Quelles sont les 10 meilleures sources d’informations sur l’Union européenne ?

À partir d’une large veille sur des portails, des newsletters et autres publications en ligne (en français et en anglais), une sélection des meilleures sources d’informations sur l’Union européenne aujourd’hui…

1. La revue de presse quotidienne de Touteleurope

Offrant tous les jours à la fois un regard large et accessible sur l’actualité européenne, la revue de presse quotidienne de Touteleurope se présente sous la forme d’une synthèse sur le grand sujet du jour et les articles français et européens qui y sont liés, ainsi qu’un panorama des articles du jour sur l’UE dans la presse française par thème et dans la presse européenne.

2. Le briefing quotidien de Contexte

Plus denses et plus techniques, les briefings quotidiens de Contexte sont tout autant indispensables en faisant le tour de l’actualité du jour et proposant des indiscrets et un agenda des principales réunions institutionnelles. Au-delà du briefing « général », 4 briefings thématiques : énergie, transports, numérique et territoires complètent l’offre réservée aux abonnés.

3. Le Brussels Playbook de Politico Europe

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Plus récent dans le paysage, et extrêmement bien informé sur les grands et les petits événements bruxellois dans les affaires européennes, la lecture du « Brussels Playbook » de Politico Europe est très recommandée. Son auteur Ryan Heath est notamment l’ancien porte-parole de Neelie Kroes, la Commissaire néerlandaise au digital sous Barroso.

4. La lettre de la Fondation Robert Schuman

Véritable succès avec 200 000 abonnés et des éditions hebdomadaires en 5 langues (français, anglais, allemand, espagnol et polonais), la Lettre de la Fondation Robert Schuman se définit comme « unique en son genre » et offre un condensé de l’actualité institutionnelle et culturelle européenne. 

5. La sélection des éditeurs du Blogginportal

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Réalisée à partir d’un feed rassemblant actuellement 1 132 blogs publiant dans presque toutes les langues de l’UE, la sélection des éditeurs du Bloggingportal, quoiqu’irrégulière est rafraichissante par ses choix se portant sur des éclairages originaux et indépendants sur les grands enjeux et les principales orientations de la construction européenne.

6. Le Netvibes de Nosemonkey

Disponible sur une plateforme de curation de contenus, le Netvibes de Nosemonkey et son onglet « Must-read EU blogs », parmi une dizaine d’autres, propose une sélection des meilleures sources d’informations sur l’Union européenne, qu’il s’agisse de blogs animés par des journalistes ou des amateurs, ou de sites d’organisations agissant dans les affaires européennes.

7. La newsletter « The European Interest » de Kosmopolito

Le bloggeur Kosmopolito s’est lancé le défi réussi de publier régulièrement une newsletter sur la politique de l’UE sous la forme d’un mélange éclectique, « The European Interest » apporte le meilleur des contenus les plus inspirants sur l’UE ou les questions politiques européennes, idéalement y compris les points de vue adverses et divergents.

8. La vidéo hebdomadaire « EU Tweets of the Week: the Good, the Bad and the Ugly »

Chaque semaine, Jennifer Baker réalise sur la plateforme Vieuws, définie comme « the EU policy broadcaster », une vidéo qui fait la synthèse de se qui s’est passé sur Twitter. Une occasion, surtout pour ceux qui ne sont pas encore sur Twitter ou qui n’ont pas le temps d’y aller tous les jours de rattraper leur retard et de faire illusion.

9. Le panorama des think tanks de la Représentation permanente de la France auprès de l’UE

Tous les trimestres, l’administration qui joue le rôle d’interface entre les autorités françaises et les institutions de l’Union européenne propose un « panorama des think tanks », une sélection des principales contributions des think tanks bruxellois aux débats d’idées sur les questions européennes.

10. Le EP newshub : les eurodéputés en version 100% social media

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Dernière source, la plateforme de visualisation des conversations des eurodéputés dans les réseaux sociaux : le « EP newshub », qui donne notamment une visibilité aux thèmes les plus abordés par les élus européens, grâce au suivi des principaux hashtags utilisés.

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Quel est le profil des journalistes européens ?

À l’occasion du colloque international « L’Europe dans les médias en ligne », l’une des tables rondes s’est attachée à réfléchir à « l’information européenne face aux crises démocratiques »…

Les apprentis journalistes européens : une euro-génération Erasmus multilingue et archi-diplômée

Selon Katharina Kloss, coordinatrice éditoriale à Café Babel, les apprentis journalistes ont tous un profil assez similaire : ils ou elles sont jeunes, maîtrisent 3 langues à minima, ont déjà une expérience en rédaction, cumulent des séjours en Europe souvent dans le cadre du programme Erasmus et disposent d’une culture web native.

Quelques places dans des médias de niche, spécialisés et/ou professionnels

Au-delà des quelques correspondants installés à Bruxelles pour les grands médias d’information, le succès est loin d’être garanti car pour Fabrice Pozzoli-Montenay, vice-président de l’association des journalistes européens en France, « être un journaliste spécialisé dans les affaires européennes n’est pas une garantie pour trouver du travail en rédaction ».

Éventuellement, quelques types de presse : de niche, spécialisés et/ou professionnels, au sein desquels l’expertise européenne est un plus, accueillent avec intérêt quelques journalistes européens, même si des titres d’importance comme l’AEF pour le monde de l’éducation ou la Lettre A pour le monde de l’entreprise n’exploitent pas le filon européen.

Des opportunités dans des médias en ligne

Internet rebat les cartes traditionnelles du « gate keeping » exercés par les médias traditionnels, il est plus facile de développer un projet de médias en ligne sur l’Europe.

Pour Florian Tixier, doctorant à l’Université Libre de Bruxelles, les médias en ligne permettent de nouvelles pratiques :

  • Faculté aisée de publier des contenus multilingues, même plus anecdotique ;
  • Possibilité facilitée d’animer un réseau de correspondants/contributeurs à l’étranger ;
  • Redéfinition de ce que c’est que d’être Européen aujourd’hui.

Le financement, le talon d’Achille du journalisme européen

Plusieurs canaux de financement se complètent pour financer le journalisme européen, selon Jean-Claude Lescure, directeur du master de journalisme de l’Université de Cergy-Pontoise :

  • Le crowd-funding, qui peut à la rigueur couvrir des reportages ponctuels ;
  • Le pay-wall, qui permet de faire payer une information de qualité, comme Mediapart ou Arrêt sur images ;
  • La publicité, qui n’est pas très développée puisque le public européen n’existe pas en tant que segment marketing dans les centrales d’achat et les agences médias ;
  • Les partenariats et les soutiens directs, qui finissent toujours par rassembler les mêmes acteurs.
  • Les financements indirects via des contrats aidés du gouvernement ou des aides directes à la presse via le fond Google ou les aides de la presse en ligne.

Des sujets pour le journalisme européen qui évoluent

Tandis que certains sujets sont devenus européens comme l’immigration ou le commerce, d’autres thématiques s’européanisent et trouvent des échos dans des médias inattendus :

  • Les euromythes qui nourissent l’euroscepticisme avec de fausses infos ;
  • Les blogs politiques contestataires qui s’intéressent de près aux projets « bruxellois » ;
  • Les réseaux sociaux, qui relaient de l’information européenne qui ne passe pas par des biais journalistiques.

Au total, l’Europe devient peu à peu un espace naturel et un centre d’intérêt que des médias spécialisés traitent même si un certain populisme se développe aussi dans une presse.

La communication de l’Union européenne, « une politique de l’opinion marquée par son historicité »

Pour Philippe Aldrin et Nicolas Hubé, dans l’introduction à l’ouvrage collectif « Les médiations de l’Europe politique », la communication de l’UE ne remonte pas d’hier, bien au contraire « depuis plus de soixante ans, former et informer l’opinion, « combler le fossé » avec les citoyens est une préoccupation qui taraude les entrepreneurs d’Europe ». Quelle est la « généalogie » de cette politique de l’opinion ?

Années 1950-1960 : « avoir le droit de dire l’Europe »

« Dès les années 1950-1960, la structuration, le façonnage et l’auscultation de l’ »opinion publique européenne » sont constitués en enjeu politique majeur de l’intégration, à tout le moins de légitimation de la Commission pour avoir le droit de dire l’Europe. Dès cette époque, une véritable politique publique de l’opinion est alors amorcée. »

« La politique publique de l’opinion s’organise autour d’un diagnostic partagé au sein des milieux intégrationnistes de l’élite transnationale : le fonctionnement, les décisions et les bénéfices de l’intégration sont méconnus des « publics concernés » et du grand public ; cette méconnaissance entrave les progrès de l’idée fédéraliste et du processus d’intégration. »

Années 1960-1970 : « démultiplier les arènes d’interactions »

« Dès les années 1960-1970, l’Europe politique cherche à tisser sa légitimité en démultipliant les arènes d’interactions, qu’elles soient publiques (la salle de presse du Berlaymont) ou discrètes (groupes d’experts), qui relient ses agents aux autres univers sociaux investis dans la performation d’une politique européenne. »

« Dans un rapport daté de 1972 et dédié exclusivement à la « politique d’information de la Communauté », les parlementaires européens affirment que « l’activité d’information des Communautés doit tendre à favoriser la formation d’une opinion publique européenne autonome, celle-ci conditionnant non seulement la continuité de la politique d’unification de l’Europe, mais aussi l’avenir de la démocratie parlementaire dans la Communauté ». »

Années 1970-1990 : « mettre en instrument » et « routiniser »

« Au début des années 1970, la structuration de la Direction générale à la Presse et à l’Information (« DG-X ») et la création du programme Eurobaromètre en 1973 traduisent la mise en instruments de cette politique. L’une comme l’autre supposent la formation d’un réseau assez dense de partenaires extérieurs aux institutions communautaires mais favorables au projet d’unification de l’Europe. »

« La mise en œuvre de la stratégie consistant à produire des outputs et générer des inputs censés rendre l’unification plus désirable aux yeux des populations passe par la participation active de toute une série de professionnels : journalistes accrédités mais aussi journalistes «locaux», universitaires, les syndicats, les associations fédéralistes, les relais et réseaux d’information constitués par les chambres de commerce, les bibliothèques municipales et universitaires, etc. »

« Les contacts, transactions et échanges d’information avec les ressortissants des politiques communautaires s’organisent aussi parallèlement à travers les groupes d’experts. D’abord informels, avant de se routiniser et de s’institutionnaliser, ces groupes consultatifs rassemblent des représentants d’intérêts, des spécialistes et des fonctionnaires nationaux autour des hauts fonctionnaires de la Commission. En l’absence d’appareil bureaucratique maillant le territoire et de guichets où s’incarnerait son action, l’Europe instrumente très tôt ses relations publiques et met en œuvre de multiples opérateurs de médiation avec ses publics. »

Années 1990-2000 : « généraliser initiatives, expériences et dispositifs de concertation des publics »

« Au cours des années 1990-2000, de nouveaux dispositifs de mise en procédures de la participation des acteurs non- institutionnels et/ou privés à la politique européenne comme la « comitologie », la « gouvernance », l’« interactive policy making » ou la « directly-deliberative polyarchy », pour mentionner les dispositifs les plus emblématiques, sont venus compléter l’équipement tout à la fois conceptuel, humain, instrumental et discursif de l’Europe en matière d’opérateurs de médiations. »

« Chacun de ces dispositifs procède à une procéduralisation de la participation à l’action publique européenne, permettant à de nouveaux types d’experts, de professionnels et de stakeholders d’investir dans un cadre formalisé et normé les arènes principalement bruxelloises de l’échange politique européen. »

« Cependant, cette tendance au « tournant participatif » peut et doit d’abord se lire comme une reconfiguration des modalités (et du discours les justifiant) de cette co-production. Les responsables de la Commission ont assez vite adapté l’appareillage communicationnel de leur institution aux médias participatifs : portail internet grand public (Europa avec son immense base de données, ses forums et ses liens vers les blogs des commissaires), service d’information personnalisée (EuropeDirect), dispositifs de « dialogue » et de consultation des citoyens (le service en ligne Votre-point-de-vue-sur-l’Europe et le programme Interactive Policy Making), forums délibératifs (dans le cadre du Plan D comme « dialogue, démocratie, débat »), etc. »

Années 2000-2010 : « politiser, un enjeu des luttes interinstitutionnelles »

« Cette politisation s’explique par l’importance prise au sein de l’espace politique européen par les problèmes d’opinion ; politisation dont les principaux facteurs sont, d’abord, le changement d’horizon, de nature (de l’intégration économique à une union politique) et d’échelle (de six pays fondateurs aux vingt-huit actuels) du projet européen et, ensuite, la recomposition des rapports de force entre les États membres et les institutions communautaires mais aussi entre ces dernières. »

« Cette lutte interinstitutionnelle, qui porte pourtant sur les ressources, l’orientation et le contrôle de la politique de communication européenne, est réfrénée, euphémisée par la « culture du compromis » qui guide la conduite des relations entre les pôles du triangle institutionnel. Au point que les controverses et finalement l’échec du Livre blanc sur une politique de communication européenne présentée en 2006 par la Commissaire en charge de la « stratégie de communication » sont presque passés inaperçus. »

Au total, les luttes pour l’accès au monopole de la parole publique légitime de l’Europe permettent de retracer les différentes étapes de ce qu’il convient d’appeler une politique de communication vers le « public » de l’UE.

10 ans après le rapport Herbillon : quelles actualités des « leviers du changement » pour européaniser la vie publique ?

À l’occasion des 10 ans du rapport Herbillon sur la « fracture européenne », l’occasion se présente de mesurer l’étendue du chemin qui reste à parcourir « pour changer d’échelle et toucher un public de masse ». Quid des trois leviers du changement : la formation, la médiatisation et la proximité ?

Le levier de la formation est au point mort, encore pour longtemps ?

Pour le député Herbillon, « il s’agit là autant de la formation initiale (à l’école) que de la formation continue, autour d’un objectif : former les principaux relais que sont les élus, les fonctionnaires, les responsables associatifs et syndicaux, les journalistes et les enseignants ».

Non seulement cet effort de formation reste aujourd’hui trop ponctuel et limité à certaines professions pour les adultes, mais surtout l’ambition même de former largement les nouvelles générations à l’Europe passe en second plan, puisque l’enjeu est sous le radar des classements internationaux qui obnubilent l’Education nationale et les écoles supérieures privées.

Le levier de la médiatisation est en régression, faute de moyens ou de volonté ?

Pour le député Herbillon, « le traitement médiatique des affaires européennes est la clé de voûte de l’information sur l’Europe ».

Sur le principe, tout le monde s’accorde pour que les médias, et la télévision en particulier, doivent contribuer à rendre l’Europe plus accessible, plus ludique et plus visible. La plupart reconnait qu’il ne faut pas privilégier le seul canal de l’information, mais aussi élargir le traitement médiatique des affaires européennes à la fiction et au divertissement.

La médiatisation doit permettre la popularisation de l’Europe. Mais les médias ne fonctionnent qu’à condition qu’il existe un événement. Il faut un prétexte que l’Europe n’a jusqu’à présent pas su trouver.

10 ans après, les « prétextes » pour que l’Europe soit davantage dans les médias semblent plutôt en régression, faute de moyens dans les rédactions ou à cause d’un manque de volonté d’éveiller les publics ?

Tant que les médias ne tenteront pas d’aborder différemment la thématique européenne, il ne leur sera pas possible d’atteindre un public plus large.

Le levier de la proximité en légère progression, vouée à la dispersion éternelle des moyens ?

Pour le député Herbillon, « le débat sur l’Europe souffre d’un double déficit de permanence et de proximité. L’information doit s’adapter aux attentes et aux préoccupations des citoyens (…) Sur le terrain, les élus doivent s’approprier les questions européennes et en débattre avec leurs administrés ».

Là encore, le constat et le vœu (pieux) sont impeccables et n’ont pas pris une ride. Mais la réalité – malgré les nombreuses initiatives institutionnelles (dialogues citoyens de la Commission européenne, centres Europe Direct…) ou associatives – est toujours plus contrastée.

Pire, impliquer de façon régulière l’ensemble des acteurs de la société civile, à travers une structure permanente de débat et de consultation qui parvienne à dépasser le cercle des initiés et rassemble associations, organisations professionnelles ou syndicales, chambres de commerce, ordres ou clubs sportifs, afin d’être aussi représentative que possible de la société civile, demeure aujourd’hui inenvisageable.

Au total, les « leviers de changement » pour refonder la politique d’information et de communication sur l’Europe en France posés dans le rapport Herbillon sont restés dans les cartons, jusqu’au prochain échec d’un référendum ?

10 ans après le rapport Herbillon : l’information et la communication sur l’Europe en France, à la hauteur de la « fracture européenne » ?

Voilà 10 ans que le rapport Herbillon fait le diagnostic connu de tous sur les causes de la fracture européenne : « les responsabilités sont partagées, mais rien ne changera tant que l’on ne dépassera pas les déclarations de principe. Il est urgent de changer d’approche pour changer d’échelle ». Où en est la France par rapport aux 40 propositions pour européaniser la vie publique en France et mieux informer les Français sur l’Europe ?

Aucune adaptation des structures gouvernementales

Parmi les propositions portant sur les administrations publiques, les changements sont très limités.

1 – Donner au ministre des Affaires européennes un véritable rôle d’impulsion et de coordination en matière de communication sur l’Europe :

  • Ni direction interministérielle placée auprès du ministère aux Affaires européennes
  • Ni correspondant pour la communication sur l’Europe désigné dans chaque ministère

2 – Instaurer des conseils interministériels réguliers sur les affaires européennes

  • Ni conseil interministériel sur les affaires européennes, présidé par le Premier ministre
  • Ni conseil restreint sur les questions européennes, présidé par le chef de l’État

3 – Lancer une Conférence nationale du débat public sur les affaires européennes

  • Jamais rassemblé des représentants des pouvoirs publics, du milieu associatif, du milieu syndical, des médias, du milieu enseignant et des élus

4 – Confier au ministre délégué aux Affaires européennes la tenue d’une conférence de presse hebdomadaire sur l’Europe

  • Jamais de point aussi régulier sur l’agenda législatif européen et les principaux dossiers d’actualité

5 – Européaniser la composition des cabinets ministériels

  • Jamais au moins un ressortissant d’un État membre de l’UE dans chaque cabinet ministériel

6 – Intégrer la dimension européenne dans l’exposé des motifs des projets de loi

  • Ni articulation des mesures envisagées avec le droit communautaire
  • Ni l’état des règles en vigueur dans plusieurs autres pays européens

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Refondation partielle de Sources d’Europe avec Touteleurope

Les propositions portant sur le centre d’information sur l’Europe en France ont été partiellement mises en œuvre.

7 – Transformer Sources d’Europe en un service propre du Ministre délégué aux Affaires européennes

  • Les pôles « information et communication sur l’Europe » et « animation du réseau national » existent à peu près
  • Les pôles « formation » et « recherche et publications » sont restés lettre morte

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Implication réduite des parlementaires nationaux

Parmi les propositions visant les parlementaires nationaux, les avancées sont extrêmement limitées.

8 – Organiser un débat en séance publique, avant et après chaque réunion du Conseil européen

  • Encore que très rarement de débat parlementaire en séance publique, dans l’hémicycle

9 – Prévoir des sessions de formation obligatoires à Bruxelles pour tous les parlementaires nationaux

  • Encore peu d’occasions d’être en contact direct avec les institutions de l’UE

10 – Adresser aux parlementaires nationaux une lettre d’information européenne du Gouvernement

  • Un « euro-kit » fut ponctuellement réalisé à l’occasion de la Présidence française du Conseil de l’UE au second semestre 2008

11 – Transformer les délégations pour l’UE de l’Assemblée nationale et du Sénat en commissions permanentes non législatives

  • Pas de changement

12 – Renforcer les liens entre les parlementaires nationaux et les députés européens

  • Pas de création de missions d’information communes entre les parlements nationaux et le Parlement européen

13 – Instaurer des Journées parlementaires sur l’Europe

  • Pas de changement

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Mobilisation réduite de l’administration au service de l’Europe

En matière d’évolutions de la formation des fonctionnaires français, les progrès sont très en retrait.

14 – Renforcer la place de la France dans le domaine de la formation au management public européen

  • Cycle des hautes études européennes pas sur le modèle de l’IHEDN, mais existe à l’ENA

15 – Instaurer un plan pluriannuel de formation continue aux questions européennes

  • Pas de formation pour les fonctionnaires de l’État lors de la nomination sur des emplois de direction

16 – Valoriser l’expérience européenne dans la carrière publique

  • Ni requis pour l’accès à certains postes
  • Ni ne figure ce critère dans les fiches de postes

17 – Recenser les fonctionnaires disposant d’une expérience européenne

  • Pas de base de données unique

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L’école, pas encore le lieu d’apprentissage de la citoyenneté européenne

Malgré l’impérieuse nécessité de traiter le sujet « Europe » à l’école, les propositions sont restées lettre morte.

18 – Inclure les notions de base sur les institutions et la culture européennes dans le « socle commun des connaissances »

  • Pas de « fondamentaux sur l’Europe » au primaire et au collège

19 – Évaluer l’acquisition des connaissances de base sur l’Europe à l’occasion du brevet des collèges

  • Pas dans l’épreuve d’histoire-géographie du brevet des collèges

20 – Ajouter la dimension européenne à l’enseignement d’éducation civique, juridique et social

  • Pas de changement significatif

21 – Former les professeurs aux questions européennes

  • Pas d’exigences requises en matière de connaissance des « fondamentaux sur l’UE », et notamment du fonctionnement des institutions et des fondements de la culture européenne

22 – Distribuer le « passeport jeunes – l’Europe en poche » à tous les lycéens

  • Pas de distribution généralisée à tous les Terminales

23 – Généraliser les jumelages électroniques entre les écoles

  • Pas de généralisation d’un système de correspondants européens

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Promotion inexistante de l’esprit européen par les valeurs du sport et l’élan de la jeunesse

Toutes les propositions visant à promouvoir l’Europe via les valeurs du sport et la jeunesse n’ont pas été suivies d’effet.

24 – Informer les jeunes sur l’Europe au cours de la Journée d’appel à la préparation de la Défense

  • Pas de module européen spécifique lors de la Journée d’appel à la préparation de la Défense

25 – Créer un « Office européen de la jeunesse »

  • Pas de « guichet unique » pour l’accès aux différents programmes proposés par l’UE : échanges de jeunes, Service volontaire européen, Erasmus, etc.

26 – Généraliser le volontariat européen en abondant son financement

  • Pas de changement significatif

27 – Instaurer des Jeux européens du sport scolaire

  • Pas de jeux européens du sport scolaire, réservés aux collégiens de chacun des pays membres de l’UE

28 – Donner une visibilité au drapeau de l’Union à l’occasion des manifestations sportives

  • Pas de drapeau européen figurant sur les maillots des sportifs

29 – Créer des « trophées européens du sport »

  • Pas de « trophées européens du sport » pour des personnalités sportives européennes, via des votes en ligne et une cérémonie retransmise à la télévision

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Popularisation de l’Europe absente par un traitement médiatique plus attractif et plus régulier

Les propositions concernant l’information et les médias n’ont pas été très reprises.

30 – Inscrire le traitement des Affaires européennes parmi les obligations du service public audiovisuel

  • Ni meilleur compte rendu régulier de l’activité du Parlement européen
  • Ni formation des cadres journalistes aux questions européennes

31 – Assurer le développement d’Euronews en lui permettant d’accéder à la télévision numérique terrestre

  • Diffusion en France encore confidentielle

32 – Promouvoir l’Europe par le divertissement et la fiction

  • Pas d’Europe déclinée à travers les jeux télévisés, les émissions de divertissement, les magazines et les fictions

33 – Encourager la production de « programmes courts » sur l’Europe

  • Pas de diffusion régulière d’un programme court sur L’Europe au quotidien, mais campagne ponctuelle en 2008 et 2010 sur les fonds européens

34 – Lancer un prix « Europorter » entre les écoles de journalisme

  • Davantage de catégories pour le prix Louise Weiss du journalisme européen, notamment auprès des étudiants des écoles de journalisme

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Recours faible aux symboles pour développer une conscience européenne

Seule la proposition portant sur le double pavoisement des édifices publics est aujourd’hui largement pratiquée.

35 – Instaurer le double pavoisement des édifices publics

  • Aujourd’hui largement pratiqué

36 – Donner une visibilité à la Journée de l’Europe : rendre le 9 mai plus populaire, par la création d’« Eurofolies »

  • Faire descendre l’Europe dans la rue demeure un défi chaque année

37 – Matérialiser la solidarité européenne

  • Pas de changement significatif

38 – Créer un timbre européen

  • Pas de changement significatif

39 – Créer un ordre européen de décorations

  • Pas de changement significatif

40 – Encourager les vœux télévisés des chefs d’État ou de Gouvernement de l’Union aux ressortissants d’autres États membres

  • Pas de changement significatif

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Au total, 10 ans après, les 40 propositions du rapport Herbillon sont restées dans leur immense majorité lettre morte, ce qui laisse imaginer l’état de la « fracture européenne » en France.