Archives de catégorie : Opinion publique européenne

Billets sur l’opinion publique européenne

Elections européennes : comment comprendre le paradoxe des attentes des citoyens européens ?

La Direction générale de la Communication du Parlement européen a fait réaliser en octobre / novembre 2008 un Eurobaromètre (EB Standard 70) : « Elections européennes 2009 : les attentes des Européens » consacré spécifiquement aux élections européennes de juin 2009.

Il ressort de cette enquête des attentes paradoxales de la part des citoyens européens :

  • d’une part, les inquiétudes économiques et sociales (croissance, chômage, inflation et pouvoir d’achat) sont au cœur des enjeux de la campagne des élections européennes ;
  • d’autre part, les craintes liées à la sécurité globale (insécurité, lutte contre le changement climatique, immigration, terrorisme) sont au cœur des priorités fixées par les citoyens aux futurs eurodéputés.

Comment comprendre l’articulation entre les attentes socio-économiques des électeurs et les attentes sécuritaires des citoyens ?

Des préoccupations socio-économiques pour thèmes de campagne aux élections européennes

Face à la crise, les électeurs européens souhaitent que la campagne s’oriente autour de thèmes de court terme tels que la croissance économique (51%), le chômage (49%, l’inflation et le pouvoir d’achat (47%). Les électeurs attendent au plus vite des hommes politiques des solutions individualisées.

En revanche, les thèmes relatifs aux perspectives à long terme ne sont pas au cœur des craintes d’aujourd’hui : le maintien du modèle social européen, notamment dans le monde, ne recueille que 13%.

Des besoins de protection pour priorités du futur Parlement européen

A moyen terme, la future institution européenne issue du suffrage universel doit se fixer pour priorité, selon les citoyens européens :

  • une politique européenne de sécurité collective (PESC) permettant à l’UE de faire face aux crises internationales (36%) ;
  • la protection renforcée du consommateur et de la santé publique (33%) ;
  • le lute contre le changement climatique (31%).

En revanche, la coordination des politiques économiques, budgétaires et fiscales ne vient qu’au septième rang, avec 26% ; alors que ces préoccupations dominent les thèmes de campagne.

Ainsi, les Européens distinguent les enjeux qui relèvent du temps électoral et qui s’articulent autour de préoccupations relativement individuelles des enjeux plus collectifs que l’institution du Parlement européen sera chargée de traiter.

Bilan en sondage de la PFUE

Dans « Le palmarès de l’action gouvernementale et de l’opposition / Vague18 », un sondage réalisé par Opinionway pour le quotidien Metro en janvier 2009, les Français ont été interrogés sur la PFUE. Voici un bref panorama des principaux résultats :

Quelle perception de la PFUE ?

Globalement positif pour une majorité de Français :

  • 44 % des personnes interrogées jugent la PFUE plutôt un succès ;
  • 18 % des personnes interrogées pensent que c’est un échec ;
  • 38 % ne se prononcent pas.

Précisément, une présidence de crise pour la majorité des Français : Les évènements marquants de la PFUE – en mémorisation spontanée – sont la gestion de la crise financière (29%) et la gestion de la crise russo-géorgienne (12 %) Les autres dossiers (environnement, immigration, agriculture) semblent avoir moins marqué l’opinion publique.

Quel impact sur la place de la France ?

61 % des personnes interrogées pensent que la PFUE a permis de renforcer la place de la France dans l’Union européenne, 53 % qu’elle a amélioré la place de la France dans le monde.

Fort clivage en fonction des sympathies partisanes et des situations socioprofessionnelles

Cette perception est d’autant plus positive :

  • que les personnes interrogées sont des sympathisants de droite (80%) par rapport aux sympathisants de gauche (25%)
  • que les personnes interrogées sont dans une situation professionnelle de CSP+

Bilan de la PFUE : un sondage révèle la bonne opinion de l’action de Nicolas Sarkozy à la tête de l’UE

Interrogés les 12 et 13 décembre par BVA pour Les Echos et France Inter, plus d’un Français sur deux (56%) a une bonne opinion de l’action de Nicolas Sarkozy à la tête de l’UE.

Le Président de l’UE est approuvé par les Français.

Selon les conclusions de l’analyse de Gaël Sliman, Directeur Général Adjoint de BVA : « la perception du bilan de Nicolas Sarkozy en tant que Président de l’UE est extrêmement positive :

  • tant au niveau de sa gestion de la crise,
  • que de l’ambition de son projet pour l’Europe
  • ou sur sa capacité à se montrer diplomate avec ses partenaires ».

Il faut signaler, qu’avant l’été, un tiers seulement des Français faisaient confiance à Nicolas Sarkozy pour obtenir des avancées pendant le semestre de présidence française de l’Union.

Le Président français, lui, ne suscite pas la même confiance, selon les résultats de ce sondage.

Eurobaromètre : 35 ans au service de la compréhension de l’opinion publique européenne

L’Eurobaromètre est lancé en 1973 par la Commission européenne sous la forme d’une enquête de suivi régulier des attitudes sociales et politiques des citoyens européens vis-à-vis de l’UE et de ses institutions. Un colloque, organisé à Sciences-Po Paris les 21 et 22 novembre 2008, revient sur les enjeux liés à l’opinion publique européenne…

Mieux comprendre l’opinion publique européenne

Les Eurobaromètres standards mesurent régulièrement les attitudes sociales et politiques des citoyens européens. Ces enquêtes d’opinion sont menées au printemps et à l’automne de chaque année auprès d’environ 1 000 personnes par sous la forme d’entretiens en face à face.

Les Eurobaromètres spéciaux sont effectués à la demande des différentes directions générales de la Commission européenne. Ils utilisent la même méthodologie que les Eurobaromètres standard.

Les Eurobaromètres flash sont des entretiens téléphoniques effectués dans tous les États membres de l’UE, les pays candidats, les pays de l’AELE et les Etats-Unis. Ils ne comportent qu’un seul sujet ou ne sont demandées que par une seule DG. Ils sont programmées ponctuellement ou à la demande. Les résultats sont disponibles rapidement et l’outil permet de mener des recherches parmi des groupes cibles spéciaux aussi bien que parmi le grand public.

Les études qualitatives constituent un outil spécial destiné à une recherche approfondie sur l’opinion publique. Il s’agit d’investigations approfondies des attitudes, des motivations, des sentiments et des réactions du grand public ou de groupes sociaux sélectionnés sur des notions ou des sujets déterminés. Les données sont récoltées en utilisant des groupes types ou au moyen d’entretiens individuels.

Mieux impliquer les citoyens lors des prochaines élections européennes

La Commission européenne souhaite envisager une meilleure traduction des résultats des sondages d’opinion dans la stratégie de communication, pendant la campagne électorale des élections au Parlement européen. En particulier, la Commission européenne souhaite utiliser au mieux les conclusions des enquêtes afin d’identifier et de travailler sur les facteurs influençant le taux de participation aux élections du PE.

Les régions, relais identifiés par les Français de la communication européenne

Dans le cadre de la semaine européenne de la démocratie locale, lacomeuropéenne traite des enjeux de la communication européenne à l’échelle locale.

Retour sur une enquête IPSOS réalisée début 2008 sur la connaissance et la perception de l’action de l’Union européenne auprès des Français.

Au moment où démarrent les programmes européens de la période 2007-2013, les principaux enseignements sont que les Français sont mal informés sur les fonds européens mais ils sont conscients de leur impact sur leurs régions.

  • Près de 8 personnes sur 10 considèrent qu’elles sont mal informées sur les aides financières apportées par l’Union européenne en France et dans leur région.
  • Près de 8 personnes sur 10 savent que les régions peuvent bénéficier des fonds européens.
  • Près de la moitié des personnes interrogées pensent que l’appartenance de la France à l’UE a eu plus d’avantages que d’inconvénients pour leur région.

Chaque année, les fonds européens cofinancent un grand nombre de projets. Ainsi, entre 2000 et 2006, l’UE a contribué, pour plus de 20 milliards d’euros, à plus de 250 000 actions en France.

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