Réforme du comité éditorial du site EUROPA : vers un renforcement de la cohérence rédactionnelle de la communication de la Commission européenne

Le site EUROPA a été lancé en février 1995. Aujourd’hui, avec plus de six millions de documents, il est l’une des plus grandes bases d’information au monde. Il est consulté quotidiennement par 500 000 internautes.

Actuellement, parmi les objectifs du site EUROPA – principalement orienté vers l’information des citoyens européens – figure la mission de « faire connaître les positions de la Commission à un public le plus large possible ».

Afin d’améliorer la qualité de cette mission, rendue difficile par la multiplication des communicants au sein des différentes entités de la Commission, la DG Communication prévoit de réorganiser le comité éditorial du site.

Ainsi, un «rédacteur EUROPA» serait chargé de la gestion d’EUROPA afin de veiller à la cohérence rédactionnelle, linguistique et graphique, ainsi qu’à la cohérence de l’image et de l’identité.

Le rédacteur serait assisté par un comité de rédaction EUROPA, composé de communicants des différentes DG de la Commission.

Enfin, toutes les DG et les représentations dans les Etats-membres désigneront un rédacteur Internet permanent, qui sera le point de contact direct et unique entre le rédacteur EUROPA, le comité de rédaction et les unités de communication des différentes DG et représentations.

Une nouvelle structure qui devrait renforcer la cohérence de la « ligne éditoriale » du site EUROPA.

La Commission s’apprête à investir davantage dans la communication en ligne

D’après un projet de la Commission « stratégie européenne pour la communication sur Internet », consulté par EurActiv, la Commission européenne va franchir une nouvelle étape dans le monde du Web 2.0.

L’été dernier, la Commission a fait un premier pas significatif hors du monde clos de ses sites Internet officiels en créant sa propre chaîne sur YouTube, le site de partage de vidéo. En moins de trois mois, EUtube a reçu plus d’un million de visites.

La nouvelle stratégie de la Commission reconnaît le potentiel considérable de l’Internet pour l’aider à mieux comprendre ses citoyens et, inversement, leur permettre de mieux comprendre l’Europe. La stratégie consistera donc à renforcer le rôle interactif des institutions européennes sur le web.

L’interactivité sera mise en œuvre grâce à l’implication régulière des commissaires et des hauts fonctionnaires de la Commission, pour le moment absents des débats sur le web. La récente modification des règles et des procédures de la Commission pour autoriser son personnel à s’exprimer en public sur les sujets professionnels va être étendue à la participation aux blogs et aux débats en ligne.

En outre, la Commission va lancer des projets pilotes début 2008 pour tester les nouvelles applications interactives de ses sites officiels. Cela impliquera l’utilisation de ce que l’on appelle des wikis, la rédaction d’articles en commun par un grand nombre de volontaires.

Enfin, dans le cadre de cette nouvelle stratégie européenne, le rôle des utilisateurs sera également renforcé en leur donnant la possibilité de noter les sites web, notamment sur des critères comme la lisibilité et l’absence de jargon.

Toutes ces initiatives demandent davantage de ressources. Aussi, la Commission prévoit de réaffecter progressivement une partie des dépenses destinées aux publications hors ligne aux publications en ligne. Toutes les DG sont invitées à encourager ce transfert sur l’Internet.

Quelle stratégie de communication faut-il privilégier pour la Présidence française de l’UE ?

Dans une chronique « Pédagogie de la présidence française » dans Le Monde daté du 7 décembre, le journaliste Thomas Ferenczi décrypte la préparation de la Présidence française de l’UE prévue au 2nd semestre 2008.

Au préalable, il constate que l’Europe intéresse les citoyens lorsqu’il y a des « événements », combinant à la fois dramatisation des enjeux (organisation de campagne électorale) et médiatisation des discussions (organisation d’émissions de TV).

La Présidence française de l’UE rassemblera à n’en pas douter ces deux éléments pendant quelques mois et constituera une « occasion formidable pour faire la pédagogie de l’Europe », comme l’affirme la députée Nicole Ameline, rapporteure pour avis, au titre de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale, du budget (de 190 millions d’euros) alloué à cette présidence.

Pour faire cette pédagogie au combien nécessaire, deux stratégies de communication se font face pour transformer cette situation favorable en succès, c’est-à-dire profiter de cette occasion unique pour stimuler l’intérêt des citoyens français aux questions européennes.

Pour les uns, dont Laurent Wauquiez, porte-parole du gouvernement en fait partie, le premier impératif d’une bonne communication est un « devoir d’incarnation ». En somme, pour ceux là, le succès en termes de communication repose sur la personnalisation de la Présidence française de l’UE avec un engagement fort du Président Sarkozy, comme pour les autres dossiers.

Pour les autres, dont deux experts, Yves Bertoncini et Thierry Chopin, qui ont participé à la rédaction de la revue Horizons stratégiques n° 6 – octobre 2007 : « Informer sur l’Europe en France », la stratégie de communication doit mettre l’accent sur « l’ensemble des acteurs de la vie politique communautaire » (Commission et Parlement européen notamment) et privilégier la production et la diffusion d’une information politique structurante répondant aux interrogations de fond des citoyens à l’égard de l’UE.

Entre politisation à fort impact médiatique et information à caractère civique, la définition de la stratégie de communication de la Présidence française de l’UE ne fait que commencer…

Evénement : le prix du livre européen a été décerné au Premier ministre belge

Parrainé par Jacques Delors, ancien Président de la Commission européenne, le Prix du livre européen livre-europeen.eu a été créé cette année pour récompenser un ouvrage promouvant les valeurs de l’Europe. Le jury du Prix du livre européen est composé de dix journalistes, correspondants permanents à Bruxelles, et issus de différents pays de l’Union européenne.

Ce premier prix du livre européen a été accordé jeudi 5 décembre au Parlement européen, à Bruxelles, à Guy Verhofstadt, le Premier ministre de Belgique pour son livre: « les Etats-Unis d’Europe ».

Dans son discours, le lauréat, Guy Verhofstadt, a estimé que ce prix était un « encouragement pour la tâche difficile » qu’il fait actuellement à la tête d’un État déchiré entre les Flamands et les Wallons. Reconnaissant qu’il a écrit son livre comme un pamphlet profondément pro-européen, contre l’avis de ses conseillers et des diplomates, il a réaffirmé sa conviction que l’Europe du XXIe siècle (tout comme la Belgique) devra construire un vivre-ensemble fondé sur le multiculturalisme. Il s’agit justement du thème retenu pour 2008, année européenne du dialogue interculturel.

Enquête sur les journalistes traitant des enjeux européens : quels sont leurs priorités ? quel est leur rôle ?

Quelle est l’opinion des journalistes traitant des affaires européennes ?

La Fondation EurActiv a organisé une enquête sur les médias, ciblant particulièrement les journalistes couvrant les politiques européennes. Cette enquête, qui a été également promue par l’API (Association de la Presse Internationale), l’AEJ (Association des journalistes européens) et l’agence Ogilvy révèle que les priorités et le rôle des journalistes évoluent.

Les journalistes considèrent l’énergie (43 %), les affaires étrangères (42 %), l’environnement (39 %), le changement climatique (34 %) et les réformes institutionnelles (31 %) comme les domaines politiques prioritaires à couvrir sur l’UE.

62 % des journalistes interrogés estiment que leur principal rôle est de fournir des analyses et des commentaires, plutôt que des faits bruts, qui sont produits par les sources institutionnelles en ligne.

57 % des journalistes ont déclaré qu’afin de mieux couvrir les affaires européennes, une formation supplémentaire sur des connaissances politiques spécifiques a été nécessaire.