9 novembre 2009 : la communication de l’UE sur les 20 ans de la chute du rideau de fer et de l’Allemagne et de la France sur les 20 ans de la chute du mur de Berlin

Alors que l’actualité médiatique est dominée pendant quelques jours par la commémoration de la chute du mur de Berlin et du rideau de fer (voir par exemple l’opération « Radio France fait le mur » (radiofrancefaitlemur.fr) pendant 24 heures, les différentes chaînes se fondront en une seule antenne, Radio France Berlin), quelles sont les initiatives de communication pour l’UE et pour des États-membres tels que l’Allemagne ou la France ?

Communiquer sur les 20 ans de la chute du rideau de fer : une priorité de l’UE

Conformément à la déclaration conjointe « Communiquer sur l’Europe en partenariat » adoptée en octobre 2008, le triangle institutionnel communautaire (la Commission européenne, le Parlement européen et le Conseil de l’UE) a décidé de faire du 20e anniversaire des changements démocratiques en Europe centrale et orientale l’une des priorités inter-institutionnelles de communication de l’UE pour 2009.

Objectifs de la communication de l’UE sur les 20 ans de la chute du rideau de fer :

  • Célébrer le début de la transition démocratique des États d’Europe centrale et orientale ;
  • Commémorer un événement capital dans l’histoire de la construction européenne ;
  • Fêter la fin de la division du continent et l’élargissement.

Signature de la communication de l’UE sur les 20 ans de la chute du rideau de fer : « 1989 – 2009 : L’Europe, libre et unie »

Un label de l’UE sur les 20 ans de la chute du rideau de fer :

  • Offrir un parrainage officiel de l’UE ;
  • Assurer cohérence et visibilité aux actions de communication ;
  • Garantir un niveau optimal d’harmonisation et de qualité.

Un site de l’UE sur les 20 ans de la chute du rideau de fer : europa1989-2009.eu

  • Découvrir les événements historiques avec carte et frise historique interactives ;
  • Célébrer avec un calendrier des événements labellisés dans les 27 États-membres ;
  • Se souvenir avec témoignages et archives audio et vidéo ;
  • Écouter avec un mélange de voix et de sons de l’ancien bloc soviétique.

Communiquer sur les 20 ans de la révolution paisible et de l’unité pour l’Allemagne

La stratégie de communication de l’Allemagne s’appuie sur :

  • Un logo « liberté, unité et démocratie » ;
  • Un site officiel du gouvernement : freiheit-und-einheit.de ;
  • Un site événementiel « MauerFall » (mauerfall09.de) avec 3 rubriques correspondant aux 3 objectifs : Révolution paisible pour la dimension historique / 9 novembre pour la dimension festive / Scènes de Berlin pour la dimension contemporaine.

Communiquer sur les 20 ans de la chute du Mur de Berlin pour la France

Les autorités françaises indiquent leurs objectifs :

  • Chute du mur de Berlin : ouverture anticipée des archives diplomatiques, pour la dimension commémorative ;
  • Célébration à Paris du 20e anniversaire de la chute du mur de Berlin, pour la dimension festive.

Il s’agit d’un spectacle musical et multimédia de 25 minutes, lundi 9 novembre, place de la Concorde (795 000 euros intégralement financés de par de grandes entreprises) :

  • 27 violoncellistes seront mis en scène sur 27 « stèles » de 3 à 5 m de haut recréant l’univers graffité du Mur ;
  • Projection d’images sur les façades de l’Hôtel de Crillon et du ministère de la Marine ;
  • En fond, la porte de Brandebourg sera recrée Rue Royale.

Quel bilan pour ces actions de communication festives et commémoratives ?

Les plus :

  • Stratégie claire et cohérente pour des projets susceptibles de toucher un public local
  • Relative visibilité avec l’utilisation d’un logo unique à l’UE pour tous les projets

Les moins :

  • Segmentation auprès des seuls réseaux européens intégrés
  • Déconcentration sans retombées médiatiques importantes

9 novembre 2009 – 9 mai 2010 : 6 mois pour changer le regard des Européens sur la construction européenne

Entre le 9 novembre 2009, commémorant la chute du Mur de Berlin, et le 9 mai 2010 célébrant la Journée de l’Europe, l’Union européenne dispose de 6 mois – jour pour jour – pour communiquer sur l’histoire et les avancées de la construction européenne…

2 rendez-vous historiques pour communiquer sur les actes fondateurs et les symboles de la construction européenne

La commémoration des 20 ans de la chute du Mur de Berlin et la célébration des 60 ans de la Déclaration Schuman le 9 mai 1950, date choisie depuis 1986 par tous les États membres pour fêter la Journée de l’Europe sont des rendez-vous historiques particulièrement forts qui justifient d’exploiter pleinement leur potentiel de communication, partiellement mis à profit jusqu’à présent.

La résonance médiatique ainsi que le degré d’attachement populaire de ces événements justifient de communiquer sur l’histoire de la construction européenne avec une double orientation stratégique :

  • Donner une dimension festive à ces événements en organisant des événements attirant un large public pour en faire des rendez-vous populaires à l’occasion desquels des informations sur les grandes étapes de la construction européenne seraient transmises.
  • Donner une dimension commémorative à ces événements, en permettant aux citoyens européens de se réunir autour des symboles de la construction européenne et de ses actes fondateurs.

6 mois cruciaux avec l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne pour communiquer sur les avancées concrètes de la construction européenne

Entre ces deux événements qui constitueraient comme les cérémonies d’ouverture et de clôture, une série d’initiatives sur « la vie quotidienne » de l’Union permettrait d’inscrire l’Europe dans le quotidien et de créer ainsi l’événement pendant les 6 mois.

L’importance institutionnelle ainsi que les nombreuses retombées liées à l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne, prévue le 1er décembre prochain, justifient de communiquer sur les avancées concrètes de la construction européenne avec une double orientation stratégique :

  • Donner une dimension ludique à ces initiatives en communiquant avec simplicité sur les réalisations concrètes et contemporaines de l’UE.
  • Donner une dimension pédagogique en informant sur le nouveau fonctionnement institutionnel de l’Union et les nouveaux pouvoirs des citoyens européens liés à l’application du traité de Lisbonne (voir le dossier « Comprendre le traité de Lisbonne » réalisé par la Fondation Robert Schuman).

Ainsi, avec ce planning stratégique de la communication européenne, l’Europe comme construction d’un espace de droits et de liberté prendrait tout son sens et le regard des Européens sur la construction européenne pourrait ainsi changer.

LIFE, L’Instrument Financier pour l’Environnement : comment l’évolution du programme consacre l’importance de la communication ?

Depuis 1992, LIFE – acronyme de L’Intervention Financière pour l’Environnement – est l’instrument de financement de l’Union européenne consacré aux projets environnementaux. Les évolutions successives du programme traduisent à chaque fois la place sans cesse plus importante accordée à la communication…

LIFE correspond à la mise en place de 3 programmes :

  • LIFE-Nature : finance le réseau Natura 2000 de sites écologiques européens ainsi que d’autres actions de préservation et d’étude de la biodiversité en Europe ;
  • LIFE-Environnement : finance des actions innovantes dans le domaine de l’environnement, comme la dépollution des eaux, le traitement des déchets…
  • LIFE-Pays Tiers : finance la mise en place dans les pays voisins de l’Union des structures nécessaires à l’essor de la conservation de la nature.

1er âge de la communication avec Life I (1992-1995) & II (1996-1999) : le programme communautaire est porté par quelques actions ponctuelles de communication

Aucune stratégie de communication à proprement parler ne se dégage à l’échelle du programme :

  • Certes quelques exceptions – comme les « LIFE Week » et « Green Week » – sont des occasions de communiquer sur le programme LIFE. Mais, la plupart du temps, les actions de communication sont scindées entre les trois volets de LIFE: LIFE-Nature, LIFE-Environnement et LIFE-Pays tiers.
  • Surtout, il existe dans les États bénéficiaires un foisonnement d’actions de communication menées directement par les porteurs de projet puisqu’environ 10% de leur financement doit être réservé à des actions de communication.

Selon le Rapport d’évaluation de la cohérence de LIFE II d’Arthur Andersen de juin 1998, la communication comporte plusieurs faiblesses.

Faiblesses de la communication au niveau national

  • L’insuffisance de la mise en réseau entre les bénéficiaires des différents Etats.
  • Le manque de dissémination des résultats auprès des publics cibles intéressés ou susceptibles de l’être.
  • Un déficit de communication auprès des autorités nationales.

Faiblesses de la communication au niveau européen

  • Un manque de communication auprès des autres services de la Commission européenne susceptibles d’intégrer les résultats de LIFE dans d’autres politiques communautaires.
  • Un problème de communication interne, avec un certain blocage « culturel » des unités thématiques plus intéressées par le développement des instruments législatifs que par des expériences de terrain.
  • Une démarche trop « individuelle » dans la gestion et dans la diffusion des résultats.

Ainsi, la communication des Life I& II se réduit à :

  • des actions communautaires pour informer les porteurs de projets potentiels ;
  • des actions nationales pour diffuser les résultats des bénéficiaires.

2e âge de la communication avec Life III (2000 -2004 puis 2006) : le programme communautaire est doté d’une stratégie de communication globale

L’unification des trois volets de LIFE (LIFE-Nature, LIFE-Environnement et LIFE-Pays tiers) au sein d’une même Unité le 1er février 2001 et la responsabilisation des Unités thématiques permettent d’envisager une communication globale qui faisait jusqu’à présent défaut.

Un objectif général de communication globale à LIFE est défini, i.e. mettre en avant la valeur ajoutée de l’intervention européenne pour en montrer la pertinence en termes d’appui, d’accompagnement et de mise en réseau des acteurs (« L’Europe/LIFE agit avec vous »).

Des objectifs opérationnels sont proposés :

  • mieux valoriser les résultats afin de favoriser le transfert des enseignements des projets vers d’autres utilisateurs ou d’autres politiques européennes ;
  • davantage impliquer les États bénéficiaires de LIFE en leur donnant un rôle actif dans l’amélioration de la communication sur LIFE ;
  • accroître la visibilité institutionnelle et générale de LIFE en donnant une image d’ensemble (« européanité », proximité et qualité de vie).

Des publics-cibles à partir desquels seront déclinées les différentes actions de communication sont identifiés :

  • des cibles « partenaires » : les bénéficiaires actuels des projets, les autres services de la Commission, les autres institutions de l’Union, dans les États bénéficiaires: les Ministères, services de l’Etat en régions, collectivités locales et régionales…
  • des cibles intermédiaires : les organismes relais (associations sectorielles, ONG, réseaux de collectivités, etc.), les médias spécialisés, professionnels ou grand public.
  • des cibles externes et partenaires potentiels : les bénéficiaires potentiels, les « utilisateurs » potentiels des résultats, les professionnels de l’environnement et le grand public.

Une typologie d’actions est prévue :

  • des « bonnes pratiques » de communication procédant d’une communication « interactive », elles n’exigent pas nécessairement d’engagement financier et relèvent essentiellement de l’action de l’Unité LIFE, des unités thématiques et des responsables de LIFE dans les Etats bénéficiaires. Il s’agit ici de progressivement changer les pratiques des membres de ces Unités et de les encourager à mieux communiquer.
  • des « produits » de communication, procédant d’une communication « instrumentale », ces actions représentent un engagement financier et sont plutôt du ressort des équipes externes de communication, sous le pilotage de l’Unité LIFE. Il s’agit ici de productions concrètes (site web, brochures, etc.), qui amélioreront la visibilité de LIFE.

Ainsi la stratégie de communication de Life III repose sur la conjugaison de l’Europe, de la proximité du citoyen et de la mise en réseau des acteurs de l’environnement afin de rapprocher LIFE du citoyen et d’exprimer le rôle de facilitation et d’accompagnement de LIFE tout au long de la mise en œuvre de l’action en faveur de l’environnement.

3e âge de la communication avec Life+ (2007 -2013) : le programme communautaire est composé d’un volet « Information et communication »

Avec le programme Life+, on assiste à une véritable consécration de la communication, qui devient une mission à part entière du financement communautaire en faveur de l’environnement.

LIFE+ est organisé en 3 nouveaux volets :

  • LIFE+ Nature et biodiversité : prolonge et complète l’ancien programme LIFE Nature contribuant à l’application des directives «Oiseaux» et «Habitats» et à l’animation du réseau Natura 2000 (au moins 50 % du budget) ;
  • LIFE+ Politique et gouvernance en matière d’environnement : prolonge et complète l’ancien programme LIFE Environnement avec une attention particulière pour le changement climatique, l’environnement, la santé et la qualité de vie, ainsi que les ressources naturelles et les déchets ;
  • LIFE+ Information et communication : nouveau volet pour cofinancer les projets relatifs à la diffusion des informations et aux campagnes de sensibilisation aux problèmes liés à l’environnement, à la protection de la nature et à la conservation de la biodiversité.

Ainsi, avec Life+ Information et communication, la place éminemment importante de la communication est reconnue pour :

  • Valoriser les acquis de LIFE en matière de gestion de l’environnement européen ;
  • Informer le citoyen/contribuable européen de la bonne utilisation des moyens financiers mis de la Commission
  • Justifier l’existence même de LIFE auprès du grand public.

Ouverture de l’Année européenne 2010 de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale

C’est avec une conférence : « La pauvreté, entre perceptions et réalités: le défi de la communication » que l’Année européenne 2010 s’est officiellement ouverte, le 29 octobre dernier à Bruxelles…

Pourquoi communiquer sur la pauvreté et l’exclusion sociale en Europe en 2010 ?

Comme nous l’analysions en décembre dernier « Les Années européennes sont-elles un outil de communication efficace ? », ces initiatives visant à faire évoluer les mentalités ou les comportements sur un thème sont :

  • des campagnes de sensibilisation relativement efficaces pour attirer l’attention des gouvernements nationaux sur un sujet de préoccupation ;
  • des actions d’information aux effets encore limités auprès du grand public ;
  • un outil de communication judicieux pour fédérer des réseaux de relais.

Aussi, « malgré une amélioration globale des conditions de vie en Europe au cours de ces dix dernières années, la pauvreté et l’exclusion sociale demeurent un sujet de préoccupation » justifiant d’encourager solidarité, égalité et tolérance, tout en luttant contre les stéréotypes et la stigmatisation :

  • 79 millions de personnes vivent en deçà du seuil de pauvreté, soit 16 % de la population européenne ;
  • 19% des enfants sont menacés de pauvreté, soit 19 millions d’enfants ;
  • 1 Européen sur 10 vit au sein d’un ménage où personne ne travaille.

Comment communiquer sur l’année européenne 2010 contre la pauvreté et l’exclusion sociale ?

D’abord, il s’agit de connaître l’état de l’opinion.

La Commission européenne publie donc un Eurobaromètre sur la pauvreté, l’exclusion sociale et sur la perception par les Européens des conséquences sociales de la crise : le phénomène : la pauvreté est répandue dans leur pays pour 3/4 des citoyens européens en moyenne ;

  • les causes : un taux de chômage élevé et une insuffisance des salaires et des traitements sont les explications «sociétales» pour la moitié des citoyens européens en moyenne. Quant à la 1e cause «personnelle», c’est le manque d’éducation, de formation ou de qualifications.
  • les victimes : les chômeurs représentent le groupe le plus exposé pour plus de la moitié des Européens, devant les personnes âgées, en emploi précaire; handicapées et souffrant d’une maladie de longue durée également parmi les plus vulnérables.
  • les effets : la pauvreté entrave l’accès à un logement décent pour près de neuf Européens sur dix et limite l’accès à l’enseignement supérieur ou à la formation pour adultes pour huit répondants sur dix
  • les mesures à prendre : les gouvernements nationaux doivent agir de toute urgence contre la pauvreté aux yeux de 89 % des Européens en moyenne. Si l’UE n’est pas la première instance dans la lutte contre la pauvreté, son rôle dans ce combat est néanmoins perçu comme important pour beaucoup. Le Fonds social européen représente 10 % du budget annuel de l’UE.

Ensuite, il convient de définir des objectifs.

La Commission européenne publie donc un document-cadre stratégique sur les priorités et les orientations pour les activités relatives à l’Année européenne 2010 :

  • Reconnaissance : reconnaître le droit fondamental des personnes en situation de pauvreté et d’exclusion sociale à vivre dans la dignité et à prendre une part active dans la société ;
  • Responsabilité partagée et participation : accroître l’adhésion du public aux politiques d’inclusion sociale, en soulignant la responsabilité collective et individuelle dans la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale et en favorisant l’engagement de tous ;
  • Cohésion : promouvoir une plus grande cohésion dans la société et faire en sorte que nul ne doute des avantages que comporte, pour tous, une société sans pauvreté ;
  • Engagement et action concrète : renouveler l’engagement de l’UE et des Etats membres de lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale et y associer tous les niveaux.

Enfin, il faut déterminer dans le cadre d’un budget des actions ciblées s’inscrivant dans un planning.

Cibles :

  • grand public,
  • personnes confrontées à la pauvreté et à l’exclusion
  • autres groupes sociaux et institutions susceptibles d’orienter les politiques d’inclusion sociale ou d’avoir une influence sur ces politiques (par exemple: partenaires sociaux, décideurs politiques, autorités nationales, régionales et locales, chefs d’entreprise, employeurs, médias et organisations représentant la société civile).

Temps forts communautaires :

  • Conférence d’ouverture sous présidence espagnol (janvier 2010) ;
  • 9èmes rencontres européennes des personnes en situation de pauvreté (mai 2010) ;
  • 9ème Table ronde européenne sur la pauvreté et l’exclusion sociale (octobre 2010) ;
  • Conférence de clôture sous présidence belge fin 2010.

Budget :

  • Enveloppe totale de 17 millions d’euros affectée à l’Année européenne 2010 sur le budget de l’UE,
  • dont 9 millions au maximum consacrés à des activités dans les États membres.

Actions à l’échelle européenne :

  • Une campagne d’information et de sensibilisation ;
  • Un site Internet dédié à l’évènement : 2010againstpoverty.eu.

Quelle stratégie de communication pour la France ?

Selon le « Programme national de l’Année européenne 2010 de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale », la Direction générale de l’action sociale (DGAS) du Ministère du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville sera en charge du pilotage stratégique de l’année.

La stratégie de communication repose sur le message principal que « la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale est un élément essentiel de la cohésion sociale et du développement durable de notre société ».

Pour atteindre les objectifs de l’année et toucher ces publics, la communication en France se développera à 2 niveaux :

  • une communication événementielle et/ou médiatique assurant la visibilité de l’année européenne,
  • une communication pédagogique visant une prise de conscience sur le long terme.

La France s’associera aux manifestations organisées par la Commission européenne et les présidences espagnole et belge du Conseil de l’Union et organisera des temps forts durant l’année 2010 :

  • Cérémonie nationale d’ouverture de l’année (après le colloque d’ouverture européen) : poser le fil conducteur de l’année en France : la lutte contre la pauvreté est l’un des éléments essentiels d’une politique de cohésion sociale et de développement durable.
  • Trois séminaires nationaux décentralisés en région : illustrer le fil conducteur (exemple : mobilisation des entreprises en faveur des personnes éloignées de l’emploi, déclinaison territoriale des dispositifs d’accompagnement social et professionnel…).
  • Séminaires transfrontaliers ou inter Etats membres : en fonction des propositions des Etats partenaires intéressés par des projets communs.
  • Cérémonie de clôture nationale (avant le colloque de clôture européen) : tirer bilan des dispositifs, savoir-faire, comportements mis en place, transformés ou à pérennisés et recenser les préconisations remontées tout au long de l’année par l’ensemble des parties prenantes.

Le budget indicatif d’un montant de 1.5 million d’euros est financé à 50% par l’UE :

  • Cérémonie d’Ouverture : 80.000€
  • Cérémonie de Clôture : 80.000€
  • Séminaires nationaux décentralisés et/ou séminaires transfrontaliers : 350 000€

Si l’Année européenne 2010 s’inscrit dans les bonnes pratiques héritées des Années européennes précédentes :

  • stratégie de communication claire et cohérente pour des projets susceptibles de toucher un public au-delà des parties directement concernées ;
  • utilisation d’un logo unique à l’UE pour tous les projets, même ceux qui ne bénéficient pas du soutien financier au titre du budget national consacré à l’Année européenne ;
  • bon éventail de projets ayant un potentiel de diffusion élevé, avec des activités spécifiques, plutôt locales ;

alors l’Année européenne 2010 de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale devrait faire évoluer le traitement de la pauvreté dans les médias européens, ou encore la communication publique des Etats membres sur les politiques d’inclusion sociale.

Création d’un prix de la capitale verte de l’Europe : Stockholm, première lauréate pour 2010

Sur le modèle de la compétition pour le titre de capitale européenne de la culture lancé par le Conseil européen en 1985, la Commission européenne vient de créer– à partir de 2010 – un prix annuel de capitale verte de l’Europe…

Quel raisonnement de communication conduit à créer un prix de la capitale verte de l’Europe ?

Au-delà d’une attente latente des citoyens européens de rendre l’environnement des milieux urbains plus écologiques et d’améliorer la qualité de vie de ses citoyens, la création d’un prix de la capitale verte de l’Europe repose sur la conjonction entre l’observation de constats et la formulation d’un besoin :

Constats observés sur la protection de l’environnement et les acteurs locaux en Europe :

  • l’Europe est aujourd’hui une société essentiellement urbaine, avec quatre Européens sur cinq vivant dans les villes ;
  • les autorités locales jouent un rôle important dans l’engagement à de véritables progrès pour l’environnement.

Besoin formulé par les acteurs publics locaux lors d’une réunion en mai 2006 à Tallinn, en Estonie : le « Mémorandum Tallinn » plaide pour la création d’un système européen d’attribution annuelle de la capitale verte. Aujourd’hui, cette initiative est soutenue par plus de 40 grandes villes européennes, dont 21 capitales de l’UE.

Quelle stratégie de communication induite pour créer un prix de la capitale verte de l’Europe ?

Au-delà d’une réponse de nature normative et contraignante, la Commission européenne prend le parti pris que c’est par l’incitation financière, la communication et la « compétition amicale » que les villes peuvent devenir des modèles pour résoudre les problèmes d’environnement et améliorer la qualité de vie des citoyens.

Les objectifs du prix de la capitale verte de l’Europe visent à promouvoir et à récompenser les efforts des villes qui :

  • s’engagent sur des objectifs permanents et ambitieux d’amélioration de l’environnement et du développement durable ;
  • peuvent servir de modèle aux autres villes et promouvoir les meilleures pratiques pour toutes les autres villes européennes.

Les moyens du prix de la capitale verte de l’Europe consiste à installer une marque et repose donc sur la promotion d’une identité graphique dédiée :

  • un logo, clé de l’identité graphique ;
  • un slogan, véritable devise européenne de la Capitale verte : « les villes vertes – apte à la vie » ;
  • une charte graphique complète contenant des lignes directrices de conception et toute une série de visuels ;

Ces outils soutiennent les efforts de marque donnée aux villes couronnées, qui seront les seules pendant une année à labelliser leur communication et à augmenter la sensibilisation de leurs publics.

Premiers lauréats du prix de la capitale verte de l’Europe

Lors d’une cérémonie à Bruxelles le 23 février 2009, à partir de 35 villes candidates, 8 finalistes ont été choisies par le comité d’évaluation et 2 premières capitales verte de l’Europe ont été annoncées :

  • 2010: Stockholm ;
  • 2011: Hambourg.

La Commission lance désormais le prix pour 2012 et 2013. La date de clôture pour le dépôt des candidatures est fixée au 1er février 2010.