État des lieux de la communication du Parlement européen sur Facebook

Précurseur au sein des institutions européennes, le Parlement européen assure une présence sur Facebook avec un véritable « laboratoire d’expérimentation et de créativité, qui teste le potentiel (et repousse les limites) de la communication institutionnelle », selon l’équipe de la communication web du PE

Les faits sur la communication du Parlement européen sur Facebook

Avec près de 75 000 fans, chaque posts vus au moins 100 000 fois, et plus de 1 000 interactions par semaine, la page du Parlement européen sur Facebook est « l’une des expériences les plus réussies de communication sur les affaires européennes », selon Writing for(y)EU ici et :

  • la page du Parlement européen rassemble la plus grande communauté en ligne qui s’intéresse à la politique de l’UE, la seconde étant une page non officielle sur l’UE avec environ 43 000 fans ;
  • dans le classement mondial des institutions politiques sur Facebook, le Parlement européen semble être le deuxième derrière la Maison Blanche ;
  • le Parlement européen est le leader mondial dans l’utilisation de Facebook par une institution parlementaire.

Quoiqu’il ne s’agisse pas de se congratuler au regard des 500 millions de citoyens de l’UE, des 400 millions d’utilisateurs de Facebook dans le monde et des 9,3 millions de fans d’Obama sur Facebook, le succès est néanmoins incontestable.

Les challenges de la communication du Parlement européen sur Facebook

Comment faire de la communication du PE sur Facebook, une information fédératrice, qui conjugue affinité et utilité, interactivité et proximité, sérieux et humour ?

La communication institutionnelle est trop sérieuse, voire ennuyeuse. Lorsqu’elle fait parler d’elle, c’est pour se plaindre de son sort ou se féliciter de ses succès.

À l’inverse des médias, qui par leurs chroniques ou émissions de critiques parviennent à se moquer d’eux-mêmes et à faire de leurs actualités le sujet de conversation quotidien de ses lecteurs/auditeurs/téléspectateurs, la communication peine à nouer une relation de proximité et de connivence si essentielle pour fidéliser.

La communication interactive peut trouver ces registres affinitaires et utilitaires qui permettent d’engager la conversation à condition d’inventer un nouveau mode de production et d’organisation des contenus qui allie la souplesse de contenus autonomes créatifs (la page Facebook rassemble les vidéos publiées sur Youtube, les photos déposées sur Flickr, le fil Twitter, des chats, des sondages…) et la puissance d’informations crédibles et reconnues.

Ainsi, la communication du Parlement européen sur Facebook pilotée par Writing for (y)EU est une aventure pleine de promesses.

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2 réponses à État des lieux de la communication du Parlement européen sur Facebook

  1. Benjamin dit :

    Il faut reconnaître au Parlement le courage de s’être lancé dans l’aventure des médias sociaux.

    Il me semble qu’un des enjeux pour la page du PE est de faire en sorte que les "fans" s’approprient cet espace, postent plus de liens, de commentaires…

    Ce n’est pas le cas actuellement et la page du PE reste malheureusement un fil d’information institutionnel, ce qui ne la distingue pas beaucoup d’un feed Twitter…

    Selon moi la cause est à chercher dans le contenu proposé, trop froid encore pour créer le moindre phénomène viral… Les fans se contentent de dirent "J’aime", au mieux, mais ne transmettent pas vraiment l’information.

  2. Michael dit :

    Merci Benjamin pour ton commentaire. L’exercice d’une page Facebook est plus difficile pour une institution aux multiples visages par rapport aux comptes individuels de personnalités politiques (les eurodéputés rassemblent plus de 455 000 fans/friends à ce jour) où le registre du discours peut plus facilement être personnel.

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