Communiquer l’Europe en action : vers une économie sociale, verte et inclusive

L’Union européenne se positionne résolument pour façonner un avenir économique durable et équitable, mettant l’accent sur la transition vers une économie sociale de marché verte. À travers une série de politiques ambitieuses et de réalisations concrètes, l’UE s’engage à rendre l’économie plus accessible, à améliorer la compétitivité et à garantir une transition équitable pour tous. Compte-tenu des principales initiatives et politiques de l’Europe, qui façonnent ce nouvel horizon économique, quelles peuvent être les opportunités de communication européenne, à Bruxelles, dans les États-membres, auprès des leaders d’opinion, des journalistes et du grand public ?

Next Generation EU : stimuler l’investissement pour l’avenir

Le programme Next Generation EU, le fonds de financement de résilience post-covid, représente une pierre angulaire de la politique économique européenne. En ciblant les investissements dans des secteurs clés tels que la transition énergétique, la digitalisation, et l’innovation, l’UE vise à dynamiser la croissance économique et à créer des emplois durables.

Des campagnes de communication ciblées dans les États membres pourraient mettre en lumière les opportunités réalisées grâce aux investissements, mobilisant ainsi tant l’intérêt des entreprises et des investisseurs que celui du grand public qui peine à pouvoir connaître ce qui a été concrètement financé par l’UE.

Semestre européen : renforcer la coordination économique

Le processus actualisé du Semestre européen renforce la coordination économique entre les États membres.

Les campagnes de communication devraient mettre en évidence son rôle dans la stabilité économique et la convergence sociale, sachant que le rationnel de ces mesures est relativement consensuel quand il est bien expliqué. Des ateliers interactifs et des séminaires pour les leaders d’opinion pourraient expliquer comment ce processus contribue à une prise de décision plus harmonisée et transparente.

Union des marchés de capitaux : favoriser l’accès des PME au financement

La stratégie à long terme pour l’avenir industriel de l’Europe, en achevant l’Union des marchés de capitaux, vise à faciliter l’accès au financement pour les PME, ce qui est un point de déblocage hyper important pour la possibilité de créer davantage d’emplois qualifiés de qualité.

Des forums de discussion avec des entrepreneurs dans les États membres pourraient illustrer les avantages concrets de cette approche, favorisant ainsi une économie plus diversifiée et résiliente.

Réforme de l’Union économique et monétaire : s’assurer d’une croissance stable

La réforme de l’Union économique et monétaire, associée au Pacte de stabilité et de croissance et au système d’indemnisation en remplacement du chômage SURE, renforce la capacité de l’UE à réagir aux crises économiques.

Des campagnes médiatiques ciblées pourraient expliquer comment ces réformes apportent une stabilité accrue et garantissent une croissance économique durable pour tous les citoyens européens, entre liberté du marché et coordination des politiques publiques.

Union bancaire et filet de sécurité commun : garantir la solidité financière

L’achèvement de l’union bancaire, avec la création d’un système européen d’assurance des dépôts et un filet de sécurité commun au Fonds de résolution unique, représente une étape cruciale vers une solidité financière accrue.

Des conférences avec des experts financiers à Bruxelles et des sessions d’information dans les États membres pourraient démystifier ces mécanismes, renforçant ainsi la confiance du public dans le système financier européen.

Fiscalité numérique et environnementale : vers une taxe carbone aux frontières

La fiscalité numérique et environnementale, y compris la proposition d’une taxe carbone aux frontières, souligne l’engagement de l’UE envers une économie verte. Il s’agit de l’une des mesures les plus sensibles du Green Deal européen, qui ne peut être réussie qu’en prenant les devants.

Des campagnes de sensibilisation axées sur les avantages environnementaux et la justice fiscale pourraient être menées auprès du grand public, des journalistes et des leaders d’opinion, afin de répondre à toutes les questions.

L’Union européenne s’engage pleinement à créer une économie sociale de marché verte, où la croissance économique s’accompagne d’une transition équitable pour tous. À travers des actions de communication stratégiques à Bruxelles et dans les États membres, l’UE pourrait renforcer la compréhension de ses politiques et inspirer un soutien accru de la part du grand public, des leaders d’opinion et des médias.

L’avenir de l’Europe, la démocratie fédérale et la justice distributive

Toutes les initiatives de démocratie participative, y compris la « Conférence sur l’avenir de l’Europe » n’ont pu ignorer le dilemme institutionnel fondamental du système politique de l’UE, à savoir le conflit entre l’interdépendance intense et le partage du pouvoir dans une unité politique multiniveau d’une part, et l’autonomie des gouvernements comme condition de la légitimité démocratique du pouvoir d’autre part.

Selon Arthur Benz, dans “Federal democracy, distributive justice and the future of Europe”, pour faire progresser la démocratie fédérale dans l’UE, il convient de privilégier des modes de gouvernance qui privilégie la justice distributive découlant des disparités territoriales en matière de ressources et de contraintes…

Quelles sont les conséquences politiques de la division du pouvoir européen ?

Concevoir l’UE comme une démocratie fédérale ne signifie pas plaider en faveur d’une intégration accrue vers un État fédéral, ni d’ailleurs affaiblir corrélativement les États membres. Qu’on suppose ou non l’existence d’un demos européen, l’Union européenne se compose d’États-nations pleinement développés dotés de gouvernements et de systèmes de protection sociale bien établis. Par conséquent, les pouvoirs de l’UE sont et seront encore davantage à l’avenir partagés dans une large mesure avec les États membres.

Les États membres restent les maîtres des traités et détiennent un pouvoir de contrebalancement fort contre la délégation de fonctions essentielles de l’État au niveau européen. Le mythe d’une Europe qui se ferait sur le dos des peuples, ainsi que du déficit démocratique de l’UE n’est pas d’actualité.

Cependant, les États-membres n’ont pas empêché la tendance auto-renforçante à la sur-constitutionalisation des politiques économiques et réglementaires. Du coup, une partie de la réalité perçue et subjectivement vécue donne l’impression que les modes de coordination contraignent une certaine idée de l’autonomie et de la démocratie.

Comment une gouvernance multiniveau véritablement fédérale est-elle la seule en mesure de vraiment préserver la démocratie ?

Promouvoir la démocratie dans une fédération européenne d’États-nations nécessite avant tout d’étendre une forme de coordination multiniveau qui préservent l’autonomie des gouvernements des États membres et permettent l’inclusion des parlements sans entraver la gouvernance multiniveau dans une Europe fédérale.

Pour réussir, cette répartition des pouvoirs nécessite de faire de la justice distributive une question résolue dans l’UE. Tandis que ces politiques distributives sont bien à l’ordre du jour européen, quoique toujours menacées lors des négociations budgétaires, ce qui manque cruellement, ce sont des procédures appropriées permettant des décisions légitimes.

Pourquoi la démocratie fédérale s’applique pour l’avenir de l’Europe ?

Aussi, lorsqu’il s’agit de discuter de l’avenir de l’UE, le concept de démocratie fédérale peut servir d’idée directrice. Au lieu de renforcer l’UE avec des politiques stratégiques ou de promouvoir une idéalisation vague de la démocratisation, une approche réaliste permet de faire face aux défis à relever. Le concept de démocratie fédérale souligne la nécessité d’équilibrer l’autonomie des gouvernements démocratiques et la coordination entre les niveaux et les juridictions, tout en attirant l’attention sur la nécessité des politiques de redistribution plus fortes dans un système fédéral.

Le concept de démocratie fédérale met en lumière les dynamiques inhérentes à la division des pouvoirs entre les niveaux et entre les exécutifs responsables de la coordination et les institutions ou procédures démocratiques légitimant le pouvoir politique. Ces dynamiques peuvent conduire à un renforcement auto-entretenu du pouvoir, ce qui n’est ni souhaitable, ni efficace et doivent donc être soumises à un contrôle.

Cependant, maintenir l’équilibre requiert de la souplesse : la division des pouvoirs doit être ajustée selon les politiques publiques poursuivies, la coordination multiniveau doit répondre aux conflits et aux relations de pouvoir changeants, et les politiques de redistribution doivent tenir compte des disparités changeantes de ressources ou de contraintes. Préserver cette souplesse est essentiel dans une fédération démocratique afin d’équilibrer l’autonomie des gouvernements et la gouvernance coordonnée.

Ainsi, le fédéralisme démocratique, en tant que réponse pour l’avenir de l’Europe, ne peut être qu’un processus légitime, d’autant plus avec une Union perçue comme une « fédération contestée » en cours de construction.

L’incommunication européenne, une chance pour les Européens ?

Dans son dernier livre « Penser l’incommunication », Dominique Wolton, fondateur de la revue Hermès, développe tout un chapitre sur l’incommunication comme « les chances inouïes de l’Europe ». Alors que tout concoure à l’échec du projet européen, en raison de l’incommunication (stéréotype, défiance, crises, etc.), la construction progresse de manière paradoxale entre cohésion et méfiance, grâce à la volonté politique puisque « le désaccord oblige à agir ».

L’incommunication, de fait un facteur efficace de construction de l’Europe

Les réussites de l’Europe relèvent notamment des difficultés d’intercompréhension, qui ont été un facteur positif, motivant, accélérateur d’Histoire ; des rapprochements par des coopérations économiques ; des rencontres pour des négociations physiques ; la référence à l’état de droit et à la démocratie et enfin des confrontations publiques, visibles et vivantes – négocier et cohabiter sont les maîtres mots de l’Europe ;

La communication politique européenne doit résister à la fragmentation du monde, l’éclatement de la mondialisation et montrer que ses références universelles ne s’opposent pas à l’ouverture. L’action politique doit viser à : valoriser les populations frontalières en cohabitation naturelle, coopérer avec ceux qui veulent rejoindre l’Europe, créer de la fierté d’agir ensemble, débattre, parler politique, l’humour est un court-circuit de l’intelligence et enfin élargir le rôle des médias avec des enquêtes qualitatives.

En somme, « l’Europe, ce n’est pas un État en plus grand, c’est quelque chose qui s’invente sans chef. C’est évidemment la communication politique la plus compliquée et la plus fragile au monde ».

Les chantiers de l’incommunication européenne :

  1. Rapprocher mentalement et culturellement les deux Europe de l’Ouest et de l’Est pour mieux se retrouver ;
  2. Accroitre la confiance des Européens entre eux- « un cas de psychopathologie insuffisamment analysé » ;
  3. Inventer une vaste coopération européenne pour la recherche et l’université, piliers d’une démocratie de masse ;
  4. Valoriser le tourisme, le patrimoine, les modes de vie, le brassage sociale et culturel entre différences et ressemblances ;

Les priorités :

  1. Vigilance et esprit critique à l’égard de l’économie des données ;
  2. Sortir l’Europe du modèle de l’économie numérique de l’idéologie libérale ;
  3. Construire une communication politique, tout le monde est ici responsable ;
  4. Valoriser la diversité linguistique et culturelle européenne, l’utopie européenne ;
  5. Proposer des solutions pour la jeunesse, entre identité, connaissance de soi et altérité.

Discussion : théorie politique de la communication vs pensée critique et fatigue du numérique

Dominique Wolton aura passé sa vie de recherches à réfléchir à l’information et à la communication, sa dernière trilogie pose ses enseignements les plus récents, qui devraient durablement marquer la théorie politique :

  • « Informer n’est pas communiquer » : on rêvait du village global, on redécouvre la tour de Babel, les enjeux de la communication portent sur la relation, son acception ou son refus ;
  • « Communiquer, c’est négocier » : on a rêvé la communication technique, parfaite, immédiate, elle est en fait fragile, politique et humaine, c’est le risque de l’altérité et de l’échec ;
  • « Penser l’incommunication » : les difficultés à se faire comprendre, à écouter l’autre, à partager, place l’incommunication comme un défi pour éviter l’acommunication et assumer la négociation.

En revanche, le scepticisme autour du numérique, présenter dès ses premiers ouvrages sur Internet se renforce avec tout un chapitre consacré à « la fatigue du numérique », « la langue de bois mondiale » et l’idéologie technologique ; qui semblent pour le dire très simplement être tantôt la cause de tous nos maux et en même temps relativement anecdotique. Mais surtout, ce que l’on peut regretter, c’est que contrairement à son relatif optimisme, les enjeux numériques ne semblent pas faire l’objet d’une réflexion prescriptive et prospective, de même ambition que pour la communication européenne.

Les générations futures, point aveugle démocratique de l’Europe ?

Dès l’origine, l’Union européenne est conçu comme un projet destiné à transcender les générations actuelles pour protéger les futures, selon Alberto Alemanno, professeur Jean Monnet de droit européen à HEC Paris, l’ancien Premier ministre italien, Mario Monti, a célèbrement qualifié l’UE de « syndicat » qui défend les intérêts des générations futures. Cependant, les crises, en plaçant l’Union dans un mode d’urgence permanent, suscitent des doutes quant à la capacité de l’UE à penser et à agir à long terme…

Les générations futures, les grandes absentes de la construction européenne

Les traités fondateurs de l’UE ne reconnaissent ni ne définissent les générations futures. Les générations futures n’ont aucun droit ni représentation dans la prise de décision de l’UE aujourd’hui, sans place à la table, les dirigeants politiques ne sont pas incités à penser et à agir à long terme mais à répondre aux souhaits des générations actuelles d’électeurs.

Si l’UE a reconnu au fil du temps l’émergence de principes de droit orientés vers l’avenir, tels que le développement durable ou le principe de précaution, ceux-ci sont loin de sanctionner un principe d’équité intergénérationnelle. Seul un tel principe pourrait exiger que les décideurs politiques, les tribunaux et l’administration de l’UE adoptent une considération systématique des intérêts des générations futures.

Le système de « meilleure réglementation » de la Commission européenne s’efforce d’évaluer les impacts économiques, sociaux et environnementaux prospectifs de l’élaboration des politiques de l’UE. Cependant, il ne parvient pas à prendre en compte les implications au-delà d’un horizon temporel de vingt ans au maximum ; c’est-à-dire moins d’une génération. Quant au Parlement européen et au Conseil de l’UE, leurs membres sont des élus qui élaborent des politiques dans la logique du cycle électoral quinquennal de l’UE. 

Quoique le Pacte vert européen s’engage à soutenir la transition vers une société juste et prospère qui répond aux défis posés par le changement climatique en améliorant « la qualité de vie des générations actuelles et futures », son « avenir » politique est en question dans un avenir proche.

Les générations futures, un point aveugle dans le modèle démocratique de l’UE, malgré la nature originale à long terme du projet européen

Avec le changement climatique et les pandémies, le public est plus sensibilisé à l’importance de la réflexion à long terme en tant que priorité civilisationnelle. L’émergence de l’idée d’intégrer les générations futures dans les écosystèmes politiques existants gagne du terrain.

Serait-il temps de créer une architecture institutionnelle qui fera du « syndicat » pour les générations futures une réalité en Europe ? Avec l’UE qui entame un nouveau cycle politique en 2024, c’est le moment de relancer une réflexion à long terme originale en intégrant les intérêts des générations futures dans sa prise de décision.

Le programme pour la prochaine mandature européenne autour des générations futures

Un bureau de l’UE dédié aux générations futures : une approche symbolique et substantielle pour remédier à la négligence des intérêts des générations futures par l’UE serait la création d’une nouvelle institution au niveau de l’union qui agirait comme un gardien des personnes futures, à l’exemple d’institutions nationale dans l’UE ou au niveau international avec la récente proposition de nommer un envoyé spécial des Nations Unies pour les générations futures.

Un médiateur européen pour les générations futures : un choix d’examiner de manière substantielle les décisions politiques quant à leur impact sur le bien-être des personnes futures, conformément à l’article 3 du traité sur l’Union européenne, qui stipule que l’objectif de l’UE est « de promouvoir la paix, ses valeurs et le bien-être de ses peuples ».

Un Commissaire européen pour les générations futures : un portefeuille dédié aux générations futures à un « premier vice-président » pour conférer à ce rôle une autorité supérieure, travaillant au-dessus de tous les départements et agissant en tant que principal « prévisionniste » de l’UE, dirigeant une équipe d’experts qui donneraient leur avis sur les priorités politiques de la Commission européenne, les programmes législatifs annuels et les évaluations d’impact. Ce rôle de gardien des intérêts des générations futures à travers l’UE, serait complété par un rôle de « principal auditeur » des contributions directes des citoyens et des organisations préoccupés par les implications à long terme des actions et inactions de l’UE. Dans ce rôle, il pourrait également aider à renouveler la vision de l’UE de l’avenir de l’Europe, en adoptant des processus de « futurisation » citoyenne participative, pour assurer une transition planifiée vers un avenir qui reflète les intérêts des générations à venir.

Une évaluation d’impact pour les générations futures : depuis 2002, l’UE a effectué des évaluations d’impact sur ses initiatives les plus pertinentes, menées par la Commission européenne et de plus en plus par le Parlement européen et le Conseil de l’UE. Cependant, celles-ci ne prennent pas en compte un horizon temporel de plus de vingt ans en moyenne. Il y a donc une possibilité d’élargir considérablement la dimension temporelle des évaluations d’impact effectuées lors de la préparation d’une initiative de l’UE – dans les phases pré-législative et législative – avec une analyse documentée, diffusée et discutée parmi les personnes impliquées.

Un intergroupe du Parlement européen sur les générations futures : un mécanisme à faible coût pour orienter davantage le travail du Parlement européen vers l’avenir à long terme, pour tenter de généraliser la prise en compte des intérêts des générations futures dans l’examen quotidien des propositions législatives provenant de la Commission européenne.

Un accord interinstitutionnel sur les générations futures : un accord interinstitutionnel sur les générations futures serait un autre remède à l’omission représentative de l’UE des générations futures. Ce texte pourrait être modélisé sur l’accord interinstitutionnel sur une meilleure réglementation et sanctionner l’engagement envers les générations futures par la Commission européenne, le Parlement européen et le Conseil de l’UE. Il déterminerait les relations entre les divers mécanismes et organes envisagés au sein de ces institutions pour assurer leur coordination.

Le moment est venu de se préparer à gouverner des problèmes qui dépassent les frontières temporelles aussi bien que spatiales en jetant les bases pour une nouvelle génération de réflexes politiques et d’institutions orientées vers l’avenir. C’est exactement ce que l’UE doit acquérir de toute urgence pour être prête pour l’avenir sur le plan démocratique et potentiellement à l’épreuve du futur.

Communiquer le Pacte vert européen : un engagement collectif pour le climat

Le Pacte Vert Européen, défini comme « le plus grand défi et l’opportunité de notre époque », cristallise l’engagement de l’Union européenne en faveur d’une transition climatique et écologique. Quelles actions de communication nécessaires pour informer, inspirer et mobiliser efficacement les différentes parties prenantes à Bruxelles, dans les États membres, auprès des leaders d’opinion, des journalistes et du grand public ?

1. Transformer notre économie et nos sociétés : objectif de 55 % de réduction des émissions d’ici 2030

Neutralité carbone : Des campagnes multimédias de sensibilisation soulignant les avantages économiques, sociaux et environnementaux d’une économie neutre en carbone. Des ateliers et des événements publics pour discuter des opportunités d’innovation, d’investissement, d’emploi, de santé et de bien-être liées à la transition écologique, en particulier des actions pour toucher les familles via les enfants et les adolescents.

2. Rendre les transports durables pour tous : zéro émission de voitures neuves thermiques d’ici 2035

Promotion des Véhicules à Faibles Émissions : Des campagnes dans les médias traditionnels en particulier audiovisuels, en partenariat avec des constructeurs automobiles européens, pour promouvoir le marché des véhicules à faibles émissions. Des forums publics pour discuter des avantages de la décarbonation du secteur automobile et des transports durables via notamment une tarification du carbone pour le secteur de l’aviation et la décarbonation du secteur maritime.

3. Prendre la tête de la Troisième révolution industrielle : création de 160 000 emplois verts d’ici 2030

Innovations et emplois : Des événements mettant en avant les nouvelles technologies et les nouveaux produits propres sur l’ensemble des chaînes de valeur. Des sessions interactives avec des experts pour discuter des opportunités de création d’emplois durables, locaux, bien rémunérés, avec formation courte et longue dans toute l’Europe.

4. Rendre notre système énergétique propre : objectif 39 % d’efficacité énergétique d’ici 2030

Campagnes sur les Énergies Renouvelables : Des campagnes médiatiques pour sensibiliser aux leviers de transition : augmenter les énergies renouvelables, accroître l’efficacité énergétique, tout en atténuant l’impact social et en soutenant les citoyens vulnérables. Des séminaires éducatifs pour discuter ensemble des solutions pour une transition énergétique inclusive réussie.

5. Des bâtiments rénovés pour un mode de vie écologique : objectif 35 millions de rénovations d’ici 2030

Programmes de rénovation : Des campagnes locales pour encourager les rénovations écologiques pour des modes de vie plus durables tant habitations et bâtiments publics avec davantage d’énergies renouvelables et plus économes en énergie. Des ressources en ligne pour informer sur l’utilisation d’énergies renouvelables et l’efficacité énergétique dans les logements et les bâtiments publics.

6. Travailler avec la nature pour protéger notre planète et notre santé : objectif de -310 mégatonnes d’absorption de carbone d’ici 2030

Projets de restauration écologique : Des documentaires et des reportages mettant en lumière les initiatives pour restaurer les forêts, les sols, les zones humides et les tourbières d’Europe et permettre à la biodiversité de prospérer via une gestion circulaire et durable de ces ressources. Des événements de sensibilisation pour encourager à une gestion circulaire et durable des ressources naturelles à l’échelle des familles européennes.

7. Renforcer l’action globale pour le climat : contribution à 1/3 du financement public mondial

Investissements : Des événements pour expliquer le rôle prépondérant de l’UE dans les investissements dans les technologies liées aux énergies renouvelables, une expertise et des produits qui profiteront également au reste du monde. Des présentations sur la contribution significative de l’UE au financement mondial de la lutte contre le changement climatique.

Au total, le Pacte vert européen, c’est pas si compliqué, si on se concentre sur l’essentiel de cette feuille de route ambitieuse pour l’avenir de l’Union européenne. Grâce à des actions de communication stratégiques, l’UE peut informer et mobiliser les citoyens, les entreprises, les médias et les leaders d’opinion, créant ainsi une adhésion collective en faveur d’un avenir plus durable.