Archives de catégorie : Opinion publique européenne

Billets sur l’opinion publique européenne

Quelle est le point de vue du grand public et des leaders d’opinion sur l’information et la communication européennes ?

Afin de mieux comprendre l’information et la communication européennes, la Commission européenne a enquêté auprès du grand public et des décideurs et leaders d’opinion (directeurs des grandes entreprises, rédacteurs des médias nationaux, parlementaires, hauts fonctionnaires, responsables syndicaux)…

Une connaissance de l’UE limitée à des raisons professionnelles

Si les leaders d’opinion européens se distinguent par une meilleure connaissance des institutions européennes et sont mieux informés de l’actualité de l’UE, les raisons en sont surtout professionnelles : 77% des décideurs déclarent qu’il est important professionnellement d’être informé sur l’UE contre 5% du grand public.

Des sources d’information « bricolés »

Alors que le grand public compte sur la télévision et la presse écrite pour l’informer, les leaders d’opinion s’appuient essentiellement sur « des canaux informels et internes pour obtenir des informations sur les décisions européennes qui les concernent directement ».

Un jugement partagé pour un effort d’information et de communication

Décideurs et grand public s’accordent, en revanche, à considérer que la communication des gouvernements nationaux sur l’UE pourrait être améliorée (65% et 73%), ainsi que l’information par les médias (72% et 62%), dont ils attendent qu’ils rendent plus visibles les dossiers européens au niveau national.

Eurobaromètre 189 – Septembre 2006 :

Auprès du grand public

Auprès des décideurs

Elections européennes 2009 : Eurobaromètre spécial sur la future campagne électorale

A quelques mois des élections européennes de juin 2009, un Eurobaromètre spécial sur les élections européennes vient de paraitre.

Un intérêt relativement faible pour les élections européennes

Seuls 8 % des Européens se sont déclarés « très intéressés » par les élections européennes, 38 % « plutôt intéressés », 29 % se sont dits « plutôt pas intéressés » et 22 % « pas du tout intéressés ». 3 % ont répondu qu’ils ne savaient pas. Toutefois, les résultats varient sensiblement d’un Etat membre à l’autre.

L’enjeu de la campagne des européennes : l’information des citoyens européens

Le manque d’information et le sentiment d’éloignement des citoyens à l’égard du Parlement européen seront décisifs pour expliquer le taux de participation. Sur EurActiv, Nicolas Becuwe de TNS Opinion déclare qu’« en informant les citoyens à propos du rôle du Parlement européen sur ces questions essentielles, on pourrait influer positivement sur la mobilisation des électeurs ».

Les enjeux de la campagne des européennes : les préoccupations économiques

Si les candidats, les partis politiques et les institutions européennes ont la capacité de proposer des solutions concrètes à la crise économique (chômage, croissance et pouvoir d’achat) ils influenceront le futur comportement électoral des Européens.

Télécharger l’Eurobaromètre : « Elections européennes »

Sondage : Deux Français sur cinq se sentent vraiment citoyens européens

A l’occasion des Journées civiques européennes, qui se tiennent du 4 au 6 septembre dans le cadre du programme de la PFUE : « Paroles d’Européens ! », un sondage révèle – à lire sur Euractiv.fr – que deux Français sur cinq se sentent vraiment citoyens européens.

Le sentiment de citoyenneté et de proximité à l’égard de l’Europe

Pour 38% des Français, ce sentiment est souvent ou très souvent ressenti ;

Pour 54% des Français, l’euro est ce qui symbolise le mieux l’Europe, devant le drapeau européen (15%) et le Parlement européen (12%) ;

Pour 69% des Français, l’euro est ce qui rapproche le plus les habitants des différents pays de l’UE, devant le marché économique européen (39%) et les valeurs de la démocratie (35%).

La citoyenneté européenne dans sa réalité

L’attachement à l’Europe est aujourd’hui de même ampleur qu’à la veille de l’instauration de la citoyenneté européenne par le traité de Maastricht en 1992. La connaissance des droits des citoyens est lacunaire. Dans Le Monde, la directrice associée à la Sofrès, responsable de l’enquête, Carine Marcé, confirme que les élections européennes restent « très mal identifiées » en France.

Plus de la moitié des sondés (54 %), se sentiraient encore plus Européens s’ils pouvaient voter pour un président de l’UE, ce qui, même après la ratification du traité de Lisbonne, n’est pas envisagé.

Étude sur « Les Français et la citoyenneté européenne », réalisée auprès de 1 000 personnes âgées de plus de 18 ans les 22 et 23 juillet par TNS Sofrès pour le collectif d’associations Civisme et démocratie (Cidem).

Eurobaromètre de printemps : « détérioration spectaculaire des attentes » des Européens à la veille de la PFUE

Depuis 1973, la Commission européenne effectue un suivi régulier de l’opinion publique dans les États membres, à travers l’Eurobaromètre.

La vague 69 de l’Eurobaromètre sur l’opinion publique dans l’UE, publiée cette semaine, indique une morosité ambiante liée au ralentissement de la croissance et à la hausse des prix.

Ce retournement du moral des Européens sur les questions économiques (le pouvoir d’achat prend la tête des préoccupations des Européens devant le chômage ou l’immigration) n’est pas sans répercussion sur leur attitude à l’égard de l’UE. Les indicateurs portant sur la question de l’appartenance à l’Union montre que la proportion d’opinions positives sur l’appartenance à l’Union (52 %) a quelque peu reculé (- 6), de même que la part des citoyens (54 %) estimant avoir bénéficié de l’appartenance de leur pays à celle-ci (- 4).

Plus inquiets que la moyenne européenne, les Français attachent moins d’importance à l’appartenance de la France à l’UE (48% considère que l’appartenance de la France à l’UE est une bonne chose). En revanche, 86 % des Français interrogés considèrent que la voix de la France compte dans l’UE.

Que faut-il penser des enquêtes Eurobaromètre ?

Depuis 1973, la Commission européenne effectue un suivi régulier de l’opinion publique dans les Etats membres avec les enquêtes Eurobaromètre. A l’aune de la crise européenne, à la suite de l’échec du référendum de ratification du traité de Lisbonne en Irlande, que faut-il penser des enquêtes Eurobaromètre ?

Les paradoxes de l’Eurobaromètre

Dans un article paru dans Le Monde du 15 juin, « Une Europe qui peine à susciter l’engagement des citoyens », les correspondants permanents à Bruxelles remarquent que les résultats de la dernière enquête d’opinion européenne, l’Eurobaromètre Standard 68, publié en décembre 2007, montre qu’« un haut niveau de satisfaction pour l’Europe ne garantit pas un engagement positif en sa faveur ».

En effet, les Irlandais sont parmi les Européens les plus favorables à l’Union, en 2e position. Ils sont 74 % à considérer l’UE comme « une bonne chose » contre 54 % pour la moyenne européenne (60 % pour les Français).

Par ailleurs, les responsables actuels de l’Eurobaromètre refusent les questions, jugées trop controversées, ce que le fondateur de l’outil, Jacques-René Rabier, dénonce, dans un entretien avec Euractiv, comme une preuve d’un « manque de courage ».

En effet, jusqu’en 1997, les Européens étaient interrogés sur la question de savoir en qui ils avaient le plus confiance. Les Français et les Allemands avaient invariablement montré une grande loyauté l’un envers l’autre. Cette question sur la confiance entre les peuples a été retirée afin – semble-t-il – de ne pas alimenter les tensions.

Les asynchronismes de l’Eurobaromètre

Dans un article dans la revue Europe’s World, « « Aimez-vous l’Union européenne ? » ou les curieuses réponses des instituts de sondage », Helen Szamuely constate que les personnes interrogées donneraient des réponses divergentes selon qu’il s’agisse d’instituts de sondage indépendants ou des enquêtes de l’Eurobaromètre.

L’apparente popularité du projet européen dans diverses études de l’Eurobaromètre pourrait s’expliquer par la confusion entretenue par les enquêteurs communautaires entre l’adhésion aux valeurs européennes et l’approbation de l’Union européenne. L’UE n’est pas forcément considérée par les citoyens européens comme le seul pourvoyeur de ces valeurs, ni qu’une meilleure intégration européenne soit nécessaire pour sauvegarder ces valeurs.

La relance de l’Eurobaromètre

Parce que la connaissance juste et approfondie de l’opinion publique européenne est l’une des conditions fondamentales de la réussite des politiques publiques européennes, Jacques-René Rabier suggère d’introduire dans l’Eurobaromètre des questions « légèrement pimentées ». Ces questions pourraient être posées sous la responsabilité éditoriale de médias et/ou à l’initiative de parlementaires européens.