commission, encore rare face aux comptes gérés par les équipes, la communication s’est néanmoins professionnalisée, ce qu’indique notamment les 13 « verified accounts ».

Le podium des comptes les plus engagés répond à plusieurs logiques tenant à la fois du portefeuille (Neelie Kroes en charge de la Société numérique est en top du classement) ou de la fonction (José Manuel Barroso, président de la Commission est également bien placé).

Voici la liste des 20 Commissaires européens effectivement actifs sur Twitter début 2013 :

  • Neelie Kroes (Vice-présidente, Société numérique) demeure la Commissaire la plus active (3 605 Tweets) et la plus suivie (58 729 Followers) ;
  • José Manuel Barroso (Président) s’est inscrit avec beaucoup de retard – seulement au cours de l’année 2012 – et est devenu l’un des plus suivi (23 996 Followers) et le plus ouvert avec 1 209 Followings, avec seulement 205 Tweets ;
  • Michel Barnier (Marché intérieur et Services) se positionne en 3e du palmarès avec 17 252 Followers ;
  • Viviane Reding (Vice-présidente, Justice, Droits fondamentaux et Citoyenneté + Communication) est quasi à égalité sur la 4e marche du podium avec 17 150 Followers ;
  • Connie Hedegaard (Action climatique) est 5e dans le classement avec 13 676 Followers, une prouesse au vue de son portefeuille plutôt limité ;
  • Janez Potočnik (Environnement) est 6e et le dernier Commissaire à disposer de plus de 10 000 Followers (10 945 Followers) ;
  • Kristalina Georgieva – ex @KGeorgievaEU (Coopération internationale, Aide humanitaire et Réaction aux crises) est 7e avec 8 555 Followers ;
  • Cecilia Malmström (Affaires intérieures) se positionne 8e alors qu’elle ne s’est inscrite qu’au cours de l’année 2012, une position due à sa communication personnelle très adaptée au réseau social ;
  • María Damanáki (Affaires maritimes et Pêche) est 9e et doublement présente – une exception – avec un compte officiel (5 471 Followers) et un compte personnel en grec (7 277 Followers) ;
  • Andris Piebalgs (Développement) est 10e  avec 7 833 Followers ;
  • Siim Kallas (Vice-président, Transports) est 11e avec 5 649 Followers ;
  • Štefan Füle (Élargissement et Politique européenne de voisinage) est 12e avec 5 519 Followers, alors qu’il est actif depuis seulement moins d’un an ;
  • László Andor (Emploi, Affaires sociales et Insertion) est 13e avec 5 478 Followers ;
  • Antonio Tajani (Vice-président, Industrie et Entreprises) est 14e avec 4 208 Followers acquis au cours de l’année écoulée ;
  • Androulla Vassiliou (Éducation, Culture, Multilinguisme et Jeunesse) est 15e avec 3 461 Followers acquis là encore au cours de l’année écoulée ;
  • Maroš Šefčovič (Vice-président, Relations inter-institutionnelles et Administration) qui a début au cours de l’année 2011 est 16e avec 2 448 Followers, une belle prouesse au vue des enjeux « internes » liés à son portefeuille ;
  • Algirdas Semeta (Fiscalité, Union douanière, Audit et Lutte anti-fraude) est 17e avec 1 672 Followers ;
  • Günther Oettinger (Énergie) est 18e avec 1 569 Followers en ayant débuté en 2012 ;
  • Joaquín Almunia (Vice-président, Concurrence) est 19e et le dernier Commissaire vraiment actif avec seulement 532 Followers ;
  • Johannes Hahn (Politique régionale) est virtuellement 20e avec un compte qui semble officiel mais qui est actuellement protégé.

Sinon, voilà la liste des 7 Commissaires européens encore récalcitrants :

  • Catherine Ashton (Première Vice-Présidente, Haut représentant pour les Affaires étrangères) : son absence pour le moins surprenante est « compensée » par le compte officiel du Service européen pour l’action extérieure (21 548 Followers et 5 100 Tweets) ;
  • Olli Rehn (Affaires économiques et monétaires) ;
  • Karel De Gucht (Commerce) ;
  • Tonio Borg (Santé et Politique des consommateurs) ;
  • Máire Geoghegan-Quinn (Recherche, Innovation et Science) ;
  • Janusz Lewandowski (Budget et Programmation financière) ;
  • Dacian Cioloş (Agriculture et Développement rural) ;

Ainsi, en quelques années, Twitter s’est imposé comme un canal de communication majoritaire au sein du collège de la Commission européenne.

Quelles ont été les nouveautés de la communication de la Commission européenne en 2012 ?

Alors que l’année s’achève, le programme de travail modifié dans le domaine de la communication pour l’année 2012 permet de mesurer les réorientations stratégiques de la Direction générale à la communication de la Commission européenne. Quelles ont été les nouveautés en 2012 ?

Adapter la stratégie de communication de l’UE à la réalité des médias sociaux en ligne

Seul élément qui n’était pas programmé en début d’année, le nouveau projet pilote qui s’intitule « Partageons l’Europe en ligne ». Doté d’un budget d’un million d’euros, l’objectif est « de renforcer et d’améliorer la présence des Représentations et des Bureaux d’information du Parlement européen (BIPE) sur les médias sociaux en leur fournissant les informations, la formation et l’expertise nécessaires ».

Particulièrement symptomatique de la « conversion » de la Commission européenne aux médias sociaux, le document officiel de la Commission européenne stipule que :

les représentations ne semblent pas encore toutes conscientes de la nette différence entre la communication avec la presse et la communication sur les médias sociaux.

Les missions prévues (cartographie, veille, retours d’expérience, réactivité, évaluation en fonction de l’utilité et de la qualité) soulignent le chemin parcouru par la Commission européenne dans la compréhension des médias sociaux :

  • Cartographie complète de l’environnement des médias sociaux, des détenteurs d’influence et des médias sociaux qui comptent dans les États membres suivant les thèmes prioritaires.
  • Désignation des « responsables rédactionnels » (editorial community managers) pour chaque Représentation et BIPE « à même de transformer le message élaboré par la Commission ou par le BIPE en messages appropriés pour les médias sociaux. (…) Les responsables rédactionnels devront observer et surveiller le contenu des conversations en ligne afin de rendre compte régulièrement de ce dont parlent les gens ».
  • Formation des Représentations et des BIPE sur la manière d’améliorer globalement leur présence sur les médias sociaux et sur la façon de cibler des publics spécifiques d’une manière appropriée à l’environnement des médias sociaux.
  • Retour d’information sur les améliorations substantielles et techniques nécessaires que les institutions européennes doivent mettre en place, de manière à rendre leur politique de communication plus réactive et mieux adaptée au nouvel environnement des médias.
  • Estimation/évaluation permettant d’en apprécier l’utilité et les résultats, au regard des objectifs. L’appréciation des résultats ne peut se limiter aux données chiffrées  et doit porter aussi sur les aspects qualitatifs.

Au total, la Commission européenne confirme pour la première fois dans son programme de travail annuel que « la réputation est l’élément essentiel d’une présence efficace sur les médias sociaux – et de l’adhésion par un très grand nombre d’internautes qui en découle ».

Diffuser Euronews dans plus de langues de l’UE

Deuxième « demi » nouveauté – puisqu’il ne s’agit que d’une réallocation significative de moyens – le lancement d’Euronews dans deux langues supplémentaires, à savoir le grec et le hongrois. Jusqu’à présent, Euronews émet dans 6 langues officielles de l’UE : allemand, anglais, espagnol, français, italien et portugais. D’ailleurs, pour cette dernière langue, la Commission subventionne le maintien des prestations en portugais.

Par ailleurs, la Commission entend continuer de financer le service Euronews en arabe, une aide qui fait suite à la résolution du Parlement européen de 2007 sur les réformes dans le monde arabe. La participation de la Commission est fixée à un coût unitaire mensuel de 404 814 €, un montant qui représente 87,7 % des  coûts réels.

Ainsi, au travers de ces deux nouveautés, la communication de la Commission européenne prouve son évolution pour contribuer à forger des liens plus étroits entre les citoyens et l’Union.

Comment les Eurobaromètres légitiment de nouvelles politiques publiques européennes ?

Dans une étude « L’Union européenne et ses citoyens : je t’aime, moi non plus ? », Salvatore Signorelli, un ancien acteur de l’analyse de l’opinion à la Commission européenne estime que « la parole du public analysée dans les sondages d’opinion n’est pas un simple instrument d’information, mais une source de légitimité »…

Une augmentation constante des Eurobaromètres Spéciaux, reflet d’une augmentation des compétences européennes

Pour Salvatore Signorelli, « parcourir les enquêtes Eurobaromètres Spécial ressemble à un passage en revue des politiques menées par l’UE ».

Les sujets sont des plus divers : on retrouve des enquêtes sur l’environnement, l’énergie, le cancer, le sida, la pauvreté, l’exclusion sociale, la famille, l’emploi, l’égalité homme/femme, la sécurité sociale, la recherche scientifique, les technologies de l’information, les OGM, l’euro, les services financiers, les langues, les jeunes, la mondialisation, le tourisme sexuel, Internet, le sport…

Autant de sujets que l’UE s’est peu à peu saisie au fur et à mesure de l’expansion des politiques publiques européennes.

En termes quantitatifs, les chiffres de l’explosion des Eurobaromètres sont impressionnants :

  • Entre 1970, date du premier EB Flash (« Les Européens et l’unification de l’Europe ») et 1984, 23 enquêtes soit 1,9 en moyenne par an ;
  • Entre 1985 et 1996, 98 enquêtes soit 8,1 en moyenne par an ;
  • Entre 1997 et 2009, 187 enquêtes soit 15,5 en moyenne par an ;
  • Depuis 2010, la moyenne annuelle est passée à 24 EB Spécial par an.

Ainsi, le nombre d’Eurobaromètres Spéciaux a donc été multiplié par 12 entre les années 1970 et les années 2010.

Une utilisation des Eurobaromètres Spéciaux par les DG de la Commission inversement proportionnelle aux compétences de l’UE

Paradoxalement, l’utilisation des Eurobaromètres Spéciaux par les Directions générales de la Commission européenne semble inversement proportionnelle aux compétences de l’UE :

Pour ce qui concerne les « compétences exclusives » de l’UE qui dispose seule peut légiférer et adopter des actes juridiquement contraignants (union douanière, concurrence, politique monétaire, politique commerciale, pêche), les DG correspondantes sont soit des « non usagers (DG Concurrence), soit des « usagers occasionnels » (DG marché intérieur, DG Commerce, DG Agriculture…).

Pour ce qui concerne en revanche les « compétences de coordination » de l’UE, qui dispose de la faculté de « mener des actions pour appuyer, coordonner ou compléter l’action des États membres » (Politique industrielle, Politique culturelle, Politique touristique, Politique d’éducation, de formation et de la jeunesse), les DG correspondantes sont des « usagers réguliers » (DG Education, jeunes et culture), voire des « usagers enthousiastes » (DG Emploi, affaires sociales et inclusion, DG santé et consommateurs).

Autrement dit, on assiste à une inversion problématique entre les usagers qui légitimement devraient être les usagers les plus actifs au vu de leur compétence européenne exclusives et les usagers les moins actifs au vu de leurs compétences de coordination.

Ainsi, la Commission européenne tend à faire une utilisation « politique » des Eurobaromètres Spéciaux afin de légitimer de nouvelles politiques publiques européennes.

Quand la Commission européenne instrumentalise les Eurobaromètres…

Après l’analyse universitaire implacable des Eurobaromètres par le chercheur Philippe Aldrin : « la fabrique monopolistique et officielle de l’opinion publique européenne », Salvatore Signorelli, qui a travaillé au suivi de l’opinion à la Commission européenne et au Parlement européen étudie de l’intérieur les Eurobaromètres qui d’un simple instrument d’information deviennent une source de légitimité de la communication européenne

L’institutionnalisation des Eurobaromètres depuis leur création en 1973 contribue à donner vie à « l’idée » qu’une opinion européenne existe. La parole du public devient alors une source de légitimité pour les décisions de l’UE.

Autrement dit, d’un simple instrument scientifique d’investigation utilisé dans le cadre de la politique d’information de l’UE, les Eurobaromètres sont devenus des arguments de la politique de communication de l’UE.

Une instrumentalisation de « policy » : un instrument d’aide à la définition des politiques publiques européennes

Certaines enquêtes (EB Spécial) sont « difficilement défendables du point de vue de leur opportunité » sous l’angle de l’investigation mais illustrent l’utilisation des Eurobaromètres comme une aide à la définition d’une éventuelle politique publique européenne.

Ainsi par exemple l’EB Special 271 (2006) sur les « Attitudes des citoyens européens envers le bien-être des animaux » ou encore l’EB Special 330 (2010) sur la « Santé dentaire » semblent bien plus animées par la volonté éventuelle de définir de nouvelles politiques publiques européennes que d’un réel besoin de mieux connaître la santé dentaire ou le bien-être des animaux domestiques en Europe.

Une instrumentalisation de « politics » : des dissimulations menaçantes pour la rigueur scientifique

Certaines évolutions liées à la publication des questions sont problématiques en matière de rigueur scientifique et de manipulation.

Ainsi par exemple, la question « immuable » de l’EB Standard qui mesure le soutien des citoyens à la construction européenne est suspendue ou dissimulée lorsque les résultats sont « mauvais » pour l’UE :

  • Au printemps 2010, seulement 49 % des Européens interrogés estimaient que l’appartenance de leur pays à l’UE était une bonne chose (53 % en novembre 2009) ;
  • Dans l’enquête suivante de juin 2010 (EB 73), cette question n’est plus présente ;
  • Dans la vague de mai 2011 (EB 75), les résultats étant pires que ceux enregistrés précédemment, la question est publiée seulement sur la page internet du Système de recherche interactif de l’Eurobaromètre89, en-dehors donc des séries officielles de l’EB Standard.

Salvatore Signorelli ne s’étonne pas de ces pratiques : « l’Eurobaromètre demeure un instrument créé et financé par une institution politique et il est donc impensable qu’il puisse, en quelque sorte, lui nuire avec la publication de résultats lui étant défavorables ».

Autre exemple, dans l’EB Flash 151 « L’Irak et la paix dans le monde », avait été glissée la question de savoir si, parmi des pays cités, Israël constituait une menace pour la paix. À 59 %, les sondés avaient placé Israël en tête de liste.

La Commission avait publié, dans un premier temps, seulement les résultats partiels, en passant sous silence la question qui aurait pu déranger Israël.

Mais le quotidien espagnol El Pais affirma dans un éditorial l’existence de ces questions en mettant ainsi dans l’embarras Bruxelles, qui s’est vu accuser de censure.

La réponse balbutiante de la Commission fut de nier l’existence d’une « volonté politique » derrière le choix de la non-publication du questionnaire, et d’arguer de problèmes techniques liés à l’analyse des données.

Il faudra trois jours pour faire comprendre aux responsables de la Commission que les données devaient être publiées et elles le furent.

Au total, l’instrumentalisation de l’Eurobaromètre par la Commission européenne est problématique non seulement sous l’angle scientifique – alors qu’il s’agit de la seule mesure de l’opinion publique européenne – mais surtout du point de vue politique, surtout lorsqu’il s’agit de dissimuler les résultats.

Communication décentralisée de la Commission européenne : que font les Représentations dans les médias sociaux ?

Avec une présence unanime sur au moins un réseau social (Facebook ou Twitter) voire sur les deux médias sociaux pour 20 sur 27, les Représentations de la Commission européenne sont bien actives dans les médias sociaux. Que faut-il retenir de la communication décentralisée des Représentations, notamment par rapport à l’activité « bruxelloise » ?

Inversion des « rapports de force » dans les médias sociaux entre la communication décentralisée et « Bruxelles »

A première vue, on assiste à une inversion des « rapports de force » entre le siège de la Commission et les Représentations :

Sur Twitter, le siège est plus de 2 fois plus important sur Twitter avec @EU_Commission possédant 80 000 followers à comparer aux 27K followers des 20 comptes décentralisés ; Estonie, Grèce, Hongrie, Lituanie, Luxembourg, Portugal et Malte ne « tweetant » pas. Cette prépondérance du compte central est renforcée par les autres ratios, puisque les Représentations ont publié globalement 27K Tweets contre seulement 6K et ont 6,5K abonnements contre seulement 0,7K.

Sur Facebook en revanche, le siège comptabilise 68K de likes contre plus de 72K au total pour les 26 autres fan pages, seuls 2 Représentations (Pays-Bas et Lettonie) n’étant pas sur Facebook. Néanmoins, cette prépondérance quantitative des Représentations doit être relativisée par l’engagement plus réduit sur toutes ces pages (2,4 K de personnes actives) par rapport à la fan page officielle de la Commission (4,7 K de personnes actives).

Autrement dit, les Représentations – considérées comme plus proche des citoyens – sont logiquement plus appréciées –quoique le dialogue y soit réduit – sur Facebook, le réseau social grand public tandis que le compte officiel de la Commission sur Twitter – le réseau de l’information en temps réel – est davantage suivi.

Diversité des maturités entre les Représentations dans les médias sociaux

La maturité de chaque Représentation doit être prise en compte dans l’analyse de la communication dans les média sociaux.

S’agissant de Facebook et Twitter, l’Espagne est l’Etat-membre qui héberge la communication décentralisée de la Commission européenne la plus active, et de loin, avec 2 fan pages sur Facebook, dont la plus génératrice d’engagement avec 617 personnes actives et le compte Twitter disposant du plus grand nombre de followers. Si les Représentations souhaitent progresser, elles peuvent regarder du côté de Madrid ou Barcelone. L’Estonie est le pays pour le moment où la Représentation de la Commission est la moins engagée dans les médias sociaux avec seulement une fan page où 17 personnes en parlent.

Pour les autres médias sociaux, un peu moins de la moitié des Représentations assurent une présence sur Youtube (ou Viméo). A ce sujet, la Lituanie tire son chapeau avec plus de 850 000 vues, notamment grâce à une web-série sympathique « Kukis ir Medutis » et une vidéo d’un jeune groupe de rock faisant plus de 200 000 vues.

Au total, la communication décentralisée de la Commission européenne réserve quelques surprises, notamment sa capacité très ponctuelle (cf. Lituanie) à engager massivement le public sur Youtube, son habilité mesurée sur Twitter (cf. 5 comptes à plus de 1000 abonnés) et limitée sur Facebook (cf. seules 6 pages dépassent les 100 personnes engagées).