La présidence slovène de l’UE s’organise

Alors que la Présidence portugaise se termine avec le succès de la signature, le 13 décembre, du traité de Lisbonne, la Présidence slovène (premier semestre 2008) se prépare activement.

Le site de la Présidence slovène (en slovène, anglais et français) a été ouvert pour diffuser le calendrier des principaux événements et permet également de mieux connaitre la Slovénie.

A signaler, deux documents – en français – intéressants :

– un kit de survie des médias rassemblant l’ensemble des infos nécessaires pour les journalistes ;

– un vade-mecum « le qui est qui? »présentant les contacts slovènes, notamment les collaborateurs de la Représentation permanente de la République de Slovénie auprès de l’UE.

Pourquoi l’UE proclame de nouveau la charte des droits fondamentaux ?

Sur le plan juridique, la Charte des droits fondamentaux est une déclaration de droits :

– adoptée le 7 juin 2000 lors du Sommet européen clôturant la Présidence française de l’UE. La charte était adossée au traité de Nice et ne disposait pas alors d’effet juridique.

– proclamée le 12 décembre 2007 au Parlement de Strasbourg, juste avant la signature par les chefs d’Etat et de gouvernement, le 13 décembre à Lisbonne, du nouveau traité européen. La charte sera dorénavant contenue dans le traité de Lisbonne et disposera d’une base juridique rendant contraignante son application dans les États membres, sauf en Pologne et au Royaume Uni.

En termes de communication, on peut considérer que la Charte des droits fondamentaux, un sujet d’importance dans la construction d’une « union sans cesse plus étroite », aura bénéficié à deux reprises d’une mise sur agenda permettant une forte communication :

– En 2000, la Charte avait permis à la Présidence française de l’UE de se mettre en scène dans la défense des droits fondamentaux en Europe, dans la plus pure tradition de la France, pays des droits de l’homme et du citoyen.

– En 2007, la Charte aura permis aux États membres de l’UE de scénariser la « sortie de crise » liée au rejet français (et néerlandais) du projet de Constitution européenne, dans une sorte de continuation de la méthode communautaire. Une stratégie de communication qui consiste à surmonter les blocages et à réaliser des avancées en trouvant des accords et en mettant en scène la ratification de ces accords.

Finalement, on peut s’interroger sur la pertinence de cette stratégie de communication : est-ce vraiment une manière moderne et efficace de communiquer que de créer des enjeux somme toute artificiels, pour le moins éloignés des préoccupations des citoyens et toujours très complexes à comprendre ?

2010 : Année européenne de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale

Présentation des objectifs et des actions de l’Année européenne 2010…

Constats

L’Union européenne compte actuellement 78 millions de personnes – soit 16 % de sa population – menacées de pauvreté. Dans tous les États membres, une partie de la population est confrontée à l’exclusion et au dénuement. Enfin, la pauvreté menace 19 % des enfants de l’Union et un Européen sur dix vit au sein d’un ménage où personne ne travaille.

Vladimír Špidla, commissaire européen aux affaires sociales, a décidé mercredi 12 décembre de proclamer 2010 « Année européenne de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale ».

La solidarité est une des valeurs clefs de l’Union européenne, il est essentiel de favoriser l’inclusion sociale afin de contribuer à réaliser les objectifs de l’Union : une croissance économique durable, des emplois plus nombreux et de meilleure qualité et une plus grande cohésion sociale.

Objectifs

  • Sensibiliser voire même interpeller les citoyens au fait que la pauvreté est un fléau qui affecte encore la vie quotidienne de nombreux Européens ;
  • Reconnaître le droit des personnes en situation de pauvreté et d’exclusion sociale à vivre dans la dignité et à prendre une part active à la société ;
  • Accroître l’adhésion du public aux politiques d’inclusion sociale, en soulignant la responsabilité de chacun dans la lutte contre la pauvreté et la marginalisation ;
  • Promouvoir une plus grande cohésion dans la société et faire en sorte que nul ne doute des avantages que comporte, pour tous les citoyens, une société sans pauvreté ;
  • Encourager l’engagement de l’ensemble des parties prenantes car toute avancée véritable nécessite des efforts durables à tous les niveaux de gouvernance.

Opinion publique

De récents sondages Eurobaromètre (Eurobaromètre spécial n° 279 – Pauvreté et exclusion, septembre 2007) montrent que les Européens considèrent la pauvreté comme un problème de grande ampleur. En moyenne, les citoyens européens estiment que, dans leur région, une personne sur trois (29 %) vit dans la pauvreté, voire en situation d’extrême pauvreté pour une personne sur dix.

Budget

Dotée d’un budget de 17 millions d’euros, cette initiative réaffirme l’engagement de l’Union à donner un élan décisif à l’éradication de la pauvreté d’ici à 2010.

Le programme Erasmus fête ses 20 ans avec une expo photo à Paris

Depuis son entrée en vigueur, en 1987, le programme Erasmus a fait voyager près d’un million et demi de jeunes Européens et, parmi eux, 217 000 Français. La France arrive en peloton de tête des pays les plus appréciés par les étudiants européens avec l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie et le Royaume-Uni. A ce jour, 31 pays participent au programme, impliquant 90% des universités européennes.

Le programme Erasmus, (cf. Erasme de Rotterdam (1466-1536), le grand humaniste et théologien néerlandais, enseigna à Paris (France), à Louvain (Belgique) et à Cambridge (Royaume-Uni), trois centres historiques de l’enseignement européen) a facilité l’intégration sociale et culturelle des citoyens communautaires. Il s’agit probablement du programme de la Commission européenne le plus connu par les Européens et les jeunes en particulier.

En 20 ans, c’est une nouvelle génération polyglotte et multiculturelle, germe de l’identité européenne qui a émergé. La curiosité, la découverte de « l’autre » et les atouts qu’assure cette expérience sur le plan professionnel, sont les principales motivations des 15.000 étudiants qui chaque année acceptent le challenge de cette expérience.

Présentation des projets financés par la DG Communication dans le cadre du Plan D

En 2005, la Commission européenne a adopté un «Plan D comme Démocratie, Dialogue et Débat» afin d’organiser un large débat public sur l’avenir de l’UE. L’une des actions a consisté à aider des projets expérimentant différents modes de consultation des citoyens de l’UE..

Ainsi, en 2006, la Commission a sélectionné six projets transnationaux qu’elle a co-financés à hauteur de 4,5 millions d’euros.

Du 7 au 9 décembre 2007, une conférence de clôture réunie à Bruxelles les 250 Européens qui ont participé à ces projets de démocratie participative au cours des dix-huit derniers mois. Voici les principaux projets :

European Citizen’s Consultations (Fondation Roi Baudouin)

Ce site visait à connecter les 27 espaces publics nationaux qui composent l’UE. Des citoyens choisis au hasard ont eu la possibilité de définir un programme de débats et de formuler une série de recommandations destinées aux responsables politiques. 200 citoyens, réunis à Bruxelles pour le lancement du projet, ont choisi des thèmes de discussion. Ils se sont ensuite réunis en petits groupes avec des experts afin de déterminer les informations nécessaires pour examiner ces thèmes. Puis, des consultations nationales ont eu lieu pendant 2 jours dans tous les États membres, avec au moins 30 citoyens par pays. Enfin, un atelier de 2 jours a été organisé, en présence d’un nombre limité de volontaires qui avaient pris part aux consultations nationales, afin de faire la synthèse des 27 consultations nationales.

Speak up Europe ! (European Movement International)

Le principal objectif de cette campagne était de susciter et de faciliter le débat sur le travail actuel de l’UE et les enjeux auxquels elle devra faire face à l’avenir. Par des discussions, des votes, des forums en ligne et des sondages d’opinion, le site a permis de :

  • mieux faire connaître les réalisations de l’UE au cours des 50 dernières années ;
  • amener le débat sur l’Europe au niveau local ;
  • encourager une participation active aux débats sur l’UE ;
  • recueillir des opinions sur divers sujets liés à l’UE ;
  • démontrer la dimension transnationale de la citoyenneté européenne ;
  • contribuer ainsi à l’établissement d’une sphère publique européenne.

Tomorrow’s Europe (Notre Europe)

Le but était de comprendre comment les citoyens voyaient l’avenir de l’Europe. À cette fin, un échantillon représentatif de citoyens ordinaires des 27 pays membres de l’Union a été constitué. Les participants ont ensuite reçu des informations objectives sur les différents scénarios possibles pour l’avenir de l’Europe et se sont réunis pour en discuter pendant plusieurs jours au Parlement européen. Un échantillon de 3 500 citoyens, représentatifs de la population des 27 pays de l’Union européenne, a été interrogé sur des thèmes clés de l’avenir de l’UE. Dans un deuxième temps, 521 citoyens de tous horizons ont été choisis au hasard pour délibérer. Pour alimenter leur réflexion sur les thèmes abordés, ils ont reçu des informations couvrant un éventail d’opinions politiques le plus diversifié possible, vérifié par un panel indépendant de responsables politiques. Un sondage final a permis d’évaluer les opinions de citoyens ayant eu la possibilité d’échanger leur point de vue, de recevoir une information équilibrée et de dialoguer avec des experts des thèmes abordés.