Archives annuelles : 2008

2008 : Année européenne du dialogue interculturel : le point de vue du groupe sur le multilinguisme

Un groupe d’intellectuels et d’experts du multilinguisme constitué dans le but de conseiller la Commission en ce qui concerne la contribution du multilinguisme au dialogue interculturel a présenté jeudi 31 janvier son rapport, intitulé «Un défi salutaire»…

Dans le cadre de l’année européenne du dialogue interculturel 2008, un groupe d’intellectuels et d’experts du multilinguisme, présidé par Amin Maalouf, a été « chargé par la Commission européenne de lui faire des propositions et recommandations sur la manière dont les langues peuvent favoriser le dialogue interculturel et la compréhension mutuelle ».

En effet, comme l’affirme le Commissaire Leonard Orban, «respecter et promouvoir la diversité linguistique et culturelle est l’une des priorités stratégiques de l’Union européenne et un élément fondamental de l’intégration européenne. La promotion du dialogue interculturel est indissociable du multilinguisme».

Selon les conclusions du rapport « Un défi salutaire », la promotion d’une «langue personnelle adoptive» renforce le multilinguisme et le dialogue interculturel. Les intellectuels établissent un lien clair entre diversité linguistique et intégration européenne. Parce qu’« une bonne connaissance des autres langues jette des ponts et favorise la compréhension entre les cultures », il est urgent de développer les compétences interculturelles des citoyens européens. Le groupe souhaite ainsi que l’on enseigne deux langues étrangères en plus de la langue maternelle dans l’UE.

Programmes communautaires en faveur de la jeunesse

De nombreux programmes communautaires existent en faveur des jeunes. Ces programmes visent tous à favoriser la mobilité des jeunes et construire une identité proprement européenne. Découvrez le panorama de ces programmes…

En terme d’apprentissage professionnel : Programme Leonardo da Vinci : programme de formation professionnelle axé sur la mobilité. Ce programme offre des opportunités de formation et de stages à l’étranger. Les bourses qui l’accompagnent sont plus élevées que celles consacrées au programme Erasmus et permettent à des jeunes de milieu modeste de vivre à l’étranger. Ce programme se développe : 1 600 personnes touchées en 2005, il pourrait concerner potentiellement 4 000 jeunes actifs sur la période 2007-2013.

En terme d’apprentissage « non formel » (en dehors du cadre scolaire) : Programme « Jeunesse en action » qui a pour objectif de promouvoir la citoyenneté active des jeunes, de soutenir les actions de jeunes et de favoriser la coopération européenne en matière de politique de jeunesse. Il regroupe des rencontres de groupes de jeunes, le service volontaire européen et des initiatives de groupes de jeunes. 7515 jeunes Français ont bénéficié de ce programme en 2005.

En termes d’éducation et de formation : le Programme Socrates cherche à renforcer la dimension européenne à tous les niveaux et réaliser une pleine égalité des chances, améliorer la connaissance des langues de l’Union européenne et promouvoir la coopération et la mobilité par le biais d’échanges. L’action « Comenius » est destinée en particulier au niveau scolaire et secondaire. l’action « Erasmus » – la plus connue s’adresse aux étudiants.

Cette nouvelle stratégie de l’Union européenne axée sur la jeunesse a notamment été formalisée en 2005 dans la Communication de la Commission « Répondre aux préoccupations des jeunes Européens visant à mettre en œuvre le Pacte européen pour la jeunesse et la promotion de la citoyenneté active.

« L’empire de la norme » : l’analyse de Zaki Laïdi sur les formes inattendues de la puissance européenne

Répondant à une polémique lancée le 25 octobre dernier, par le Wall Street Journal qui publiait un violent réquisitoire contre l’Europe, intitulé « Regulatory Imperialism », Zaki Laïdi, directeur de recherche à Sciences-po, publie un article dans Telos sur les formes inattendues de la puissance européenne.

Zaki Laïdi précise : « l’influence de l’Europe dans le monde, à défaut d’être géopolitique, est de nature normative » : l’Europe : c’est la norme sans la force… En somme, sur la scène internationale, l’UE est perçue comme « un acteur hyper régulateur » dont la volonté « impérialiste » est d’étendre ses normes au-delà de ses frontières.

Pour autant, cette influence normative peut-elle s’étendre à d’autres domaines ? Est-elle constitutive d’une nouvelle puissance ? Pour Zaki Laïdi, « ce n’est pas sûr et, en tout cas, pas acquis ».

D’ailleurs, la Commission européenne a publié, mercredi 30 janvier le deuxième rapport de progrès sur la stratégie de simplification de l’environnement règlementaire. Depuis octobre 2007, cette stratégie a permis de supprimer 5 000 pages des Journaux officiels sur les 95 000 pages de l’acquis communautaire.

L’objectif de cette initiative « mieux légiférer » vise à réduire les obstacles bureaucratiques, à assurer une meilleure lisibilité de la norme et un meilleur accès au droit communautaire. En somme, à assurer que la législation communautaire soit claire, compréhensible et en phase avec les dernières évolutions technologiques.

Ne s’agit-il pas de l’un des principaux enjeux pour permettre aux entreprises et aux citoyens de mieux comprendre les politiques de l’UE, donc de mieux communiquer sur les actions communautaires ?

Préparation de la présidence française de l’Union européenne : divergences de vue dans l’entourage du chef de l’Etat

La ligne de partage entre europhiles et europhobes – largement illustrée par l’échec du référendum sur la Constitution européenne le 29 mai 20005 est particulièrement vive ces derniers temps dans l’entourage du chef de l’Etat…

Comme le signale Le Monde, « les frictions entre Henri Guaino (conseiller spécial du président de la République) et les ministres les plus europhiles (Jean-Pierre Jouyet ou Michel Barnier) enflent à mesure qu’approche la présidence française de l’UE ».

Henri Guaino se situe sur des positions plutôt critiques à l’égard de l’UE :

  • il a qualifié « d’absurde » la politique de concurrence menée par la Commission ;
  • il a déclaré qu’il y a un problème dans la manière dont fonctionne la BCE » ;
  • il préfère au nom des réformes prendre ses distances avec les engagements européens de baisse des déficits.

A contrario, plusieurs ministres veillent à ce que les idées aboutissent « en tenant compte des réalités du système » :

Jean-Pierre Jouyet, a promis une présidence de l’UE « modeste dans son style, ambitieuse dans ses objectifs, et réaliste » dans la recherche de compromis avec les partenaires européens. Michel Barnier a martelé à Bruxelles que « la France n’est pas forte quand elle est arrogante, elle n’est pas grande quand elle est solitaire ».

« Pour le moment, à chaque fois que le président a dû choisir, il n’a pas suivi Henri Guaino », assure un haut responsable bruxellois. De plus, Nicolas Sarkozy multiplie par ailleurs les occasions de contact avec le président de la Commission, José Manuel Barroso, qu’il reçoit jeudi 31 janvier à Paris.

Ne serait-il pas nécessaire de clarifier la ligne défendue par la France pour aborder dans les meilleures conditions la PFUE ?

Réfléchir et communiquer autour du Traité de Lisbonne : une priorité de la Représentation de la Commission européenne en France

Dans un communiqué, le Cercle de réflexion sur la Communication sur l’Europe, créé par la Représentation de la Commission Européenne en France annonce son intention de réfléchir à des actions de communication sur le traité de Lisbonne…

Un contexte favorable

Les modifications institutionnelles apportées par le traité de Lisbonne permettront de relancer la construction européenne, notamment par :

  • la clarification du processus décisionnel ;
  • l’équilibre des pouvoirs exécutifs de l’Union Européenne (présidence stable du Conseil européen, Haut Représentant pour les Affaires extérieures) ;
  • le renforcement du poids du Parlement européen.

La Présidence française de l’Union européenne permettra de populariser l’idée d’Europe auprès des citoyens.

Une communication primordiale

Le Cercle de réflexion sur la Communication sur l’Europe se réunit, jeudi 31 janvier à Paris, pour travailler sur les moyens de faire comprendre l’importance du traité de Lisbonne.

Selon le communiqué, « la communication auprès de l’opinion publique sur les réalités européenne est primordiale ».