Archives de catégorie : Opinion publique européenne

Billets sur l’opinion publique européenne

Vaste enquête d’opinion paneuropéenne sur le Parlement européen

La Direction générale Communication de la Commission européenne a commandé un Eurobaromètre spécial consacré au Parlement européen. Pour la première fois, l’avis des Européens sur la notoriété, l’opinion, l’image et les missions du Parlement européen sont recueillis…

La « notoriété » du Parlement européen

Aujourd’hui, d’après de nombreux Eurobaromètres, le Parlement européen est l’institution européenne qui jouit de la plus grande notoriété.

Pourtant, la méconnaissance du Parlement est générale auprès du grand public, aussi bien aux « anciens » Etats membres qu’aux nouveaux, et à toutes les catégories sociodémographiques analysées.

Les personnes interrogées ont conscience de mal connaître le Parlement européen. Ils se considèrent par ailleurs mal informés par les médias.

En revanche on connaît plutôt bien deux des compétences du Parlement européen : son rôle dans les processus d’élargissement de l’Union européenne, et de fixation du budget communautaire.

L' »opinion » sur le Parlement européen

Le Parlement européen est une institution respectée, les opinions à son sujet sont globalement très positives, tant en ce qui concerne sa place dans les institutions, que l’importance de son rôle, et que son action concrète dans des domaines sensibles en faveur du citoyen.

Cette opinion est partagée par toutes les couches de la population interrogée, même auprès des personnes les plus réticentes à l’Union européenne en général.

L' »image » du Parlement européen

L’impression générale est donc bonne mais elle est imprécise dans l’esprit des Européens.

Dans l’ensemble de l’Union européenne :

  • le Parlement européen est indéniablement démocratique ;
  • en moyenne il est plutôt considéré comme méconnu, technocratique ou dynamique ;
  • les Européens sont partagés pour l’estimer à l’écoute des citoyens ;
  • et en moyenne il n’est pas considéré inefficace.

Le Parlement européen ne dispose pas encore de profil d’image. Pour autant, cette image latente s’inscrit dans un contexte de « neutralité bienveillante ».

Les « missions » du Parlement européen

Les missions assignées au Parlement européen ne manquent pas d’ambition :

  • Sur les politiques prioritaires : luttes à mener contre le terrorisme et contre le changement climatique, et la protection des consommateurs et de la santé publique.
  • Sur les valeurs prioritaires, la protection des droits de l’homme est sans conteste la clé de voûte avec l’égalité hommes/femmes et la solidarité entre Etats membres.

Une mission ambitieuse pour une institution trop mal connue, mais respectée, notamment pour ce qui est son fondement même : sa dimension démocratique.

Pour lire l’intégralité de l’étude

Résultats instructifs pour les 10 référendums locaux sur le traité de Lisbonne au Royaume-Uni

La campagne de communication « I Want a Referendum » menée par des partisans de la construction européenne a conduit à l’organisation de 10 référendums locaux – sans valeur juridique – au Royaume-Uni, le week end dernier. Les résultats sont contrastés…

Le taux de participation constitue la principale surprise.

La participation des citoyens concernés a dépassé le taux de participation habituellement observé aux élections locales : 152 520 personnes ont participé au vote soit un taux de participation de 36.2 %.

Le résultat sans appel est sans surprise.

Les électeurs devaient répondre à 2 questions : « Le Royaume-Uni devrait-il organiser un référendum national sur le traité de Lisbonne ? » et « Le Royaume-Uni devrait-il approuver le traité de Lisbonne ? ».

A la première question, les votants ont répondu « oui » à 88 % (12 % de « non »).

A la seconde question, les votants ont répondu « non » à 89 % (8 % de « oui » et 3 % de sans réponse).

Finalement, la presse Outre-Manche conclut que l’adhésion à l’UE – comme l’euroscepticisme – ne peuvent se réduire à un slogan officiel.

Etat des lieux de la citoyenneté de l’Union

Alors que l’on ne cesse de parler dans les médias, de l’impératif « L’Europe doit se rapprocher des citoyens », quel état des lieux peut-on dresser pour la citoyenneté de l’Union…

La Commission européenne a adopté cette semaine son cinquième rapport sur la citoyenneté de l’Union européenne. Ce document dresse un état des lieux de l’opinion publique et des progrès réalisés en matière de citoyenneté.

État de l’opinion publique

Selon un sondage sur la citoyenneté de l’Union paru dans le Flash Eurobaromètre de 2007 :

  • 90% des Européens savent qu’ils sont à la fois citoyens de l’Union et ressortissants d’un État membre ;
  • 31 % des personnes interrogées dans les 27 pays de l’UE s’estiment «bien informées» de leurs droits en tant que citoyens de l’Union européenne.*

Ces résultats montrent que la Commission devrait renforcer et améliorer les moyens utilisés pour informer le citoyen européen de ses droits.

État des droits du citoyen

Le noyau dur des droits du citoyen sont :

  • le droit de circuler et de séjourner librement dans l’UE,
  • le droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales et européennes dans l’État membre de résidence,
  • le droit à la protection diplomatique et consulaire dans les pays tiers,
  • le droit de pétition devant le Parlement européen (PE),
  • le droit de s’adresser au Médiateur.

L’enjeu d’une Europe citoyenne – tant annoncée par les responsables politiques – repose sur une connaissance pleine et entière par les Européens de leurs droits.

Premier sondage sur la Présidence française de l’Union européenne

Les Français ont été interrogés par l’IFOP pour Touteleurope.fr sur la Présidence française de l’UE (PFUE). Quelles sont les principaux résultats de ce sondage ?

Une notoriété relativement bonne

67 % des Français savent que c’est la France qui prendra la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne à partir du 1er juillet 2008.

Des effets positifs pour une majorité, pourtant contrastée

Pour une majorité de Français, la PFUE sera positive pour l’influence de la France en Europe (61 %) ou l’efficacité de l’UE (58 %). Cette majorité de Français est clivée : les personnes âgées et les sympathisants de droite sont globalement plus optimistes.

Des priorités différentes, une même préoccupation pour l’environnement

Les Français, et principalement les jeunes, plébiscitent la protection de l’environnement (50 % des personnes interrogées la citent en premier ou en deuxième position). La protection des consommateurs européens (38 %) et la défense des entreprises européennes (34 %) trouvent un écho plus fort chez les personnes âgées et les ouvriers. La politique de l’énergie (25 %), la politique d’immigration (22 %), et surtout l’Europe de la défense (9 %), trois des priorités de la France, ne s’avèrent pas essentielles pour les Français.

Enfin, 72 % des personnes interrogées se déclarent favorables au projet porté par la France d’une Union méditerranéenne.

Télécharger les résultats complets du sondage

Pourquoi les Français se déclarent davantage pro-européen ?

Selon la dernière vague Eurobaromètre, l’enquête d’opinion menée deux fois par an, depuis 1973, par la Commission européenne dans tous les pays de l’Union, les Français redeviennent, pour la première fois depuis une quinzaine d’années, plus europhiles que la moyenne européenne…

60 % de nos compatriotes estiment aujourd’hui que l’appartenance de la France à l’Union européenne a été « une bonne chose », 27 % étant d’un avis contraire – ce qui représente le niveau d’adhésion le plus élevé enregistré depuis 1991.

S’agit-il d’un regain conjoncturel de confiance dans l’Europe ou d’un vrai mouvement de fond de l’opinion ?

Quelques éléments de réponse trouvée dans la Chronique de Favilla des Echos

L’hypothèse conjoncturelle ne semble pas confirmée au vue du pessimisme des Français : 72 % portent un jugement très sombre sur la situation économique de leur pays (un niveau de pessimisme proche du record européen) et 35 % seulement pensent que leur vie va s’améliorer dans les douze prochains mois.

En revanche, l’hypothèse structurelle liée à une prise de conscience de la mondialisation semble corroborée lorsque l’on interroge les Français sur la répartition des compétences entre les niveaux national et communautaire.

Les Français se déclarent prêt à « déléguer » à l’Union : la lutte contre le terrorisme (pour 87 % des interrogés), la recherche scientifique (84 %), l’environnement (80 %), l’énergie (80 %) – réponse significative dans un pays largement alimenté par son parc nucléaire -, la défense et la politique étrangère (75 %), l’immigration (69 %), la lutte contre l’insécurité (53 %)…

Les Français veulent que reste de la compétence des gouvernements nationaux, tout ce qui relève de la redistribution et du « capital humain » : l’éducation, la santé, la fiscalité, les retraites…

Ainsi, les Français semblent considérer que face aux nouvelles menaces globales (terrorisme, environnement) et aux défis de puissance à puissance (défense, recherche scientifique…), c’est l’Union (européenne) qui fait la force…