Campagne « #MakeItWork » pour réussir ensemble le socle des droits sociaux européens

La campagne de communication #MakeItWork de la DG EMPL lancée en 2023, met en avant certains des droits sociaux offerts aux personnes dans l’UE, tels que l’apprentissage de nouvelles compétences, l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, ainsi que l’égalité des chances au travail…

Une campagne sectorielle déclinée de la communication corporate

Selon le Management Plan DG Communication 2023, « la DG COMM collaborera étroitement avec les autres services de la Commission afin de les aligner, le cas échéant, sur les principales actions de communication NextGenEU dans le cadre de la campagne parapluie, renforçant ainsi davantage la reconnaissance de notre communication sous une seule marque », en l’occurrence la signature #MakeIt déjà utilisée lors des différentes phases de la campagne de communication corporate de la Commission européenne ».

Une campagne #MakeItWork autour des droits sociaux européens

Du coup, en avril dernier, la campagne « #MakeItWork: EU Social Rights » est annoncée autour d’une vidéo publiée sur la plateforme audiovisuelle de la Commission européenne ainsi qu’un mini-site dédié : social-rights.campaign.europa.eu afin de présenter le Socle Européen des Droits Sociaux.

Sur le site, outre des témoignages, il est possible de mieux connaître ses droits, de les faire valoir et de savoir où s’adresser pour obtenir de l’aide et améliorer sa situation :

  • Boostez vos compétences pour progresser ou changer de carrière
  • Trouvez le poste qui vous correspond
  • Trouvez l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle pour pouvoir vous occuper de votre famille
  • Obtenez un salaire juste
  • Profitez de l’égalité de traitement, quoi qu’il arrive
  • Gérez votre propre entreprise et être soutenu tout au long du chemin

Les engagements des États-membres portent sur :

Au total, la campagne, sur les droits sociaux, décliné de la communication corporate de la Commission européenne, aborde, de manière directe pour les citoyens, une dimension souvent négligée dans les avancées politiques européennes.

Connaissez-vous #EUBeachCleanup ? C’est la campagne de communication européenne du moment !

A l’occasion de la proximité de la date du 16 septembre, qui comme vous ne le savez pas encore est la Journée internationale du nettoyage des littoraux, c’est l’occasion de présenter rapidement la campagne de communication #EUBeachCleanup qui s’inscrit dans la démarche d’une campagne mondiale pour des océans propres et sans plastique…

Qu’est-ce que le #EUBeachCleanup ?

Le #EUBeachCleanup est une campagne organisée, depuis plusieurs années, par la Direction générale des affaires maritimes et de la pêche de la Commission européenne (DG MARE), en collaboration avec les Nations Unies… ainsi qu’en partenariat avec les Schtroumpfs.

L’objectif est de sensibiliser à la pollution marine et à l’impact de nos habitudes sur notre océan. Jusqu’à 37 millions de tonnes de déchets plastiques atteindront l’océan chaque année d’ici 2040.

La campagne comprend des événements de nettoyage organisés par des institutions (délégations et représentations de l’UE, centres Europe Direct, bureaux régionaux des Nations Unies, etc.), des ONG et des citoyens souhaitant organiser leur propre événement. Tout le monde est encouragé à unir ses forces au niveau local (avec, par exemple, les ambassadeurs du pacte climatique, les écoles, les municipalités, etc.).

Comment « rejoindre la vague » ?

Soit rejoindre un événement près de chez vous, soit organiser votre propre événement, une application mobile est à disposition ainsi que des visuels et des ressources notamment pour les médias sociaux.

Toutes les informations peuvent être retrouvées sur le site en ligne dédié.

L’Union européenne encore à la traine dans l’information audiovisuelle trop franco-française

La question est clairement posée au vue des résultats de l’étude de l’Observatoire Europe de la Fondation Jean-Jaurès sur « L’Union européenne dans les médias : atonie générale, sursaut récent », les citoyens européens ont-ils une visibilité suffisante sur la teneur du débat politique européen pour participer aujourd’hui aux prises de décision qui nous toucheront demain ?

L’Union européenne toujours largement absente de l’information nationale à la télévision et à la radio

Sur les 7 années étudiées de 2015 à 2022, en moyenne, l’actualité de l’Union européenne est traitée dans 3 % ou moins de l’ensemble des sujets de journaux télévisés des chaînes historiques de télévision. En 2022, en raison de la couverture de la guerre en Ukraine, la part de sujets portant sur l’Union européenne (5,7 %) dépasse les résultats de 2015 et 2019 (4,8 %).

Les trois segments de médias analysés (journaux télévisés traditionnels, chaînes d’information en continu et radios nationales) accordent une place généralement uniforme – et plutôt faible – aux dossiers européens, en moyenne, cela concerne 2,6 % des sujets diffusés sur les tranches d’information analysées, les plus écoutées et regardées.

En d’autres termes, sur une heure d’information audiovisuelle diffusée en France entre 2020 et 2022, les auditeurs sont exposés en moyenne à 94 secondes ayant trait à l’actualité de l’Union européenne.

Les chaînes d’information en continu purement nationales (LCI, BFM TV, CNews) constituent l’ensemble de médias où la part de sujets européens est la plus faible (1,9 %) ; les sujets européens ne dépassent pas 1,5 % de l’ensemble des sujets diffusés sur BFM TV, la première chaîne d’information en continu de la télévision française en termes d’audience.

On constate une forme de domination de la Commission européenne sur les deux autres institutions dans la communication de l’action communautaire. Ce phénomène, déjà observé par le passé dans nos travaux, est fortement accentué par la couverture du volet européen de la guerre en Ukraine.

#1 Une incarnation renforcée : le langage audiovisuel de l’exécutif en action appliqué à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen voit sa médiatisation corrélée à l’Ukraine, ses phases d’exposition couvrent ses temps forts de communication.

Ces éléments de la grammaire audiovisuelle sont en France habituellement réservés aux membres du gouvernement et au président de la République.

Enfin, sur le plan de l’incarnation, le président de la République française demeure une personnalité importante dans la couverture des affaires européennes. Il s’exprime dans 50 sujets sur l’Union européenne dans l’année, soit 4,5 % du volume consacré aux affaires européennes.

#2 Un regard porté vers l’est et le nord de l’Union : si la guerre en Ukraine a modifié la couverture médiatique de l’Union européenne, elle réoriente celle des États membres, traditionnellement réservée à nos voisins territoriaux directs, vers les États de l’Europe de l’Est, dont la Pologne et du Nord avec la Suède et la Finlande.

L’Union européenne dans l’information locale et régionale avec France Bleu et France 3

Sur les antennes des réseaux France Bleu et France 3 en France métropolitaine, sur les 289 sujets en 2021, le premier enjeu traité est celui de la pêche, le second thème qui fait parler de l’Union au niveau local concerne les transports, enfin, le suivi des vagues de vaccination occupe la troisième place.

Nonobstant les sujets européens à dimension institutionnelle ou politique diffusés sur le réseau France Bleu et France 3 qui ne sont pas étudiées, la part consacrée à l’actualité de l’Union européenne dans les médias audiovisuels locaux publics est relativement faible, voire très faible. Sur les chaînes du service public, le 19/20 est le JT du soir qui consacre le moins de place aux nouvelles européennes.

Lorsque l’Union européenne traite d’enjeux « concernants », ayant une dimension concrète, son actualité devient un sujet potentiel pour l’information locale, comme l’illustre les chargeurs universels d’appareils électroniques d’ici à 2024 ou certaines mesures du Pacte vert.

Recommandations pour une mise en lumière à faire perdurer dans les médias audiovisuels publics et privés

Aucune chaîne de télévision et de radio étudiées dans le panel de l’audiovisuel public et privé ne dispose de correspondant permanent à Bruxelles – ce qui permet de mieux comprendre le peu d’exposition donnée aux affaires de l’Union européenne dans les journaux d’information qu’écoutent les Français au quotidien.

Sur le service public, les objectifs sont clarifiés mais il reste à les quantifier, afin d’inscrire formellement un objectif de couverture des affaires européennes dans le corpus généraliste de programmes d’information des télévisions et radios financées par l’État.

Pour les chaînes privées, les télévisions et radios privées françaises ne parviennent pas à accorder une place régulière aux questions européennes dans leurs programmes d’information

L’Arcom devrait mettre en place un baromètre de la place de l’Union européenne dans les médias audiovisuels afin d’engager une logique incitative voire que le législateur institue la couverture des affaires européennes au titre des obligations déontologiques.

Que faire vraiment face à cette atonie générale ? Faudrait-il en passer par la possibilité de fixer par la loi une mission d’information sur l’Europe dans l’audiovisuel ?

Quelles « narrations européennes » les Européens désirent-ils ?

Une étude menée par Paulina Fröhlich, Sophie Borkel et Christian Mieß, ayant interrogé 300 personnes provenant de cinq pays européens dans le but de comprendre comment les citoyens perçoivent l’Union européenne. Quels sont les sentiments des participants quant à la réalisation des objectifs fondamentaux de l’UE ?

Une promesse de longue date, mais pas pour tous : la paix réalisée uniquement en interne, la prospérité réservée à certains

La paix et la prospérité font partie de la mission fondatrice de l’Union européenne. La grande majorité conviennent que l’UE a effectivement assuré la paix et la prospérité. On pourrait parler ici d’un récit européen réussi.

Bien que l’Union ait assuré la paix entre ses pays membres, son succès dans la contribution à la paix dans d’autres parties du monde est qualifié de très modeste. Dans certains cas, des conflits ou des guerres sont explicitement mentionnés, mais dans l’ensemble, la réalisation fondamentale d’une coexistence pacifique est soulignée avec gratitude.

Cependant, l’idéal de paix et de conditions de vie pacifiées ne peut pas se limiter aux frontières de l’UE. Les valeurs universelles et les objectifs de l’UE doivent également être un mandat pour ses relations extérieures.

Malgré tout, les participants ont plus de mal à décrire la réalisation de l’objectif de prospérité. Bien qu’ils reconnaissent que l’UE est dans une large mesure une communauté prospère, ils soulignent toujours la répartition inégale de la prospérité, en particulier la différence entre les pays. Certains pensent que le mécontentement économique (et l’inégalité) est la principale raison de l’euroscepticisme.

La liberté de circulation et l’État de droit : seulement avec des limitations

Interrogés sur leurs premières associations avec l’Union européenne, la grande majorité mentionne la liberté de circulation, les voyages et les frontières ouvertes en premier lieu. L’euro, la bureaucratie et un système de valeurs communes ne sont mentionnés que par quelques-uns. De nombreuses autres associations (langues, diversité, BCE, drapeau, opportunités, processus difficiles, etc.) montrent que les idées sur l’Europe sont très variées.

L’UE en tant que communauté de valeurs revient fréquemment dans les discussions. Cependant, certains participants doutent que l’Union mérite d’être associée à ces valeurs. Par exemple, le traitement des réfugiés aux frontières extérieures de l’UE est mentionné comme un point de critique. Les préoccupations concernant les valeurs européennes telles que l’État de droit et les droits de l’homme sont également fréquentes, en particulier en Pologne et en Hongrie. La situation critique est considérée comme un défi européen et n’est pas envisagée de manière détachée au niveau national.

Certains aimeraient voir la République européenne, tandis que d’autres ont encore besoin d’informations de base sur l’UE

Ce qui est frappant, c’est que, tant dans toutes les associations que dans les attentes formulées pour une future Union, les principales crises sont à peine mentionnées. Ni la crise financière ni la crise climatique ne semblent façonner explicitement l’opinion actuelle ou future des citoyens sur l’image de l’Union européenne. Certes, la nécessité de la protection du climat ou le rôle des politiques fiscales sont discutés, mais pas de manière significative.

À la place, différentes perspectives sur la capacité d’action de l’UE et sur son ambition d’agir sont vivement débattues. Alors que de nombreux participants aimeraient voir une UE plus active, d’autres considèrent la lenteur européenne comme excessive. Ils aimeraient donc voir plus de souveraineté nationale. La question du soutien ou du rejet de l’idée de l’aspiration à une république européenne est exemplaire de ces discussions :

« Bien sûr, beaucoup de temps a été perdu, mais à mes yeux, il n’est pas encore trop tard. (…) Il faut aller de l’avant et créer des visions et essayer de les poursuivre, afin de pouvoir accomplir quelque chose. Si je disais dès le départ ‘je ne peux pas le faire’, ce n’est pas possible. »

« Je ne veux pas d’un gigantesque super-État. Je veux que ça [l’UE] fonctionne, et c’est pourquoi, franchement, je voudrais dire au revoir à des idées irréalistes. Qui, après tout, vise à avoir quelque chose comme 400 ou 450 millions de personnes vivant dans un État à un moment donné, où je me demande : où est la démocratie là-dedans ? »

D’autres attentes exprimées à l’égard de l’UE comprennent le désir de recevoir plus d’informations. Soit les participants à l’entretien ont l’impression que la majorité de la population en sait trop peu sur les réalisations de l’UE, soit ils admettent qu’ils en savent personnellement trop peu pour se sentir liés à l’Union.

De plus, le thème de la solidarité donne lieu à des échanges animés dans les groupes, souvent discuté de manière très exemplaire, sur la base des événements de la soi-disant crise des réfugiés de 2015. D’autres attentes de l’UE sont parfois très concrètes – comme celles d’avoir plus de lois contre la discrimination. En particulier, il est discuté du fait que l’égalité entre les femmes et les hommes est encore loin d’atteindre un niveau satisfaisant dans toute l’Europe.

Un récit de justice

Les souhaits concrets des participants pour l’Europe sont nombreux. Cependant, on observe une fréquence marquée dans le désir de plus de justice et plus spécifiquement, d’un engagement commun en faveur des questions de politique sociale. Selon les mots d’un participant, l’Europe devrait être un « foyer basé sur la solidarité ».

Parmi les énumérations, on trouve par exemple le désir d’efforts communs dans la lutte contre la pauvreté, le chômage des jeunes et plus de cohésion, notamment entre l’Europe occidentale et l’Europe orientale. Après, comme expliqué précédemment, le récit de la paix et de la prospérité a longtemps prévalu, on pourrait supposer que de nombreuses personnes souhaitent maintenant un récit de justice.

Le désir de possibilités de co-création a également été mentionné. Un grand nombre de personnes ont souligné qu’elles aimeraient voir plus de formats comme ces tables rondes, mais aussi des outils participatifs de l’Union européenne elle-même. La conférence sur l’avenir de l’Europe a été mentionnée de manière remarquablement rare, ce qui suggère qu’elle n’est pas largement connue parmi les participants.

Au total, il existe un grand désir d’échanges sur les questions européennes. Surtout parmi ceux qui ont très rarement participé à des formats comparables, déclarent qu’ils en savent peu sur le sujet, mais qu’ils sont très intéressés. Les différences dans le niveau d’information sur l’Union européenne (ses sujets, son fonctionnement, ses institutions et ses territoires) sont frappantes. Cependant, le degré d’information a peu à voir avec la sympathie ou l’antipathie à l’égard de l’UE.

Les avantages de l’Union perçus comme particulièrement personnels, tels que la liberté de voyager, ont été difficilement vécus récemment en raison des restrictions liées au coronavirus. Il est donc certainement nécessaire de rattraper le retard afin de rendre l’UE à nouveau une expérience positive dans la vie quotidienne. Le sujet qui a été le plus clairement exprimé par presque tous les participants dans le contexte européen est : la justice. Un grand mot, que l’UE ne pourra adopter comme un grand récit nouveau que si les résultats de cette revendication audacieuse sont également visibles dans la politique quotidienne.

Les participants expriment un vif intérêt pour les questions européennes et une volonté de participer à des échanges sur l’avenir de l’UE. La liberté de circulation, autrefois perçue comme un avantage majeur de l’UE, a été mise à l’épreuve par les restrictions liées à la pandémie de coronavirus. Afin de restaurer une expérience positive de l’UE dans la vie quotidienne, il est nécessaire de combler les lacunes en termes d’informations sur l’UE et de renforcer la dimension de justice au sein de l’Union. La demande d’une politique sociale plus solidaire et la lutte contre les inégalités sociales et économiques semblent occuper une place centrale dans les aspirations des participants. Pour que l’UE puisse adopter un récit fort basé sur la justice, il est crucial que les revendications audacieuses se traduisent par des actions concrètes et visibles dans la politique européenne quotidienne.

Panel de citoyens européens sur les mondes virtuels

Formule clé dans le prolongement du débat citoyen, les panels de citoyens organisés par la Commission européenne se poursuivre, le plus récent qui vise à développer des mondes virtuels européens justes et désirables, vient de livrer ses recommandations, tout un programme…

Les mondes virtuels dans le travail et les marchés du travail

Recommandation 1 : les marchés du travail dans les mondes virtuels européens

Destinée à ceux qui souhaitent accéder au marché du travail virtuel européen, les citoyens recommandent d’évaluer, d’adapter et d’harmoniser la législation pour le monde virtuel européen afin de réguler l’accès au marché de l’UE en fonction du respect des droits et protections du travail de l’UE afin de protéger les travailleurs européens et de préserver le marché unique du travail européen.

Recommandation 2 : création d’une formation harmonisée pour le travail dans les mondes virtuels

Pour l’égalité et l’inclusion pour tous les Européens, les citoyens recommandent la mise à disposition d’une formation et d’une mise à niveau des compétences sur les mondes virtuels, financée par l’Europe et harmonisée dans toute l’Union européenne faisant l’objet d’une certification et d’une reconnaissance mutuelle des qualifications afin que ceux dont les emplois sont rendus obsolètes par les mondes virtuels reçoivent un soutien et une requalification suffisants pour s’adapter à la nouvelle réalité.

Soutenir l’innovation et le développement des mondes virtuels

Recommandation 3 : examen régulier des lignes directrices européennes pertinentes existantes sur les mondes virtuels

Nous recommandons un examen et une mise à jour périodiques des lignes directrices existantes de l’UE concernant les normes éthiques et technologiques, ainsi que leur adaptation et leur application aux mondes virtuels, en tenant compte de la contribution des experts et de l’approbation du Parlement européen.

Recommandation 4 : soutien financier au développement des mondes virtuels

Nous recommandons la mise en place d’un cofinancement européen pour le développement d’une construction centrée sur l’expansion des mondes virtuels afin de définir les critères de prise en charge et de la mise à disposition du financement.

Public & privé : classement & enregistrement des mondes virtuels

Recommandation 5 : forums participatifs pour des développements et normes communs

Nous recommandons aux entreprises, aux chercheurs et à l’UE de travailler en étroite collaboration pour développer et réglementer les mondes virtuels conformément aux valeurs de l’UE, en impliquant un financement de l’UE pour les start-ups afin de développer des mondes virtuels conformément aux valeurs de l’UE, telles que la sûreté et la sécurité (des données), la santé, l’humanisme, la transparence, l’égalité d’accès et la liberté.

Recommandation 6 : certification entreprise et utilisateur pour les mondes virtuels

Nous recommandons de délivrer des certificats pour les mondes virtuels, basés sur des normes communes et différents selon le niveau d’utilisation des mondes virtuels et visés par un organisme indépendant garantissant le respect des valeurs de l’UE dans les mondes virtuels utilisés par les citoyens.

Données dans les mondes virtuels : utilisation et protection

Recommandation 7 : mécanisme convivial dans le métaverse pour accepter l’utilisation des données sélectionnées

Nous recommandons un mécanisme obligatoire, standardisé et convivial assurant la transparence des données (qui collecte les données, à quoi servent-elles, comment sont-elles stockées et avec qui sont-elles partagées), à travers lequel l’autorisation d’utilisation est donnée explicitement.

Agence centrale et police pour les mondes virtuels

Recommandation 8 : une police pour agir et protéger dans les mondes virtuels

Nous recommandons d’avoir une institution policière internationale, avec des agents spécialisés et formés, comme Europol afin de lutter contre les délits « classiques » comme ceux du monde réel, les comportements indésirables qui se sont multipliés dans les mondes virtuels (haine, harcèlement…) et la protection contre soi-même ; la prévention par l’éducation demeure la priorité.

Recommandation 9 : l’Intelligence Artificielle au service de la police dans les mondes virtuels

Nous recommandons d’utiliser l’intelligence artificielle dans le métaverse pour aider la police à prévenir, combattre les crimes et contrôler ce qui se passe dans les mondes virtuels ; la définition et l’application des principes éthiques de l’IA devraient être établies par un organisme public européen indépendant, tel qu’une cour constitutionnelle. Les principes éthiques définissant cette IA devraient être similaires à une constitution en démocratie. Cette constitution suivra des principes éthiques définis démocratiquement, et l’IA sera financée, détenue et gérée par l’État.

Apprentissage et éducation sur les mondes virtuels

Recommandation 10 : formation des enseignants aux mondes virtuels et outils numériques

Nous recommandons aux enseignants de l’UE de recevoir une formation sur l’utilisation pratique des outils numériques, les risques, la sécurité et l’éthique dans les mondes virtuels, et sur les nouvelles opportunités d’enseignement via les mondes virtuels, incluant les sujets comme éthique, sécurité en ligne, maîtrise des outils numériques et opportunités d’enseignement des mondes virtuels afin de réduire le fossé numérique.

Recommandation 11 : accès gratuit aux informations sur les outils numériques et les mondes virtuels

Nous recommandons que l’UE garantisse un accès gratuit et facile aux informations pertinentes sur les outils numériques et les mondes virtuels pour tous les citoyens, via notamment une plateforme dédiée aux mondes virtuels afin de souligner les avantages de ces nouvelles technologies.

Durabilité environnementale et climatique

Recommandation 12 : pour un monde virtuel circulaire : droits et responsabilité des citoyens et des industries

Nous recommandons de développer des actions de sensibilisation sur l’empreinte environnementale, et de veiller à ce que les équipements des mondes virtuels s’inscrivent dans l’économie circulaire : recyclables et réparables mais aussi englobant tout le cycle de vie du métaverse.

Recommandation 13 : un monde virtuel vert avec une énergie renouvelable et transparente

Nous recommandons de mettre en place un système de pénalités et de récompenses à imposer aux entreprises travaillant dans les mondes virtuels, afin d’internaliser le coût environnemental de leurs équipements. Les consommateurs doivent pouvoir aussi connaître l’empreinte environnementale de leur utilisation du monde virtuel et faire des choix éclairés avec un système de notation et de traçabilité.

Impact sur la santé et programme de recherche pour les mondes virtuels

Recommandation 14 : mondes virtuels, construisons ensemble un avenir sain de manière responsable

Nous recommandons de mettre en place un programme de recherche intensif sur l’impact des mondes virtuels sur notre santé dans différents domaines de la connaissance comme psychologie, neurologie, sciences cognitives, sociologie, etc.

Recommandation 15 : indicateurs pour des mondes virtuels sains, inclusifs, transparents et durables

Nous recommandons de mettre en place des indicateurs permettant de mesurer les impacts sociaux, environnementaux, mentaux et physiques de l’utilisation des mondes virtuels.

Partage d’informations et sensibilisation pour les mondes virtuels

Recommandation 16 : loi sur les mondes virtuels sur l’éducation et la sensibilisation

Nous recommandons sur la façon d’être un citoyen numérique – de bonnes règles sur la façon de se comporter dans les mondes virtuels ; les citoyens ont la responsabilité d’être actifs dans le débat et l’élaboration des lignes directrices et des politiques.

Recommandation 17 : mes données ne sont pas vos données – « les bonnes données entre les bonnes mains »

Nous recommandons des « termes et conditions » aux entreprises sur la manière dont elles garantissent la sécurité des données personnelles et la transparence pour les citoyens, de manière courte, claire et compréhensible (accessible à tous).

Identité numérique dans les mondes virtuels

Recommandation 18 : développement des infrastructures numériques

Nous recommandons d’assurer l’égalité d’accès aux technologies numériques, à travers la mise en œuvre d’un vaste plan de développement des infrastructures accessibles, abordables et finançables pour tous : pour créer un monde virtuel européen, le point de départ est d’assurer une connexion égale pour chaque citoyen européen.

Recommandation 19 : l’UE doit élaborer des réglementations sur l’identité numérique et sur le moment où autoriser et garantir le droit des citoyens à l’anonymat

Nous recommandons de créer une réglementation au niveau de l’UE sur le moment où vous devez montrer votre identité et quand vous pouvez être anonyme dans le monde numérique. L’anonymat est une question, qui doit être traduite dans une variété de situations grâce à une certaine flexibilité et adaptabilité, afin de préserver la liberté, la convivialité et la transparence.

Connectivité et accès pour les mondes virtuels

Recommandation 20 : accessibilité pour tous – personne n’est laissé pour compte

Nous recommandons que tous les citoyens de l’UE soient en mesure, techniquement et procéduralement, d’accéder et d’utiliser les possibilités du métaverse, conformément à leurs besoins, souhaits et intérêts ; façonné par une collaboration éclairée entre les autorités publiques, les entités privées et la société civile ; l’UE devant assumer la responsabilité de garantir l’égalité des chances pour tous les citoyens de l’UE dans le métaverse.

Recommandation 21 : cadres juridiques pour la transparence et la protection de chacun dans le métaverse – prioriser les groupes vulnérables

Nous recommandons des cadres juridiques clairs éclairés par des recherches en cours sur l’utilisation sûre et positive du métaverse, afin de garantir la protection des groupes vulnérables (enfants, personnes âgées, personnes privées de leurs droits) afin que les droits de toutes les personnes soient protégés.

Coopération internationale et normes

Recommandation 22 : labels/certificats de l’UE sur les applications des mondes virtuels

Nous recommandons d’introduire des labels/certifications facilement compréhensibles et accessibles pour les applications du monde virtuel, afin de garantir leur sécurité et leur fiabilité, facilement compréhensible (par exemple, smileys, lettres : A-B-C-D).

Recommandation 23 : l’UE en tant qu’acteur majeur/pionnier dans les mondes virtuels

Nous recommandons aux États membres de l’UE de s’unir pour devenir un acteur/pionnier commun fort dans le contrôle, la surveillance et la régulation des mondes virtuels, afin de maintenir nos valeurs démocratiques et de les diffuser en fixant le cadre des mondes virtuels sur la base de nos valeurs démocratiques ; il s’agit tant de créer des incitations pour soutenir et stimuler la durabilité et la croissance que de supprimer les obstacles à la participation aux mondes virtuels ou encore de créer des infrastructures suffisantes et fiables.

Prochaine étape : la Commission européenne devrait traduire ses recommandations dans de futures propositions de textes européens.