Conférence de presse de Bernard Kouchner et Jean-Pierre Jouyet sur la préparation de la Présidence française de l’UE

Lors de la 1ère conférence de presse officielle sur la préparation de la future PFUE, mardi 13 mai, Bernard Kouchner et Jean-Pierre Jouyet, se sont exprimés à cinquante jours du début de la PFUE….

Une « obligation de résultat » dans les domaines de l’énergie et de l’environnement

Revenant sur les priorités de la PFUE – énergie et lutte contre le changement climatique, immigration, Europe de la défense, régulation financière et avenir de la PAC – Jean-Pierre Jouyet a précisé que dans le domaine de l’énergie et du changement climatique la PFUE aura « une obligation de résultat ».

Dans sa proposition de budget 2009 pour l’UE, la Commission européenne a confirmé, le 6 mai, cette orientation en consacrant davantage de ressources aux domaines de l’énergie et de l’environnement, puisque pas moins de 10% du budget y sont alloués sur un total de 134,4 milliards € en engagements et de 116,7 milliards € en paiements.

Une attitude de « porte voix des Européens »

Bernard Kouchner a insisté : « la présidence de l’Europe n’a pas pour objectif d’imposer nos idées, mais de travailler à proposer les idées des autres ». La future Présidence française de l’UE sera une occasion pour la France de devenir le « porte voix des Européens » dans la relance de la construction européenne.

Illustrant cette attitude, des visites bilatérales dans les 26 pays de l’UE sont effectuées depuis le début de l’année par Jean-Pierre Jouyet et un dîner informel en présence des ministres des Affaires étrangères des 27 s’est tenu, mardi 13 mai, au Quai d’Orsay.

Une volonté de « réconcilier l’Europe avec les citoyens français »

Souhaitant saisir l’occasion de la PFUE pour « faire en sorte que les Français ressortent de ces six mois avec le sentiment que l’Europe peut faire plus pour eux, qu’elle peut incarner leur avenir et celui de leurs enfants », le débat citoyen occupe une place importante.

Le Programme « Paroles d’Européens » : équilibrer les conférences-débats organisées par le gouvernement et la société civile

Sur les huit conventions régionales initialement prévues, le programme « Paroles d’Européens » n’en conserve que trois, dont la manifestation organisée à Lille le 7 mai dernier. Trois évènements organisés par la société civile – les Etats généraux de l’Europe, le Forum civique européen et le Forum européen des think tanks – sont adjoints.

Un système de labellisation « Présidence française de l’UE » : coordonner les évènements organisés au second semestre de l’année

Les six manifestations du programme « Paroles d’Européens! » ne seront pas les seuls lieux de débat citoyen pendant la PFUE. Une centaine d’événements – organisés par les ministères ou la société civile – seront labellisés par le SGPFUE. D’autres débats, séminaires et rencontres non labellisés sont également prévues.

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La stratégie de communication de la Commission dans les médias audiovisuels

Lors d’une conférence de presse, aujourd’hui, la vice-présidente de la Commission, Margot Wallström dévoila la stratégie de la Commission européenne afin d’améliorer sa communication dans les médias audiovisuels…

Le constat

D’une part, les Européens ne sont pas convenablement informés sur les questions relatives à l’Union européenne. Ainsi, selon le communiqué, le temps réservé aux informations sur l’UE dans les médias audiovisuels nationaux représente à peine 10 % de celui consacré à l’actualité nationale.

D’autre part, la télévision et la radio restent les moyens d’information de prédilection de la plupart des gens.

La stratégie

Dans la communication « Communiquer sur l’Europe dans les médias audiovisuels », la Commission européenne veut contribuer à une meilleure information des citoyens et assurer une couverture plus large des affaires européennes sur les stations de radio, les chaînes de télévision et les plateformes multimédias « en encourageant la coopération et les échanges entre les organismes de radio et de télévision et en proposant gratuitement des produits audiovisuels ».

Cette stratégie vise à donner aux citoyens européens les moyens de s’informer sur leurs médias de prédilection et créer à terme une sphère publique européenne

Les mesures

  • amélioration du réseau de radios européennes EuRaNet, en augmentant son audience et en élargissant le nombre de langues de diffusion ;
  • soutien renouvelé à Euronews et diffusion en arabe à partir de juillet 2008 ;
  • renforcement du contenu informatif de Europe by Satellite (EbS), la chaîne communautaire diffusée par satellite et doublement de sa capacité ;
  • intensification de la production d’informations audiovisuelles par la Commission et amélioration de leur diffusion sur différentes plateformes technologiques, dont EUTube ;
  • lancement d’un «calendrier de l’Union» en ligne dès juin 2008.

Panorama de l’information relative à l’Europe sur Internet

Grâce à une fiche technique « l’Europe sur Internet » réalisée par Cathy Simon-Bloch, coordinatrice pour la France des centres de documentation européenne, un classement des sites d’information et de réflexion consacrés à l’Europe permet une meilleure intellection des enjeux européens…

Une information de premier niveau pour la découverte de l’Union européenne et de ses problématiques

Pour découvrir des informations de base, grand public :

Une information de deuxième niveau pour faire le tour d’une question ou d’une problématique

Pour approfondir avec des informations officielles (documents juridiques tels que rapports, Livres verts ou Livres blancs) en version intégrale, public plus restreint :

  • Une porte d’entrée par la salle de presse de la Commission européenne
  • Euractiv.fr propose des articles explicatifs sur toutes les politiques communautaires et sur les institutions, avec à chaque fois, des liens vers les documents officiels originaux

Une information de troisième niveau pour aider à la réflexion sur les problématiques européennes

Pour réfléchir avec des articles qui apportent leur point de vue, pour un public averti, familier du fonctionnement des institutions et aussi au fait des différentes politiques communautaires :

Les think-tanks ou laboratoires d’idées

  • La Fondation Robert Schuman (n’est politiquement pas à gauche, mais elle n’est pas partisane pour autant)
  • Le groupement d’études et de recherches « Notre Europe » (présidé par Jacques Delors)

Les revues en ligne

Comment évaluer la stratégie de communication de la Commission européenne ?

Interrogée sur l’évaluation de la stratégie de communication de la Commission européenne, par un journaliste lors de sa conférence de presse sur « Debate Europe », Margot Wallström a répondu :

D’abord, il faut mesurer quantitativement les résultats de chaque action de communication : nombres de visites sur Internet, présences dans les réunions, contributions au débat…

Ensuite, il faut mesurer l’influence des actions de communication sur l’agenda. Selon Margot Wallström, la stratégie de communication a permis de faire émerger un agenda « citoyen » mettant en avant les problèmes de la vie quotidienne des Européens. Cet agenda est venu concurrencer l’agenda des industriels et entreprises, qui a largement contribué historiquement à façonner la construction du marché intérieur ainsi que l’agenda des lobbies et ONG, qui a permis dernièrement à élaborer des mesures de protection de l’environnement.

Cette action sur l’agenda doit s’accompagner d’une action de suivi sur les décisions prises par les institutions européennes. Ainsi, selon Margot Wallström, la mission de la communication européenne est au-delà d’organiser de la participation des citoyens, de hiérarchiser les priorités citoyennes et de contrôler leur prise en compte dans les politiques publiques communautaires.

Avec cette mission, la vice-Présidente de la Commission européenne se positionne comme le porte parole des préoccupations des citoyens et comme l’aiguillon vigilant des politiques communautaires, au cœur de l’instance exécutive de l’UE.

En quelque sorte, c’est dans l’accomplissement de cette mission que réside la légitimité de la communication européenne, même s’il peut y avoir un déséquilibre entre les différents intérêts (ceux des entreprises, ceux des pro-environnements et ceux donc des citoyens).

Enfin, il faut mesurer les enseignements tirés des actions de communication avec la réalisation d’enquêtes d’opinion, de questionnaires de satisfaction. Ces enseignements permettent ainsi d’améliorer les actions de communication, de mieux répartir les moyens budgétaires et humains et de renforcer la subsidiarité.

« Debate Europe » : la 3e réalisation du Plan D comme « Démocratie, dialogue et débat »

Lors d’une conférence de presse, Margot Wallström, vice-présidente de la Commission chargée des relations institutionnelles et de la stratégie de communication a présenté aujourd’hui la 3e réalisation du Plan D comme « Démocratie, dialogue et débat » : « Debate Europe ».

Les objectifs du plan D

Lancé en 2005, le Plan D pour « Démocratie, dialogue et débat » a pour but :

  • d’encourager une participation active des citoyens européens ;
  • de favoriser un dialogue avec les citoyens sur l’avenir de l’UE ;
  • d’organiser le débat entre les citoyens et les institutions communautaires dans la prise de décision de l’UE.

Les réalisations du plan D

De 2005 à 2007, ce plan a cofinancé six projets transfrontaliers innovateurs de consultation des citoyens qui étaient coordonnés par des organisations de la société civile. Par ailleurs, ont été financés : la diffusion d’informations sur l’Europe dans les écoles, les visites des Commissaires européens aux parlements nationaux.

Pour 2008 et 2009, la Commission souhaite élargir et approfondir cette approche afin de favoriser un débat général et permanent entre les citoyens de tous horizons, au niveau national et communautaire et les décideurs communautaires.

Les objectifs de « Debate Europe »

  • soutenir des actions permettant aux citoyens de confronter leurs points de vue et d’en débattre avec les responsables politiques en faveur d’une participation active des citoyens aux processus législatif et décisionnel communautaires ;
  • proposer un cadre de coopération entre la Commission européenne et d’autres institutions communautaires pour se porter à la rencontre des citoyens en général et pour combler le fossé entre la politique européenne et les politiques nationales;
  • créer des réseaux en ligne pour réunir des parlementaires européens, nationaux et régionaux, des journalistes et d’autres faiseurs d’opinion pour partager des informations, des connaissances et des idées sur l’Union ;
  • créer des espaces publics européens dans les capitales européennes, où la Commission et le Parlement européen accueilleront, ensemble, des expositions, des débats, ainsi que des séminaires et des formations sur des questions européennes ;
  • renforcer l’action au niveau local en faisant participer des cadres de l’Union à des projets au niveau régional et local ;
  • accroître la notoriété du forum de discussion en ligne de « Debate Europe » parmi les internautes.

Les 1ères réalisations de « Debate Europe »

lors de la conférence de presse, Margot Wallström, a présenté un premier bilan « encourageant » du forum de discussion en ligne lancé fin janvier dernier. En 8 semaines, le portail a enregistré 12 000 « posts » et 1 400 personnes se sont inscrites.