Slogans de campagnes et études d’opinion sur le référendum en Irlande

Dans la cadre de la ratification du traité de Lisbonne, l’Irlande est le seul Etat membre dont la Constitution impose d’organiser un référendum. L’issue du scrutin – prévu demain, le 12 juin – reste incertaine…

Une évolution sensible de l’opinion

Alors que la majorité des enquêtes d’opinion jusqu’à récemment donne le « oui » gagnant, un sondage réalisé le 6 juin dans the Irish Times crédite le « non » de 35%, contre 30% au « oui », 28% restant indécis et 7% disant ne pas vouloir voter. Il s’agit du 1er résultat où le « non » apparaît majoritaire…

La plupart des observateurs – qui se rappellent l’échec de la ratification du traité de Nice – considèrent que aux de participation sera l’élément crucial du scrutin. En juin 2001, alors que les sondages indiquaient une écrasante victoire du oui, le fort taux d’abstention (65,2 %) entraina l’échec de la ratification (53,9 % contre le traité de Nice).

Une campagne de ratification très politique

Comme lors de du référendum en France en 2005 sur le projet de Constitution européenne, la campagne est fortement politisée en confrontant les opposants au traité de Lisbonne, défenseurs de l’indépendance et de la neutralité autour du slogan : « Des Irlandais sont morts pour votre liberté, ne la bradez pas ! Votez non ! »et les partis gouvernementaux, rassemblés autour d’un slogan « Bon pour l’Irlande, bon pour l’Europe ! Votez oui ! » jugé par Marion Van Renterghem du Monde comme une « incitation au oui qui paraît défensive, explicative, nuancée, ennuyeuse »…

Les collectivités territoriales françaises s’organisent en vue de la PFUE

Les représentants des associations d’élus locaux membres de la Maison européenne des pouvoirs locaux français (MEPLF) souhaite profiter de la Présidence française de l’UE pour mieux faire entendre leur voix…

Un site Internet dédié

Afin d’influencer la construction de l’Europe dans un sens qui leur soit favorable, la Maison européenne des pouvoirs locaux français lance son propre site Internet. Ce support rassemble notamment les positions récentes de la MEPLF ainsi que des services tels que traductions, communiqués de presse, newsletters…

Une ambassade à Bruxelles

Créée il y a trois ans pour représenter à Bruxelles les collectivités locales françaises – à l’exception des régions – l’organisation qui regroupe cinq des principales associations d’élus français – l’Association des maires de France (AMF), l’Association des petites villes de France (APVF), la Fédération des maires de villes moyennes (FMVM) et l’Association des maires des grandes villes de France (AMGVF), et l’Association des départements de France (ADF) – se transforme en véritable « ambassade » des collectivités françaises.

Des priorités pour la PFUE

La Maison européenne des pouvoirs locaux français souhaite profiter de la PFUE pour infléchir les politiques européennes en matière de développement régional, d’énergie, de transports, de Services d’intérêt général, ou d’environnement, dans un sens plus favorable aux collectivités locales.

Réflexions sur la culture de communication de l’Union européenne

A l’occasion de l’alerte nucléaire lancée par la Commission européenne après un incident en Slovénie, un choc des pratiques en matière de communication se dessine…

Après la catastrophe de la centrale soviétique de Tchernobyl, l’UE a crée, en 1987, le système d’alerte Ecurie (European Community Urgent Radiological Information Exchange). Chaque Etat membre peut ainsi communiquer aux membres du réseau en cas « d’accident nucléaire majeur ou d’urgence radioactive ».

Selon le porte-parole de la Commission chargé de l’énergie, l’Espagnol Ferran Tarradellas, Ecurie est fréquemment utilisé mais – comme l’indique Le Monde – « il est très rare que Bruxelles juge que l’incident vaille la peine d’être rendu public ».

Souhaitant rompre avec cette culture du silence en revendiquant une nouvelle « culture de communication en matière nucléaire », impulsée par le Commissaire à l’énergie Andris Piebalgs, la Commission européenne a diffusé auprès des médias un message d’alerte nucléaire, mercredi 4 juin, après un incident survenu dans la centrale de Krsko, en Slovénie.

L’esprit de transparence qui anime cette nouvelle pratique de communication n’a pas été sans soulevé des réactions mettant en cause son sens des responsabilités (« aurait-elle sur-réagis ? »). Pour, Ferran Tarradellas, porte-parole de la Commission, « je préfère être accusé d’être trop transparent »…

"I speak football" : une campagne de promotion des langues dans le cadre de l’EURO 2008

A quelques jours de l’ouverture de l’EURO 2008, le championnat de football des Nations européennes et dans le cadre de l’Année européenne du dialogue interculturel ; l’Union européenne finance une campagne de promotion du multilinguisme…

Le concept

Parce que le football est « à la fois un sport international et un langage universel », que les stars du football sont de véritables idoles pour les supporters et que l’EURO est une compétition populaire ; l’Union européenne lance la campagne « I speak football ».

Les objectifs sont d’inciter les fans de football au plurilinguisme et de les motiver pour apprendre d’autres langues afin d’œuvrer contre la xénophobie et le racisme et pour la coopération interculturelle.

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Le dispositif

Un site Internet dédié ispeakfootball.eu est ouvert pour présenter l’opération et diffuser une série d’interviews et de spots téléchargeables, qui seront repris par les radios dans toute l’Europe et également dans les stades, avant les matchs ainsi qu’à la mi-temps.

Des cartes postales et des posters traduites dans différentes langues seront à la disposition des supporters et des professeurs.

Vers une bibliothèque numérique européenne avec Europeana

Lors des Assises du Numérique en France, jeudi 29 mai, la commissaire européenne en charge de la société de l’information, Viviane Reding a annoncé que la bibliothèque numérique européenne sera lancée en novembre prochain…

Dès son lancement, Europeana devrait contenir « au moins deux millions d’œuvres en ligne » et permettra de « rendre les systèmes nationaux d’archives en ligne compatibles entre eux », et donc selon le discours de Viviane Reding « de progresser vers un espace européen de la connaissance ».

Ce projet, dont la France a été l’un des premiers partenaires avec la Bibliothèque nationale de France, vise à répondre à l’offensive de Google qui numérise des nombreuses œuvres.