Rapport : "Encourager la mobilité des jeunes en Europe"

Dans la perspective de la Présidence française de l’UE, le Centre d’Analyse Stratégique (CAS) publie une réflexion sur la mobilité des jeunes en Europe…

Les objectifs de la lettre de mission

Dresser un état des lieux de la mobilité des jeunes en Europe

Formuler des propositions pour offrir à terme à l’ensemble d’une classe d’âge d’Européens la faculté de bénéficier, dans le cadre de la formation scolaire, universitaire ou professionnelle, associative ou civique, d’une expérience de séjour long dans un autre Etat membre de l’UE.

Formuler des propositions pour favoriser l’émergence parmi les jeunes générations d’une véritable identité européenne.

Les principaux messages du rapport

Les avantages d’une mobilité européenne ne sont pas solidement établis et doivent mieux l’être.

Stimuler à la fois la demande de mobilité (par les jeunes) et l’offre de mobilité, émanant des adultes (famille, personnel encadrant, établissements), soutenus par les pouvoirs publics.

Soutenir la mobilité des jeunes à des fins de citoyenneté européenne ne passe pas seulement par des expériences de formation de type Erasmus (longs séjours), mais doit aussi conduire à favoriser les courts séjours.

Une meilleure gestion du soutien public à la mobilité des jeunes via un partenariat UE/Etat/collectivités locales et la mise en place de guichets uniques pour l’information et l’attribution des aides.

(Source : touteleurope.fr)

Télécharger le rapport (pdf)

Sondage : Deux Français sur cinq se sentent vraiment citoyens européens

A l’occasion des Journées civiques européennes, qui se tiennent du 4 au 6 septembre dans le cadre du programme de la PFUE : « Paroles d’Européens ! », un sondage révèle – à lire sur Euractiv.fr – que deux Français sur cinq se sentent vraiment citoyens européens.

Le sentiment de citoyenneté et de proximité à l’égard de l’Europe

Pour 38% des Français, ce sentiment est souvent ou très souvent ressenti ;

Pour 54% des Français, l’euro est ce qui symbolise le mieux l’Europe, devant le drapeau européen (15%) et le Parlement européen (12%) ;

Pour 69% des Français, l’euro est ce qui rapproche le plus les habitants des différents pays de l’UE, devant le marché économique européen (39%) et les valeurs de la démocratie (35%).

La citoyenneté européenne dans sa réalité

L’attachement à l’Europe est aujourd’hui de même ampleur qu’à la veille de l’instauration de la citoyenneté européenne par le traité de Maastricht en 1992. La connaissance des droits des citoyens est lacunaire. Dans Le Monde, la directrice associée à la Sofrès, responsable de l’enquête, Carine Marcé, confirme que les élections européennes restent « très mal identifiées » en France.

Plus de la moitié des sondés (54 %), se sentiraient encore plus Européens s’ils pouvaient voter pour un président de l’UE, ce qui, même après la ratification du traité de Lisbonne, n’est pas envisagé.

Étude sur « Les Français et la citoyenneté européenne », réalisée auprès de 1 000 personnes âgées de plus de 18 ans les 22 et 23 juillet par TNS Sofrès pour le collectif d’associations Civisme et démocratie (Cidem).

Inauguration de la première école européenne en France

Siège de plusieurs institutions européennes, Strasbourg accueille la première école européenne française, inaugurée jeudi 4 septembre par Xavier Darcos, ministre de l’Éducation nationale.

Cet établissement destiné prioritairement aux enfants des personnels des institutions européennes offre aux élèves un cursus complet d’études, de la maternelle au baccalauréat européen. Ce diplôme ouvre la porte de l’enseignement supérieur dans tous les pays de l’Union européenne.

Selon le ministère de l’Education nationale, la philosophie des écoles européennes est de « créer, développer, consolider l’identité européenne tout en respectant les cultures et les identités nationales ».

Quelle est la stratégie du portail « Touteleurope » ?

Constats : Internet est incontournable

D’abord, Internet est devenu un enjeu électoral :

La bataille du référendum sur le projet de constitution européenne n’a pas été perdue sur Internet (mais bien dans les urnes), en revanche, la bataille sur Internet a été perdue (réseau très intégré et bien référencé des sites du « non », 3 fois plus nombreux que les sites du « oui »).

Ensuite, Internet est devenu un média d’information :

Le résultat de l’Eurobaromètre 67 de juin 2007 : Internet est devenu le 1er média d’information sur les questions européennes – devant la TV – pour les jeunes de 18 à 24 ans.

Enfin, Internet est devenu un lieu d’échanges et de débats :

Avec la participation citoyenne sur le web (blogs, wikis, tags…), l’émergence d’une contre-expertise non institutionnelle bouleverse les règles de la communication sur l’Europe. Divers « effets pervers » doivent également être corrigés : diffusion virale de fausses informations, brouillage des frontières entre le privé et le public, limitation de l’accès de ces nouveaux savoirs aux seuls « connectés », voire aux mieux « éduqués ».

Résultats : un portail est indispensable

Les autorités publiques ont fait le choix stratégique de « consacrer l’essentiel des efforts de communication en direction du grand public sur un site Internet non gouvernemental et pluraliste », un portail de référence sur les questions européennes pour mettre toute l’Europe à un clic de tous les citoyens.

(cf. le responsable actuel du portail, Jean-Yves Nicolas)

« Les objectifs du portail Touteleurope lancé le 2 mai 2006 :

  • proposer une information pédagogique sur l’Union européenne, son histoire, son fonctionnement, ses politiques et son actualité, ainsi que sur les démarches pratiques à effectuer au sein de l’UE pour bénéficier de ses avantages et connaître ses droits de citoyen européen ;
  • orienter tous les publics vers les sources d’information disponibles sur tous les aspects des questions européennes : chaque contenu du portail propose des liens pour se retrouver sur la toile européenne ; des annuaires et répertoires recensent les principales ressources en ligne ;
  • ouvrir aux internautes plusieurs espaces d’expression qui leur permettent de livrer leur point de vue sur l’UE et ses politiques, de faire part de leur témoignage, de leur expérience ou simplement de poser leurs questions sur tel ou tel point ;
  • offrir un poste d’observation sur tout ce qui se dit et sur tout ce qui se pense en matière européenne : débats intellectuels, vie des think tanks, publications, grandes tendances médiatiques, suivi des études d’opinion, etc. »

(cf. le premier responsable du portail, Benoît Thieulin)

Bilan : une boussole pour naviguer sur la toile européenne et un baromètre sur l’opinion « européenne »

En 1 an d’existence (2006/2007) :

  • 10 000 visiteurs par jour ;
  • 7 000 abonnés à la newsletter quotidienne ;
  • près de 250 articles et plus de 2000 brèves de publiés ;
  • le portail de référence francophone sur les questions européennes.

Depuis, 2007/2008,

  • modernisation graphique et simplification éditoriale ;
  • création d’un blog associé (e-toile.touteleurope.fr) et de sites événementiels (europeens.touteleurope.fr) ;
  • multiplication du rich media (témoignages vidéo, frise chronologique animée, webTV…) ;
  • consultation en ligne.

Quelle est la stratégie de communication du Programme « Paroles d’Européens ! » ?

Souhaité par le Secrétaire d’État aux Affaires européennes, le Programme « Paroles d’Européens ! » vise à réussir la dimension citoyenne de la Présidence française de l’UE à travers un dispositif évènementiel (6 forums partout en France) et web (1 site participatif)…

L’intention initiale de Jean-Pierre Jouyet est d’organiser en amont de la PFUE huit conventions thématiques dans les différentes circonscriptions électorales européennes afin de débattre avec les citoyens français de l’avenir de l’Europe. Le programme « Paroles d’Européens ! » y répond à travers un dispositif événementiel et web.

Un volet événementiel reposant sur une série de six forums

Des événements organisés par le Ministère des Affaires Etrangères et Européennes :

  • 7 mai, à Lille : Les valeurs et l’identité commune des Européens ;
  • 13 juin 2008 à Marseille : Les citoyens français et les enjeux de la future PFUE ;
  • 10 et 11 octobre 2008 à Nantes : La Rentrée des jeunes Européens : les nouvelles générations face à l’Europe de demain.

Des manifestations organisées par la société civile :

  • 23 mai à Paris : Colloque européen des think tanks : « think global act european » organisé par Notre Europe, Aspen et la Fondation pour l’innovation politique ;
  • 21 juin 2008 à Lyon : Les États généraux de l’Europe organisés par EuropaNova, le Mouvement Européen et Notre Europe ;
  • 4, 5 et 6 septembre 2008 à La Rochelle : Le Forum civique européen organisé notamment par la Ligue de l’Enseignement et le CIDEM.

Un volet Internet reposant sur le principe du Web participatif

Afin d’accompagner ces événements durant le semestre de la PFUE, le principe de web-débats participatifs sur l’Europe est adopté. Un site dédié : europeens.touteleurope.fr invite les internautes à poser leurs questions en vidéo ou à travers des chats tandis que les réponses sont retransmises en direct lors des forums ou via une web-TV rassemblant des interviews vidéos de personnalités.

Les responsables respectifs de la Netcampagne de Nicolas Sarkozy et de Ségolène Royal, Arnaud Dassier, patron de l’agence l’Enchanteur des nouveaux médias, et Benoît Thieulin, fondateur de l’agence Netscouade, planchent ensemble sur l’appel d’offres lancé par le ministère des Affaires étrangères, selon Stratégies.