Marseille, Capitale européenne de la Culture 2013

Marseille, deuxième ville de France, a été choisie aujourd’hui pour la candidature française, en binôme avec Kosice, déjà choisie comme ville slovaque pour être Capitale européenne de la Culture en 2013…

Lancé par le Conseil européen en 1985, le titre de Capitale européenne de la culture vise à contribuer au rapprochement des peuples européens.

Plusieurs villes françaises ont déjà eu ce titre: Paris en 1989, Avignon en 2000 et surtout Lille en 2004, qui avait affirmé son image de ville dynamique en attirant environ 8 millions de visiteurs.

Chaque ville candidate se devait de mettre en avant ses atouts majeurs :

  • Bordeaux : bordeaux2013.eu s’appuyait sur l’identité latine et atlantique de la ville, et misant sur l’image d’une ville créative en pleine mutation déjà riche du classement de son centre-ville au patrimoine mondial de l’UNESCO.
  • Lyon : lyon2013.eu défendait un projet axé sur les « confluences » qui ont façonné l’identité de la ville au carrefour entre différentes cultures, et misait sur les cultures numériques et l’image.
  • Toulouse : toulouse2013.eu avait pour lignes directrices la démocratisation culturelle, le décloisonnement des disciplines et mettait en avant la force du lien social.
  • Marseille : mp2013.fr mettait en valeur les échanges culturels entre l’Europe et les pays du Sud et misait tout particulièrement sur son port qui fait le lien entre l’Europe et le continent africain, tout à fait dans l’esprit de l’Union pour la Méditerranée.

Après Liverpool (Grande-Bretagne) et Stavanger (Norvège) cette année, Linz (Autriche) et Vilnius (Lituanie) seront les Capitales européennes de la Culture en 2009.

Comment concilier dimension nationale et européenne dans la communication européenne ?

C’est à cette délicate question que l’institution communautaire assurant la représentation de la société civile organisée, à savoir le Comité économique et social européen (CESE) a tenté de répondre dans un avis adopté le 10 juillet dernier…

Communiquer sur l’Europe : une nécessité complexe

Les membres du CESE constatent que depuis les « non » français et néerlandais au projet de traité constitutionnel, « il existe un consensus pour mieux communiquer l’Europe ». Pour autant, la communication sur l’Europe est « forcément complexe ».

Communiquer l’Europe d’une façon équilibrée et compréhensible est un combat. Il ne s’agit pas de « vendre l’Europe », mais de permettre aux citoyens de vivre dans l’espace européen et de participer en connaissance de cause aux choix d’orientation sur l’avenir de l’Union.

Communiquer l’Europe, c’est faire comprendre une réalité politique unique dans l’histoire de l’humanité et proposer un projet. Il faut trouver un équilibre entre la communication du projet – qui relève des responsables politiques – et la nécessaire information sur ce que produisent les institutions – qui relève de chacune d’elles et qui s’adresse aux publics concernés.

Communiquer sur l’Europe : une politique commune

Parce qu’il n’est pas possible depuis Bruxelles de communiquer l’Europe à 495 millions de citoyens, même avec Internet, il convient de mettre en place une politique commune de communication entre les institutions communautaires et nationales.

Au niveau européen, les institutions communautaires devraient mettre à disposition, pour l’instruction civique européenne, un socle commun de connaissance à l’usage des élèves.

Par ailleurs, le niveau européen devrait cibler sa communication auprès des relais d’opinion: représentants de la société civile, élus locaux, journalistes, enseignants… et mettre à leur disposition des banques actualisées d’information et des comparaisons entre les différents États de l’Union sur tous les sujets.

Au niveau national, les membres de la société civile et les élus locaux devraient être les animateurs de la démocratie participative européenne afin de recueillir les avis et opinions des citoyens sur les projets européens.

Ces acteurs de proximité devraient favoriser les rencontres et échanges directs entre citoyens en prévoyant un accès simple et décentralisé aux programmes de mobilité existants et profiter des événements qui ont lieu (compétitions sportives européennes et internationales, élections au Parlement européen, Journée de l’Europe, anniversaires et commémoration) pour parler d’Europe en utilisant les symboles européens.

Acteurs de la communication européenne : Claus Haugaard Sørensen

Lacomeuropéenne propose une série de portraits de personnalités européennes, au cœur de la stratégie de communication européenne. Aujourd’hui, Claus Haugaard Sørensen, Directeur Général de la Communication au sein de la Commission européenne…

Parcours personnel

Diplômé d’un master de science économique à l’Université d’Aarhus au Danemark, il débute sa carrière en 1978 en enseignant à l’Université de Copenhague avant de rejoindre le ministère des Affaires étrangères danois.

Nommé Conseiller à la représentation permanente du Danemark à Bruxelles en 1988, il rejoint ensuite les cabinets de Commissaires européens avant de prendre des responsabilités dans l’administration de la Commission au sein de la DG Environnement puis à la direction de la DG Communication depuis 2006.

Responsabilité professionnelle

A la tête de la Direction Générale de la Communication, il travaille sous l’autorité de la Vice-présidente de la Commission européenne, Commissaire chargée des relations institutionnelles et de la stratégie de communication, Margot Wallström.

Ses missions sont de :

  • informer les médias et les citoyens des activités menées par la Commission et de communiquer les objectifs et les enjeux des ses politiques et de ses actions,
  • informer la Commission de l’évolution de l’opinion dans les États membres.

Pour ce faire, il lui incombe de :

  • coordonner les activités des représentations de la Commission dans les 27 États membres ;
  • centraliser tous les contacts avec les médias ;
  • veiller à garantir une approche cohérente des questions d’information et de communication au sein de la Commission, notamment entre les directions générales.

Afin d’y parvenir, il dirige:

  • le service du porte-parole de la Commission ;
  • la direction « Stratégie »
  • la direction « Représentation »
  • la direction « Communication multimédia » (audiovisuel et web)
  • la direction « Ressources » (finance, infrastructure, RH, évaluation)

Spot TV ambigu pour la campagne de promotion de la future présidence tchèque de l’UE

A l’issue des six mois de présidence française du Conseil de l’UE, la République Tchèque doit prendre le 1er janvier prochain la présidence tournante de l’Union européenne. Afin d’annoncer cet événement important à la population tchèque, une campagne nationale ambiguë a été lancée cette semaine à la TV…

Reposant sur le cube de sucre, inventé en 1843 par le Tchèque Jakub Krystof Rad, le spot TV met en scène de nombreuses personnalités nationales et se conclut par une signature ambigüe que l’on pourrait traduire par « nous sucrerons l’Europe ». Cette expression a un double sens : elle peut à la fois dire (adoucir avec du sucre), mais dans son usage le plus courant, elle signifie « écœurer », « infliger une potion amère », « donner du fil à retordre ».

Revendiqué comme délibérément provocateur par le Premier ministre libéral Mirek Topolanek, la campagne souligne son enthousiasme réduit vis à vis de l’Union européenne. Comme l’indique Le Figaro, « le slogan est d’autant plus ambigu que par le passé, le très eurosceptique président Vaclav Klaus s’est inquiété que l’intégration européenne puisse voir l’identité tchèque se dissoudre comme un sucre dans une tasse de café ».

Acteurs de la communication européenne : Anna Melich

Lacomeuropéenne propose une série de portraits de personnalités européennes, au cœur de la stratégie de communication européenne. Aujourd’hui, Anna Melich, Conseillère politique du président de la Commission européenne pour les affaires de communication et d’opinion publique…

Formation

Originaire de Barcelone, Anna Melich étudie les Sciences Politiques et obtient un Doctorat, mention Science Politique, à l’Université de Genève, en Suisse.

Parcours

En 1988, elle intègre la Direction générale «Information et Communication» de la Commission européenne.

A partir de 1994, elle est responsable des sondages Eurobaromètre, du suivi de l’opinion publique sur l’intégration européenne et les politiques de l’Union, ainsi que de l’analyse des tendances des médias.

Depuis 2004, elle est membre du Bureau des Conseillers de Politique Européenne (BEPA) où elle s’occupe du suivi de l’opinion publique européenne et des stratégies d’information et de communication.

Spécialité

Tout au long de sa carrière, elle effectue de nombreuses études sur l’opinion publique européenne :

  • UE : les domaines qui intéressent l’opinion publique et ce que les Européens font pour s’informer sur son fonctionnement ;
  • Les enjeux de l’élargissement de l’UE dans l’opinion publique ;
  • L’impact de la crise institutionnelle européenne sur l’opinion publique.