Debate Europe : un projet pour renforcer la coopération Commission / Parlement en matière de communication

La stratégie de communication proposée par la Commission européenne en octobre 2007 consiste à « communiquer en partenariat » : les institutions communautaires auraient intérêt à unir leurs forces au travers de coopération inter-institutionnelle en matière de communication. Voici une illustration de cette stratégie de partenariat avec le projet Debate Europe…

Avec le projet Debate Europe, présenté cette semaine par la Vice-présidente de la Commission, Margot Wallström, ces partenariats pourraient prendre la forme de participation commune des institutions à des échanges avec les citoyens. Ces débats/dialogues constitueraient un approfondissement démocratique pour l’UE et permettraient de mieux comprendre le processus décisionnel de l’UE.

Dans sa stratégie de communication relative aux élections, le Parlement européen appelle de ses vœux une coopération étroite entre les institutions communautaires. Debate Europe contribuera à répondre à ce besoin en encourageant – conjointement avec le Parlement – la citoyenneté européenne active. L’objectif de ce partenariat, outre le partage d’expérience, serait de consister, au travers de l’organisation de forums de citoyens, une « plate-forme qui donnera aux décideurs européens un point de vue citoyen sur des questions concrètes ».

En vue des élections au Parlement européen, le programme de la Commission Debate Europe complétera les activités de sensibilisation des citoyens en invitant les fondations politiques à contribuer aux consultations des citoyens organisées par la société civile.

Avec l’objectif de Debate Europe – partagé par la Commission et le Parlement – d’impliquer les citoyens en encourageant la citoyenneté européenne active, une première illustration de la stratégie de partenariat en matière de communication se dessine…

Pour aller plus loin

Communication en ligne : succès du domaine européen « .eu »

Depuis la création du domaine « .eu », plus de 2,8 millions d’identités Internet européennes ont été obtenu par des entreprises, des ONG ainsi que des résidents communautaires.

Aujourd’hui, « .eu » fête son deuxième anniversaire en se hissant parmi les 10 plus grands domaines de premier niveau du monde avec comme concurrents les « .com », « .net » ou « .org ».

Par la promotion d’une unité « en ligne » clairement européenne, « .eu » aide à forger une identité européenne.

Pour aller plus loin

Comment évaluer la stratégie de communication de la Commission européenne ?

Interrogée sur l’évaluation de la stratégie de communication de la Commission européenne, par un journaliste lors de sa conférence de presse sur « Debate Europe », Margot Wallström a répondu :

D’abord, il faut mesurer quantitativement les résultats de chaque action de communication : nombres de visites sur Internet, présences dans les réunions, contributions au débat…

Ensuite, il faut mesurer l’influence des actions de communication sur l’agenda. Selon Margot Wallström, la stratégie de communication a permis de faire émerger un agenda « citoyen » mettant en avant les problèmes de la vie quotidienne des Européens. Cet agenda est venu concurrencer l’agenda des industriels et entreprises, qui a largement contribué historiquement à façonner la construction du marché intérieur ainsi que l’agenda des lobbies et ONG, qui a permis dernièrement à élaborer des mesures de protection de l’environnement.

Cette action sur l’agenda doit s’accompagner d’une action de suivi sur les décisions prises par les institutions européennes. Ainsi, selon Margot Wallström, la mission de la communication européenne est au-delà d’organiser de la participation des citoyens, de hiérarchiser les priorités citoyennes et de contrôler leur prise en compte dans les politiques publiques communautaires.

Avec cette mission, la vice-Présidente de la Commission européenne se positionne comme le porte parole des préoccupations des citoyens et comme l’aiguillon vigilant des politiques communautaires, au cœur de l’instance exécutive de l’UE.

En quelque sorte, c’est dans l’accomplissement de cette mission que réside la légitimité de la communication européenne, même s’il peut y avoir un déséquilibre entre les différents intérêts (ceux des entreprises, ceux des pro-environnements et ceux donc des citoyens).

Enfin, il faut mesurer les enseignements tirés des actions de communication avec la réalisation d’enquêtes d’opinion, de questionnaires de satisfaction. Ces enseignements permettent ainsi d’améliorer les actions de communication, de mieux répartir les moyens budgétaires et humains et de renforcer la subsidiarité.

Lancement d’une émission consacrée à l’Europe sur Public Sénat

A la veille de la présidence française de l’Union européenne, Public Sénat lance un nouveau magazine mensuel de 45 minutes « L’Europe dans tous ses États » présenté par le duo Caroline Delage et Marie-Laetitia Bouriez.

Pour découvrir le premier numéro, regardez aujourd’hui Public Sénat à 18 h 30.

« Debate Europe » : la 3e réalisation du Plan D comme « Démocratie, dialogue et débat »

Lors d’une conférence de presse, Margot Wallström, vice-présidente de la Commission chargée des relations institutionnelles et de la stratégie de communication a présenté aujourd’hui la 3e réalisation du Plan D comme « Démocratie, dialogue et débat » : « Debate Europe ».

Les objectifs du plan D

Lancé en 2005, le Plan D pour « Démocratie, dialogue et débat » a pour but :

  • d’encourager une participation active des citoyens européens ;
  • de favoriser un dialogue avec les citoyens sur l’avenir de l’UE ;
  • d’organiser le débat entre les citoyens et les institutions communautaires dans la prise de décision de l’UE.

Les réalisations du plan D

De 2005 à 2007, ce plan a cofinancé six projets transfrontaliers innovateurs de consultation des citoyens qui étaient coordonnés par des organisations de la société civile. Par ailleurs, ont été financés : la diffusion d’informations sur l’Europe dans les écoles, les visites des Commissaires européens aux parlements nationaux.

Pour 2008 et 2009, la Commission souhaite élargir et approfondir cette approche afin de favoriser un débat général et permanent entre les citoyens de tous horizons, au niveau national et communautaire et les décideurs communautaires.

Les objectifs de « Debate Europe »

  • soutenir des actions permettant aux citoyens de confronter leurs points de vue et d’en débattre avec les responsables politiques en faveur d’une participation active des citoyens aux processus législatif et décisionnel communautaires ;
  • proposer un cadre de coopération entre la Commission européenne et d’autres institutions communautaires pour se porter à la rencontre des citoyens en général et pour combler le fossé entre la politique européenne et les politiques nationales;
  • créer des réseaux en ligne pour réunir des parlementaires européens, nationaux et régionaux, des journalistes et d’autres faiseurs d’opinion pour partager des informations, des connaissances et des idées sur l’Union ;
  • créer des espaces publics européens dans les capitales européennes, où la Commission et le Parlement européen accueilleront, ensemble, des expositions, des débats, ainsi que des séminaires et des formations sur des questions européennes ;
  • renforcer l’action au niveau local en faisant participer des cadres de l’Union à des projets au niveau régional et local ;
  • accroître la notoriété du forum de discussion en ligne de « Debate Europe » parmi les internautes.

Les 1ères réalisations de « Debate Europe »

lors de la conférence de presse, Margot Wallström, a présenté un premier bilan « encourageant » du forum de discussion en ligne lancé fin janvier dernier. En 8 semaines, le portail a enregistré 12 000 « posts » et 1 400 personnes se sont inscrites.