Quel constitutionnalisme européen ?

Alors que la poussée populiste exerce une pression sans précédent sur la construction européenne, au point de menacer sa légitimité constitutionnelle ; la réflexion de Max Web et ses discussions contemporaines autour des modèles de légitimation fournissent-elles des éléments de réponse ?

Un constitutionnalisme interculturel : la diversité des cultures constitutionnelles comme préalable au constitutionnalisme européen

Bruce Ackerman, professeur de droit et de science politique à l’Université de Yale aux Etats-Unis, dans « Trois voies vers le constitutionnalisme (et la crise de l’Union européenne) » expose les modèles de légitimation existant en Europe :

  • Le constitutionnalisme révolutionnaire, comme en France ou en Italie où un mouvement d’outsiders renverse le pouvoir pour instaurer une constitution dont la légitimité repose sur le sacrifice de soi, en tant que reconnaissance de l’action légitime ;
  • Le constitutionnalisme pragmatique, comme au Royaume-Uni, où des insiders utilisent la Constitution pour faire des concessions stratégiques qui interrompent la dynamique radicale, la tradition devenant la référence de l’action légitime ;
  • Le constitutionnalisme des élites, comme en Allemagne ou en Espagne, où des citoyens ordinaires sont passifs tandis que des élites chez les outsiders et les insiders élaborent une Constitution, les principes (cf. la Loi fondamentale) apparaissant comme la source authentique de la légitimité.

Du coup, les divergences entre les États-membres de l’UE sur la légitimation du projet européen et la difficulté à trouver une voie commune se comprennent : « Les Français et les Italiens sont ouverts aux appels transformateurs à un Peuple d’Europe ; les Britanniques préfèrent avancer à tâtons ; et les Allemands sont hautement perplexes à l’idée même que les élites politiques ou les mouvements populaires puissent légitimement rejeter des engagements constitutionnels fondateurs ».

Par voie de conséquence, avant tout mécano constitutionnel, et toute extrapolation autour des idéaux-types de légitimation, la priorité aujourd’hui est de créer les conditions d’un dialogue interculturel qui fasse de la diversité des cultures constitutionnelles l’espoir, voire la force dont le continent à besoin pour renforcer la légitimité d’une Union en danger.

Un constitutionnalisme démocratique : la souveraineté paradoxale comme résultante au constitutionnalisme européen

Selon Etienne Balibar, professeur de philosophe à l’Université de Paris-Ouest, interrogé au Collège de France par Pierre Rosanvallon sur « la crise du fédéralisme européenne », « l’Europe est passée d’un quasi-fédéralisme à un pseudo-fédéralisme », en particulier en raison de l’ingouvernabilité croissante des systèmes européens de démocratie représentative et de l’aggravation de l’écart entre les procédures de prise de décision et les procédures de délibération et de contrôle.

Entre les idéaux-types de légitimité selon Max Weber, la seule solution pour que la construction européenne puisse faire face soit qu’elle offre aux citoyens un véritable progrès démocratique, paradoxal au sens d’impossible dans les principes mais présent dans les faits – qui ne soit pas un simple jeu à somme nulle de transfert de souverainetés entre États et UE totalement délétère dans la vision technocratique actuelle – avec en même temps plus de pouvoirs et plus de contre-pouvoirs, par rapport à une démocratie « inachevée » dans un cadre national.

En conclusion, le constitutionnalisme européen sera un succès s’il parvient à faire de l’Europe un espace d’expérimentation d’un certain universalisme tant dans la délibération interculturelle pour une légitimité procédurale d’autorisation que dans la décision démocratique pour une légitimité substantielle d’exercice conduisant vers une européanisation des solidarités.

Quels sont les enseignements du Conseil national du numérique pour la consultation citoyenne en ligne sur l’Europe ?

Alors que le questionnaire de la « Consultation sur l’avenir de l’Europe » vient d’être mis en ligne, à l’échelle de l’UE, en utilisant les contributions d’un Panel européen de citoyens, Jan Krewer, Secrétaire général adjoint du Conseil national du numérique, s’interroge sur « Comment réussir des consultations sur l’Europe à l’ère numérique », pour l’Institut Jacques Delors…

Promesses et limites de la désintermédiation portée par les civic tech en vue d’atteindre une consultation numérique qui permette l’inclusion, la délibération et la proximité avec la décision

A partir d’interrogations clés, Jan Krewer rassemble des observations pour évaluer le potentiel réel d’un dispositif de consultation citoyenne en ligne.

1. Une large consultation européenne peut-elle être inclusive ?

Entre d’une part, l’idéal d’une « mise en réseau des individus » ou la « mise en conversation de la société » et d’autre part, la fracture numérique et surtout des capacités encore très prégnante, l’enjeu de l’inclusion représente le 1er défi :

« La difficulté à parvenir à une forme de représentativité satisfaisante révèle la faiblesse des outils numériques quand il s’agit de légitimer des décisions démocratiques. Ce n’est pas pour autant un argument qui permet de les discréditer définitivement comme moyen de renforcer le caractère démocratique d’un processus de décision. »

2. Une véritable délibération en ligne entre citoyens est-elle possible ?

Entre l’idéal d’une démocratie délibérative parvenant rationnellement à établir un consensus et la réalité des contributions numériques des participants, l’enjeu de la délibération est un autre défi important :

« Il est difficile d’observer de véritables délibérations dans le cadre des consultations politiques menées en ligne à ce jour : peu de « branches » de discussions spécialisées se créent autour d’un argument et permettent d’aboutir à un consensus, qui reste en majorité issu de l’analyse qualitative ou quantitative menée a posteriori par l’organisateur de la consultation. »

3. Comment assurer la proximité avec les lieux de décision ?

Entre l’esprit d’ouverture honnête et sincère à la participation des citoyens et la méfiance contre une distraction voire une manipulation des citoyens, l’enjeu de la manière dont les contributions s’intègrent au processus de décision est fondamental :

« Les garanties apportées pour assurer la prise en compte des discussions dans la décision sont un facteur important pour la réussite des consultations en ligne. ».

Apports des dispositifs de consultation numérique : plus de transparence, une expertise nouvelle et de rapports de force par la mobilisation

A partir de consultations numériques menées en France, Jan Krewer livre des apports que l’on pourrait observer pour la consultation citoyenne en ligne sur l’Europe :

D’abord, les consultations en ligne favorisent une plus grande transparence des débats, non seulement des contributions de chacun, mais surtout des stratégies d’influence des différentes parties prenantes.

Ensuite, les consultations numériques permettent de solliciter une « intelligence collective », une sorte de « richesse des réseaux » qui se traduit par la mobilisation et les contributions de communautés inédites.

Enfin, les consultations en ligne « remettent en cause les rapports de force politiques institutionnels existants » et peuvent donc permettre à des mouvements sociaux numériques de s’en emparer.

Bonnes pratiques pour empêcher au maximum de dé-corréler la décision des débats organisés avec la société

Fort de son expérience au sein du Conseil national du numérique, Jan Krewer donne une série de recommandations opérationnelles qui contribueraient au succès de la consultation citoyenne en ligne sur l’Europe :

Réussir à créer un dialogue entre experts, décideurs et citoyens dans le cadre de la consultation… ce qui nécessite une transformation importante et un accompagnement non seulement de la société civile mais aussi des décideurs.

Organiser une restitution objective des débats et expliciter les modalités de leur prise en compte… ce qui peut se traduire par des réponses argumentées aux principales propositions plébiscitées par les contributeurs.

Mettre en place des dispositifs de suivi de la prise de décision, reposant notamment sur la transparence des positions défendues par les parties prenantes… ce qui conduit à mettre en place de véritables boucles de réaction tout au long du processus. 

Au total, si la consultation en ligne sur la refonte de l’Europe parvient à répondre aux enjeux d’inclusion, de délibération et de proximité, alors le dispositif pourrait contribuer à créer de nouvelles dynamiques relationnelles entre la société et les autorités sur les affaires européennes.

Une campagne de communication peut-elle sauver l’initiative citoyenne européenne ?

Largement méconnue et donc sans impact, l’initiative citoyenne européenne, pourtant l’innovation de démocratie participative la plus originale et potentiellement disruptive fait l’objet d’une campagne de communication. Mais n’est-ce pas bien trop tard, ou finalement encore trop tôt ?

Une campagne pédagogique tellement indispensable… bien trop tardive

« Prenez l’initiative » : EUtaketheinitiative.eu est la campagne de communication – tant attendue depuis la mise en œuvre de l’initiative citoyenne européenne… en 2012 – lancée par la Commission européenne.

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« Mieux vaut tard que jamais » diront les optimistes, qui se réjouiront également de trouver tous les éléments nécessaires pour faire connaître l’initiative citoyenne européenne et encourager les citoyens à y participer, notamment une FAQ très utile.

Une campagne d’empowerment tellement souhaitable… encore trop prématurée

Mais, puisque « tout vient à point à qui sait attendre », n’aurait-il pas été préférable de faire les choses dans l’ordre, à savoir, réaliser d’abord la réforme promise depuis des années, et finalement lancée l’année dernière puis ensuite communiquer sur l’initiative citoyenne européenne simplifiée.

Inviter des citoyens à s’engager dans une initiative citoyenne européenne, comme le propose le site « Votre idée peut-elle faire l’objet d’une initiative ? », n’est, disons, pas un parcours de santé dans l’état actuel des procédures, voire, dirons certains, contre-productif.

En somme, la communication autour de l’initiative citoyenne européenne est non seulement pas dans le bon timing, mais surtout, cette campagne démontre que les institutions européennes ne semblent pas comprendre que la communication ne peut pas tout, et qu’elle peut encore moins lorsqu’elle est à contretemps.

Au total, il reste à souhaiter que le temps que la médiatisation autour de l’initiative citoyenne européenne atteigne le grand public, sa réforme sera adoptée pour tirer tous les bénéfices de la campagne de communication.

Comment développer la participation citoyenne avec l’Union européenne ?

Au-delà des élections, la participation citoyenne permet de responsabiliser les citoyens et de les laisser jouer un rôle essentiel en influençant davantage l’UE dans la prise de décision, contribuant ainsi à renforcer la confiance et la légitimité. Comment intégrer la participation citoyenne tout au long du cycle d’élaboration des politiques publiques en dépassant le seul « moment de la consultation » ?

Faire mieux et plus : la participation comme projet de transformation

Pour le think tank, The Democratic Society, auteur d’un rapport « Developing a model for Open Goverment in the EU », la participation des citoyens doit insuffler au sein des institutions européennes un esprit d’ouverture afin que les gens aient l’envie et se sentent capables de s’impliquer dans les décisions qui affectent leur vie.

participation_citoyenne_UE_democratic_societyAméliorer la participation aux décisions de l’UE ne consiste pas à seulement à ouvrir de nouveaux canaux, mais aussi à modifier les perspectives et les compétences des fonctionnaires européens afin de garantir la réalisation de formes efficaces d’engagement. Un changement de culture et de valeurs est nécessaire ainsi que des méthodes justes, et l’engagement du leadership sont essentiels pour que ces changements se produisent.

Améliorer la participation aux décisions de l’UE ne repose pas uniquement sur une sorte de « réseau des réseaux » piloté depuis Bruxelles mais aussi sur une collaboration avec les organisations de la société civile sur le terrain dans les États membres pour élargir la portée et les opportunités de participation des citoyens à la prise de décision.

Améliorer la participation aux décisions de l’UE ne se limite pas à une sorte de promotion pour faire connaître les opportunités mais aussi à soutenir les citoyens en tant que participants, afin d’accroître ceux qui peuvent découvrir et participer aux opportunités existantes.

Les opportunités de s’engager doivent être significatives pour les citoyens pour éviter toute lassitude liée à la multiplication de consultations alibi. La communication doit être moins axée sur la procédure et les processus et être plus facile à comprendre pour ceux qui ne sont pas ancrés dans les processus de l’UE.

Avant le commencement et après la fin : la participation comme stratégie de gouvernance

Encourager la participation des citoyens à la formulation de stratégies avant de prendre en compte les politiques détaillées doit faire l’objet d’un apprentissage tant au sein des institutions européennes qu’auprès des citoyens peu au fait des répartitions de compétences entre l’UE et les Etats-membres, comme on le constate avec les nombreuses initiatives citoyennes européennes irrecevables.

Encourager la participation des citoyens à la formulation de priorités peut se bâtir sur la base de plateforme telle que Futurium développée par la DG CONNECT et utilisée autour d’une approche Policy Making 3.0. Les gens peuvent y travailler ensemble grâce à des pages en ligne éditées en collaboration, afin d’identifier les tendances à long terme et de tracer des visions possibles et souhaitables pour l’avenir. Ils peuvent ensuite voter sur la probabilité et l’opportunité de différents scénarios et explorer les réponses politiques liées. Enfin, les jeux de rôle à grande échelle sont utilisés pour simuler les réponses possibles de ceux qui peuvent être affectés par les politiques.

Encourager la participation des citoyens à la formulation de politiques publiques doit permettre de clore la boucle et de poursuivre la conversation en montrant les résultats de la participation des personnes, en s’assurant qu’elles se sentent entendues même si leurs suggestions n’ont pas été toutes prises en compte, et en s’assurant qu’elles sont encouragées à rester impliquées, afin d’accroître le nombre de citoyens participants aux conversations politiques de l’UE et de renforcer la confiance entre les citoyens et les institutions de l’UE.

Faire des progrès dans la participation citoyenne implique de développer des cultures organisationnelles d’engagement et d’ouverture, de construire des réseaux qui créent des voies plus larges pour les citoyens, et de mettre en place des structures politiques et des processus qui impliquent l’engagement du public avant le début et après la fin du moment de la consultation.

10 propositions pour la future stratégie de communication de l’UE

Réflexion sans doute la plus importante en matière de communication de tout le mandat de la Commission Juncker, le rapport de Luc Van den Brande, Conseiller spécial chargé de la proximité avec les citoyens auprès du président de la Commission européenne, sur les moyens de resserrer les liens entre l’Union européenne et ses citoyens pourrait constituer la feuille de route de la DG COMM s’il n’est pas déjà trop tard…

1. Élaborer une stratégie globale afin d’améliorer la coordination entre les institutions de l’UE et les États membres lorsqu’ils communiquent sur les questions européennes

Encore inexistante aujourd’hui, cette stratégie globale de communication apparaît comme la priorité numéro un. L’auteur précise à juste titre que « coordination » n’est pas synonyme de « centralisation ».

Cette stratégie doit donc se traduire par un accord de coopération fonctionnelle entre toutes les institutions européennes, afin de favoriser non seulement le réseautage interinstitutionnel, mais aussi de prévoir une obligation d’échange spontané de toutes les informations, et de mutualiser les efforts de dialogue et de communication avec les citoyens.

2. Donner un nouvel élan au projet d’intégration européenne concernant les valeurs et les aspirations politiques

Certes, les processus décisionnels sont importants (et indispensables) pour le sérail, mais le grand public attend qu’on lui présente de façon claire le contexte des décisions, une vision et des résultats concrets.

Là encore, l’auteur du rapport est extrêmement clair et livre un véritable camouflet à la Commission « de la dernière chance » : « une Commission plus politique doit mieux expliquer ses choix et les objectifs de ses décisions ».

3. Les institutions de l’UE devraient convenir collectivement des moyens de susciter la créativité et l’émotion lorsqu’elles communiquent avec les citoyens, tout en se concentrant sur le fond, en exprimant les choses simplement et en se rapprochant le plus possible de leurs préoccupations quotidiennes

Plusieurs propositions viennent donner corps à cette idée, comme par exemples :

  • Mettre sur pied une campagne globale de communication à destination des citoyens, qui mette en lumière les moyens existants dont ceux-ci disposent pour faire entendre leur voix sur les affaires européennes, encourage leur participation aux consultations publiques sur l’UE et utilise pleinement les médias sociaux pour renforcer la participation des jeunes.
  • Lancer une initiative «Buses4Peace» destinée aux écoles, dans le but d’améliorer la connaissance de l’histoire des guerres et de la paix en Europe, étudier l’incidence de l’héritage culturel de la guerre dans l’Europe contemporaine, et examiner de nouvelles méthodes pour promouvoir la connaissance de cet héritage.
  • Sur la base de l’expérience Erasmus +, promouvoir de nouveaux programmes visant à faciliter les échanges et les réseaux avec d’autres groupes socio-économiques, et élaborer des programmes similaires pour les responsables politiques locaux.
  • Créer une fondation européenne, soutenue par l’UE, ses États membres, des entreprises et des particuliers, afin de favoriser une meilleure compréhension entre l’UE et ses citoyens, d’encourager les échanges et d’organiser des concours, des débats et des colloques entre jeunes.
  • Promouvoir un programme d’études européen défini dans les grandes lignes pour tous les niveaux d’éducation, à partir de l’école primaire.

4. Expliquer clairement le coût d’une « Europe désunie » et l’importance de la stabilité politique

Mettre en évidence la diversité des identités et des cultures des citoyens de l’UE, en respectant et en utilisant leurs langues respectives.

5. Encourager le débat public et le véritable dialogue sur les sujets européens

Les citoyens doivent « s’approprier » le projet européen — leur projet — et se sentir libres de participer activement au processus d’élaboration des politiques.

Des dialogues de nouvelle génération avec les citoyens doivent être lancés, auxquels participeront des personnalités du monde culturel, artistique et sportif pour créer un sentiment commun d’appartenance.

Élaborer de nouveaux modes de démocratie participative, fondés sur les expériences de plateforme d’innovation démocratique et le concept de « démocratie délibérative » afin de débattre des questions sociétales essentielles, et de leur permettre d’élaborer des propositions qui pourront être amenées dans la sphère publique et soumises aux pouvoirs publics européens.

6. Être en permanence plus proactif et moins défensif, et rester ouvert aux critiques

Cela passe par une communication sur les médias sociaux plus ambitieuse, qui investissent pleinement dans une « communication en réseau » là où sont les citoyens.

Mener des actions de communication plus proactives afin d’encourager la participation des citoyens aux consultations publiques. Saisir pleinement les possibilités offertes par les médias sociaux pour soutenir la démocratie numérique, tout en limitant de manière drastique la communication sur support imprimé.

Compléter la communication descendante par une communication ascendante et décentralisée, en accordant une priorité maximale à l’interaction et la cocréation, et en reconnaissant que l’Europe passe par le dialogue et pas uniquement par la diffusion d’informations factuelles.

7. Établir une nouvelle stratégie médiatique et mettre en œuvre de nouvelles méthodes de collaboration avec les médias, en respectant pleinement leur autonomie

Ni la télévision ni les médias sociaux ne peuvent, à eux seuls, renverser la perte de popularité de l’UE, qui ne peut qu’en partie être expliquée par un manque d’information.

La communication de l’UE auprès des médias et sur les médias sociaux doit favoriser les débats approfondis sur les questions européennes et garantir que la position de l’UE soit entendue.

Travailler avec les médias afin d’éviter que les sujets liés à l’UE ne soient couverts que par des pages spécialisées, au lieu d’être traités comme les sujets nationaux ou régionaux. Cela passera donc aussi par la réorganisation du service de porte-parole.

Lancer un programme européen de formation pour les journalistes régionaux et locaux.

9. Rationaliser et simplifier les actions de communication des réseaux créés par l’Union

Il s’agit d’un chantier ingrat mais potentiellement très utile pour mutualiser les efforts de communication des institutions européennes – aujourd’hui très éparses – à destination des territoires.

10. Mieux communiquer auprès des jeunes

Se concentrer sur la communication avec les jeunes pour qu’ils comprennent mieux les questions européennes. Expliquer le contexte historique dans lequel le projet Européen a été lancé. Leur faire prendre davantage conscience du fait que le passé fait partie de leur avenir.

Établir une communication intergénérationnelle plus efficace et encourager les anciens étudiants Erasmus et les autres étudiants à parler des affaires européennes.

Au total, le défi et l’opportunité est de donner voix au chapitre aux citoyens de l’UE, en faisant d’eux des acteurs investis d’une mission commune. La feuille de route est enfin tracée.