Archives annuelles : 2008

Les trois axes de la stratégie de communication européenne

Il est possible de dégager trois axes stratégiques pour la communication européenne…

D’abord, la communication européenne doit s’attacher à définir une stratégie commune aux acteurs chargés de l’impulsion politique.

La plupart des acteurs européens (DG Communication de la Commission européenne) ou nationaux (Secrétaire d’Etat aux Affaires européennes) s’accordent pour orienter prioritairement cette stratégie vers un rapprochement entre l’UE et les 450 millions de citoyens communautaires.

Les moyens d’action développés récemment consiste à :

  • créer des partenariats instituant des « espaces publics européens », de rencontres et de débats ouverts au public ;
  • monter des projets de réseaux pilotes d’information facilitant la communication entre décideurs politiques européens et nationaux, journalistes et relais d’opinion.

Ensuite, la communication européenne doit s’attacher à valoriser les avancées et les succès de l’UE dans la vie quotidienne des Européens. Cette valorisation nécessite de multiplier les points de contacts entre l’UE et les Européens par l’intermédiaire de multiples acteurs publics ou privés, européens ou nationaux…

Les moyens d’action s’appuient essentiellement sur :

  • des supports médias et des outils multimédia ;
  • des manifestations et réunions publiques ;
  • des subventions à des associations thématiques.

Enfin, la communication européenne doit diffuser des informations plus factuelles sur l’organisation et le fonctionnement de l’UE pour légitimer sur le long terme la construction européenne. Cette action d’information doit être menée dans la transparence par les administrations européennes ou nationales.

Les moyens d’action à privilégier :

  • de l’information en direct, non commentée, en particulier via le satellite ou le web ;
  • des éléments de langage précis et complets transmis par des relations presse paneuropéennes.

La réussite de la communication européenne repose sur la complémentarité de ces trois axes tant au niveau des actions que des acteurs.

Avis du Conseil économique et social : "Comment renforcer les solidarités européennes face aux défis de la mondialisation ?"

Pour la première fois, le Conseil économique et social rend un avis sur le projet européen dans son ensemble en s’interrogeant sur les solidarités face aux défis de la mondialisation….

A quelques mois de la présidence française de l’UE, le CES estime qu’il faut au projet européen, une forte ambition, un vrai contenu.

Pour le CES, retrouver une envie collective d’Europe passe par des décideurs politiques repositionnés en première ligne pour porter un message de conviction. Cet engagement politique représente un élément essentiel pour impliquer également le citoyen.

Pour renforcer la citoyenneté européenne, le CES prépare un avis pour développer le statut d’association européenne, qui pourrait faciliter la solidarité européenne et l’implication citoyenne.

Selon la rapporteur Anne Cuillé « il est essentiel que la politique de communication soit repensée. À l’Union européenne de dessiner le cadre d’ensemble ; aux États ensuite de prendre le relais et de “vendre“ l’Union européenne dans sa quotidienneté. »

Pour lire la note d’Iéna n°297 relative à l’avis…

Préparation de la présidence française de l’UE : Margot Wallström propose que la France organise un « Sommet des citoyens »

Dans un billet en français – une exception – sur son blog : « Qui sera le premier à organiser un sommet des citoyens ? », Margot Mallström revient sur sa visite en France et formule une proposition…

En France, la Commissaire chargée des relations institutionnelles et de la stratégie de communication a rencontré le ministre de l’agriculture, Michel Barnier, a visité la maison de Jean Monnet à Houjarray et a participé à la Cité de la Réussite au Sénat….

De ses rencontres et réflexions, la Vice-Présidente de la Commission propose que lors de la Présidence française de l’UE, la France soit le premier Etat membre à organiser un « Sommet des Citoyens ».

La France, avec son projet de faire de la PFUE un événement proche des citoyens, relèvera-t-elle le défi démocratique souhaité par Margot Wallström de « créer un Sommet populaire en parallèle du Sommet des chefs d’Etats et de gouvernements qui offrirait à la société civile une plateforme politique et médiatique à la hauteur de celle dont disposent les décideurs européens » ?

Préparation de la présidence française de l’UE : quelle gouvernance publique ?

L’exercice de la présidence de l’UE :

  • C’est une obligation juridique confiée à tour de rôle aux Etats membres pour une durée de 6 mois ;
  • C’est également une responsabilité politique puisque le pays président doit exprimer l’intérêt général communautaire ;
  • C’est enfin une organisation administrative particulière pour associer les partenaires européens et les différents organes de l’Etat et de la société civile.

L’organisation pour la PFUE :

La gouvernance de l’Etat s’organise autour :

  • du Secrétariat général des affaires européennes (SGAE), qui joue un rôle de transmission entre les impulsions politiques de l’Elysée et de Matignon et les actions européennes des ministères ;
  • du secrétariat général de la présidence française du Conseil de l’Union européenne (SGPFUE), qui joue un rôle de coordination en particulier pour tous les aspects de logistique et de communication ;
  • de la représentation permanente (RP) à Bruxelles, organe pérenne de négociation et de contact avec les institutions européennes, qui joue un rôle d’accompagnement prépondérant ;
  • du ministère des Affaires étrangères et du Secrétariat d’Etat aux Affaires européennes.

Préparation de la présidence française de l’UE : la stratégie de communication du gouvernement se précise

La stratégie de communication du gouvernement pour la PFUE s’articule autour d’un double objectif : « une présidence européenne / qui soit proche des citoyens »…

« Une présidence européenne »

Le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes Jean-Pierre Jouyet démine les critiques dans une interview dans Le Monde du 1er avril 2008 en affirmant qu’ « il n’y pas d’arrogance française dans cette présidence ». Ce message à destination des partenaires européens vise à profiter de la période charnière (mise en place du traité de Lisbonne au 1er janvier 2009, élections européennes en juin et renouvellement de la Commission européenne à l’été) pour avancer sur les quatre grandes priorités définies par Nicolas Sarkozy (développement durable et énergie, pacte européen sur l’immigration et l’asile, relance de l’Europe de la défense, bilan de santé et avenir de la politique agricole commune).

« Une présidence proche des citoyens »

En Conseil des ministres, le 2 avril, le Premier ministre François Fillon réaffirme la volonté du gouvernement de faire de la PFUE un événement citoyen. Désireux de susciter « un élan populaire », la liste de principales manifestations programmées en France a été validée par le président de la République.

Ainsi, le positionnement stratégique en termes de communication gouvernementale semble s’établir pour la PFUE autour d’une présidence européenne, proche des citoyens.