Déclaration politique des institutions de l’Union européenne pour communiquer en partenariat

Les institutions communautaires et les États membres ont signé une déclaration : «Communiquer sur l’Europe en partenariat» dont l’objectif est de favoriser une communication européenne efficace auprès des citoyens…

La proposition de la Commission européenne

Il y a plus d’un an, le 3 octobre 2007, Margot Wallström, Vice-présidente de la Commission européenne responsable de la stratégie de communication et des relations institutionnelles présentait la communication : « Communiquer en partenariat ».

Relever le défi de la communication européenne

La stratégie de la Commission européenne consiste à relever le défi de la communication sur l’Union européenne par un partenariat entre les États membres et les institutions de l’Union européenne en matière de communication.

Selon Margot Wallström : «pour communiquer, il faut anticiper, définir les priorités et travailler en partenariat ; ce sont les principaux atouts d’une communication réussie ».

La déclaration entre les institutions et les États membres

Mardi 22 octobre au Parlement européen, une déclaration politique a été signée par Alejo Vidal-Quadras, vice-président du Parlement européen, Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d’État français, au nom du Conseil de l’Union européenne, et Margot Wallström, vice-présidente de la Commission européenne.

Conformément à la stratégie de la Commission européenne, les institutions communautaires et les États membres décident de « mettre en place une synergie » à travers une démarche pragmatique de partenariat fondée sur le choix annuel des priorités conjointes de communication et sur une coopération concrète entre les services de communication des États membres et des institutions.

Engager les partenariats de communication européenne

Cette déclaration visant à favoriser la coopération entre les institutions de l’Union européenne et les États membres dans le domaine de la communication sur l’Europe instaure un cadre partenarial qui permettra de communiquer plus efficacement sur les enjeux et les politiques de l’Union européenne auprès des citoyens.

Malaise autour du Prix du Parlement européen pour le journalisme

Pour la première fois, le Président du Parlement européen, Hans-Gert Pöttering a décerné le Prix du Parlement européen pour le journalisme le 17 octobre dernier visant à récompenser – avec une somme de 5 000 euros par lauréat – des journalistes « ayant remarquablement contribué à la clarification de questions européennes majeures ou à une meilleure compréhension des institutions ou des politiques de l’Union européenne », cette initiative est pour le moins surprenante.

Considérer les journalistes non pas seulement comme des vecteurs d’une information indépendante et critique mais également comme des relais de la communication européenne apparaît pour le moins contestable. La déclaration de Hans-Gert Pöttering lors de la cérémonie de remise de prix : « l’un des objectifs de ce prix est de contribuer à une meilleure communication entre l’Union européenne et les citoyens européens » n’est pas rassurante.

Certes, la finalité de mieux éclairer les citoyens des politiques et des institutions de l’UE ne peut être mise en cause.

Certes, le Président du Parlement européen a également insisté sur la nécessité pour les journalistes de porter « un regard critique » sur l’Union européenne et sur le fait que, pour le Parlement européen,  » étaient de la plus haute importance ».

Certes, le jury de sélection des candidats était composé notamment de journalistes et toutes les candidatures ont été évaluées selon des critères notamment de « qualité journalistique ».

Mais la liberté de la presse, le pluralisme des médias et l’indépendance du reportage ne peuvent s’accommoder de récompenses pécuniaires par une institution communautaire pour des journalistes.

La communication européenne doit-elle faire aimer l’Europe ?

Interrogé par un journaliste de France 2 le 22 mai 2007 qui lui demandait : « Vous saurez faire aimer l’Europe aux citoyens ? », le secrétaire d’État aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet répondit : « Je l’aime, donc je vais essayer de faire partager ma passion (…) et je crois que c’est important de faire partager ce désir d’Europe ».

L’enjeu de la communication européenne est-il de créer une « adhésion émotionnelle » des citoyens, comme semble le défendre Lucas Delattre et Martin Koopmann dans une tribune « Faire aimer l’Europe » dans Le Figaro en juin 2005 proposant une posture quasi stoïcienne d’aimer l’Europe par devoir.

De même, Daniel Cohn-Bendit, président de l’édition 2008 des Rendez-vous de l’Histoire de Blois consacrées aux Européens, imagine – dans le supplément du 7 octobre de La Nouvelle République du Centre – une Europe qui « doit nous faire rêver ».

Pourtant, François Forêt, directeur des recherches politiques de l’Institut d’études européennes à l’université libre de Bruxelles, estime dans son ouvrage récent « Légitimer l’Europe » que l’Union européenne, pourvue de « symbole trop sage » ne peut susciter qu’une « allégeance rationalisée ». Voir la Note de veille n° 112 d’octobre 2008 du Centre d’Analyse Stratégique pour un compte rendu de lecture complet.

Ainsi, entre émotion ou raison, le registre de la communication européenne reste l’objet de débat… passionnel.

Présidence française de l’UE : éclairage aux couleurs de l’Europe pour la Tour Eiffel

A l’occasion de la Présidence française de l’UE, les autorités françaises ont souhaité marquer les esprits des Européens avec un éclairage exceptionnel de la « dame de fer » qui se revêt de bleu avec les douze étoiles jaunes du drapeau européen…

Une opération déjà réalisée mais fortement symbolique

Vitrine éminemment symbolique de la France à l’étranger, la Tour Eiffel, monument payant le plus visité au monde (6 893 000 de visiteurs en 2007) a déjà fait l’objet d’un éclairage nocturne à plusieurs reprises.

Selon RFI, depuis son premier éclairage doré en 1985, la Tour avait arboré un scintillement et un phare pour le « Top de l’An 2000 ». Ce dispositif conçu pour être éphémère fut remplacé en juin 2003 par l’installation de 20 000 lampes à éclats, destinée à durer 10 ans. Le 24 janvier 2004, la Tour avait revêtu un fourreau lumineux rouge pour célébrer le Nouvel An chinois et avait opté, déjà, pour le bleu lors de l’anniversaire des 20 ans de la journée de l’Europe, le 9 mai 2006.

Une opération prolongée grâce au financement d’Areva

Initialement programmée de la nuit du 30 juin jusqu’à la fin août et réalisée par l’agence Euro RSCG Worldwide Events, l’opération a d’abord été prolongée par les autorités françaises jusqu’à la fin septembre puis ensuite prolongée jusqu’au 31 décembre grâce au financement de l’entreprise Areva.

Par ailleurs, l’éclairage de la Tour Eiffel a été diminué depuis le 22 septembre 2008, pour des raisons écologiques. Au-lieu de briller les 10 premières minutes de chaque heure (de la tombée de la nuit jusqu’à 2h du matin en été et 1h du matin en hiver), elle ne brillera que les 5 premières minutes.

Les régions, relais identifiés par les Français de la communication européenne

Dans le cadre de la semaine européenne de la démocratie locale, lacomeuropéenne traite des enjeux de la communication européenne à l’échelle locale.

Retour sur une enquête IPSOS réalisée début 2008 sur la connaissance et la perception de l’action de l’Union européenne auprès des Français.

Au moment où démarrent les programmes européens de la période 2007-2013, les principaux enseignements sont que les Français sont mal informés sur les fonds européens mais ils sont conscients de leur impact sur leurs régions.

  • Près de 8 personnes sur 10 considèrent qu’elles sont mal informées sur les aides financières apportées par l’Union européenne en France et dans leur région.
  • Près de 8 personnes sur 10 savent que les régions peuvent bénéficier des fonds européens.
  • Près de la moitié des personnes interrogées pensent que l’appartenance de la France à l’UE a eu plus d’avantages que d’inconvénients pour leur région.

Chaque année, les fonds européens cofinancent un grand nombre de projets. Ainsi, entre 2000 et 2006, l’UE a contribué, pour plus de 20 milliards d’euros, à plus de 250 000 actions en France.

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