Vers un renforcement de la participation aux élections du Parlement européen

Dans le cadre de l’application du « plan D : Démocratie, Dialogue et Débat » qui vise à élargir et approfondir le débat politique en Europe, les présidents du Parlement européen et du Conseil de l’UE ont signé un règlement, mardi 18 décembre, pour mettre en place des fondations politiques européennes.

Selon Margot Wallström, vice-présidente de la Commission chargée des affaires institutionnelles et de la stratégie de communication : « Les fondations politiques européennes joueront un rôle important en associant les citoyens à un dialogue politique permanent, sincère et éclairé ». Ces débats permettront d’éclairer les questions qui fondent l’actualité et l’avenir de l’Europe.

Cinq millions d’euros provenant du budget du Parlement européen seront disponibles pour financer les activités que mèneront ces fondations politiques en 2008. Ces activités contribueront à la formation d’une conscience européenne et à l’expression de la volonté politique des citoyens de l’Union.

Cette décision permettra d’augmenter le taux de participation à l’élection du Parlement européen en juin 2009, ce qui constitue un objectif majeur de la communication de l’Europe.

Comment renforcer l’Union européenne ?

C’est la question qui a été posée aux Européens dans la dernière enquête Eurobaromètre…

Dans l’Eurobaromètre Standard 68, dont les premiers résultats viennent d’être dévoilés, à la question « quels aspects les institutions européennes devraient-elles mettre l’accent au cours des prochaines années pour renforcer l’Union européenne à l’avenir ? », les citoyens européens considèrent qu’une attention particulière devrait être portée aux problèmes de lutte contre l’insécurité (36%), d’immigration (33%) et d’environnement (33%). En revanche, l’éducation et la culture ne sont pas considérées comme des leviers d’action. De même, le marché intérieur semble appartenir à l’histoire de la construction européenne. A en juger par les priorités de la Présidence française de l’UE (croissance/emploi ; énergie/changement climatique ; gestion flux migratoires ; défense), les Européens semble avoir été en partie entendu.

Remise du Prix Sakharov 2007

Le Prix Sakharov est une récompense importante dans le domaine des droits de l’homme et de la liberté de l’esprit. Andrei Sakharov (1921-1989) était un physicien nucléaire russe, militant pour les droits de l’Homme qui a obtenu le Prix Nobel de la paix en 1975.

Chaque année depuis 1988, le Parlement européen récompense ceux et celles qui, à travers le monde, se battent pour défendre la liberté de penser et lutter contre l’oppression et l’injustice. Le lauréat de cette année est l’avocat soudanais Salih Mahmoud Osman qui défend depuis plus de vingt ans les victimes de la guerre civile dans son pays natif.

Le Prix a été officiellement remis le 11 décembre, lors d’une cérémonie dans l’hémicycle strasbourgeois. En termes de communication :

La présidence slovène de l’UE s’organise

Alors que la Présidence portugaise se termine avec le succès de la signature, le 13 décembre, du traité de Lisbonne, la Présidence slovène (premier semestre 2008) se prépare activement.

Le site de la Présidence slovène (en slovène, anglais et français) a été ouvert pour diffuser le calendrier des principaux événements et permet également de mieux connaitre la Slovénie.

A signaler, deux documents – en français – intéressants :

– un kit de survie des médias rassemblant l’ensemble des infos nécessaires pour les journalistes ;

– un vade-mecum « le qui est qui? »présentant les contacts slovènes, notamment les collaborateurs de la Représentation permanente de la République de Slovénie auprès de l’UE.

Pourquoi l’UE proclame de nouveau la charte des droits fondamentaux ?

Sur le plan juridique, la Charte des droits fondamentaux est une déclaration de droits :

– adoptée le 7 juin 2000 lors du Sommet européen clôturant la Présidence française de l’UE. La charte était adossée au traité de Nice et ne disposait pas alors d’effet juridique.

– proclamée le 12 décembre 2007 au Parlement de Strasbourg, juste avant la signature par les chefs d’Etat et de gouvernement, le 13 décembre à Lisbonne, du nouveau traité européen. La charte sera dorénavant contenue dans le traité de Lisbonne et disposera d’une base juridique rendant contraignante son application dans les États membres, sauf en Pologne et au Royaume Uni.

En termes de communication, on peut considérer que la Charte des droits fondamentaux, un sujet d’importance dans la construction d’une « union sans cesse plus étroite », aura bénéficié à deux reprises d’une mise sur agenda permettant une forte communication :

– En 2000, la Charte avait permis à la Présidence française de l’UE de se mettre en scène dans la défense des droits fondamentaux en Europe, dans la plus pure tradition de la France, pays des droits de l’homme et du citoyen.

– En 2007, la Charte aura permis aux États membres de l’UE de scénariser la « sortie de crise » liée au rejet français (et néerlandais) du projet de Constitution européenne, dans une sorte de continuation de la méthode communautaire. Une stratégie de communication qui consiste à surmonter les blocages et à réaliser des avancées en trouvant des accords et en mettant en scène la ratification de ces accords.

Finalement, on peut s’interroger sur la pertinence de cette stratégie de communication : est-ce vraiment une manière moderne et efficace de communiquer que de créer des enjeux somme toute artificiels, pour le moins éloignés des préoccupations des citoyens et toujours très complexes à comprendre ?