Que fait l’Union européenne pour se rapprocher des citoyens ?

Alors que la ratification du traité de Lisbonne se fait en France par la voie parlementaire, la question de la distance entre les citoyens et l’Union européenne est au cœur de l’actualité. Afin de mieux connaître ce que l’UE fait pour se rapprocher des citoyens, voici une présentation du programme «Citoyens pour l’Europe» (2007-2013)…

Promouvoir la participation citoyenne active, c’est-à-dire permettre aux Européennes et Européens d’assumer leurs responsabilités de citoyens et citoyennes de l’Union européenne ; voila les objectifs du programme «Citoyens pour l’Europe» (2007-2013).

Pour ce faire, le programme encourage la coopération entre les citoyens, privilégie l’axe de la promotion de l’engagement citoyen transfrontalier et, dès lors, celui du renforcement d’une conscience européenne transcendant les visions nationales tout en respectant leur diversité.

La compréhension mutuelle, la solidarité et le sentiment d’appartenance à l’Europe, qui sont les fondements de l’engagement citoyen, transparaissent dans les quatre actions du programme :

  • La première action, « Des citoyens actifs pour l’Europe », favorise la participation directe des citoyens, au moyen d’activités de jumelage de villes ou d’autres types de projets citoyens.
  • La deuxième action, « Une société civile active en Europe », s’adresse aux organisations de la société civile de dimension européenne, auxquelles elle apporte une aide structurelle dans le cadre de leur programme de travail ou une aide destinée à des projets transnationaux.
  • La troisième action, « Tous ensemble pour l’Europe« , soutient des événements à haute visibilité, des études et des instruments d’information s’adressant à un public aussi vaste que possible par-delà les frontières et rendant l’Europe plus concrète pour ses citoyens.
  • La quatrième action, « Une mémoire européenne active« , vise à préserver les principaux sites et archives ayant un lien avec les déportations et à commémorer les victimes du nazisme et du stalinisme.

Ce programme est doté d’un budget de 235 millions d’euros pour la période 2007-2013.

Premier sondage sur la Présidence française de l’Union européenne

Les Français ont été interrogés par l’IFOP pour Touteleurope.fr sur la Présidence française de l’UE (PFUE). Quelles sont les principaux résultats de ce sondage ?

Une notoriété relativement bonne

67 % des Français savent que c’est la France qui prendra la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne à partir du 1er juillet 2008.

Des effets positifs pour une majorité, pourtant contrastée

Pour une majorité de Français, la PFUE sera positive pour l’influence de la France en Europe (61 %) ou l’efficacité de l’UE (58 %). Cette majorité de Français est clivée : les personnes âgées et les sympathisants de droite sont globalement plus optimistes.

Des priorités différentes, une même préoccupation pour l’environnement

Les Français, et principalement les jeunes, plébiscitent la protection de l’environnement (50 % des personnes interrogées la citent en premier ou en deuxième position). La protection des consommateurs européens (38 %) et la défense des entreprises européennes (34 %) trouvent un écho plus fort chez les personnes âgées et les ouvriers. La politique de l’énergie (25 %), la politique d’immigration (22 %), et surtout l’Europe de la défense (9 %), trois des priorités de la France, ne s’avèrent pas essentielles pour les Français.

Enfin, 72 % des personnes interrogées se déclarent favorables au projet porté par la France d’une Union méditerranéenne.

Télécharger les résultats complets du sondage

L’Euro fête ses 10 ans avec une pièce commémorative choisie sur le web

Afin de célébrer le dixième anniversaire l’introduction de l’euro, tous les pays de la zone euro vont émettre une pièce commémorative de 2 euros comportant le même dessin.


A cette occasion, un vote est organisé sur eurodesigncontest.eu jusqu’au 22 février 2008 afin de choisir, entre 5 propositions, la face commune de cette pièce. La pièce qui aura reçu le plus de voix sera connue le 25 février et sera disponible dans nos portes-monnaies début 2009.

2008 : Année européenne du dialogue interculturel : le point de vue du groupe sur le multilinguisme

Un groupe d’intellectuels et d’experts du multilinguisme constitué dans le but de conseiller la Commission en ce qui concerne la contribution du multilinguisme au dialogue interculturel a présenté jeudi 31 janvier son rapport, intitulé «Un défi salutaire»…

Dans le cadre de l’année européenne du dialogue interculturel 2008, un groupe d’intellectuels et d’experts du multilinguisme, présidé par Amin Maalouf, a été « chargé par la Commission européenne de lui faire des propositions et recommandations sur la manière dont les langues peuvent favoriser le dialogue interculturel et la compréhension mutuelle ».

En effet, comme l’affirme le Commissaire Leonard Orban, «respecter et promouvoir la diversité linguistique et culturelle est l’une des priorités stratégiques de l’Union européenne et un élément fondamental de l’intégration européenne. La promotion du dialogue interculturel est indissociable du multilinguisme».

Selon les conclusions du rapport « Un défi salutaire », la promotion d’une «langue personnelle adoptive» renforce le multilinguisme et le dialogue interculturel. Les intellectuels établissent un lien clair entre diversité linguistique et intégration européenne. Parce qu’« une bonne connaissance des autres langues jette des ponts et favorise la compréhension entre les cultures », il est urgent de développer les compétences interculturelles des citoyens européens. Le groupe souhaite ainsi que l’on enseigne deux langues étrangères en plus de la langue maternelle dans l’UE.

Programmes communautaires en faveur de la jeunesse

De nombreux programmes communautaires existent en faveur des jeunes. Ces programmes visent tous à favoriser la mobilité des jeunes et construire une identité proprement européenne. Découvrez le panorama de ces programmes…

En terme d’apprentissage professionnel : Programme Leonardo da Vinci : programme de formation professionnelle axé sur la mobilité. Ce programme offre des opportunités de formation et de stages à l’étranger. Les bourses qui l’accompagnent sont plus élevées que celles consacrées au programme Erasmus et permettent à des jeunes de milieu modeste de vivre à l’étranger. Ce programme se développe : 1 600 personnes touchées en 2005, il pourrait concerner potentiellement 4 000 jeunes actifs sur la période 2007-2013.

En terme d’apprentissage « non formel » (en dehors du cadre scolaire) : Programme « Jeunesse en action » qui a pour objectif de promouvoir la citoyenneté active des jeunes, de soutenir les actions de jeunes et de favoriser la coopération européenne en matière de politique de jeunesse. Il regroupe des rencontres de groupes de jeunes, le service volontaire européen et des initiatives de groupes de jeunes. 7515 jeunes Français ont bénéficié de ce programme en 2005.

En termes d’éducation et de formation : le Programme Socrates cherche à renforcer la dimension européenne à tous les niveaux et réaliser une pleine égalité des chances, améliorer la connaissance des langues de l’Union européenne et promouvoir la coopération et la mobilité par le biais d’échanges. L’action « Comenius » est destinée en particulier au niveau scolaire et secondaire. l’action « Erasmus » – la plus connue s’adresse aux étudiants.

Cette nouvelle stratégie de l’Union européenne axée sur la jeunesse a notamment été formalisée en 2005 dans la Communication de la Commission « Répondre aux préoccupations des jeunes Européens visant à mettre en œuvre le Pacte européen pour la jeunesse et la promotion de la citoyenneté active.