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Rapport Draghi : quelle stratégie de communication au service de la compétitivité européenne ?

Face aux défis démographiques, technologiques et géopolitiques qui menacent sa croissance et sa productivité, l’Europe se trouve à un carrefour crucial pour éviter  » une lente agonie ». Le tant attendu rapport Draghi sur l’avenir de la compétitivité européenne, propose une nouvelle stratégie industrielle ambitieuse pour relancer la croissance et la productivité reposant en grande partie sur sa capacité à être comprise, acceptée et appropriée par l’ensemble des acteurs européens. Une communication efficace sera donc cruciale pour relever ce défi et donner corps à l’avenir du projet européen. Que faire ?

Expliquer la nouvelle stratégie : la pédagogie du changement… et le changement de la pédagogie

Le premier défi est d’expliquer de manière claire et pédagogique les grands axes de la stratégie proposée : vulgariser des enjeux complexes, montrer la cohérence d’ensemble du plan, afin de mettre en lumière les piliers clés du plan :

  • Combler le retard d’innovation, surtout dans les technologies numériques : démontrer l’urgence d’investir massivement dans la recherche et l’innovation (IA, quantique, semi-conducteurs) à la condition d’améliorer la collaboration entre les institutions de recherche, les entreprises et les investisseurs.
  • Décarboner l’économie tout en préservant la compétitivité industrielle : la transition vers une économie neutre en carbone représente une opportunité pour l’Europe de devenir un leader mondial, tout en expliquant les défis liés à la concurrence internationale, notamment chinoise, et les mesures prises pour garantir un terrain de jeu équitable.
  • Réduire les dépendances stratégiques et renforcer l’autonomie européenne : sensibiliser aux risques liés à la dépendance excessive des ressources critiques, en diversifiant les sources d’approvisionnement, renforçant les capacités de production européennes et développant des partenariats stratégiques alliés.
  • Mobiliser des investissements massifs publics et privés : la nécessité d’investissements massifs pour financer la transition numérique et écologique, ainsi que renforcer les capacités de défense, tout en mobilisant des investissements privés.

Cette première séquence visant à s’adresser aux différentes parties prenantes doit être l’occasion de renouveler les modalités, les supports, les réflexes dans la communication pour s’assurer d’une meilleure adéquation avec les usages des publics.

Susciter l’adhésion et l’engagement : l’appropriation, condition de l’application

Au-delà de l’explication, la communication doit viser à susciter l’adhésion et l’engagement des différentes parties prenantes. Il s’agit de créer un sentiment d’appropriation collective du projet européen et de mobiliser les énergies autour d’objectifs communs. Pour ce faire, la communication doit :

  • Convaincre de l’urgence d’agir et de la pertinence des solutions proposées : La communication doit utiliser des arguments percutants et des exemples concrets pour démontrer l’impact positif de la nouvelle stratégie sur la vie quotidienne des citoyens européens, ainsi la baisse de la productivité, c’est du pouvoir d’achat en moins. Il est important de mettre en avant les bénéfices en termes de création d’emplois, de croissance économique, de protection de l’environnement et de sécurité.
  • Mobiliser les différentes parties prenantes autour d’objectifs communs : La communication doit les impliquer dans la mise en œuvre de la stratégie. Il est important de créer des plateformes de dialogue et de consultation, d’organiser des événements et des campagnes de sensibilisation, et de mettre en place des mécanismes de suivi et d’évaluation.
  • Inciter à l’action et au changement de comportements : La communication doit encourager les citoyens, les entreprises et les investisseurs à adopter des comportements plus responsables et à s’engager activement dans la transition numérique et écologique. Il est important de proposer des solutions concrètes et des incitations, de valoriser les initiatives positives et de promouvoir les bonnes pratiques.

Faire évoluer les représentations et canaliser les émotions

La mise en œuvre de la stratégie de compétitivité implique de faire évoluer certaines représentations et de lutter contre les idées reçues. La communication doit contribuer à façonner un nouveau récit européen, plus positif et plus ambitieux. Pour ce faire, il est nécessaire de :

  • Dépasser l’opposition entre écologie et économie : La communication doit démontrer que la transition écologique est compatible avec la croissance économique et la création d’emplois. Il est important de mettre en avant les exemples d’entreprises européennes qui ont réussi à concilier performance économique et respect de l’environnement.
  • Promouvoir une vision positive de l’industrie et de l’innovation : La communication doit lutter contre l’image critiquée de l’industrie et valoriser son rôle dans la création de richesse et d’emplois. Il est important de mettre en avant les innovations technologiques européennes et de montrer comment elles contribuent à améliorer la vie quotidienne des citoyens.
  • Renforcer le sentiment d’appartenance européenne : La communication doit rappeler les valeurs et les principes fondamentaux de l’UE, tels que la solidarité, la coopération et la paix. Il est important de mettre en avant les réussites de l’intégration européenne et de montrer comment l’UE peut apporter des solutions aux défis mondiaux.
  • Valoriser la coopération face aux tentations du repli national : La communication doit souligner l’importance de la coopération entre les États membres pour relever les défis communs. Il est important de mettre en avant les exemples de projets européens réussis et de montrer comment la coopération permet d’obtenir des résultats plus ambitieux.

Propositions d’activation :

  • Lancer une grande campagne de communication paneuropéenne multi-supports : Cette campagne utiliserait différents canaux de communication (télévision, radio, presse écrite, affichage, réseaux sociaux, etc.) pour diffuser des messages clés dans un langage clair et accessible.
  • Créer une plateforme digitale interactive présentant la stratégie et ses avancées : Cette plateforme permettrait aux citoyens, aux entreprises et aux investisseurs de s’informer sur la stratégie, de suivre ses avancées et de participer à des consultations. La plateforme pourrait également proposer des outils interactifs, tels que des cartes, des graphiques et des vidéos, pour rendre l’information plus attractive et plus accessible.
  • Organiser des consultations citoyennes dans toute l’Europe : Ces consultations permettraient aux citoyens de s’exprimer sur la stratégie et de proposer des idées pour sa mise en œuvre. Il est important de s’assurer que les consultations sont organisées de manière transparente et inclusive, et que les résultats sont pris en compte par les institutions européennes.
  • Mettre en place un réseau d’ambassadeurs de la stratégie dans différents secteurs : Ces porte-paroles seraient des personnalités reconnues dans leur domaine (entrepreneurs, chercheurs, artistes, etc.) qui s’engageraient à promouvoir la stratégie auprès de leur public. Il est important de choisir des ambassadeurs qui sont crédibles et qui ont une forte influence sur leur audience.
  • Développer des serious games et outils de simulation pour sensibiliser le grand public : Ces outils permettraient aux citoyens de comprendre les enjeux de la stratégie de manière ludique et interactive. Il est important de s’assurer que les jeux et les simulations sont bien conçus et qu’ils sont adaptés aux différents publics cibles.
  • Produire une série documentaire grand public sur les enjeux et solutions : Cette série documentaire permettrait de sensibiliser le grand public aux défis de la compétitivité européenne et de présenter les solutions proposées par la nouvelle stratégie. Il est important de s’assurer que la série documentaire est de qualité et qu’elle est diffusée sur des chaînes de télévision grand public.
  • Lancer un concours d’innovation ouvert aux citoyens et entreprises européennes : Ce concours permettrait de stimuler l’innovation et de promouvoir les solutions créatives pour relever les défis de la compétitivité européenne. Il est important de s’assurer que le concours est bien organisé et qu’il est doté de prix attractifs, en particulier pour les jeunes entrepreneurs.

Réussir la communication autour de la nouvelle stratégie de compétitivité européenne représente une opportunité unique pour l’UE de relancer tant sa croissance et sa productivité, tout en renforçant son autonomie et sa résilience que de créer un véritable sentiment d’appropriation collective du projet européen et de donner corps à une nouvelle Europe.

Les Européens, abandonnés au populisme et attachés au souverainisme démocratique

Dans une enquête paneuropéenne (UE27 + UK) de la Fondation pour l’innovation politique, il apparaît qu’au moment des élections européennes, la plupart des 360 millions d’électeurs sont indubitablement acquis à la fois aux valeurs de la démocratie et à l’idée européenne, peut-être plus que jamais. Comment cette double conviction populaire doit être interprétée pour éviter tout malentendu sur l’interprétation du vote populiste en progression ?

Être Européen en 2024 : soutien à l’idée européenne, aux principes qui la fondent, aux institutions qui en émanent

Le soutien à l’Union européenne atteint des niveaux sans précédent, avec 87 % de la population européenne qui approuve l’appartenance de leur pays à l’Union. Ce soutien massif se reflète également dans l’acceptation de la monnaie européenne, l’euro, à 92 % des personnes interrogées. Le souhait de quitter l’Union européenne est devenu marginal, avec seulement 13 % de la population qui envisage cette option. Ce soutien à l’Europe est également une réalité électorale, avec une majorité d’opinion qui se traduit par un choix de représentants politiques pro-européens. Ces trois résultats contredisent le discours médiatique sur la soi-disant « vague populiste ».

La montée des périls dans le monde affermit l’idée européenne

La mondialisation inquiète davantage les Européens, qui voient dans l’Union européenne un moyen de se protéger face aux défis économiques et sociaux. L’agressivité de puissances hostiles, telles que la Russie, la Chine, l’Iran et la Turquie, a également favorisé l’idée européenne. Les Européens sont conscients que face à ces menaces, ils sont plus forts ensemble que séparément. La crainte d’une nouvelle guerre mondiale est présente dans l’esprit de 60 % de la population, ce qui renforce encore davantage le soutien à l’Union européenne.

Les Européens à la recherche d’une puissance publique pour répondre à leurs besoins et à leurs attentes

Les Européens se posent la question de savoir ce que les États peuvent faire pour leur peuple. Le « Brexit » montre que les populistes ne sont pas en mesure de répondre aux attentes de la population, qui se sent abandonnée.

Le scepticisme à l’égard de l’État, le stato-scepticisme est plus élevé que celui à l’égard des institutions européennes, l’euro-scepticisme, avec des institutions européennes qui suscitent plus de confiance que les institutions nationales.

Le vote populiste est une composante de l’appel des Européens pour une puissance publique supplémentaire, une demande restée sans réponse.

C’est dans l’attente d’une puissance publique supplémentaire qu’une nouvelle demande d’Europe, une demande populaire, s’installe au cœur de l’opinion européenne.

La plupart des Européens ne croient pas ou ne croient plus aux capacités de leurs États à s’appuyer sur leurs propres forces. Par pragmatisme, et non par idéal comme l’illustre le succès de l’euro, les Européens sont disposés à l’affirmation d’une puissance publique européenne.

Les Européens souhaitent également reprendre le contrôle démocratique de l’espace public de plus en plus numérique, au regard du risque de perte de nos libertés individuelles et collectives, de destruction des fondations de la culture et de la vie démocratique européenne.

Une Europe qui protège, selon les Européens

La sécurité est la première des revendications des Européens. Ils sont conscients que les menaces sont de plus en plus nombreuses et complexes. Le soutien à l’OTAN est fort, avec 65 % favorable. Les Européens souhaitent également une armée commune, en complément des armées nationales, avec 67 % qui soutient cette idée.

Les Européens veulent la protection des frontières communes, avec 86 % de la population qui déclare que cela devrait être une priorité pour l’Union européenne. Ils sont conscients que la liberté de circulation est un acquis précieux, mais ils souhaitent également être protégés contre les menaces extérieures.

En somme, en 2024, les Européens sont plus que jamais attachés à l’Union européenne, qu’ils voient comme un moyen de se protéger face aux défis du monde. Ils sont à la recherche d’une puissance publique, en particulier en matière de sécurité et qui puisse peser sur la scène internationale.

Quelle gouvernance publique pour renforcer la transparence et l’intégrité de la vie publique contre des activités de lobbying et d’influence étrangères ?

L’OCDE s’interroge sur comment « Renforcer la transparence et l’intégrité des activités d’influence étrangère en France : Un outil pour lutter contre les risques d’ingérences étrangères ».

Principaux constats sur la résilience démocratique

La France développe de nombreux outils de politiques publiques pour lutter contre les risques d’ingérence étrangère :  dispositif pénal de répression des atteintes aux intérêts fondamentaux de la Nation, outils réglementaires dédiés au financement de la vie politique, encadrement des activités de lobbying, lutte contre la corruption, le trafic d’influence, la prise illégale d’intérêts, ainsi que dispositifs administratifs de contrôle des investissements étrangers ou lutte contre les ingérences numériques étrangères.

La transparence et l’intégrité de la vie publique sont des domaines prioritaires d’action pour renforcer la résilience de la France face au risque croissant d’ingérence dans ses processus démocratiques.

Par exemple, l’influence de l’opinion publique comme moyen indirect d’influence sur les décisions publiques et les processus démocratiques n’est pas couverte, alors qu’il s’agit d’une part croissante des activités d’influence étrangère

Risques d’interférence étrangère

Au-delà des services de renseignement ou des institutions diplomatiques, de nombreux acteurs, notamment non-gouvernementaux, sont mobilisés (groupes de réflexion, institutions culturelles, organisations de la société civile, universités, diasporas, et médias :

  1. Capture des élites politiques et économiques : corruption, influence indue, offre de cadeaux et autres avantages ou mobilités professionnelles ;
  2. Financement de la vie politique : influence indue et capture politique ;
  3. Ingérence électorale : narratifs trompeurs, attaques de dénigrement ou piratages informatiques contre des candidats, financement de publicités ciblées ;
  4. Manipulations de l’information d’origine étrangères : campagnes de manipulations de l’information visant à façonner l’opinion publique et à renforcer le polarisation politique et le défiance via médias d’État, sites web de désinformation, fermes à trolls et bots sur les réseaux sociaux, influenceurs et journalistes sous influence, intelligence artificielle ;
  5. Coercition économique : investissements directs de puissances étrangères, d’entreprises d’État ou assimilées dans des secteurs stratégiques ou d’infrastructures critiques ;
  6. Utilisation abusive de la coopération universitaire, culturelle, des organisations de la société civile et des think-tanks : dépendances et captures des élites ;
  7. Contrôle, surveillance et répression transnationale des diasporas : ingérences ou manipulation.

L’ingérence étrangère, un phénomène déjà bien appréhendé par le cadre juridique et les pouvoirs publics en France :

  • Sur le plan pénal, le dispositif de répression des atteintes aux intérêts fondamentaux ;
  • Restrictions posées au financement provenant de l’étranger des partis politiques et des campagnes électorales ;
  • Dispositif de lutte contre les atteintes à la probité, y compris la corruption, le trafic d’influence, la prise illégale d’intérêts ;
  • Dispositif de contrôle des investissements étrangers ;
  • Dispositif de lutte contre les ingérences numériques étrangères ;
  • Dispositif sur l’encadrement des activités de représentation d’intérêts.

Principales recommandations

La France pourrait adopter un dispositif spécifique sur l’encadrement des activités de lobbying et d’influence étrangères effectuées au nom d’États ou d’organisations étatiques étrangères afin de renforcer la transparence des activités d’influence étrangère, de détecter et de sanctionner les activités non-déclarées :

1. Définir les acteurs et les activités d’influence étrangère couverts par le dispositif de transparence, tant l’influence sur les processus décisionnels, mais aussi celle sur le débat public ;

2. Définir les cibles des activités d’influence étrangère, tant les décisions publiques et les processus démocratiques visés que les processus électoraux ;

3. Définir les obligations de transparence pour les activités d’influence étrangère ;

4. Assurer le respect des obligations de transparence, avec un dispositif gradué de sanctions allant de sanctions administratives pécuniaires aux sanctions pénales ;

5. Délimiter le cadre institutionnel permettant l’administration du dispositif, le contrôle, les enquêtes et l’application des sanctions en confiant tout ou une partie de la mise en œuvre du dispositif à la HATVP avec un registre séparé ou unique administré par la HATVP.

6. Renforcer les obligations déontologiques applicables aux responsables et agents publics et aux représentants d’intérêts en matière d’influence étrangère.

7. Renforcer le contrôle sur les carrières professionnelles d’anciens responsables et agents publics au sein d’entités étrangères, au-delà de trois ans pour les activités de représentation.

Communiquer l’Europe inclusive : solidarités, éducation, et égalité pour tous

L’Union européenne s’engage à renforcer les solidarités, le pilier social et les droits sociaux, ainsi que l’égalité hommes-femmes et les droits des minorités. Quelles actions de communication nécessaires pour promouvoir ces piliers essentiels, impliquant Bruxelles, les États membres, leaders d’opinion, journalistes, et le grand public ?

Solidarités, pilier social et droits sociaux

Campagnes de communication sur le pilier social : Des campagnes médiatiques présentant le pilier social de l’UE, mettant en lumière des aspects tels que le salaire minimum équitable, le dialogue social, les meilleures conditions de travail, et le mécanisme de réassurance chômage. Des témoignages et des études de cas pourraient illustrer les avantages concrets pour les travailleurs et les entreprises.

Promotion du socle européen des droits sociaux : Des communications sur les droits sociaux offerts par le socle européen, avec un accent particulier sur des initiatives telles que l’apprentissage de nouvelles compétences, l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, et l’égalité des chances au travail. La campagne « Let’s make it work » peut être revitalisée pour susciter l’engagement du public.

Éducation, culture, et jeunesse

Communication sur l’espace européen de l’éducation : Des campagnes pour faire de l’espace européen de l’éducation une réalité d’ici 2025, mettant en avant les avantages d’une éducation accessible et de qualité pour tous. Des forums en ligne pourraient discuter des progrès réalisés et des étapes à venir, en particulier auprès des lycéens à la recherche de leur avenir professionnel.

Campagne sur les compétences, l’intégration et l’inclusion : Des communications détaillant la nouvelle stratégie en matière de compétences et le plan d’action pour l’intégration et l’inclusion, avec un focus sur la protection des plus vulnérables. Des partenariats avec des organisations éducatives pourraient renforcer la portée de ces initiatives.

Innovation et recherche : Horizon Europe et espace européen de la recherche : Des communications sur l’avenir de l’espace européen de la recherche et les missions d’Horizon Europe, soulignant l’importance de l’innovation et de la recherche pour le développement durable de l’UE. Des conférences en ligne et des podcasts pourraient explorer les opportunités offertes par ces programmes.

Égalité hommes – femmes et droits des minorités

Législation anti-discrimination : Des campagnes pour informer sur la nouvelle législation anti-discrimination, garantissant l’égalité des chances pour tous. Des interviews avec des experts juridiques pourraient expliquer les implications pratiques de ces nouvelles lois.

Sensibilisation aux droits : Des campagnes de sensibilisation aux droits, mettant en avant l’égalité des genres, ainsi que les droits des victimes. Des ateliers interactifs dans les États membres pourraient encourager la compréhension et le respect de ces droits fondamentaux.

Santé des citoyens

Lutte contre le cancer : Des campagnes de sensibilisation sur le plan européen de lutte contre le cancer détaillant les initiatives clés, mettant en avant les efforts pour améliorer la prévention et les soins contre le cancer. Des témoignages de patients et des informations sur les nouvelles approches de traitement pourraient inspirer et informer le public.

Prévention et soins : Des événements en ligne avec des experts médicaux et scientifiques, permettant aux citoyens de poser des questions et de participer à des discussions sur la manière dont le plan affecte concrètement la vie des patients et des familles.

Garantie de la qualité et la sécurité des médicaments : Des infographies expliquant les tenants et aboutissants de la stratégie, mettant en avant les mesures visant à garantir la qualité et la sécurité des médicaments. Des séminaires en ligne pour les professionnels de la santé pourraient approfondir les détails techniques. Des brochures distribuées dans les pharmacies et les centres de santé pour informer directement les patients.

Santé mentale : Des campagnes multimédias pour sensibiliser le public sur les problématiques de santé mentale, briser les stigmates associés et promouvoir la compréhension. Des vidéos de témoignages et un forum interactif avec des professionnels de la santé mentale, offrant une plateforme pour discuter ouvertement des enjeux et des solutions.

Au total, l’Union européenne intervient dans de nouveaux secteurs, autour de nouvelles problématiques très sociétales, qui intéressent très largement les citoyens, qui constituent autant d’opportunités de présenter l’Europe différemment et de retisser un lien personnel pour chacun.

Communiquer l’Europe en action : vers une économie sociale, verte et inclusive

L’Union européenne se positionne résolument pour façonner un avenir économique durable et équitable, mettant l’accent sur la transition vers une économie sociale de marché verte. À travers une série de politiques ambitieuses et de réalisations concrètes, l’UE s’engage à rendre l’économie plus accessible, à améliorer la compétitivité et à garantir une transition équitable pour tous. Compte-tenu des principales initiatives et politiques de l’Europe, qui façonnent ce nouvel horizon économique, quelles peuvent être les opportunités de communication européenne, à Bruxelles, dans les États-membres, auprès des leaders d’opinion, des journalistes et du grand public ?

Next Generation EU : stimuler l’investissement pour l’avenir

Le programme Next Generation EU, le fonds de financement de résilience post-covid, représente une pierre angulaire de la politique économique européenne. En ciblant les investissements dans des secteurs clés tels que la transition énergétique, la digitalisation, et l’innovation, l’UE vise à dynamiser la croissance économique et à créer des emplois durables.

Des campagnes de communication ciblées dans les États membres pourraient mettre en lumière les opportunités réalisées grâce aux investissements, mobilisant ainsi tant l’intérêt des entreprises et des investisseurs que celui du grand public qui peine à pouvoir connaître ce qui a été concrètement financé par l’UE.

Semestre européen : renforcer la coordination économique

Le processus actualisé du Semestre européen renforce la coordination économique entre les États membres.

Les campagnes de communication devraient mettre en évidence son rôle dans la stabilité économique et la convergence sociale, sachant que le rationnel de ces mesures est relativement consensuel quand il est bien expliqué. Des ateliers interactifs et des séminaires pour les leaders d’opinion pourraient expliquer comment ce processus contribue à une prise de décision plus harmonisée et transparente.

Union des marchés de capitaux : favoriser l’accès des PME au financement

La stratégie à long terme pour l’avenir industriel de l’Europe, en achevant l’Union des marchés de capitaux, vise à faciliter l’accès au financement pour les PME, ce qui est un point de déblocage hyper important pour la possibilité de créer davantage d’emplois qualifiés de qualité.

Des forums de discussion avec des entrepreneurs dans les États membres pourraient illustrer les avantages concrets de cette approche, favorisant ainsi une économie plus diversifiée et résiliente.

Réforme de l’Union économique et monétaire : s’assurer d’une croissance stable

La réforme de l’Union économique et monétaire, associée au Pacte de stabilité et de croissance et au système d’indemnisation en remplacement du chômage SURE, renforce la capacité de l’UE à réagir aux crises économiques.

Des campagnes médiatiques ciblées pourraient expliquer comment ces réformes apportent une stabilité accrue et garantissent une croissance économique durable pour tous les citoyens européens, entre liberté du marché et coordination des politiques publiques.

Union bancaire et filet de sécurité commun : garantir la solidité financière

L’achèvement de l’union bancaire, avec la création d’un système européen d’assurance des dépôts et un filet de sécurité commun au Fonds de résolution unique, représente une étape cruciale vers une solidité financière accrue.

Des conférences avec des experts financiers à Bruxelles et des sessions d’information dans les États membres pourraient démystifier ces mécanismes, renforçant ainsi la confiance du public dans le système financier européen.

Fiscalité numérique et environnementale : vers une taxe carbone aux frontières

La fiscalité numérique et environnementale, y compris la proposition d’une taxe carbone aux frontières, souligne l’engagement de l’UE envers une économie verte. Il s’agit de l’une des mesures les plus sensibles du Green Deal européen, qui ne peut être réussie qu’en prenant les devants.

Des campagnes de sensibilisation axées sur les avantages environnementaux et la justice fiscale pourraient être menées auprès du grand public, des journalistes et des leaders d’opinion, afin de répondre à toutes les questions.

L’Union européenne s’engage pleinement à créer une économie sociale de marché verte, où la croissance économique s’accompagne d’une transition équitable pour tous. À travers des actions de communication stratégiques à Bruxelles et dans les États membres, l’UE pourrait renforcer la compréhension de ses politiques et inspirer un soutien accru de la part du grand public, des leaders d’opinion et des médias.