Quels sont les publics du discours sur l’état de l’Union européenne de Barroso ?

Dans l’indifférence quasi générale, le président de la Commission européenne a prononcé, hier, le désormais traditionnel discours sur « l’Etat de l’Union européenne ». Après l’année de la nouveauté en 2010 et des problématiques de communication spécifiques liée à la visibilité pour le 2e et l’interactivité pour l’année dernière, 2013 pose la question des publics du discours sur l’Etat de l’Union européenne.

Discours sur l’état de l’Union européenne destiné aux eurodéputés ? Pas vraiment

Première hypothèse, le discours étant prononcé dans l’hémicycle du Parlement européen, les députés européens en seraient donc le public destinataire principal. Pourtant, ce n’est pas vraiment le cas puisque selon le journaliste à LCI Hughes Beaudouin, sur un total de 766 eurodéputés, seule une centaine était présente dans l’hémicycle strasbourgeois hier matin.

Au terme du 2e mandat de José Manuel Barroso à la tête de la Commission, les eurodéputés semblent accorder peu d’intérêt au discours annuel de rentrée.

Discours sur l’état de l’Union européenne destiné au grand public ? Pas davantage

S’agit-il alors d’un discours retransmis en direct par les télévisions européennes et suivi en ligne par les Européens ? Pas davantage, même s’il faut bien reconnaître que le rendez-vous s’est installé dans l’eurosphère, avec cette année des résultats sensiblement équivalents à l’année dernière (environ 10K de tweets utilisant #SOTEU, dont de nombreux comptes de l’UE et une place en trending topic mondial en début de matinée).

L’enthousiasme du public est effectivement mesuré lorsque l’on regarde les tweets – relativement interchangeables d’une année à l’autre – publiés par le compte de Barroso et leurs retweets plutôt limités :

 

Discours sur l’état de l’Union européenne destiné aux journalistes ? Oui, un peu

Cette hypothèse pourrait être plus sérieuse dans la mesure ou la plupart des journalistes spécialisés dans les affaires européennes suivent, par devoir professionnel, ce rendez-vous annuel.

Mais pour autant, le discours est tellement calibré, avec des petites phrases prévues pour frapper les esprits qu’il ne répond pas aux attentes des journalistes : du fond, des annonces, des initiatives et un agenda législatifs.

En outre, l’absence de traduction dans toutes les langues officielles de l’UE indisponible immédiatement après le prononcé est problématique pour le travail des journalistes qui ne peuvent compter que sur eux-mêmes.

Discours sur l’état de l’Union européenne destiné aux insiders ? Oui, beaucoup

En fait, les publics captifs qui s’intéressent vraiment au discours sur l’état de l’Union européenne semblent correspondre à la foule des fonctionnaires européens et des groupes d’intérêts. Logiquement, ce sont ceux qui ont des choses à dire à Barroso qui le lui disent à l’occasion de ce discours annuel, dont ils savent qu’ils auront son attention à cette occasion.

Euractiv estime que « le hashtag #AskBarroso (…) a surtout été utilisé par des lobbys ou des fonctionnaires européens… et snobé par les électeurs ». « Une grande partie de l’activité sur Twitter provient de fonctionnaires des institutions européennes ou d’entités proches du milieu européen. » Seuls « « plusieurs centaines de vrais citoyens » ont posé des questions.

Transparency International illustre également l’intérêt des ONG en retournant la petite phrase de Barroso sur l’UE qui a besoin d’être « big on big things » pour regretter l’absence d’engagement dans la lutte contre la corruption.

Au total, le discours sur l’état de l’Union européenne s’est en quelque sorte routinisé, en s’installant dans le paysage comme un nouveau dispositif d’interactivité en ligne entre le président de la Commission et le milieu européen.

L’Union européenne doit-elle financer un média d’information européenne ?

Mi-juin, la Commission européenne publie un appel d’offre pour le développement, l’implémentation et la gestion d’un média en ligne dédié aux affaires européennes pour un contrat de 3,2 millions d’euros par an. Un mois plus tard, la Commission européenne annule la démarche « en raison des restrictions budgétaires annoncées récemment ». Que soulève cet aller-retour sur un plan théorique et pratique ?

Le besoin d’information en ligne sur les affaires européennes : une nécessité quasi-consensuelle

Force est d’abord de constater que les affaires de l’UE sont sous-représentées dans les médias en dépit de leur importance réelle dans la vie quotidienne des gens et donc que la nécessité de davantage d’information indépendante, professionnelle et de qualité sur les affaires européennes est un sujet quasi-consensuel auprès des chercheurs, des journalistes et du public.

De même, le choix d’Internet correspond aux habitudes de consommation des médias d’autant que la confiance du public dans l’information délivrée sur Internet est en croissance et surtout que plus d’1 citoyen européen sur 2 le consulte quotidiennement.

Le financement d’un média indépendant par l’UE : une problématique exclusivement européenne ?

Face à ce défaut du « marché de l’information », l’intervention publique semble légitime pour financer un média qui se donne pour « objectif global d’accroître l’information sur l’Europe, de diversifier la couverture actuelle de l’UE, de renforcer la sensibilisation et la compréhension des affaires européennes et de stimuler les échanges d’opinions et de débats sur les enjeux actuels de l’UE ».

Et pourtant, ce qui est pratiqué dans n’importe quel Etat-membre de l’UE – à savoir un service public de l’information (modèle BBC ou Radio France / France TV) ou un financement public de médias, notamment à travers diverses subventions – ne semble pas aller de soi lorsqu’il s’agit de l’UE.

Le projet de média en ligne sur les affaires européennes : une ambition éditoriale

La description des attentes de la Commission européenne pour ce média en ligne ne manque pas d’ambition éditoriale :

  • Un média de référence sur les affaires européennes, en fournissant aux citoyens et aux lecteurs une information indépendante ;
  • Un quotidien du « meilleur de la presse et du web » à travers une sélection d’articles traduits (10 langues minimum) et des contenus du web sélectionnés, hiérarchisés et synthétisés ;
  • Une nouvelle voix : pas simplement un miroir des autres médias, mais également pour pas moins de la moitié des contenus originaux ;
  • Un lieu de débat, une plaque tournante de la modération et de l’organisation de débats pour résumer et créer de l’opinion.

Naturellement, une charte éditoriale prévoit l’indépendance journalistique de la rédaction dans le cadre d’un respect du pluralisme, d’une « perspective explicative adoptant un point de vue neutre » et d’une argumentation équilibrée sur les questions clés qui permettent au public de se faire sa propre opinion.

Un traitement équilibré des affaires européennes dans un média européen : une utopie européenne ?

Sans nul doute que le cahier des charges d’un tel projet est idéaliste dans la mesure où il n’existe quasiment pas de médias à proprement parler européens qui réunissent à la fois une orientation éditoriale exclusivement sur les affaires européennes et un public paneuropéen dans une démarche multilingue et pluraliste.

Pour autant, ce que pratiquement aucun média n’est parvenu à faire – faute de moyens pour l’essentiel – n’est-il pas attendu de l’UE de tenter de le faire et de créer ainsi un nouvel espace public en ligne à l’échelle européenne ?

Quid de Presseurop ?

A ce stade, il faut reconnaître que derrière les enjeux théoriques de la légitimité de l’UE à financer un média sur les affaires européennes et de l’utopie d’une ambition européenne à animer un média paneuropéen, se cache aussi des réalités pratiques.

Que va devenir le projet Presseurop – média du meilleur de la presse européenne financé depuis 2010 par l’UE ? Ce que l’appel d’offre récemment publié (puis abandonné) décrivait n’aurait été pas autre chose que le futur Presseurop « + ».

Faut-il craindre qu’à trop vouloir bien faire – avec des contenus originaux qui viennent directement en concurrence des médias existants – la Commission européenne n’assume finalement pas son idée de développer davantage le projet initial d’une revue de presse européenne traduite pour tous les Européens, véritable ébauche d’un espace public européen de prise de conscience et de débat d’une réalité européenne ?

Si l’Union européenne n’est pas capable de défendre sa légitimité à financer un média indépendant d’information en ligne sur les affaires européennes, alors non seulement l’ambition de l’UE de participer à la vie d’un espace public européen en ligne s’éclipse mais surtout le portail Presseurop est condamné à disparaître. Une double régression.

Série d’été : l’information européenne dans tous ses états

La période estivale est toujours plus propice pour prendre un peu de recul et faire le point sur des évolutions de moyen terme. S’agissant de l’information européenne, quelles sont les tendances qui frappent tant la profession des journalistes européens que le traitement de l’actualité européenne ?

Dégradation de la profession « correspondant de presse auprès de l’UE »

Première tendance – la plus prosaïque – l’évolution préoccupante de la situation du corps de presse des journalistes accrédités auprès de l’UE à Bruxelles. En effet, les informations brutes des institutions européennes sont de plus en plus accessibles en ligne mais le pluralisme de la presse et les conditions de production de l’information par les journalistes régressent.

Européanisation marginale de l’information dans les médias dominants

Deuxième tendance – la plus durable – l’européanisation des informations ne vient pas des « voix dominantes » – les médias d’information nationaux généralistes – mais plutôt des médias marginalisés (et donc la presse spécialisée et professionnelle), qui ne s’expriment pas avec les discours médiatiques dominants.

Editocratisation d’un certain journalisme européen

Face à la faible place laissée à l’information européenne à proprement parler – fruit des 2 tendances précédentes – c’est de plus en plus le traitement politique de l’actualité européenne qui prend le dessus. La mission traditionnelle des journalistes européens principalement destinée à informer et à éduquer le public est en train d’évoluer avec des journalistes qui agissent plus ouvertement comme des commentateurs d’opinions.

Fait-diversification de l’information européenne

Pour autant, ce traitement éditocratisé est largement minoritaire, le plus souvent, afin de se conformer aux canons de production et de diffusion de « fast news », l’information européenne doit de plus en plus se transformer en « fait-divers » – ces informations spectaculaires et simplifiées qui peuvent passer en boucle sur les chaînes d’info TV et les médias audiovisuels.

En bref, l’information européenne est en profonde mutation avec une plus grande segmentation des manières de pratiquer le métier entre correspondants à Bruxelles précarisés, spécialistes européens marginalisés et éditocrates européens installés

Blogs des Commissaires européens : comment communiquent-ils ?

Avec 7 Commissaires sur 27 animant un blog, ce canal de communication numérique est peu exploité contrairement à Twitter (20 Commissaires, dont le Président) ou Facebook (11 Commissaires, dont le Président). Pourtant, il s’agit d’un espace de communication privilégié pour faire connaître et partager son activité. Comment communiquent les Commissaires-bloggeurs ?

Kristalina Georgieva, Coopération internationale, aide humanitaire et réaction aux crises : personnalité et régularité

Lancé le 1er mars 2010, le blog de la Commissaire bulgare Georgieva – le premier blog de l’actuel Collège – est marqué par la personnalité de son auteure et par la régularité des publications. C’est le blog d’une Commissaire « embbeded » au coeur de l’action, sur le terrain.

blog_georgieva Dans le prolongement naturel d’un portefeuille adapté pour toucher le grand public, le blog est tenu avec une pleine expression de la personnalité de son auteur – qui publie également des réflexions plus personnelles comme « Celebrating Europe’s day or not » mais également de l’humanité des victimes, dont la Commissaire incarne la responsabilité confiée à l’UE de les secourir et les aider.

blog_georgieva_statsAutre qualité du blog, la régularité des publications depuis plus de 3 ans, quelque soit le théâtre des interventions humanitaires ou de crise partout dans le monde. Le récit de ces missions à la fois édifiant et empathique renforce l’idée d’une Commissaire investie à sa tâche.

Neelie Kroes, Stratégie numérique : diversité et ouverture

La diversité et l’ouverture sont les deux caractéristiques du blog de la Commissaire néerlandaise Neelie Kroes, lancé le 3 mars 2010. C’est le blog d’une Commissaire influente, reconnue et respectée par ses parties-prenantes.

blog_kroesAvec une écriture directe et ramassée, à la première personne, la diversité s’illustre d’une part, au niveau de la variété des sujets abordés au fil des billets qui correspondent aux problématiques de son portefeuille et de ses interventions et d’autre part, en termes de richesse des formats : photos, vidéos, Google Hangouts…

blog_kroes_statsL’ouverture – inédite sur le blog d’un Commissaire – se traduit par la publication de « bloggeur invité » pour parler dans différentes langues de projets et d’initiatives en matière de numérique en Europe.

Maria Damanaki, Affaires maritimes et pêche : professionnalisme et ininteractivité

Ouvert un an plus tard début mars 2011, le blog de la Commissaire grecque Damanaki se caractérise à la fois par un grand professionnalisme et par une faible interactivité. C’est le blog d’une Commissaire experte, à l’oeuvre et au point dans ses dossiers.

blog_damanakiTout au long des articles sur la pêche, l’aquaculture et les affaires maritimes, se dégage une grande maîtrise des dossiers et une volonté de partager leurs enjeux de santé publique, d’environnement et économiques.

blog_damanaki_statsBlog le moins partagé sur les réseaux sociaux, l’interactivité est parmi les plus limités – les commentaires sont régulièrement fermés et seule une notation de l’article permet aux internautes de manifester leur intérêt.

Cecilia Malmström, Affaires intérieures : information et intégration

Globalement le plus “like” sur Facebook, le blog de la Commissaire suédoise Malmström – ouvert en février 2011 –  est à la fois informatif et intégré. C’est le blog d’une Commissaire moderne, « accountable » de l’exercice de son poste.

blog_malmstromAvec une ligne éditoriale très descriptive des actions et des déplacements de la Commissaire, le blog plus souvent tenu à la troisième personne, est une plateforme d’information accessible et concrète sur les missions d’un portefeuille pourtant technique.

blog_malmstrom_stats Par ailleurs, l’intégration est une notion centrale que ce soit dans les contenus – il s’agit de l’intégration des systèmes de sécurité entre Etats-membres : contrôle des trafics, de l’immigration de l’asile… mais aussi dans l’intégration sur le blog des principaux réseaux sociaux (Twitter, Facebook) via des boutons de partage et des liens vers les comptes de la Commissaire.

Maroš Šefčovič, Relations interinstitutionnelles et administration : transparence et intertextualité

Lancé en septembre 2011, quoique les billets soient irréguliers, le blog du Commissaire slovaque Šefčovič se résume par l’importance de la transparence et de l’intertextualité. C’est le blog d’un pédagogue passionné, désireux de transmettre et de dialoguer.

blog_sefcovicLe concept de transparence ne tient pas seulement au fait qu’il s’agit de l’une des responsabilités (et l’un des premiers centres d’intérêts) du Commissaire au fil des billets mais également au fait que l’écriture franche, directe, argumentée traduit l’engagement personnel et l’exercice transparent de « blogging » du Commissaire – quoique cela se paye par une irrégularité des publications.

blog_sefcovic_stats Autre caractéristique, il s’agit d’un blog d’opinion – dès le premier billet «  Let’s be fair (and more optimistic) on Europe ! » – sans doute le plus en adéquation avec la forme la plus répandue de « blogging » qui pour cette raison fait plus que  les autres blogs de Commissaires l’usage de liens pour sourcer les arguments développés.

Andris Piebalgs, Développement : progressivité et plurilinguisme

Plus tardif avec un lancement en juin 2012, le blog du Commissaire letton Piebalgs manifeste des progrès constants et un timide plurilinguisme. C’est le blog d’un Commissaire qui fait le « job » et veut le montrer.

blog_piebalgsTandis que les premiers articles sont des « statements » uniquement texte du Commissaire, le blog s’améliore progressivement pour proposer une écriture plus personnelle et engagée ou des contenus traditionnellement appréciés du web comme ce classement : « 7 facts you should know about EU development aid » et allant même jusqu’à publier un invité.

blog_piebalgs_statsAutre distinction de ce blog, les rares publications en français qui viennent compléter des publications en anglais, comme le sont quasi systématiquement tous les autres blogs de Commissaires.

Olli Rehn, Affaires économiques et monétaires et euro : réflexion et opinion

Dernier blog apparu récemment en avril 2013, le blog du Commissaire finlandais Rehn (seulement 3 billets) est un lieu de réflexion et d’opinion. C’est le blog d’un Commissaire qui veut densifier le personnage public réduit, dans les médias, à ses décisions douloureuses.

blog_rehnTitulaire d’un portefeuille avec une importante visibilité avec la crise de l’euro et les évolutions financières de l’UE, le Commissaire Rehn apparaît comme un lieu destiné à faire connaître l’état d’esprit et les réflexions sur ces enjeux lourds pour l’avenir de l’UE.

blog_rehn_statsAvec des billets longs et argumentés à la première personne, l’engagement du Commissaire est évident et vise à renforcer l’intérêt – au moins pour un public de journalistes et de professionnels.

Au total, le panorama des blogs des Commissaires révèle des prises de parole tendanciellement plus engagées, plus dans l’opinion – sinon pour dialoguer – du moins pour mieux partager leurs activités, chacun à leur manière.

Information européenne sur Twitter : panorama des journalistes européens des médias français

Tandis que le développement de l’« euro-sphère » sur Twitter ne se dément pas – tant le seul compte de la Commission européenne que les 23 comptes du Parlement européen totalisent chacun environ 120 000 followers – qu’en est-il de la présence des journalistes français spécialisés dans les affaires européennes ?

[EDIT : ajout de 4 journalistes]

Une quarantaine de journalistes : beaucoup de presse écrite et peu de médias audiovisuels

Travaillant au sein d’agences de presse généraliste ou spécialisés, de titres de la presse écrite quotidienne ou hebdomadaire, de chaînes de l’audiovisuel (TV et radio) ou de médias print ou web généralistes ou spécialisés, la communauté des journalistes spécialisés dans les affaires européennes couvre globalement – quoique de manière inégale – l’ensemble du panorama médiatique.

Plus concrètement, dans le peloton de tête se trouve le bureau de l’AFP à Bruxelles, bien représenté sur Twitter, ainsi que les médias spécialisés « Europe » comme l’Agence Europe, Europolitique, Presseurop ou Euractiv.fr. Il en est de même pour les principaux quotidiens nationaux (Libération, Les Echos, Le Monde, Le Figaro, La Tribune).

Egalement représentés – de manière globalement moins actives – les correspondants « Europe » des médias audiovisuels de service public (France TV, Radio France, RFI, France 24, Arte) sont présents sur Twitter. Les autres médias audiovisuels privés sont plus éparses et ne comptent toujours qu’un seul représentant (TF1-LCI, Europe 1, RTL).

Enfin, dans le dernier « pool » composés de médias moins représentés, il faut signaler la présence réduite des hebdo et magazines généralistes, la quasi-absence de la presse régionale, hormis Ouest-France ainsi que des chaînes d’information en continue (itélé est absente).

Une communauté active et inégale d’un peu plus de 100 000 followers, dont près de la moitié pour @quatremer

journalistes_europeens_medias_francais

Au total, ces 40 journalistes, composée à majorité d’hommes, a publié plus de 138 000 tweets, suit 20 000 comptes et rassemble plus de 109 000 followers.

Au palmarès des journalistes français spécialisés dans les affaires européennes, Jean Quatremer est le plus largement « populaire » avec plus de 47 000 followers, suivi par Sylvain Lapoix (11K), le trésorier de l’Association des journalistes européens – France et de Français Beaudonnet de France 2 (9K).

En matière de publication, le journaliste le plus prolixe est Jean-Sébastien Lefebvre d’Euractiv.fr avec près de 24K tweets suivi par Jean Quatremer et Stefan de Vries. Christian Spillmann, journaliste à l’AFP est également très actif avec 9K de tweets exclusivement informatifs.

Au total, le panorama sur Twitter des journalistes français spécialisés dans les affaires européennes éclaire d’une autre manière le traitement de l’Europe dans les médias en singularisant d’un côté la présence abondante de la presse écrite (agence, quotidiens nationaux, titres spécialisés print et web) de la présence étique des médias audiovisuels et régionaux.