Quelques mots sur la communication culturelle en France et en Europe

Alors que la « vieille » communication culturelle se donnait pour ambition de promouvoir le rayonnement de la culture à l’étranger en mettant l’accent sur la protection du patrimoine culturel et la défense de la langue française ; la communication culturelle moderne et contemporaine valorise la diversité des cultures et le dialogue interculturel avec un accent sur la diversité des formes/expressions des arts, sur la coopération, la francophonie et la protection des auteurs/créateurs.

L’analyse de l’opinion sur l’Europe et la culture dresse un constat sans appel :

  • Seuls 2% des Français évoquent l’Europe comme l’enjeu qui les préoccupent le plus ;
  • Seuls 2 % des Français évoquent spontanément la culture à l’évocation du mot « Europe » ;
  • Les pratiques culturelles, comme la connaissance de l’Europe, ne touchent qu’un public restreint.

Une action de promotion des initiatives culturelles française et européenne se justifie pleinement afin de les expliquer et de les valoriser au travers de messages clairs, informatifs et positifs.

Pour aller plus loin et mieux comprendre ces enjeux, télécharger la présentation…

Quelles sont les priorités de la Présidence française de l’UE ?

Dans un discours devant le Parlement européen, le Président français a présenté les priorités de la Présidence française de l’UE…

Lors d’une visite officielle au Parlement européen, mardi 13 novembre, les quatre priorités fondamentales de la Présidence française de l’UE ont été présentées officiellement par le président de la République.

D’abord la croissance et l’emploi à partir d’actions inspirées de la stratégie de Lisbonne : économie de la connaissance et de l’innovation, préférence communautaire pour défendre nos intérêts et exigence de réciprocité dans les négociations internationales tout en assurant l’indépendance énergétique et alimentaire.

Ensuite l’énergie et le changement climatique : il faut maintenant traduire en termes de normes et d’objectifs notamment à travers une fiscalité écologique, les énergies renouvelables et les économies d’énergie

Par ailleurs, la politique de gestion des flux migratoires : relations avec les pays tiers d’origine et de transit, construction d’une politique d’asile commune, progrès des politiques d’intégration dans les États membres, lutte contre l’immigration illégale.

Enfin, la politique de défense européenne pour s’affirmer comme un facteur de paix et un acteur d’équilibre.

Le président est également revenu sur l’importance qu’il accorde à la création d’une Union méditerranéenne.

Contribution à la définition d’un nouveau modèle européen

Anthony Giddens, le théoricien de la « troisième voie » blairiste, vient de publier un livre qui vient opportunément alimenter la réflexion sur la réalité sociale européenne initiée par la Commission.

L’idée principale de l’ancien directeur de la London School of Economics : « les mutations sociales des dernières décennies (progrès technologique, atomisation du marché du travail, montée de l’individualisme…) ont rendu inefficaces les leviers d’action traditionnels de l’Etat providence ».

Puisqu’il ne saurait y avoir de progrès social sans croissance. Les pouvoirs publics des Etats membres doivent encourager le développement économique et favoriser l’accès à l’emploi, notamment en développant la « flexisécurité ».

L’Union européenne quant à elle doit se positionner à l’avant-garde des changements en favorisant et accompagnant le basculement vers une économie de la connaissance et des services tout en poursuivant l’excellence écologique. La définition d’un modèle social européen constitue le levier d’action du rebond européen.

La mesure du bonheur comme fondement d’une communication sur les valeurs de l’Europe

Dans une tribune dans Le Figaro, Raphaël Wintrebert, sociologue, se propose de mesurer le bonheur. A partir de ses critères de mesure du bonheur, il est possible d’en faire une lecture orientée sur l’European way of life de l’UE que nous tentions de définir. De ce point de vue, sa contribution s’inscrirait alors dans une vaste réflexion sur une communication sur les valeurs de l’UE.

Partant du constat que « les gens sont nettement plus heureux dans les pays plus riches, sécuritaires, libres, égaux et tolérants », il dégage les 4 principales valeurs sur lesquelles reposeraient le bonheur.

  • La richesse : tant le pouvoir d’achat (sur le court terme) que le patrimoine (sur le plus long terme).
  • La liberté : d’expression, de déplacement, d’entreprise et de culte.
  • La sûreté : la sécurité physique/la santé, la sécurité légale (le droit), la sécurité professionnelle
  • La solidarité : la confiance dans la famille, la participation à la vie sociale, la perception de l’équité, notamment dans l’éducation et la tolérance.

Lorsque tous ces éléments sont satisfaits – et l’on peut y voir tous les domaines de l’intervention publique – alors le bonheur peut être mesuré et comparé.

A titre d’exemple, le Canada se dote d’outils de mesure du bonheur s’appuyant sur les critères suivants : le niveau de vie, la santé, l’organisation du temps, l’éducation, la vitalité communautaire, la protection de l’environnement et la gouvernance.

A quand une campagne de communication de l’Europe sur ces valeurs, sources de bonheur ?

Adoption du budget de la présidence française de l’UE (190 M EUR)

Après les Sénateurs, les députés viennent d’approuver les crédits de la prochaine présidence française de l’UE, s’élevant à 190 millions d’euros, un record historique.

Les dépenses seront « regroupées en trois actions » :

  • 90 millions pour les manifestations « obligatoires et traditionnelles » (deux Conseils européens, neuf sommets avec les pays tiers, 35 conseils formels) ;
  • 80 millions pour les réunions « à l’initiative propre de la France » (une vingtaine de réunions informelles en France) ;
  • 20 millions pour les « activités interministérielles » (communication, internet…).

La France présidera pour la 12è fois l’Union européenne et sera probablement la dernière à le faire sous cette forme.

Le secrétaire d’État chargé des Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, a déclaré que « le succès d’une présidence se mesure à la qualité de son organisation ». La France se donne ouvertement comme objectif de « faire rayonner son image ».

La députée Nicole Ameline, rapporteur du budget, a souhaité que le gouvernement se montre « disponible » à l’égard du Parlement Européen, préconisant un « effort de communication ».