Réflexions sur la culture de communication de l’Union européenne

A l’occasion de l’alerte nucléaire lancée par la Commission européenne après un incident en Slovénie, un choc des pratiques en matière de communication se dessine…

Après la catastrophe de la centrale soviétique de Tchernobyl, l’UE a crée, en 1987, le système d’alerte Ecurie (European Community Urgent Radiological Information Exchange). Chaque Etat membre peut ainsi communiquer aux membres du réseau en cas « d’accident nucléaire majeur ou d’urgence radioactive ».

Selon le porte-parole de la Commission chargé de l’énergie, l’Espagnol Ferran Tarradellas, Ecurie est fréquemment utilisé mais – comme l’indique Le Monde – « il est très rare que Bruxelles juge que l’incident vaille la peine d’être rendu public ».

Souhaitant rompre avec cette culture du silence en revendiquant une nouvelle « culture de communication en matière nucléaire », impulsée par le Commissaire à l’énergie Andris Piebalgs, la Commission européenne a diffusé auprès des médias un message d’alerte nucléaire, mercredi 4 juin, après un incident survenu dans la centrale de Krsko, en Slovénie.

L’esprit de transparence qui anime cette nouvelle pratique de communication n’a pas été sans soulevé des réactions mettant en cause son sens des responsabilités (« aurait-elle sur-réagis ? »). Pour, Ferran Tarradellas, porte-parole de la Commission, « je préfère être accusé d’être trop transparent »…

"I speak football" : une campagne de promotion des langues dans le cadre de l’EURO 2008

A quelques jours de l’ouverture de l’EURO 2008, le championnat de football des Nations européennes et dans le cadre de l’Année européenne du dialogue interculturel ; l’Union européenne finance une campagne de promotion du multilinguisme…

Le concept

Parce que le football est « à la fois un sport international et un langage universel », que les stars du football sont de véritables idoles pour les supporters et que l’EURO est une compétition populaire ; l’Union européenne lance la campagne « I speak football ».

Les objectifs sont d’inciter les fans de football au plurilinguisme et de les motiver pour apprendre d’autres langues afin d’œuvrer contre la xénophobie et le racisme et pour la coopération interculturelle.

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Le dispositif

Un site Internet dédié ispeakfootball.eu est ouvert pour présenter l’opération et diffuser une série d’interviews et de spots téléchargeables, qui seront repris par les radios dans toute l’Europe et également dans les stades, avant les matchs ainsi qu’à la mi-temps.

Des cartes postales et des posters traduites dans différentes langues seront à la disposition des supporters et des professeurs.

Vers une bibliothèque numérique européenne avec Europeana

Lors des Assises du Numérique en France, jeudi 29 mai, la commissaire européenne en charge de la société de l’information, Viviane Reding a annoncé que la bibliothèque numérique européenne sera lancée en novembre prochain…

Dès son lancement, Europeana devrait contenir « au moins deux millions d’œuvres en ligne » et permettra de « rendre les systèmes nationaux d’archives en ligne compatibles entre eux », et donc selon le discours de Viviane Reding « de progresser vers un espace européen de la connaissance ».

Ce projet, dont la France a été l’un des premiers partenaires avec la Bibliothèque nationale de France, vise à répondre à l’offensive de Google qui numérise des nombreuses œuvres.

Comment la Présidence française de l’UE est-elle vue par l’opinion publique ?

Interrogés en janvier 2008 par IFOP pour Touteleurope.fr, comment les Français jugent-ils la PFUE ?

Une PFUE pour la France : 61% des sondés estiment que la PFUE devrait avoir des effets positifs sur l’influence de la France en Europe.

Une PFUE pour l’Europe : 58% des sondés considèrent que la PFUE permettra, au travers de son action, d’augmenter l’efficacité de l’Union européenne, avec notamment la ratification du traité de Lisbonne.

Préparation de la PFUE : le projet de Pacte européen sur l’immigration et l’asile

Parmi les priorités de la PFUE, la France souhaite avancer en matière de maîtrise de l’immigration. Brice Hortefeux, ministre français de l’Immigration, a soumis à ses partenaires européens et aux eurodéputés le projet de Pacte européen sur l’immigration et l’asile…

Les objectifs

Le pacte invite les Vingt-Sept à prendre « cinq engagements » :

  • s’unir pour « mieux protéger l’Europe », en contrôlant ses frontières extérieures ;
  • organiser l’immigration légale en fonction des capacités d’accueil de chaque Etat membre ;
  • assurer l’éloignement effectif des immigrés en situation irrégulière ;
  • bâtir une « Europe de l’asile » ;
  • promouvoir le codéveloppement et l’aide au développement.

Les propositions

Le pacte propose pour adapter le flux migratoire aux capacités d’accueil de :

  • s’engager à ne délivrer que des visas biométriques à partir de 2011 et à renforcer les moyens de l’agence Frontex, chargée de coordonner l’action des polices aux frontières.
  • renoncer aux régularisations massives ;
  • favoriser « une immigration choisie et concertée, à caractère professionnel »
  • imposer un « contrat d’intégration » aux nouveaux arrivants, rendant obligatoire l’apprentissage de la langue nationale, des identités nationales et des valeurs européennes.

L’asile et l’aide au développement

Le pacte propose d’harmoniser les règles en matière d’asile et de créer un statut de réfugié uniforme.

Le pacte se termine en évoquant l’ »immigration de mobilité » comme solution pour permettre à des étrangers de se former ou de se perfectionner en Europe avant de retourner dans leur pays.