Archives annuelles : 2010

Lancement du site Internet du Conseil européen : une vitrine informative sans communication interactive

Créé en 1974 comme sommet diplomatique informel de discussion entre chefs d’État ou de gouvernement, le Conseil européen est devenu avec l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne, une institution à part entière de l’UE ayant pour fonction de donner les impulsions et de définir les orientations politiques générales de l’Union. Dorénavant, le Conseil européen, présidé par Herman Van Rompuy est doté d’un site Internet dédié : www.european-council.europa.eu (aujourd’hui abandonné)…

site_conseil_europeenUne « vitrine informative » pour rendre accessible l’information au citoyen

L’arborescence archi-classique permet à l’institution de s’exposer, de décrire ses activités tandis que son président se présente :

  • L’institution
  • Le président
  • Réunions du Conseil européen
  • Contacts

Des services incontournables permettent de fidéliser les visiteurs avec la mise à disposition de nombreuses informations :

  • Documents présentés au Conseil européen ;
  • Conclusions de la présidence ;
  • Notes d’information ;
  • Contacts (téléphones, mails…) relatifs aux différentes demandes possibles : « service de presse », « Information au public », « Visites », « Publications / Documentation », « Transparence / Accès aux documents »…

Une utilisation de la vidéo pour construire une image valorisante

Suivant les évolutions récentes du web : « Online Video: 2009 is Primetime », de nombreuses vidéos sont disponibles :

  • Transmission vidéo en streaming des réunions du Conseil européen ;
  • Canal vidéo dédié au Président du Conseil européen sur vloghvr.consilium.europa.eu ;
  • une « TV news room ».

Ainsi, le nouveau site Internet du Conseil européen privilégie l’accès à l’information des citoyens européens, en particulier avec la vidéo, au détriment, pour le moment, de toute approche interactive : pour communiquer, dialoguer avec les citoyens européens.

De l’efficacité des rencontres du « mouvement civique européen » pour promouvoir la citoyenneté européenne

Après le programme « Paroles d’Européens » – l’initiative gouvernementale de la France pour donner une dimension citoyenne à la Présidence française de l’UE à travers des rencontres de mouvements civiques et d’organisations non gouvernementales européennes – la présidence espagnole annonce un projet similaire et la présidence hongroise lors du premier semestre 2011 envisagerait de prendre le relais dans ce domaine. L’organisation de ces rencontres du « mouvement civique européen » est-elle efficace pour promouvoir la citoyenneté européenne ?

Quels sont les objectifs revendiqués de ces rencontres du « mouvement civique européen » ?

Les « Journées civiques européennes 2010 », du 7 au 9 mai à Malaga, rassemblant « près de 700 représentants d’associations et de plates-formes civiques européennes, en collaboration avec les réseaux européens Solidar et le Forum civique européen et soutenu par la Commission européenne et les ministères espagnols », visent plusieurs objectifs affichés sur le site de la présidence espagnole de l’UE :

  • renforcer le rôle des ONG en tant qu’éléments d’intégration et de cohésion sociale, et en tant qu’acteur dans une démocratie européenne plus participative, étant donné que le Traité de Lisbonne reconnaît le rôle actif du citoyen au moyen d’outils tels que le droit d’initiative citoyenne ;
  • créer un espace de débat et de réflexion sur le rôle des associations et des ONG dans la construction d’une Europe plus sociale ;
  • développer des canaux formels pour la consultation et la participation des organisations civiques dans la définition, l’exécution et l’évaluation des politiques de l’UE.

En résumé, les Journées civiques européenne vise à encourager la participation citoyenne dans la conception des politiques et dans la prise de décisions de l’UE.

Quelles sont les convictions renfermées en matière de formation de l’opinion publique ?

Les organisateurs des « Journées civiques européennes 2010 » sont convaincus des effets diffus de la communication sur le public. Leurs convictions reposent sur une conception héritée des travaux de P. Lazarsfeld et E. Katz dans « The two-step flow of communication » remontant à 1956.

Puisque l’attention que le public porte à l’information est fonction de la relation que ce public noue avec certains leaders d’opinion, qui ont pour mission de vidanger les messages dérangeants pour le public au profit de messages confirmant leurs opinions, alors il faut qu’un maximum de ces leaders d’opinion soient sensibilisés aux questions européennes afin d’élargir leurs messages auprès de leur public.

La conformation progressive des opinions sur les questions européennes se fera par les relations interpersonnelles entre membres d’un même groupe de référence, exerçant une nouvelle pression conformiste, davantage favorable aux messages européens.

Ainsi, « l’unique événement promu par des citoyens durant le semestre de la Présidence espagnole » afin de promouvoir la citoyenneté européenne repose sur une médiatisation auprès de l’opinion publique, non pas par les « médiateurs » au sens journalistique du terme mais par des « groupes primaires » portés par des « leaders d’opinion » au sens des travaux de Lazarsfeld et Katz…

Priorité à la vie quotidienne des citoyens européens pour la communication de l’UE

Lors de la réunion du groupe préparatoire dénommé « Groupe Information » vendredi dernier (que nous avions évoqué), la Commissaire européenne à la justice, aux droits fondamentaux, à la citoyenneté (et à la communication) Viviane Reding a confirmé, selon Euractiv que « la Commission européenne continuera à être le moteur de la communication sur l’Europe, mais pas sans ses citoyens »…

Premier discours en interne de Viviane Reding pour rassurer le personnel dédié à la communication

Alors que la décision de Barroso de regrouper la communication et la citoyenneté avait soulevé une inquiétude au sein du personnel de la DG Communication, renforcée d’ailleurs, comme nous le signalions, par les propos tenus à New Europe en janvier affirmant que « la communication de l’UE n’est pas une politique mais un outil », Viviane Reding a dissipé les doutes et rassuré les esprits. Elle aurait affirmé selon l’article d’Euractiv : « Communiquer sur l’Europe commence à la maison, selon Mme Reding » :

La Commission restera dans le fauteuil du conducteur … la direction générale communication et l’unité des porte-parole resteront les fournisseurs principaux de l’expertise et des services de communication pour l’ensemble du collège des Commissaires.

Premier acte interne de Viviane Reding pour améliorer la sensibilisation des citoyens à leurs droits de manière tangible

Alors que le premier acte de Margot Wallström en 2005 avait consisté à définir un « plan d’action » contenant 50 mesures concrètes, visant à changer la façon dont la Commission aborde la communication, Viviane Reding a demandé, selon Euractiv, dans « une lettre envoyée aux directeurs généraux responsables de l’emploi et des affaires sociales, de la justice et de la communication de réfléchir à 10 nouvelles mesures législatives ou politiques concrètes » pour que les citoyens se sentent plus européens.

Inspirée, selon certaines sources, par le rapport « Le citoyen et l’application du droit communautaire » de l’eurodéputé français Alain Lamassoure remis au président de la République française en juin 2008, à quelques jours du lancement de la Présidence française de l’UE, qui se voulait « citoyenne », Viviane Reding veut communiquer sur une « Europe à l’échelle humaine du citoyen », comme nous résumions le rapport Lamassoure pour « rendre la vie des citoyens européens plus facile ».

Ainsi, avec ces premières prises de parole, attendues, la Commissaire Viviane Reding rassure avec sa priorité sur la vie quotidienne des citoyens européens, confirmée d’ailleurs par son intention de mieux utiliser les Eurobaromètres sur la sentiments et les inquiétudes des citoyens pour que les politiques européennes puissent être menées sur mesure en fonction de besoins authentiques.

« Th!nk about it », opération de blogsourcing ou de blog-sourcing ?

Alors que la compétition de bloggeurs européens organisée par l’European Journalism Centre (EJC), est relancée avec une 3e édition « TH!NK3: Developing World », comment décrypter cette opération de blogsourcing (voir article Crowd-sourcing sur Wikipedia pour une définition) ?

Le concept du blogsourcing « Th!nk about it » :

Reposant sur la participation active de blogeurs (les participants doivent bloger au moins 20 fois entre le 24 mars 2010 et le 31 août 2010 sur la plateforme), la compétition, encadrée par des éditeurs chargés de stimuler la discussion, vise à distribuer des prix aux meilleures contributions (qualité, impact, interactivité) sur le thème de la campagne (le développement durable et la coopération internationale).

Les éditions antérieures sur les élections européennes et le changement climatique :

La 1e édition, inaugurée le 1er février 2009 et portant sur les élections européennes rassemble à ce jour 613 billets, 2 439 commentaires et surtout 81 auteurs, beaucoup moins actifs depuis que les prix ont été remis.

La 2e édition, dont la période de compétition du 23 septembre au 16 décembre vise à débattre en vue du Sommet climatique de Copenhague rassemble à ce jour 1 352 billets, 7 043 commentaires et 68 auteurs, encore sporadiquement actifs.

Une opération de blogsourcing pour animer une « euro-blogosphère » ?

Le projet « Th!nk about it » financé par la Commission européenne consiste-t-il à susciter des vocations de jeunes blogeurs désireux de participer à la construction d’une blogosphère européenne ?

Pas vraiment. « Les blogs s’effacent devant les réseaux sociaux » pour reprendre un article de la rubrique Ecrans du site de Libération traitant d’une étude menée par le Pew Research Center, qui indique que le nombre de 12-17 ans actifs sur un blog s’est réduit de moitié en seulement trois ans. « La préférence des ados va aujourd’hui aux réseaux sociaux, Facebook en tête, où la publication est immédiate, donc plus facile ».

Pas du tout. L’« euroblogosphere » n’a pas attendue pour s’autonomiser et s’organiser avec une plateforme d’aggrégation Bloggingportal rassemblant 537 blogs à ce jour, dans toutes les langues de l’UE et sur tous les sujets européens

Une opération de blog-sourcing pour recruter de futurs journalistes ?

Porté par l’European Journalism Centre (EJC), le projet « Th!nk about it » consiste-t-il à sélectionner de futurs étudiants en journalisme ?

Effectivement. Cette opération de blogsourcing permet de tester les compétences de « multitasker » attendues des futurs journalistes, selon le Médialab de Cécile, étudiante en journalisme à la Columbia University qui indique que « le jour de la remise de diplôme, je sortirai de l’école en sachant tourner et monter des vidéos pour le web, manier un appareil photo et un micro suffisamment bien pour des audio-slideshows, réaliser des graphiques interactifs de A à Z, comment faire un bon reportage ou mener une interview, proposer mes sujets ou travailler en équipe ».

Par ailleurs, contrairement à ce que devrait tendre, selon moi, un bon blog, à savoir la réalisation d’un projet d’abord personnel, l’opération ressemble davantage à la promotion d’une sorte de blogging-journalisme.

Ainsi, la compétition « T!nk about it » – quoique les thèmes et les financements laissent entendre qu’il s’agit d’une action de blogsourcing pour animer une « euroblogophère » – ressemble davantage à une opération de blog-sourcing pour recruter les bons profils en journalisme…

Mieux communiquer l’Europe ?

Opinion Corner, l’e-magazine de l’agence de communication bruxelloise Mostra, consacre un numéro spécial « Mieux communiquer l’Europe ? ». Á défaut de propositions pour révolutionner la politique actuelle de communication de l’UE, les réflexions d’une vingtaine de responsables politiques, de journalistes, de professionnels de la communication et de représentants des institutions de l’UE et des États membres…

LA PROBLÉMATIQUE : malgré des moyens non négligeables, l’Europe souffre manifestement d’un problème d’image

  • Pourquoi l’UE éprouve des difficultés à faire passer son message auprès des citoyens de l’Union ?
  • Comment communiquer une «chose» certes importante, mais souvent si complexe et tellement ennuyeuse ?
  • Qui est responsable de l’état actuel de la communication européenne : les médias, la Commission européenne ou les gouvernements nationaux ?
  • Faut-il organiser des campagnes de relations publiques plus efficaces (et augmenter encore les budgets de communication…) ou cela risque-t-il de susciter un effet repoussoir auprès des citoyens européens ?
  • Quel est le meilleur canal pour faire passer le message de l’Europe – la télévision, la presse écrite, le web ou les «médias sociaux» ?

LES DÉFIS

De nombreux problèmes confortent l’éloignement entre l’UE et les citoyens

D’une part, les citoyens estiment que l’UE est très éloignée : la plupart d’entre eux se disent mal informés, ne savent pas à qui s’adresser s’ils ont un problème, estiment que les institutions européennes communiquent trop peu avec eux (leur voix n’est pas prise en compte dans l’UE) et se plaignent que les médias ne réservent pas assez de place à l’Europe.

D’autre part, l’UE reste très éloignée pour des raisons parfois intrinsèques et donc difficiles à résoudre :

  • Il n’y a pas d’espace public européen, il n’est pas possible de dialoguer à travers les barrières des cultures.
  • Le fait de devoir communiquer dans les 23 langues officielles de l’UE constitue un obstacle supplémentaire.
  • L’UE est complexe : ses institutions n’ont pas d’équivalents nationaux et ses processus de décision sont extrêmement difficiles à expliquer.
  • Les politiques de l’UE sont menées à l’échelle d’un continent et en fonction d’enjeux mondiaux, ce qui semble loin – à tort – des préoccupations quotidiennes.

Les critiques portent sur une politique de communication de l’UE trop « techno » et « verticale », trop ancrée dans le passé et trop centrée sur les « anciens médias »

  • Prend les gens de haut : On croit qu’il suffit d’envoyer un message aux gens et que ceux-ci vont réagir d’une certaine manière. Les gens ne veulent pas qu’on leur parle comme ça. Ils veulent être partie prenante au débat.
  • Sourd à la critique : À Bruxelles, on est soit «avec nous» ou «contre nous». Il n’y a rien entre les deux. On est face à une sorte de refus institutionnel de répondre à la critique.
  • Utilise mal Internet : Les sites institutionnels sont médiocres, mal conçus, difficiles d’accès pour l’utilisateur et créent des barrières énormes à l’acquisition de l’information et de la connaissance.

La responsabilité de la communication sur l’Europe incombe-elle aussi aux États nationaux ?

Les citoyens attendent des gouvernements nationaux qu’ils soient les canaux privilégiés de transmission de l’information concernant l’Europe. Aux yeux du public, leurs États nationaux faillissent à cette tâche : leur gouvernement ne fournit pas assez d’informations concernant l’Europe.

Tony Connelly, correspondant de RTE, estime que beaucoup de dirigeants nationaux font preuve d’hypocrisie quand il s’agit de communiquer sur l’Europe. Ils sont prêts à reprendre les succès de l’UE à leur compte, mais toujours prompts à blâmer « Bruxelles » pour les échecs.

Les journalistes sont-ils responsables de l’ignorance générale concernant l’Europe et du scepticisme grandissant envers ses institutions ?

Le public européen semble en être persuadé en ce qui concerne l’ignorance générale : les médias ne donnent pas assez d’informations concernant l’Europe.

Pourquoi les sujets européens sont-ils si rares ? Les rédacteurs rechignent à aborder les sujets concernant «Bruxelles» car ils considèrent l’UE comme grise, ennuyeuse et sans visage.

Autre problème : la plupart des médias ne disposent que d’un seul correspondant pour couvrir l’Union européenne, ce qui a tendance à réduire la qualité de la couverture médiatique.

LES DÉBATS

Entre parfaire les méthodes et développer les messages : qu’est-ce qui est le plus important ?

Le problème principal de l’Europe en matière de communication avec le public n’est pas le manque de ressources, d’outils ou même de compétences. C’est que les leaders européens ne sont pas parvenus à développer une « ligne narrative » ou un ensemble de messages clairs à communiquer aux citoyens.

Robert Manchin, directeur de Gallup Europe, souligne: « Tant que nous n’aurons pas une idée claire de ce qu’est cette vaste entreprise européenne, nous serons incapables de nous entendre sur la manière de la promouvoir. »

Jusqu’où l’Europe doit-elle aller pour faire passer son message auprès du public : comment vendre l’Europe ?

Pour certains, la marque « Europe » peut être promue aussi efficacement qu’un produit de grande consommation. Matt Browne du Center for American Progress pense que l’Union devrait vanter ses succès plus agressivement et affirmer ses valeurs avec plus de force. « Il n’y a absolument aucun risque à mettre l’Union européenne trop en avant », bien au contraire…

D’autres, minoritaires, exprimée notamment par Lorraine Mullaly, ex-directrice d’Open Europe, soutiennent que les tentatives de l’UE de convaincre le public européen de ses succès relèvent de la propagande. Il vaut mieux éviter toute promotion, sinon subtile.

LES SOLUTIONS

Des conseils généraux pour améliorer la communication européenne

  • Montrer les bénéfices concrets que l’Europe apporte aux gens, selon Niels Jorgen Thogersen, ancien Directeur de la Communication à la DG Communication de la Commission européenne.
  • Ne pas éviter la controverse et susciter un débat public sur l’Europe.
  • S’appuyer sur les citoyens pour communiquer sur l’Europe, selon Benoît Thieulin.

Les réponses aux problèmes de communication de l’Europe ne se trouvent pas à Bruxelles mais dans les médias et les gouvernements

Alors que les sondages indiquent que les citoyens considèrent les gouvernements comme leur première source d’information concernant l’Europe et qu’ils veulent en savoir plus au sujet de l’Europe, mais sont frustrés par le manque d’informations européennes dans les médias, la solution?

Il faut sortir de la «bulle» bruxelloise et parler de choses qui intéressent le commun des mortels, dit Hugues Beaudouin, correspondant de LCI/TF1 à Bruxelles (une chaîne de télévision qui n’a pas eu de correspondant pendant longtemps).

« Quand les gens voient les bénéfices réels de l’Union européenne, ils la soutiennent. Quand ils n’en voient pas les bénéfices, ils n’ont pas de raison de la soutenir », selon Anna Tuz, Directrice adjointe du Département de l’Information européenne au Ministère polonais de l’Intégration européenne.

Des préconisations pour une meilleure politique de communication de l’UE

  • Donner plus d’importance à Internet et tirer parti des médias sociaux.
  • Répliquer plus rapidement aux désinformations concernant l’Europe.
  • Fonctionner de manière plus décentralisée.

LA CONCLUSION : l’UE doit se reconnecter avec les citoyens

Certes, une critique ouverte s’abat sur la manière dont les institutions européennes se sont efforcées de communiquer avec le public. Trop de «prêchi-prêcha» et pas assez d’écoute. L’UE est trop réticente face à la critique et trop hésitante à engager un vrai débat avec le public. Elle s’est trop appuyée sur la presse écrite et pas assez sur les médias web pour communiquer son message. Elle n’a pas réussi à développer une «ligne narrative» convaincante de l’UE à l’intention d’une nouvelle génération d’Européens, qui considère la paix, la prospérité et la liberté de travailler et de vivre à l’étranger comme allant de soi.

Mais l’UE – et la Commission européenne en particulier – a amélioré ses outils de communication au cours des dernières années et les gouvernements et médias nationaux n’échappent pas à la critique. L’UE doit se concentrer davantage sur les bénéfices concrets qu’elle apporte aux citoyens et moins parler de questions institutionnelles ennuyeuses ou de nobles objectifs politiques. Les institutions de l’UE doivent faire un effort pour se mettre à l’écoute des gens, les encourager à participer au débat politique, et utiliser plus efficacement les nouveaux moyens de communication – le web et les médias sociaux.

Le temps est venu pour l’UE de lancer son prochain grand projet – se reconnecter avec les citoyens qu’elle est censée représenter…