Deuxième saison de la campagne conjointe UEFA et Commission européenne en faveur de l’action pour le climat

Au cours de la saison de football 2021-22, la première saison de l’engagement de l’UEFA à aider l’UE à réaliser le Green Deal avec le spot « The World’s Best Trick » a été diffusé près de 3 000 fois à la télévision et a été diffusé dans plus de 300 matchs de clubs et d’équipes nationales de football féminin et masculin…

UEFA Respect + EU Green Deal : des économies en énergie

L’UEFA et la Commission européenne se lancent pour la deuxième saison d’une campagne de trois ans dans laquelle l’UEFA soutient la Commission pour aider à sensibiliser le public aux priorités européennes en matière de climat et d’énergie.

Un tout nouveau spot, sans star du foot, ni masculine, ni féminine, sera diffusé cette saison dans les compétitions paneuropéennes de clubs et d’équipes nationales masculines et féminines de l’UEFA, y compris l’emblématique Ligue des champions.

La nouvelle publicité promeut les messages de l’UE sur les économies d’énergie et encourage les citoyens à prendre des mesures quotidiennes pour aider à faire face à la crise énergétique actuelle en Europe.

Selon Frans Timmermans, vice-président de la Commission européenne, « si nous baissons tous notre chauffage de 1 degré, nous pouvons économiser 10 milliards de mètres cubes de gaz (…) il faut un travail d’équipe : si tout le monde contribue, nous passerons les prochains hivers et serons prêts pour un avenir plus vert ».

La campagne télévisée conjointe répond à un objectif clé de l’engagement de l’UEFA envers le Pacte européen pour le climat, qui invite les citoyens, les communautés et les organisations à aider l’Union européenne à réaliser le Green Deal et la transition de l’Europe vers une économie à zéro émission nette de gaz à effet de serre d’ici 2050.

Première saison réussie

La publicité de la première saison – #EveryTrickCounts s’est avérée un succès retentissant sur plusieurs fronts :

  • En 2021/22, le spot a été diffusé lors de plus de 300 matches dans les compétitions de clubs et d’équipes nationales de l’UEFA dans le football féminin et masculin, y compris le futsal.
  • Pour la finale de la Ligue des champions masculine de l’UEFA, le spot a atteint une audience unique estimée à environ 35 millions de personnes. L’audience unique moyenne d’une journée de l’UEFA Champions League masculine était de 24 millions.

Cette campagne UEFA-Commission européenne sur le climat, d’ores et déjà, atteint un record sans précédent en termes de visibilité de l’Europe.

Comment vraiment intéresser les Français à l’Europe ?

C’est la mission – ambitieuse – du projet « Listen To Europe » qui vise à construire des campagnes de communication ciblées et innovantes basées sur l’analyse de données (sondages d’opinion) et de conversations et récits (posts Facebook) concernant la démocratie, la participation et l’UE. La méthodologie repose d’une part, sur l’exploitation de données fiables pour segmenter les publics cibles et l’identification d’un public susceptible de bouger sur ses lignes et d’autre part, la construction des bons messages, qui amènent plus de gens dans la conversation…

Mais en fait, les Français se sentent-ils concernés par la démocratie ?

Avant tout, il s’agit de connaître et de comprendre comment les citoyens français se positionnent par rapport à l’enjeu le plus général de la démocratie, et de leur soutien à un système démocratique pour gouverner leur pays.

38% des Français soutiennent toujours la démocratie dans leur pays ; un résultat – disons décevant – qui n’est malheureusement pas majoritaire contrairement à l’Allemagne (56%) mais qui n’est pas aussi catastrophique qu’en Pologne (19%) ou en Hongrie (16%). Il s’agit du socle potentiel maximal sur lequel il pourrait être possible d’intéresser à l’Europe, encore faut-il savoir quelles sont les opinions des Français à ce sujet.

Mais en vrai, quelles sont attitudes des Français vis-à-vis de l’Europe ?

A partir d’une analyse plus fine des grandes orientations politiques des Français sur la base de positionnement relatif à des thématiques, des comportements et des idéologies, se dessinent une segmentation spécifique à l’Europe.

27% des Français peuvent être considéré appartenir à la catégorie des « Modérés », susceptible d’être réceptifs et persuadable tandis que le premier segment correspond aux « Sceptiques » qui risquent de ne même pas recevoir les messages européens tandis que le reste se répartit entre les « Enthousiastes » et les « Ambivalents ».

Mais en clair, comment s’adresser aux Français pour leur parler d’Europe ?

Selon les sujets, plusieurs partis pris peuvent permettre de trouver les bons cadrages pour s’adresser aux Français sur l’Europe, grâce à l’analyse des récits et conversations :

  • Identity : mieux vaut mettre la France en premier, l’Europe en second ;
  • Emotion : mieux vaut mettre l’espoir pour un meilleur futur en avant ;
  • Place : mieux vaut miser sur la fierté nationale ;
  • Outlook : mieux vaut viser l’alignement entre valeurs et actions afin d’éviter les radicalités, le retour au passé ou le statu quo ;
  • Goal : mieux vaut valoriser la réduction des inégalités économiques, et la solidarité autour de points forts comme les droits de l’homme, l’égalité et donc l’Europe ;

La participation à l’Europe bénéficie à l’amélioration de l’économie, au soutien aux valeurs comme la tolérance et le respect des droits de l’homme à la condition de reconnaître que l’Europe est un projet en construction « work-in-progress ».

Mais en bref, comment communiquer sur l’Europe en France ?

Les messages sont plus susceptibles d’engager et de motiver un public modéré s’ils sont d’abord perçus comme authentiques et guidés par des valeurs et créés pour les gens, pas pour les militants.

Concrètement, il faut viser l’authenticité, pas le marketing qui est souvent rejeté comme manipulateur. De même, il faut privilégier des vraies personnes, pas des acteurs ou des séquences d’archives et de plans d’habillage.

Ensuite, les messages doivent être travaillés sous l’angle de l’histoire, du narratif racontés pour donner envie de suivre et d’en savoir davantage. De même, les messages doivent offrir des solutions, des actions simples que quelqu’un peut faire en faisant appel au bon sens.

Enfin, les messages doivent être pleins d’espoir, concentrés sur l’avenir (pas sur les torts passés et les reproches), parler d’ouverture au changement des traditions, mais sans changement radical en vue d’une réduction des inégalités économiques, pour une France plus juste et tolérante au sein et avec l’Europe.

Le plan de communication pour l’UE recommandé par la conférence sur l’avenir de l’Europe

Dans les annexes du rapport final de la conférence sur l’avenir de l’Europe, toute une réflexion relative à la communication européenne est développée, de quoi s’agit-il ?

1. La communication sur l’UE n’est pas satisfaisante.

1.1 Des enseignements sur l’Union européenne devraient être intégrés dans le programme scolaire dès le troisième cycle de l’école primaire afin d’atteindre tous les citoyens et d’améliorer la connaissance de l’Union européenne.

1.2 L’Union européenne, et en particulier la Commission, devrait fournir du matériel pédagogique sur le fonctionnement de l’Europe et les pouvoirs des institutions aux ministères de l’éducation des États membres. Une attention particulière doit être portée à l’utilisation d’un langage clair, compréhensible et accessible, ainsi qu’aux outils pédagogiques tels que documentaires, clips ou émissions télévisées scolaires, dans les 24 langues.

2. Le projet européen reste étranger aux citoyens.

2.1 Les institutions européennes devraient veiller à ce que leur communication explique mieux ce qui relève des compétences de l’UE, mais aussi ce qui ne relève pas de ses compétences.

2.2 L’Union européenne devrait intégrer dans sa communication des exemples familiers de la vie quotidienne des Européens. Ces explications devraient être diffusées au sein des États membres par le biais d’accords entre les institutions européennes et les télévisions publiques nationales afin d’atteindre un large public.

2.3 Les ressortissants de tous les États membres devraient être régulièrement informés du rôle de l’Union européenne dans les autres États membres. Les avantages et les inconvénients de l’Europe seraient ainsi mieux mis en perspective dans les débats sur l’avenir de l’Europe.

2.4 Afin de renforcer l’identité européenne, des informations devraient être mises à disposition et régulièrement communiquées sur ce que serait la vie des Européens sans l’UE et ses réalisations concrètes.

2.5 La Journée de l’Europe (9 mai) devrait devenir un jour férié européen pour tous les citoyens de l’UE.

2.6 Les institutions européennes devraient accorder encore plus d’attention à la simplification, à la compréhensibilité et à l’accessibilité des informations sur les sujets prioritaires traités au niveau européen.

2.7 L’Union européenne devrait fournir un tableau de bord indiquant les ressources allouées par l’UE par pays et par thème prioritaire. Toutes ces informations devraient être disponibles sur les sites web de l’UE.

2.8 L’UE devrait fournir une présentation claire des travaux législatifs en cours. Toutes ces informations devraient être disponibles sur les sites web de l’UE.

2.9 Les institutions européennes devraient être plus accessibles aux Européens. Leur participation aux débats lors des sessions du Parlement européen devrait être facilitée.

2.10 La participation au programme Erasmus devrait être étendue à tous les étudiants quel que soit leur parcours scolaire (formation professionnelle et technique, alternance). Tout le monde devrait pouvoir participer aux échanges européens.

2.11 La population active devrait pouvoir bénéficier des programmes d’échanges européens, quel que soit le secteur d’activité, y compris pour les entreprises locales. Tout le monde devrait pouvoir participer aux échanges européens.

2.12 Créer des cours de citoyenneté européenne pour tous les citoyens européens.

3. La législation européenne n’est pas appliquée de la même manière dans tous les États membres.

Nous recommandons à l’Union européenne de recourir plus fréquemment à la législation directement applicable dans les États membres. Cela réduirait les différences nationales dans la mise en œuvre de la législation européenne, ce qui fragilise le projet européen. De cette façon, l’UE sera mieux à même de sauvegarder et de promouvoir l’intégrité des réalisations telles que le marché intérieur, l’euro et l’espace Schengen.

4. La démocratie européenne est menacée.

4.1 La communication de l’UE sur la démocratie européenne devrait rappeller constamment et sans ambiguïté ce que signifie l’Europe pour les Européens.

4.2 Les valeurs et les principes des traités de l’UE, auxquels les États membres ont souscrit lors de l’adhésion, sont irréversibles. Leur protection doit continuer à être assurée.

4.3 La protection des valeurs et des principes des traités est assurée par la Cour européenne et ne peut être remise en cause par les États membres.

5. Les informations sur l’UE ne sont pas facilement accessibles et compréhensibles.

5.1 Renforcer le fact-checking sur les questions européennes ; des informations, diffusées et vérifiées par les institutions, devraient être facilement accessibles au public européen et aux médias nationaux de chaque État membre.

6. Les médias nationaux véhiculent souvent une image négative de l’UE.

6.1 L’UE doit également être plus présente dans la vie quotidienne des Européens en communiquant de manière plus proactive. (Par exemple, en parrainant des événements, notamment culturels, qui rassemblent les citoyens et les rendent fiers d’être citoyens de l’UE. La production de reportages et de teasers permettrait également aux Européens d’avoir accès à des informations contextualisées sur l’UE).

7. Les citoyens ne connaissent pas les personnes qui les représentent au Parlement européen.

7.1 Les députés européens devraient mieux se faire connaître dans leur pays d’origine, notamment en dehors des périodes électorales. Ils doivent être plus accessibles. Les motivations de leurs votes au Parlement européen devraient être rendues plus facilement accessibles aux citoyens européens sur le site internet du Parlement européen.

7.2 Les partis politiques nationaux devraient veiller à ce que des candidats plus jeunes soient également inscrits sur leurs listes pour les élections au Parlement européen. Un tel mandat ne doit pas être considéré comme une récompense pour de bons et loyaux services dans la politique nationale.

8. La communication de l’UE est trop uniforme ; elle ne tient pas compte de la diversité de la population.

8.1 Pour s’adresser à un public suffisamment large et varié, l’UE devrait tenir compte du niveau d’éducation de ses groupes cibles et de leurs éventuels handicaps, au moyen d’une communication inclusive, dès la phase de conception. De plus, les personnes et les organisations (éducateurs de rue, agents de quartier, travailleurs sociaux, société civile) devraient être impliquées dans la transmission de cette communication.

8.2 Pour atteindre la population active, investir davantage dans l’utilisation des canaux de communication existants pour fournir régulièrement des informations appropriées sur l’UE, par exemple par le biais de programmes explicatifs et compter sur des ambassadeurs (individuels et organisations) qui promeuvent le projet européen.

8.3 Pour atteindre les jeunes et les étudiants, en plus des canaux existants tels que l’éducation et les mouvements de jeunesse pertinents, des ambassadeurs devraient être utilisés, en particulier pour cibler les influenceurs qui peuvent atteindre les jeunes via les médias sociaux. Organiser un concours paneuropéen pour créer un personnage de bande dessinée qui attire les jeunes et leur apporte des messages européens.

8.4 Pour les seniors, utiliser les mêmes canaux que ceux proposés pour la population active en trouvant le juste équilibre entre communication digitale et non digitale (presse écrite, radio, événementiel présentiel) pour répondre aux besoins de chacun, y compris ceux qui sont moins à l’aise dans un environnement numérique comme ceux qui sont moins mobiles dans la société.

8.5 A travers les cours d’intégration qui existent déjà dans de nombreux États membres, l’UE devrait s’engager à inclure les « nouveaux Européens » (personnes qui, par l’une ou l’autre des procédures d’immigration légale, résident dans l’UE) et les sensibiliser aux canaux par lesquels l’UE communique et aussi donner un rôle aux associations locales.

8.6 Faire descendre l’UE dans la rue avec une communication inclusive. Par exemple, des panneaux d’affichage (numériques) pourraient être utilisés, ainsi que des moyens de communication traditionnels et nouveaux comme les QR codes.

8.7 Rendre l’UE plus visuelle (via des courts métrages ou des infographies), la création d’un mouvement sportif européen pour créer un lien/sentiment d’appartenance, et mieux faire connaître l’hymne européen.

Cabinets de lobbying : principaux enseignements du registre de la transparence de l’UE

Obligatoire pour toute organisation réalisant des actions de lobbying auprès des institutions européennes et en particulier auprès du Parlement européen et de la Commission européenne, l’inscription au registre de la transparence de l’Union européenne référence 80 « professional consultancies » en 2021…

Origines géographiques : la France en tête des cabinets de lobbying

Avec 17 cabinets de lobbying référencés en France, le pays prend la tête loin devant trois grands marchés traditionnels du lobbying avec 9 entreprises référencées en Belgique, en Allemagne et encore au Royaume-Uni. Viennent ensuite l’Espagne (8), l’Irlande (6) et l’Italie (5) sans oublier 3 cabinets issus des Etats-Unis et quelques autres États-membres.

Estimations des recettes annuelles totales générées attribuables aux activités couvertes par le registre de la transparence

Sur les 80 cabinets de lobbying, une minorité de 21 entreprises ne remplit pas les informations financières tandis que 18 déclarent moins de 10 000€ et 2 en revanche plus d’1M€, entre les deux extrêmes, une vingtaine sont sous les 100 000€ et une vingtaine entre 100 000€ et 1M€.

Quelques exemples de cabinets de lobbying et de leurs activités déclarées représentatifs dans les différents États-membres :

  • Utopia Lab (Italie) représentent plusieurs intérêts pour 310-700k€ : Facebook/Meta, Poste Italiane, Enel, Philip Morris, Expedia, AT&T… ;
  • Sovereign Strategy (Royaume-Uni) déclare 250-400k€ et 2clients Inuit et Bloomberg ;
  • Skill Set Technology & Strategy Services (Irlande) pour 100-300k€ avec comme principal client déclaré Huawei Technologies ;
  • Boundary Stone Partners (Etats-Unis) pour 100-300k€ avec comme principal client déclaré TerraPower dans l’énergie nucléaire ;
  • EHS Techniques (Espagne) déclare 1M-1,2M€ sans préciser la liste des clients ;
  • Conscience Consulting (Belgique) déclare 85-200k€ pour la « Coalition for Radical Decarbonisation of Materials sur le Green Deal européen et l’« International biocontrol manufacturers association » sur la directive « de la ferme à la table » ;
  • Mazagran (France) déclare 50- 200k€ et 2 clients Adevinta et Vivendi ;
  • Oettinger Consulting (Allemagne, le cabinet de l’ancien Commissaire européen) déclare pour 20-100k€ avec 3 entreprises allemandes clientes.

0,6% : part des cabinets de lobbying dans les organisations inscrites sur le registre de la transparence

Sur un total de 12 275 inscrits au registre de la transparence de l’UE, les cabinets de lobbying ne représentent plus que 0,6% de l’ensemble des organisations inscrites, ce qui montre bien la diversité des acteurs susceptibles de mener des actions de lobbying auprès des institutions européennes.

Au total, parmi les acteurs du lobbying – entre les entreprises directement (507) et les syndicats et associations professionnelles (353) sans oublier les groupes de réflexion et instituts de recherche (76) et quelques cabinets d’avocats (17) – les cabinets de lobbying (80) exercent une activité auprès des institutions européennes sans doute beaucoup plus réduite que présumée.

Europa Experience, un espace immersif dédié à l’Europe à Paris

Concept expérimenté à Bruxelles et d’autres capitales européennes, « Europa Experience », un lieu ouvert et gratuit autour d’activités ludiques et interactives pour embarquez dans une aventure européenne hors du commun…

1 500 m² pour inviter les visiteurs à faire l’expérience de l’Europe afin de mieux comprendre l’Union européenne, son fonctionnement et les personnalités qui la font vivre

Place de la Madeleine, à l’entrée, via un parcours multimédia, des installations immersives (écrans numériques et tables interactives) permettent de se familiariser aux trois principales institutions de l’Union européenne : le Parlement, la Commission et le Conseil mais aussi écouter des témoignages de « l’Europe du quotidien » à travers de courtes vidéos d’interviews.

Dans une salle adjacente, les visiteurs peuvent déambuler sur une carte d’Europe géante et découvrir, à travers de multiples stations multimédia et une salle en réalité augmentée, des projets financés par l’UE. A l’étage, un cinéma à 360° diffuse un film d’environ 10 minutes pour un panorama de la politique et de l’histoire européennes.

Pour les groupes, un jeu de rôle ludique et instructif permet aux participants de négocier une directive européenne. Chacun se met dans la peau d’un eurodéputé, doit former des alliances avec d’autres partis et communiquer avec les médias. Une activité particulièrement adaptée aux élèves du secondaire.

Entre 100 et 150 000 visiteurs sont attendus chaque année à Paris pour découvrir l’Union européenne d’une manière inédite.