Vaste campagne de communication TV et web sur l’Europe en France

Alerté par les vagues successives de sondages européens, les Eurobaromètres, de la méconnaissance profonde par les Français des bénéfices apportés par l’Europe, le gouvernement français, la Commission européenne et le Parlement européen se sont associés autour de nouveaux objectifs d’information sur l’Europe en France.

Pour la première fois ensemble en direction du grand public sur les réalisations concrètes de l’Europe, les ministères qui gèrent les programmes européens en France lancent une vaste campagne commune d’information qui vise à mieux faire connaître les programmes offerts par l’Europe à ses citoyens. Il s’agit de montrer que l’engagement de l’Europe est quotidien avec des actions et des opportunités auprès de toutes les tranches de la population : associations, étudiants, entreprises, volontaires, chômeurs…

La campagne se compose d’un volet grand public avec une série de programmes courts diffusés à la TV et relayés par un site Internet et d’un volet exclusivement sur le web à destination d’une part, des jeunes de 15 à 25 ans et d’autre part, des élus locaux…

Une campagne TV grand public sur les programmes européens, intitulée « J’avance avec l’Europe »

Objet : une série de treize 13 programmes courts diffusés du 27 octobre au 30 novembre sur TF1, M6 et RFO aux heures de forte audience.

Objectif : montrer la complémentarité des programmes européens avec les politiques nationales en faveur de l’emploi, de l’insertion et de la formation professionnelle, de l’aménagement du territoire, du développement rural et de la mobilité des jeunes.

Un site d’information relais, « Avec l’Europe » : avecleurope.fr

Permet de visionner l’ensemble des programmes courts, présente l’action de chacun des programmes et fonds européens, et renvoie vers leurs sites dédiés pour des informations complémentaires.

Un site participatif pour les 15-25 ans « Les Euronautes »

Réalisé pour venir en aide et informer les jeunes souhaitant vivre à fond leur citoyenneté européenne. Selon Studyrama, « il est ludique, pédagogique et offre une approche interactive permettant les échanges ».

Un site collaboratif pour les élus locaux, « Place d’Europe »

S’adresse exclusivement aux élus locaux, offre une valorisation des initiatives européennes en faveur des collectivités territoriales et se veut également collaboratif avec un partage d’expérience et de bonnes pratiques.

Retour officiel de l’utilisation des symboles de l’Union au Parlement européen

Alors que les symboles de l’Europe, étaient présents dans le projet de Constitution, ils avaient été retirés du traité de Lisbonne en guise de concession pour ne pas froisser les eurosceptiques et en vue d’un accord entre les vingt-sept États membres.

De nombreux eurodéputés regrettaient ce choix. Lors de la session plénière de jeudi 9 octobre, une modification du règlement intérieur a été adoptée par 503 voix pour, 96 contre et 15 abstentions.

Dorénavant, le Parlement européen redonne une place officielle aux symboles de l’Union européenne :

  • Le drapeau, représentant un cercle de 12 étoiles d’or sur fond bleu, devra ainsi être arboré dans toutes les salles de réunion et lors de tous les évènements officiels du Parlement.
  • L’hymne, tiré de l' »Ode à la joie » de la Neuvième symphonie de Beethoven, devra être joué à l’ouverture de chaque session constitutive suivant les élections européennes et à l’occasion d’autres sessions solennelles.
  • La devise « Unie dans la diversité » figurera désormais sur tous les documents officiels du Parlement.
  • La commémoration du 9 mai, Journée de l’Europe, est officiellement reconnue dans les règles de procédure du Parlement.

Le rapporteur Carlos Carnero Gonzalez (PSE, ES), souligne que ces symboles, incarnant l’unité de l’Europe, « facilitent la communication et la participation, et contribuent à rapprocher les organisations qu’ils représentent des citoyens et donc à les légitimer ».

Outre le fait de s’adresser aux citoyens européens, ces symboles favorisent l’identification de l’Union dans le reste du monde.

Élections européennes 2009 : il est urgent d’IN-FOR-MER

A quelques mois des élections européennes de juin 2009, il est urgent de lancer des campagnes de communication, en Europe et notamment en France. Il faut tout faire, dès maintenant, pour augmenter le taux de participation.

Une connaissance et un intérêt relativement faibles pour les élections européennes

Selon l’Eurobaromètre spécial sur les élections européennes paru en septembre dernier, 16% des Européens donnent l’année exacte du scrutin (ils n’étaient certes que 10% il y a six mois), 9% donnent une autre année et, enfin 75% déclarent ne pas savoir. 46% des Européens se déclarent intéressés par ces élections contre 51% qui se déclarent non intéressés, et 3% qui ne savent pas.

L’intérêt pour les élections européennes varie largement d’un État membre à l’autre : dans 11 États membres de l’Union européenne, une majorité absolue de répondants déclarent s’y intéresser. A noter : Roumanie (65%), Malte (63%), Irlande (62%) et Chypre (61%).

Mais d’un autre côté, plus de sept répondants sur dix en Lettonie (79%) et en République tchèque (71%) déclarent qu’ils ne sont pas intéressés.

En France, un constat sévère

– Seuls 13% des Français interrogés savent que ces élections auront lieu en 2009 ;

– Seule une minorité des Français interrogés (47%) s’intéresse à cette échéance.

– Une baisse de la participation civique : durant la décennie 1994-2004, le taux d’abstention aux élections européennes a augmenté, en France, de dix points, pour atteindre le chiffre de 57,3 % lors du dernier scrutin, soit trois points de plus que la moyenne européenne.

Il faut IN-FOR-MER

L’exemple de la campagne d’information sur les droits civiques européens en Roumanie est intéressant. La Commission européenne a organisé un « roadshow » dans 40 villes roumaines entre le 23 septembre et le 4 octobre. Par cette action, selon le communiqué, la Commission espère atteindre environ 25 000 citoyens de tout âge. La caravane sillonnera ensuite l’Europe : l’Allemagne en octobre, la Bulgarie en novembre et la Slovaquie et la Slovénie en 2009.

Voir les détails de la campagne (cliquez ici)

En France, l’idée serait de lancer une campagne de communication gouvernementale visant à résoudre le déficit démocratique. Il s’agit de réduire à la fois le déficit d’adhésion aux valeurs de la construction européenne et le déficit de participation politique au scrutin européen.

Les préconisations tactiques : pédagogie et proximité

Axer la campagne de communication autour de la dimension démocratique de l’UE et mettre l’accent sur la place des États membres afin de limiter la frustration des citoyens européens face aux décisions communautaires.

Porter un discours pédagogique sur l’importance du vote des citoyens et éviter toute politisation partisane du processus électoral afin de renforcer la légitimité et la représentativité du Parlement européen.

Démultiplier les niveaux de la campagne tant à l’échelle communautaire, que nationale et locale.

Élections européennes 2009 : quelques conseils pour réussir une campagne de communication sur l’Europe

A quelques mois des élections européennes de juin 2009, l’idée d’une campagne de communication sur l’Europe visant à réconcilier valeurs et pratiques semble nécessaire et légitime.

Un constat sévère : la baisse de la participation civique

Durant la décennie 1994-2004, le taux d’abstention aux élections européennes a augmenté, en France, de dix points, pour atteindre le chiffre de 57,3 % lors du dernier scrutin, soit trois points de plus que la moyenne européenne.

Une recommandation stratégique : communiquer

L’idée serait de lancer une campagne de communication gouvernementale visant à résoudre le déficit démocratique : réduire à la fois le déficit d’adhésion aux valeurs de la construction européenne et le déficit de participation politique au scrutin européen.

Les préconisations tactiques : pédagogie et proximité

Axer la campagne de communication autour de la dimension démocratique de l’UE et mettre l’accent sur la place des États membres afin de limiter la frustration des citoyens européens face aux décisions communautaires.

Porter un discours pédagogique sur l’importance du vote des citoyens et éviter toute politisation partisane du processus électoral afin de renforcer la légitimité et la représentativité du Parlement européen.

Démultiplier les niveaux de la campagne tant à l’échelle communautaire, que nationale et locale.

Elections européennes 2009 : Eurobaromètre spécial sur la future campagne électorale

A quelques mois des élections européennes de juin 2009, un Eurobaromètre spécial sur les élections européennes vient de paraitre.

Un intérêt relativement faible pour les élections européennes

Seuls 8 % des Européens se sont déclarés « très intéressés » par les élections européennes, 38 % « plutôt intéressés », 29 % se sont dits « plutôt pas intéressés » et 22 % « pas du tout intéressés ». 3 % ont répondu qu’ils ne savaient pas. Toutefois, les résultats varient sensiblement d’un Etat membre à l’autre.

L’enjeu de la campagne des européennes : l’information des citoyens européens

Le manque d’information et le sentiment d’éloignement des citoyens à l’égard du Parlement européen seront décisifs pour expliquer le taux de participation. Sur EurActiv, Nicolas Becuwe de TNS Opinion déclare qu’« en informant les citoyens à propos du rôle du Parlement européen sur ces questions essentielles, on pourrait influer positivement sur la mobilisation des électeurs ».

Les enjeux de la campagne des européennes : les préoccupations économiques

Si les candidats, les partis politiques et les institutions européennes ont la capacité de proposer des solutions concrètes à la crise économique (chômage, croissance et pouvoir d’achat) ils influenceront le futur comportement électoral des Européens.

Télécharger l’Eurobaromètre : « Elections européennes »