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Communiquer sur les produits laitiers : avec les subventions de l’UE, le Cniel prépare une nouvelle campagne de promotion

Dans la newsletter Stratégies du 19 août dernier, il nous est annoncé que « le Centre national interprofessionnel de l’économie laitière (Cniel) mène une compétition d’agences portant sur la communication du lait, du beurre et des yaourts (…) par ailleurs le Cniel consulte pour la gestion de son budget publicitaire institutionnel ».

Dans un billet « Communiquer sur les produits laitiers : plus que jamais « Nos amis pour la vie » avec crise du lait, subventions de l’UE et créativité débridée » le 28 juillet dernier, nous signalions que la Commission européenne s’engageait à hauteur de 1 million d’euros par an sur 3 ans pour le programme de communication sur les produits laitiers en France.

Rendez-vous donc dans quelques semaines pour découvrir cette nouvelle campagne de promotion des produits laitiers…

Communiquer sur les produits laitiers : plus que jamais « Nos amis pour la vie » avec crise du lait, subventions de l’UE et créativité débridée

Alors que les agriculteurs traversent une « crise du lait », la Commission européenne publie un rapport « Situation du marché laitier en 2009 » et propose – selon le communiqué daté du 22 juillet – parmi les mesures pour stabiliser le marché des produits laitiers de « lancer une nouvelle série de programmes de promotion des produits laitiers »…

« Les produits laitiers : nos amis pour la vie » : la campagne détonante prochainement rediffusés sur les écrans TV français

Dès le 23 juillet, dans un nouveau communiqué, Mariann Fischer Boel, Commissaire chargé de l’agriculture et du développement rural, indique que « l’aide à la promotion des produits laitiers bénéficiera d’un budget de 20 millions d’euros » afin d’aider les producteurs de lait à sortir de la crise actuelle.

D’ores et déjà, la Commission européenne s’engage à hauteur de 1 million d’euros par an sur 3 ans pour le programme de communication sur les produits laitiers en France :

  • porté par le Centre National Interprofessionnel de l’Économie Laitière (CNIEL) ;
  • doté au total de 3 millions d’euros par an sur 3 ans.

En octobre 2007, les professionnels de la filière laitière en France avaient rompu totalement avec les codes de leurs précédentes communications en réalisant des spots TV détonants :

  • mise en scène « sur un remix de Staying Alive des Bee Gees, revu et corrigé par Mirwais, le producteur de Madonna » de petits squelettes, les « bony boys », prosternés devant une énorme « Bouddha-vache nourricière » les abreuvant de lait, selon Stratégies.

Les « produits laitiers » sur le web en France : la webosphère créative constamment développées par enjeux ou populations

nosamispourlavie.com, le site relais du dispositif média, « destiné aux jeunes internautes, ludique et proche de leurs centres d’intérêt, pour aller plus loin sur les bienfaits des produits laitiers ».

Plus largement, les produits laitiers – l’un des dispositifs interprofessionnels web les plus complets – sont présents via :

produits-laitiers.com : portail des produits laitiers, avec pour rubriques :

  • une approche santé : « nutrition & santé » (cf. les apports nutritionnels) ;
  • une approche plaisir : « cuisine & recettes » (cf. les usages laitiers) ;
  • des données sur les marchés (cf. la sécurité alimentaire et les industries laitières).

metiersdulait.com : Mine d’information sur les métiers du lait :

  • 21 métiers de l’élevage et 61 métiers de l’industrie à la loupe ;
  • quiz pour tester son profil métier (à la découverte de la voie lactée) ;
  • liste des formations laitières du brevet professionnel au diplôme d’ingénieur.

cliclait.com : Ressources documentaires et pédagogiques sur l’univers laitier pour les enseignants du primaire et secondaire

lemangeur-ocha.com : Observatoire Cniel des Habitudes Alimentaires :

  • une approche pluridisciplinaire pour comprendre à la fois le mangeur éternel et le mangeur contemporain d’ici et d’ailleurs ;
  • un site ressource sur l’alimentation, les cultures et les comportements alimentaires en relation avec les identités, la santé et les modes de vie.

jesoutiensleseleveurslaitiers.com : E-pétition pour « faire poids » dans la négociation pour la nouvelle Politique Agricole Commune. Déjà plus de 11 000 signatures.

« Milk Power – Drink it up! », la campagne de la Commission européenne pour encourager la consommation par les enfants de produits laitiers

En complément des subventions aux actions interprofessionnelles, la Commission européenne finance une mesure de distribution de lait dans les écoles, dont les objectifs sont :

  • dimension nutritionnelle : lutter contre l’obésité chez les enfants ;
  • dimension éducative : un apprentissage de bonnes habitudes nutritionnelles alliées à une meilleure connaissance des produits ;
  • dimension sociétale, voire culturelle : favoriser un style de vie sain et de qualité, alternatif aux aliments et boissons à faible valeur nutritive.

Durant l’année scolaire 2006-2007, la Commission indique que « l’équivalent de 305 000 tonnes de lait a été distribué dans les écoles maternelle primaires et secondaires de 22 États Membres ».

La campagne de communication prévoit notamment des quizz par niveaux d’âge et un concours de photographie qui a suscité la participation de 710 jeunes photographes en juin dernier pour gagner une console Wii Sport…

Changement climatique : la Commission européenne et MTV mobilisent des artistes pour inciter les jeunes à s’impliquer dans la lutte contre le changement climatique

Alors que la déstabilisation du climat compte parmi les plus grands défis mondiaux, l’UE joue un rôle important dans la lutte internationale contre le changement climatique.

En décembre prochain lors de la conférence de Copenhague, le soutien des citoyens européens, notamment des jeunes à la politique européenne en matière de climat, peut se révéler très important pour l’UE dans les négociations en vue d’adopter un nouvel accord mondial sur le climat après Kyoto.

Aussi, dès maintenant, la Commission européenne et MTV lancent une campagne de communication : « Play to stop – Europe for climate » visant à mobiliser des artistes internationaux pour inciter les jeunes à changer leurs comportements.

Une campagne de communication s’appuyant sur la double expérience de « Changement climatique : vous pouvez le maitriser » et de « Ohé l’Europe, tu m’entends ? »

En vue de l’adoption en décembre 2008 du paquet climat-énergie qui définit des objectifs ambitieux en matière de climat pour 2020 :

  • en réduisant les émissions de gaz à effet de serre de 20 % ;
  • en réduisant la consommation d’énergie de 20 % grâce à des mesures d’efficacité énergétique ;
  • en recourant aux sources d’énergie renouvelables pour satisfaire 20 % de nos besoins énergétiques ;

la Commission européenne a réalisée une campagne : « Changement climatique : vous pouvez le maitriser » reposant sur le constat qu’un tiers de la consommation énergétique de l’UE est imputable aux ménages et visant à :

  • positionner les citoyens comme responsables et gardiens de l’environnement :
  • lutter contre le sentiment d’impuissance des citoyens face au changement climatique ;
  • prodiguer des conseils faciles à suivre pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

En vue de l’organisation du scrutin européen en juin 2009, traditionnellement marqué par l’abstention notamment des jeunes (77% chez les 18-24 ans en 2004), la Commission européenne et MTV ont réalisé une campagne : « Ohé l’Europe, tu m’entends ? » visant à encourager les jeunes à faire entendre leur voix et à voter :

  • éveiller la curiosité des jeunes avec des spots sur la chaîne musicale MTV ;
  • susciter l’expression des jeunes avec un site Internet collaboratif ;
  • inciter à participer à des rassemblements dans les capitales européennes.

Ainsi, la Commission européenne dispose d’une double expérience pour inciter les jeunes à s’impliquer dans la lutte contre le changement climatique :

  • expérience d’une campagne de communication sur le changement climatique dont le principal enseignement consiste à donner des conseils pratiques pour changer les habitudes de la vie quotidienne ;
  • expérience d’une campagne de communication avec MTV dont le principal enseignement consiste à impliquer les jeunes dans des événements collectifs-communautaires dans la vraie vie.

Une campagne de communication s’appuyant sur la double implication des artistes et des jeunes

Parce que, selon Stavros Dimas, membre de la Commission chargé de l’environnement dans le communiqué : « Les jeunes gens d’aujourd’hui seront les premiers concernés par les effets du changement climatique. Ce sont eux qui souffriront le plus du changement climatique – leur avis est donc primordial. »

Et parce que, selon l’Eurobaromètre sur l’attitude des Européens face au changement climatique, même si les jeunes considèrent le changement climatique comme le plus grave problème auquel le monde est confronté après la pauvreté, seuls 51 % des 15-24 ans ont jamais pris des mesures pour lutter contre le phénomène, ce qui est le pourcentage le plus faible parmi tous les groupes d’âge.

Le dispositif « Play to Stop – Europe for Climate » mené de juillet à décembre dans onze États membres de l’UE :

  • Trois concerts donnés par de grands artistes internationaux organisés à Stockholm lors de la semaine mondiale de l’eau, à Budapest lors de la semaine de la mobilité et à Copenhague lors de la fameuse conférence sur le climat ;
  • Les différents pays seront représentés par des célébrités qui joueront le rôle d’ambassadeurs nationaux et contribueront à la sensibilisation du public en faisant entendre leur voix ;
  • Tout au long de la campagne, MTV produira plusieurs programmes spéciaux ;
  • Sur mtv-play4climate.org, une animation éditoriale et des applications 2.0 permettront aux jeunes d’accéder au contenu rédactionnel sur la lutte contre le changement climatique et d’échanger leurs idées sur la manière de préserver l’environnement.

Ainsi, la campagne vise à informer les jeunes et selon le communiqué à « mettre à profit leur énergie durant les mois qui nous séparent de la conférence de Copenhague pour faire pression sur les décideurs afin qu’ils concluent un accord ». Il s’agit en quelque sorte d’une action d’« advocacy » à front renversé puisque c’est la Commission européenne qui organise un « grassroots lobbying » spécifiquement auprès des jeunes afin d’influencer les décideurs publics

Fait marquant en communication dans la campagne des élections européennes : le buzz des vidéos en ligne

Qu’est-ce qui a marqué – en matière de communication – la campagne des élections européennes ? A n’en pas douter, le buzz autour des vidéos en ligne. Pourquoi un tel succès auprès des internautes ?

Les vidéos en ligne au cœur des stratégies de communication sur les élections européennes

Quelques soient les acteurs – institutionnels, politiques ou associatifs – de la campagne, les vidéos en ligne ont été largement présentes dans leur stratégie de communication.

Plus particulièrement, le marketing viral – « une action marketing délibérée d’un annonceur visant à transformer les internautes en ambassadeurs de la marque », selon Bertrand Bathelot, lors d’un chat sur 01 Net – a été massivement utilisé pour tenter de mobiliser l’électorat, via la transmission de messages le plus souvent de second degré.

Ainsi, en raison de ces intérêts :

  • Ne nécessite pas forcément de gros budgets ;
  • De plus en plus ciblé, personnalisé, orienté vers la relation ;
  • Dispose de chance de succès plus grandes si la cible est en grande partie connectée et si on cible des publics particulièrement réceptifs (jeunes, étudiants, communautés) ;

Et malgré ces risques :

  • on ne contrôle pas l’audience indirecte à laquelle est transmise le message ;
  • on ne peut pas tabler sur un seuil minimum d’efficacité, le viral comporte toujours un risque d’échec ;
  • on doit composer avec le contexte de saturation et l’hostilité croissante des publics en raison du caractère jugé parfois intrusif ;

le marketing viral et donc les vidéos en ligne – avec leurs aspects innovant et créatif – ont marqué la communication sur les élections européennes.

Vidéos en lignes des partis politiques pour influer le vote des électeurs :

  • Spots humoristiques vus plus de 200 000 fois pour Libertas (Le cheval de Troie de la mondialisation bullocratique, Bond, victime du rosé cuvée bullocrate de Bruxelles…
  • Lip Dub vu plus de 50 000 fois pour Europe Ecologie

Vidéos en ligne des institutions publiques pour mobiliser l’électorat :

  • Spots décalés pour la campagne de communication du Parlement européen (voir billet sur la stratégie multi-supports vidéo du Parlement européen) ;
  • Spot TV puis sur Dailymotion de la campagne gouvernementale d’information et d’incitation au vote, objet par le PS d’une demande officielle de retrait auprès du CSA ;
  • Spots de publicité sur MTV réalisés par la Commission européenne « Ohé, l’Europe, tu m’entends ? » (clips à Londres ou Rome)

Ainsi, une rapide revue de presse (cf. Dépêche AFP du 22 mai : « La campagne européenne sur YouTube ou Twitter pour séduire les jeunes » ou article dans Le Figaro : « Européennes : bataille de clips sur le web ») confirme le buzz autour des vidéos en ligne.

Les vidéos en ligne au cœur du web à l’échelle planétaire

Selon une enquête « Online Video : 2009 is Primetime » réalisée par l’agence spécialisée dans les médias sociaux Trendstream « la vidéo pourrait maintenant, dans sa forme numérique, achever la télévision », selon Marie-Catherine Beuth dans « La vidéo en ligne tuera-t-elle la télévision ? ».

Les principaux constats observés sur un échantillon de 1000 internautes américain de 16 à 65 ans :

  • 3/4 des internautes Américains regardent des vidéos sur Internet
  • 39% ont partagé un clip sur la Toile
  • 49 millions d’internautes (32%) ont publié un contenu en janvier (plus de 95.000 nouvelles vidéo sont ajoutées chaque jour sur Youtube)
  • 48% des contributeurs ont utilisé une caméra pour tourner leur vidéo, 26% ont utilisé leur PC et 22% ont filmé avec leur téléphone mobile
  • 68% passent par YouTube pour regarder une vidéo : c’est le premier point de contact avec la vidéo sur le Web
  • n°2, l’e-mail met 35% des internautes américains en contact avec la vidéo en ligne
  • l’attention est la plus élevée pour les vidéos recommandées par l’entourage et le plus faible pour les publicités vidéo

Les principaux résultats :

  • La vidéo en ligne affectera, au final, la manière dont l’ensemble de l’industrie audiovisuelle évoluera.
  • En passant de zéro à un marché de masse mondial en trois ans, la vidéo en ligne est plateforme média au développement le plus rapide de l’Histoire.
  • Avec 72% d’internautes américains qui regardent des vidéos sur Internet, la vidéo en ligne coiffe au poteau à la fois les blogs et les réseaux sociaux et est aujourd’hui le premier média social.
  • Les utilisateurs de tous âges génèrent plus de contenus que les médias traditionnels.
  • Les internautes ne veulent pas seulement regarder de la vidéo, ils veulent participer à tous les niveaux, y compris la création et le partage des contenus. Le broadcasting est mort, place au « Art Live Web » à la co-création, à la distribution par les utilisateurs et à la vraie démocratisation des contenus vidéo.

Les vidéos en ligne au cœur du compromis entre communication intrusive et protection des données personnelles

Sous réserve de professionnalisme, les vidéos en ligne représentent aujourd’hui un compromis entre :

  • l’atteinte d’objectifs de communication via la libre diffusion contagieuse, en évitant le risque d’image d’une rémunération des recommandations et,
  • la non atteinte des données personnelles via la libre recommandation faite par une connaissance, en évitant le problème d’opt-out ou d’opt-in (collecte, achat ou vente de base de données).

Quel bilan pour la campagne de communication du Parlement européenne sur les élections européennes ?

A quelques jours du scrutin, le 7 juin prochain, l’heure du bilan est venue pour la campagne de communication du Parlement européen sur les élections européennes. Avant de porter un jugement, il convient de prendre connaissance des contraintes fortes qui pèsent sur la communication du Parlement européen…

Des contraintes de communication fortes

Un budget fortement limité qui interdit tout plan média :

  • « Le Parlement européen dispose d’un budget limité pour communiquer sur les élections européennes dans 27 États membres de l’Union européen. » Environ 18 millions d’euros pour les activités de communication dans les 23 langues, ce qui représente 5 centimes d’euro par électeur potentiel (375 millions au total).
  • Le Parlement ne peut pas se permettre une communication institutionnelle basée sur l’achat d’espace publicitaire. Les instruments choisis misent donc à maximiser la participation des médias dans la dissémination du message du Parlement pour ces élections. »
  • Cf. Discours lors du lancement officiel de la campagne de Francesca Ratti, Directrice générale de la Communication du Parlement européen

Un public forcément large qui oblige à cibler des populations abstentionnistes :

  • « La campagne de communication vise évidement tous les électeurs potentiels, mais un effort majeur a été mis en place afin de cibler trois groupes essentiels – classés dans le jargon interne comme « les plus accessibles des potentiels abstentionnistes » : les jeunes, les femmes et les professions peu qualifiées. »
  • Cf. Entretien aux Euros du Village de Daniela Carvalho, coordinatrice du groupe de travail « Élections européennes » de la Direction générale Communication du Parlement européen.

Une campagne d’information et d’incitation au vote ou une campagne de promotion des élections européennes ?

Alors que la campagne de communication du Parlement européen aurait dû être une campagne d’information et d’incitation au vote, celle-ci s’est transformée en une campagne de promotion des élections européennes.

La stratégie de communication ne s’est pas pleinement inscrite dans les impératifs d’une campagne d’information et d’incitation au vote :

  • afin de ne pas être trop prescripteur/moralisateur sur le thème du vote comme devoir civique ;
  • afin de ne pas être trop institutionnel en comblant le déficit de connaissance du rôle du Parlement européen.

Au contraire, la stratégie de communication s’est principalement livrée à une véritable promotion des élections européennes :

  • afin de tenter d’attirer l’attention des médias, via l’originalité des outils de communication (buzz autour des vidéos virales ou des « Eurostudios », des cahiers de doléance « high tech » itinérants pouvant enregistrer et présenter les avis des électeurs) ;
  • afin de tenter de fixer les « termes » de l’agenda politique via des thèmes qui proposent des alternatives de politiques publiques européennes et la signature « A vous de choisir ».

Combler le déficit de connaissance et d’intérêt pour le Parlement européen ou le déficit d’animation partisane de la campagne électorale ?

La campagne de communication du Parlement européen semble davantage combler le déficit d’animation partisane voire d’opposition idéologique de la campagne électorale, ce que l’analyse d’Eric Dupin « Débat apaisé » confirme : « L’Europe a désormais plus à craindre l’indifférence distraite que l’hostilité farouche. »
(voir également le billet sur le paradoxe de la médiation : les médiateurs naturels des élections européennes ne sont pas intéressants aux yeux des électeurs, des experts légitimes sur l’Europe invitent sans atteindre les oreilles des électeurs à politiser la communication sur l’Europe.)

La campagne de communication aurait dû combler le déficit de connaissance et d’intérêt pour le Parlement européen, pourtant majoritaire dans les raisons invoquées par les Européens de s’abstenir au scrutin européen et bien que ce déficit ne soit pas compensé par un effort particulier d’information des médias.

Source : Eurobaromètre Spécial 299 – Les élections européennes de 2009 – septembre 2008, page 20 dans le PDF en français

Source : Billet de Nicolas Kayser-Bril : « les rédactions françaises prennent de moins en moins la peine d’expliquer un scrutin important et se contentent de faire du journalisme moutonnier plutôt que d’ajouter de la valeur à l’info ».

Finalement, la campagne de communication s’est davantage adressée aux Européens convaincus (plutôt âgés et aisés) qu’aux cibles pourtant revendiquées, quoique les jeunes aient été sensibilisés. Cela ne fait que renforcer le biais élitaire de la construction européenne.