Présentation des projets financés par la DG Communication dans le cadre du Plan D

En 2005, la Commission européenne a adopté un «Plan D comme Démocratie, Dialogue et Débat» afin d’organiser un large débat public sur l’avenir de l’UE. L’une des actions a consisté à aider des projets expérimentant différents modes de consultation des citoyens de l’UE..

Ainsi, en 2006, la Commission a sélectionné six projets transnationaux qu’elle a co-financés à hauteur de 4,5 millions d’euros.

Du 7 au 9 décembre 2007, une conférence de clôture réunie à Bruxelles les 250 Européens qui ont participé à ces projets de démocratie participative au cours des dix-huit derniers mois. Voici les principaux projets :

European Citizen’s Consultations (Fondation Roi Baudouin)

Ce site visait à connecter les 27 espaces publics nationaux qui composent l’UE. Des citoyens choisis au hasard ont eu la possibilité de définir un programme de débats et de formuler une série de recommandations destinées aux responsables politiques. 200 citoyens, réunis à Bruxelles pour le lancement du projet, ont choisi des thèmes de discussion. Ils se sont ensuite réunis en petits groupes avec des experts afin de déterminer les informations nécessaires pour examiner ces thèmes. Puis, des consultations nationales ont eu lieu pendant 2 jours dans tous les États membres, avec au moins 30 citoyens par pays. Enfin, un atelier de 2 jours a été organisé, en présence d’un nombre limité de volontaires qui avaient pris part aux consultations nationales, afin de faire la synthèse des 27 consultations nationales.

Speak up Europe ! (European Movement International)

Le principal objectif de cette campagne était de susciter et de faciliter le débat sur le travail actuel de l’UE et les enjeux auxquels elle devra faire face à l’avenir. Par des discussions, des votes, des forums en ligne et des sondages d’opinion, le site a permis de :

  • mieux faire connaître les réalisations de l’UE au cours des 50 dernières années ;
  • amener le débat sur l’Europe au niveau local ;
  • encourager une participation active aux débats sur l’UE ;
  • recueillir des opinions sur divers sujets liés à l’UE ;
  • démontrer la dimension transnationale de la citoyenneté européenne ;
  • contribuer ainsi à l’établissement d’une sphère publique européenne.

Tomorrow’s Europe (Notre Europe)

Le but était de comprendre comment les citoyens voyaient l’avenir de l’Europe. À cette fin, un échantillon représentatif de citoyens ordinaires des 27 pays membres de l’Union a été constitué. Les participants ont ensuite reçu des informations objectives sur les différents scénarios possibles pour l’avenir de l’Europe et se sont réunis pour en discuter pendant plusieurs jours au Parlement européen. Un échantillon de 3 500 citoyens, représentatifs de la population des 27 pays de l’Union européenne, a été interrogé sur des thèmes clés de l’avenir de l’UE. Dans un deuxième temps, 521 citoyens de tous horizons ont été choisis au hasard pour délibérer. Pour alimenter leur réflexion sur les thèmes abordés, ils ont reçu des informations couvrant un éventail d’opinions politiques le plus diversifié possible, vérifié par un panel indépendant de responsables politiques. Un sondage final a permis d’évaluer les opinions de citoyens ayant eu la possibilité d’échanger leur point de vue, de recevoir une information équilibrée et de dialoguer avec des experts des thèmes abordés.

Lancement de l’Année européenne 2008 du dialogue interculturel

Dans un communiqué, la Commission européenne a lancé l’Année Européenne 2008 consacrée au dialogue interculturel en dévoilant la devise : « Ensemble dans la diversité ».

Cette initiative vise à promouvoir la richesse de la diversité culturelle tout en renforçant le sentiment d’appartenance à l’UE. Des thèmes tels que les médias, l’art et l’héritage, le lieu de travail, le dialogue inter-religieux, l’éducation et la jeunesse, ainsi que la migration et l’intégration seront abordés au fil de l’agenda.

En France, les actions liées à cette Année européenne sur le dialogue interculturel seront complétées par l’initiative du gouvernement d’organiser au 2nd semestre une saison culturelle européenne. Ces actions seront coordonnées par la Délégation au Développement et aux Affaires Internationales du Ministère de la Culture.

Depuis 1983, l’Union européenne choisie chaque année un thème d’action pour sensibiliser les Européens sur une problématique importante. L’Année européenne est une initiative conjointe de l’Union européenne, des États membres et de la société civile européenne. Au total, 10 millions d’euros seront consacrés à la campagne d’information, aux enquêtes, études et financement de projets européens et nationaux.

Le site (interculturaldialogue2008.eu) a également été lancé. L’objectif est de favoriser la création de réseaux et l’échange de pratiques exemplaires. A remarquer, outre des espaces dédiés pour la presse et les partenaires, la présence d’une boîte à outils de communication, qui propose :

  • un kit graphique avec le logo ;
  • un kit rédactionnel avec un fact sheet et une présentation PPT ;
  • du matériel d’information : brochure, dépliant, cartes de visite et postale, affiche et pub ;
  • du matériel de promotion : bloc notes, post-it et sous main.

Enfin la Commission européenne a commandé une enquête Eurobaromètre Flash. Les premiers résultats montrent que près de trois quarts des citoyens de l’UE (72%) pensent que les personnes d’une autre appartenance (ethnique, religieuse ou nationale) enrichissent la vie culturelle de leur pays.

Par ailleurs, le sentiment dominant dans l’UE est que le dialogue interculturel est un avantage, mais qu’il est tout aussi important de préserver les traditions culturelles nationales, deux tiers des Européens sont d’avis que la jeune génération devrait suivre les traditions (culturelles) familiales.

Entre un dialogue interculturel compris comme cosmopolitisme, largement partagé dans le Nord de l’Europe et un dialogue interculturel davantage compris comme diversité entre propre culture nationale et les autres cultures, présent dans l’Europe centrale et orientale, l’Année 2008 du dialogue interculturel s’annonce riche.

Le web dans la stratégie de communication des institutions communautaires

Internet a pris une place considérable dans les stratégies de communication européenne ainsi que dans le quotidien des Européens…

Concernant le quotidien des Européens, 49 % d’entre eux ont accès à Internet depuis leur domicile et 45 % surfent sur le web au moins une fois par semaine (données Eurostat 2007).

Dans la stratégie d’information et de communication, les institutions communautaires ont fixé à Internet comme objectifs de :

  • donner à chacun accès à des informations honnêtes et pluralistes sur l’UE ;
  • permettre à chacun d’exercer son droit à s’exprimer et à participer activement au débat public sur les questions européennes.

Concrètement, le site Internet EUROPA, l’un des plus vastes du monde : plus de 100 millions de pages vues et près de 10 millions de visiteurs par mois, constitue le point de référence européen pour l’information sur les questions communautaires. A la suite d’une enquête menée auprès des utilisateurs en 2007, ce site sera remodelé aux fins d’une interactivité accrue et de fonctions de recherche améliorées. Le contenu sera organisé de façon plus accessible et conviviale, et davantage d’images et de documents vidéo et audio devraient être fournis.

En outre, l’UE souhaite élargir sa stratégie web en tentant de renforcer sa présence sur le web en dehors d’EUROPA. Pour 2008, la Commission souhaite encourager la création d’un réseau de sites web de la société civile et du secteur privé ou public promouvant les contacts avec les citoyens européens, qui accordent une attention particulière aux affaires européennes et stimulent le débat sur les questions de politique communautaire. (source : Communiquer sur l’Europe en partenariat, Communication de la Commission du 3 octobre 2007)

Laurent Wauquiez se déclare favorable à une communication européenne active et de proximité

Quelle est le point de vue du porte-parole du gouvernement français sur la communication européenne ?

La Fondation Robert Schuman a organisé le 22 novembre à Bruxelles un débat sur le thème « Comment parler d’Europe aux citoyens? ». Ce débat était animé par Laurent Wauquiez, Secrétaire d’Etat et Porte-Parole du gouvernement français.

Laurent Wauquiez avait préalablement rencontré les principaux acteurs de la communication européenne : Margot Wallström, vice-présidente de la Commission en charge de la stratégie de Communication et des Affaires institutionnelles, Johannes Laitenberger, le porte-parole de la Commission et Claus Sorensen le Directeur général de la communication.

Laurent Wauquiez a fait part de sa conception d’une communication européenne active et de proximité, permettant de mieux écouter et faire parler les Européens. Selon lui, l’UE doit davantage mettre en valeur son action au quotidien auprès des citoyens.

Il a également insisté sur l’importance de redonner « un sens festif » aux manifestations organisées par l’Union européenne afin de rapprocher les Européens.

Enfin, il a parlé du projet de la France de mener dès le début de l’année 2008 des actions de terrain pour rapprocher l’Europe des citoyens. A partir d’avril, des conventions régionales vont être organisées un peu partout en France. Elles rassembleront les collectivités locales, les ONG et surtout les citoyens pour débattre de tous les sujets européens : croissance, emploi, environnement, protection sociale, agriculture…

Ce sera l’occasion pour chacun d’exprimer ses craintes et ses attentes vis-à-vis de l’Europe et de mettre ainsi en place une communication reposant sur l’écoute, le dialogue et l’échange.

Précision sur le budget consacré à la Présidence française de l’Union européenne

Panorama des différentes actions prévues dans le cadre de la Présidence française de l’UE…

Dans un avis du Sénat sur le Projet de loi de finances pour 2008, Hubert Hanenel, Président de la Délégation pour l’Union européenne s’est penché sur le budget consacré à la Présidence française de l’Union européenne. Ce programme comprend trois types d’action :

1. L’action n° 1 « Activités obligatoires et traditionnelles de la présidence » est dotée d’un financement de 89 millions d’euros, soit environ 46,8 % du montant total.

a) Les manifestations imposées par le calendrier européen et le règlement intérieur du Secrétariat général du Conseil de l’Union européenne

Il s’agit d’une centaine de réunions formelles et informelles du Conseil européen, des Sommets européens et des réunions interministérielles en France, à Bruxelles ou dans un pays tiers.

b) Les manifestations qui incombent traditionnellement à l’Etat membre qui exerce la Présidence

Il s’agit d’une quarantaine de réunions, à la fois au niveau ministériel et des hauts fonctionnaires, dont le voyage en France du Comité des représentants permanents (COREPER) et une réunion avec les députés européens français

2. L’action n° 2 « Manifestations correspondant à l’initiative propre de la présidence française » représente 82 millions d’euros, soit 43,2 % du budget.

a) Les manifestations ou événements correspondant à des initiatives de la Présidence française

Ces manifestations correspondent à des initiatives de la France pendant le semestre de sa présidence. Sont ainsi prévues une quarantaine de manifestations ou événements, dont des réunions ministérielles ou avec la société civile, sur la Méditerranée, la saison culturelle européenne, le 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, les journées européennes du développement, les États généraux du multilinguisme, etc. Le budget global envisagé pour ces manifestations est de 42 millions d’euros.

b) Les manifestations labellisables « Présidence française de l’Union européenne »

Il s’agit de manifestations, au niveau ministériel, de hauts fonctionnaires ou d’experts, organisées par les différents ministères, qui pourront obtenir le label « Présidence française de l’Union européenne » et un financement, au terme d’une procédure de sélection rigoureuse. Une quarantaine de manifestations, pour un coût moyen de 1 million d’euros, pourront ainsi être « labellisables » pour un budget total de 40 millions d’euros, pour les quinze ministères concernés.

La liste des manifestations qui pourront bénéficier du label « Présidence française de l’Union européenne » et recevoir un financement est en cours de finalisation. D’autres sources de financement pourront être trouvées, notamment pour les initiatives prises par les collectivités locales. Le Secrétariat général de la présidence française pourra ainsi accorder un label sans nécessairement accorder une subvention.

3. L’action n° 3 « Activités interministérielles » s’élève à 19 millions d’euros, soit 10 % du montant global des crédits.

Cette action recouvrent les dépenses de fonctionnement du Secrétariat général de la Présidence française de l’Union européenne, la communication, les accréditations et les frais de représentation de la Présidence.

Le budget consacré à la communication représente 15 millions d’euros.

Cela recouvre notamment les crédits destinés à financer la publication de brochures d’information sur la Présidence française de l’Union européenne, la création du logo de la présidence et l’élaboration du site Internet de la présidence française de l’Union européenne, dont l’adresse Internet sera la suivante : http://www.ue2008.fr

Cela devrait permettre également de financer des actions spécifiques auprès de publics ciblés, notamment les jeunes et des « décideurs », avec notamment un film promotionnel destiné à être diffusé dans les avions.

Enfin, on peut mentionner les « produits dérivés » comme les stylos, les parapluies ou les blocs de papier, qui sont distribués gratuitement aux participants lors des réunions.