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Présidence française de l’UE (PFUE) et entreprises : la Chambre de Commerce de Paris (CCIP) communique sur ses dossiers prioritaires

Que peuvent attendre les entreprises de la prochaine PFUE ? La CCIP apporte ses réponses en communiquant sur les dossiers qu’elle considère prioritaires pour l’agenda de la PFUE…

Devant les présidents respectifs des délégations de l’Union européenne du Sénat et de l’Assemblée nationale : Hubert Haenel, sénateur du Haut-Rhin et Pierre Lequiller, député des Yvelines invités du Club Europe, invités au « petit-déjeuner débat du Club Europe » du 19 mars dernier, la CCIP a présenté ses dossiers prioritaires pour la PFUE.

Tout d’abord, l’accès des PME aux marchés publics :

La CCIP soutient la création d’un Small Business Act (SBA) européen, réservant aux PME innovantes 15% des marchés publics européens.

Parallèlement, la CCIP milite avec le Medef, Eurochambres et Business Europe, pour la création d’un statut de Société privée européenne (SPE) afin de faciliter aux PME leur accès aux marchés européens.

Autre priorité de la CCIP : la mobilité professionnelle :

La CCIP soutient la création d’un Erasmus de l’apprentissage.

Enfin, la CCIP communique sur les distorsions de concurrence :

La CCIP souhaite que la PFUE lutte énergiquement contre la contrefaçon, contre des contraintes règlementaires ou environnementales se révélant des mesures anticoncurrentielles.

Ainsi, à quelques mois de la PFUE, les différents représentants de la société civile – comme les entreprises – se mobilisent pour défendre leurs priorités.

Présidence française de l’UE : une « contre-communication » des « alter-européens » se prépare également

Au second semestre, la France va exercer la Présidence du Conseil de l’Union. De nombreuses actions de communication, essentiellement organisées par les pouvoirs publics, sont prévues pour en faire un « événement citoyen ». Selon le blog de touteleurope, une « contre-communication » des « alter-européens », ceux qui s’étaient mobilisées contre la Constitution européenne, s’organise également…

Yves Salesse, le Président de la Fondation Copernic, invite les partisans d’une Europe sociale à « saisir les échéances qui se présentent » et propose de lancer une campagne de communication à l’occasion de la PFUE.

Les dirigeants d’ATTAC Sven Giegold, Pierre Khalfa, Alexandra Strickner et Aurélie Trouvé signent une tribune « Le traité de Lisbonne n’est pas la fin de l’Histoire » pour défendre l’idée que la PFUE sera « l’occasion de remettre la question d’une Europe démocratique, sociale, écologique et solidaire au cœur du débat citoyen ».

Ces mobilisations montrent que les réflexions et les actions des acteurs de la société civile s’inscrivent de plus en plus naturellement dans un cadre européen. En opposition à la communication européenne « officielle » issue des institutions communautaires ou nationales, une alter-communication européenne se dessine peu à peu…

Préparation de la présidence française de l’UE (PFUE) : les entreprises françaises communiqueront autour des enjeux de l’énergie et de l’environnement

Le gouvernement français souhaite que le PFUE soit un événement citoyen. Pour y parvenir, la société civile et notamment les entreprises françaises sont invités à participer à l’organisation et à la communication…

A l’occasion de la troisième réunion du « club des entreprises pour la présidence française », le 11 mars, le ministre des Affaires étrangères et européennes Bernard Kouchner et le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, ont diné avec des représentants des entreprises françaises.

Au cours de ce dialogue, les représentants des entreprises et des organisations professionnelles ont approuvé les priorités gouvernementales de la PFUE notamment sur les questions d’énergie et d’environnement, qui touchent directement ces acteurs économiques.

Les chefs d’entreprises ont présenté leurs initiatives et leurs propositions en matière d’emploi, de formation, de croissance, d’environnement et d’énergie. Une série d’événements sera organisé par les entreprises françaises pour accompagner la Présidence au profit d’une Europe plus proche des citoyens.

Présidence française de l’UE : faut-il communiquer sur « la France en Europe » ou « l’Europe en France » ?

Les préparatifs de la PFUE révèlent de profondes divergences de vue entre les acteurs. Décryptage des positions et des stratégies de communication…

Dans un billet « Quelle stratégie de communication faut-il privilégier pour la Présidence française de l’UE ? » en décembre dernier, nous avions présenté les deux principales stratégies de communication possible autour de la PFUE :

  • Personnalisation de la Présidence française de l’UE avec un engagement fort du Président Sarkozy,
  • Diffusion d’informations répondant aux interrogations de fond des citoyens à l’égard de l’UE et s’appuyant sur l’ensemble des acteurs de la vie politique communautaire.

Aujourd’hui, ces deux stratégies de communication s’articulent autour de deux signatures fortes et structurantes, présentée par Philippe Heymann sur son blog :

  • « La France en Europe » pour signifier la dimension politique,
  • « L’Europe en France » pour mettre l’accent sur la dimension citoyenne.

La France en Europe

Au vue de l’allocution présidentielle sur la ratification du traité de Lisbonne, il semble que Nicolas Sarkozy considère la PFUE comme « le retour de la France en Europe ». Le président de la République souhaite ainsi « remettre de la politique en Europe ». Le chef de l’Etat français se verrait bien présider l’UE comme il préside la France (omniprésence médiatique, contrôle de l’agenda), avec un Présidence occupée par les priorités françaises : immigration, défense européenne et refonte de la politique agricole commune.

Cette position n’est ni souhaitée par nos partenaires européens, qui craignent l’arrogance française, ni souhaitable pour les Français, qui risquent de comprendre que la PFUE est l’occasion d’imposer le point de vue français à l’Europe alors qu’il s’agit davantage d’obtenir des consensus et des compromis entre partenaires.

L’Europe en France

Au vue de l’activité du Secrétariat d’Etat aux affaires européennes, du Secrétariat général de la présidence française du Conseil de l’Union européenne (SGPFUE), du Comité d’orientation sur les questions européennes…, il semble que la PFUE s’oriente vers un « Présidence citoyenne ». Tous ces acteurs se donnent pour objectifs – comme le précise l’auteur du rapport sur la « fracture européenne », Michel Herbillon – d’« améliorer l’information des Français sur l’Europe » afin de mettre en œuvre « une politique d’information durable sur l’Europe » qui permette de poursuivre la construction européenne avec l’adhésion des citoyens.

Cette position permettrait de rapprocher les citoyens français de l’Union européenne.

Premier sondage sur la Présidence française de l’Union européenne

Les Français ont été interrogés par l’IFOP pour Touteleurope.fr sur la Présidence française de l’UE (PFUE). Quelles sont les principaux résultats de ce sondage ?

Une notoriété relativement bonne

67 % des Français savent que c’est la France qui prendra la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne à partir du 1er juillet 2008.

Des effets positifs pour une majorité, pourtant contrastée

Pour une majorité de Français, la PFUE sera positive pour l’influence de la France en Europe (61 %) ou l’efficacité de l’UE (58 %). Cette majorité de Français est clivée : les personnes âgées et les sympathisants de droite sont globalement plus optimistes.

Des priorités différentes, une même préoccupation pour l’environnement

Les Français, et principalement les jeunes, plébiscitent la protection de l’environnement (50 % des personnes interrogées la citent en premier ou en deuxième position). La protection des consommateurs européens (38 %) et la défense des entreprises européennes (34 %) trouvent un écho plus fort chez les personnes âgées et les ouvriers. La politique de l’énergie (25 %), la politique d’immigration (22 %), et surtout l’Europe de la défense (9 %), trois des priorités de la France, ne s’avèrent pas essentielles pour les Français.

Enfin, 72 % des personnes interrogées se déclarent favorables au projet porté par la France d’une Union méditerranéenne.

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