Comment raconter l’Europe ?

Parent pauvre dans l’actualité, l’information européenne – malgré les évolutions majeures de l’Europe – évolue marginalement en France. Comment comprendre cette situation préoccupante, grâce à une interview de Jean Quatremer publiée au cours de l’été ?

Le métier de journaliste à Bruxelles : pas un correspondant étranger, mais un rubricard

Jean Quatremer, journaliste à Libération, se définit comme un spécialiste de l’Europe dont le rôle est à la fois de faire la pédagogie de l’Europe à Bruxelles « expliquer en racontant des histoires » et en même temps de faire de l’investigation sur l’Union européenne : « montrer les dysfonctionnements », une autre forme de pédagogie.

Le journaliste européen se positionne plutôt, sans doute comme la plupart de ses confrères, comme un spécialiste de la politique européenne, pas de toutes les politiques de l’UE. Les sujets européens ont vocation à être traités par tous les journalistes : le correspondant bruxellois donne une vision européenne à des actualités qui sont traitées avec lui par les spécialistes sectoriels le tout en résonance avec le débat public national.

L’évolution du métier de journaliste européen, c’est le passage d’un rôle de suiveur de l’actualité imposée par les institutions européennes – aujourd’hui bien mieux maîtrisé par les nombreuses dépêches d’agences de presse – à un rôle de créateur d’événement afin d’imposer à l’agenda une affaire, au-delà des actualités incontournables. Se saisir des dysfonctionnements joue comme un révélateur du projet européen, de ses avancées et de ses limites.

La couverture médiatique de l’Europe en France : plutôt un problème d’offre que de demande

Le paysage médiatique est très différent selon le type de médias.

Du côté de la presse écrite, globalement l’information européenne est disponible – la presse écrite nationale dispose globalement de correspondants permanents à Bruxelles tandis que la presse régionale recours davantage aux pigistes.

En ligne, l’information européenne est abondante et de qualité dans les médias spécialisés.

Le problème se situe plutôt dans l’audiovisuel (radio et TV). Si Radio France peut assurer une couverture honnête, la 1e radio privée RTL ne dispose d’aucun correspondant, Europe 1 d’une journaliste qui pige pour plusieurs titres… Et c’est pire à la TV, ni TF1, ni aucune chaîne d’info en continu ne font travailler des spécialistes de l’Europe tandis qu’Arte, enfin, s’est doté d’un correspondant à Bruxelles.

Lorsque des personnalités européennes sont invitées à s’exprimer dans l’audiovisuel français, les questions porteront immanquablement sur la politique nationale française.

Résultat, les grandes chaînes TV restant la 1e source d’information pour les Français, ceux-ci se plaignent à juste titre d’être mal informés sur l’Europe, même s’ils ne font aucun effort pour corriger leur insatisfaction.

Le problème de la formation des journalistes à l’Europe

Certes, Jean Quatremer concède qu’on ne peut pas faire boire un âne qui n’a pas soif, sous-entendu que les rédacteurs en chef ne ressentent pas le besoin de davantage parler d’Europe, en particulier à la télévision.

Mais, surtout les futurs ou jeunes journalistes ont des lacunes persistantes en matière de connaissances sur l’Europe, ses institutions et leurs fonctionnements ; pointant du doigt la formation dans les écoles de journalisme.

Pour comprendre l’Europe, il faut avoir étudié l’économie et le droit – deux matières qui sont les angles morts de la formation à la française.

Pour voir la vidéo intégrale :

Davantage d’information européenne dans les médias, à fortiori audiovisuels, ne pourra se faire sans une meilleure formation de tous les journalistes permettant de combler le déficit actuel.

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Discours de la méthode de la politique européenne de Macron

Conseiller Europe à Bercy, puis lors de la présidentielle et ensuite à l’Élysée, le dorénavant Secrétaire d’État chargé des Affaires européennes, Clément Beaune, partage un véritable discours de la méthode de la politique européenne mise en œuvre par le président de la République. Une lecture, dans la revue de l’IFI, passionnante et instructive…

Attentes croissantes des citoyens à l’égard de l’Europe : une réelle nouveauté minimisée

Attentif observateur des mouvements de l’opinion publique, les attentes croissantes des citoyens constituent un changement de paradigme important et inédit. Dorénavant, selon Clément Beaune, « les citoyens ne critiquent pas tant l’Europe pour son intrusion dans les compétences nationales que pour son inaction face aux défis communs. (…) Aujourd’hui, on s’attend à ce que l’Europe agisse, on la critique quand elle ne le fait pas, ou peu, ou tard ».

Ce besoin d’Europe est lié au fait que « désormais, tous les défis européens sont externes » et touchent au rapport de l’Europe au monde : migrations, protection des frontières, sécurité et défense, changement climatique, bouleversement numérique, mondialisation commerciale, santé…

Ce renversement de l’agenda européen des priorités des citoyens représente une opportunité et « dessine la matrice d’un projet européen qui doit revoir ses méthodes comme sa substance pour incarner une puissance ferme, rapide et audible dans un monde brutal que les Européens redécouvrent ».

Vision programmatique de la politique européenne de la France : la fameuse “souveraineté européenne”

Contre « le charme discret de la décadence » mélange de vraie « peur du déclin » et de faux « sentiment confortable de vivre en paix dans une bulle protectrice », le programme européen de Macron vise à « retrouver le sens du monde et le goût de l’avenir » afin que les Européens parlent le langage de la puissance sans perdre la grammaire de la coopération.

Afin de réconcilier l’Europe et les Européens, l’Europe politique doit se doter aujourd’hui de quatre attributs indispensables à toute communauté politique qui dure et s’affirme :

  • Des frontières claires : une révision de « la passion européenne de l’élargissement », des partenariats revus avec les puissances étrangères comme la Turquie et bien entendu un Brexit maîtrisé ;
  • Des institutions adaptées et efficaces : un cadre institutionnel unique avec des formats différenciés selon les sujets autour de « Trois Europe », celle des valeurs et du marché, celle des coopérations pragmatiques ad hoc et l’avant-garde du socle franco-allemand ;
  • Un agenda de puissance : indépendance industrielle, renforcement du marché intérieur (banque, finances, numérique) et lutte contre le dumping interne, nouveau logiciel de la politique commerciale et soutien à la démographie ;
  • Un sentiment d’appartenance : ni un luxe, ni une lubie « européiste », pourquoi pas rêver que le premier homme sur Mars sera européen »…

Avec honnêteté, Clément Beaune revient sur « la notion de souveraineté européenne, parfois mal comprise par nos partenaires de l’Union mais de plus en plus reprise » qu’il définit comme « la capacité à défendre ou promouvoir ses intérêts et ses valeurs ; ce que l’Europe n’ose encore ni faire ni penser sans quelque pudeur liée à son égarement colonial, à l’effondrement des guerres mondiales, à son expérience totalitaire. Pourtant, l’Europe « géopolitique », appelée de ses vœux par Ursula von der Leyen en particulier, est l’enjeu réel de la décennie qui vient : exister sur la carte ou subir la loi des autres. ».

Vadémécum de la démarche européenne de Macron

Présentée comme « une rupture méthodologique », la méthode européenne du président de la République repose sur 4 piliers :

  • Avant tout, le socle franco-allemand au-delà de la célébration ou de la confrontation, une relation de travail reposant sur la patience et la constance ;
  • Parler à tout le monde, un travail de réseau européen tous azimuts, en bilatéral ;
  • Un réinvestissement français dans les institutions européennes : suivi des nominations importantes et groupe politique au Parlement européen ;
  • Une stratégie de changement reposant sur la coopération quotidienne et l’interpellation régulière via des discours ou des interviews à la presse.

Avec Clément Beaune en homme de l’ombre puis sous la lumière médiatique au sein du gouvernement, la feuille de route européenne de la France est, comme rarement par le passé, théorisée et appliquée – reste à en attendre davantage de résultats.

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GolfGate : décryptage d’une communication de crise désastreuse

En moins d’une semaine, avant même la fin de l’été, l’un des piliers de la Commission européenne, l’Irlandais Phil Hogan, à la tête du Commerce, l’une des rares compétences exclusives de l’UE, a remis sa démission. Que s’est-il passé pour que la gestion et la communication de crise soit si désastreuse ?

La stratégie de réponse à la crise : incomplète et insincère ; donc pas crédible

Face aux accusations apparues dans la presse irlandaise sur la présence du Commissaire à une réception mondaine dans un club de golf qui n’aurait pas respecté les consignes sanitaires en vigueur, la première séquence – la plus importante – est trop faible. Pourquoi ? Parce que les explications du Commissaire sont incomplète et insincère, ce que l’on apprendra ultérieurement.

Alors que la première règle de la communication de crise consiste à parler rapidement et clairement pour dire la vérité, seule chance d’éventuellement pouvoir s’en sortir, le Commissaire européen ne mesure pas initialement l’étendue du problème ; ses propos sont vagues, imprécis et ses excuses pas suffisamment empathiques et naturelles. La première séquence, qui devait permettre d’inverser le mouvement ne va générer que doutes et suspicion.

La stratégie de résistance : neutralisée et isolée ; donc trop fragile

Si le Commissaire européen était parvenu à rassembler des soutiens à la fois au sein de son institution, au Parlement européen ou dans son pays en tant que cautions qui garantissent ses propos, la pression aurait pu se réduire en partie.

Mais, toute la classe politique irlandaise, y compris des membres du gouvernement, est vent debout contre un Phil Hogan, déjà fragilisé par sa candidature avortée à la tête de l’OMC et qui ne semble pas avoir convaincu ses collègues et surtout sa boss, la présidente de la Commission européenne qui a semblé ne pas vouloir prendre position en sa faveur en demandant des éclaircissements, une manière de ne pas trancher, ce qui ne peut ne fait que déstabiliser encore davantage le Commissaire.

La ligne de défense est donc clairsemé, Phil Hogan est neutralisé par l’absence de renfort et son isolement ne cesse de se renforcer à mesure que les révélations sur ses comportements en Irlande tombent dans la presse : il n’a pas respecté la quatorzaine en vigueur à son arrivée, il s’est déplacé dans des zones reconfinées donc interdites aux déplacements, il a été contrôlé par la police alors qu’il téléphonait au volant. S’il avait fait amende honorable, aurait-il au moins pu ne pas prêter le flanc à « l’affaire dans l’affaire ».

La stratégie de reconstruction : tardive et inédite, donc problématique

Dès la démission du Commissaire Hogan remise, tous les regards se sont naturellement tournés vers la présidente de la Commission européenne qui s’est plutôt montrée inactive, qui n’a pas semblé avoir la main ferme pour trancher dans un sens ou dans l’autre et qui a dû communiquer à deux reprises, après une première prise de parole trop sèche et brutale pour accuser réception de la démission. Le sentiment de flottement et d’indécision risque de laisser des traces.

Mais surtout, Ursula von der Leyen ne semble pas avoir montré qu’elle savait quelle boussole suivre ; la voie tardive de fixer des règles éthiques valables pour tout le Collège des Commissaires ne sera pas sans poser des problèmes de déplacements avec l’épidémie en cours.

En enfin, le remaniement attendu des portefeuilles au sein de la Commission, ce qui semblerait le plus vraisemblable pour remplacer un pilier à un poste stratégique, serait politiquement moins coûteux à long terme que de considérer le portefeuille du Commerce acquis pour le mandat à l’Irlande, laissant un précédent problématique, selon Jean Quatremer.

Au total, la séquence du #GolfGate est révélatrice non seulement qu’il n’y a plus de « silly season » en été à Bruxelles, ce que l’on savait déjà depuis longtemps, mais surtout que les règles de la communication de crise s’y applique ici comme ailleurs, une sorte de normalisation déjà largement entamée avec le précédent unique de la démission individuelle du Commissaire Dalli. Souhaitons que ce progrès dans la responsabilité ne s’accompagne pas d’une fragilisation des Commissaires face aux Etats-membres.

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Écoute des podcasts de think tanks européens

La période estivale, propice au temps libre, est le bon moment pour faire le tour des podcasts disponibles dans la sphère, en plein développement, des think tanks européens. Retour d’expériences et conseils sur les podcasts à écouter…

Bruegel : « The Sound of Economics » – un podcast expert éco/fi et perfectible

Le think tank Bruegel est l’un des vétérans dans la sphère des podcasts ; depuis 2016.

Sur le fond, la qualité du podcast est incontestable, avec des experts intervenants différents selon les thématiques abordées autour d’une focale toujours très éco/fi des affaires européennes.

Sur la forme, le rendez-vous n’est pas pleinement satisfaisant : la récurrence très fréquente, l’absence de régularité fixe dans les publications et des durées très variables voire parfois trop longues rendent le podcast imprévisible et difficile à inscrire dans sa semaine.

Au total, le podcast s’adresse vraiment à une cible restreinte à un public exigeant, à l’aise sur les questions éco/fi et plutôt déjà très bien informé des affaires européennes. Le séquençage pas suffisamment rythmé, avec l’absence de format d’échanges différents ne facilite pas l’attachement.

ECFR : « The world in 30 minutes » – un podcast géo-pol. intéressant et pédagogique

Le think tank European Council on Foreign Relations propose un podcast le vendredi soir animé par Mark Leonard, un véritable anchorman qui éclaire les sujets européens, interroge et challenge des experts géopolitiques au bénéfice d’un décryptage pertinent, argumenté des enjeux européens.

Le podcast est convaincant, tant par la variété des sujets abordés, la qualité des intervenants, le rythme de la conversation avec les relances et remarques de l’animateur et surtout le dernier segment « On the bookshelve » qui permet à chacun de partager des conseils de lecture.

Au total, le podcast, rarement techno, jamais monotone, est un rendez-vous bien installé qui s’impose grâce en particulier à la personnalité forte de Mark Leonard. Un podcast à recommander aux personnes qui s’intéressent de près à l’UE ; sans avoir besoin de s’en revendiquer expert.

International Crisis Group : « War & Peace » – un podcast international et informatif

Le think tank International Crisis Group propose, plus récemment, un podcast hebdo autour d’enjeux géostratégiques internationaux liés aux conflits et aux problèmes globaux de la planète.

Le choix des sujets en lien avec l’actualité est toujours pertinent et les podcasts d’un format court (moins de 30 min) sont toujours instructif avec des discussions entre experts de qualité, dans le constat mais aussi les propositions et les solutions éventuelles.

Au total, l’écoute de ce podcast est plus aléatoire quand on s’intéresse en priorité aux enjeux européens, selon les sujets abordés, en sachant que le temps consacré n’est jamais perdu.

Autres podcasts de think tanks européens moins installés

Plusieurs think tanks européens ont lancé des podcasts, mais ne sont pas parvenus à les installer sur toutes les plateformes et de manière régulière :

Center for European Reform (CER) : une rubrique dédiée sur leur site, des podcasts réguliers également disponibles sur Soundcloud avec 170 épisodes ; mais sans identité forte, sans personnalité mise en avant, le format podcast n’est pas pleinement exploité, ce qui est dommage.

European Policy Center (EPC) : une rubrique sur leur site avec quelques podcasts disponibles et une liste complète de 6 épisodes sur une année ; sans identité propre (nom, logo) et sans accès sur les applis pour smartphones, le format n’est pas suffisamment exploité pour vraiment percer dans le paysage.

Carnegie Europe : des podcasts au niveau du think tank global, mais peu de sujets spécifiquement européens, ce qui est dommage car l’animatrice du blog « Strategic Europe » Judy Dempsey serait un profil parfait pour animer un podcast autour d’intervenants du réseau d’experts.

En conclusion, l’investissement des think tanks européens dans le format podcast est particulièrement dynamique, certains podcasts sont parvenus à s’imposer et trouver leur public, d’autres podcasts devraient davantage exploiter les plateformes pour percer. Les think tanks français sont totalement absents pour le moment.

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Programme de travail de la DG Communication en 2020 : décentralisation et digitalisation

C’est à une accélération des tendances récentes – la décentralisation et la digitalisation de la communication européenne – que l’on doit s’attendre, selon le programme de travail de la DG Communication de la Commission européenne pour 2020. Revue annuelle des budgets, en hausse réduite à peine plus de 2%, soit 87 millions d’euros…

La décentralisation renforcée de la communication européenne

Avec près de 45% du budget, la communication décentralisée occupe une place toujours plus importante.

D’abord, la communication décentralisée des Représentations de la Commission européenne, des dialogues avec les citoyens et des actions de partenariat représente dorénavant symboliquement le premier poste budgétaire avec 22,3 millions d’euros :

  • 20,9 M€ pour les actions de communication décentralisées par l’intermédiaire des représentations de la Commission européenne dans les États membres ;
  • 1,3 M€ pour des débats publics, des manifestations et des actions de sensibilisation en favorisant le débat dans le cadre de la conférence sur l’avenir de l’Europe.

Ensuite, les Centres d’information Europe Direct « l’instrument fondamental permettant à l’Union d’aller à la rencontre des citoyens », avec 12,6 M€, vont connaître une nouvelle génération sur 2021-2025 permettant notamment de :

  • Contribuer à l’émergence et à l’intégration de la dimension européenne de la citoyenneté et de l’éducation civique dans les écoles, en travaillant avec les étudiants et les enseignants et en offrant du matériel didactique approprié et structuré ;
  • Surveiller la manière dont les contenus sont perçus au niveau local et détecter les cas de désinformation en proposant un retour d’informations.

Par ailleurs, les Relais d’information avec 3,5 M€ couvrent les activités de soutien aux réseaux pour la formation, les activités de promotion et l’information.

Enfin, les espaces publics européens avec 1,2 M€ assurent une présence dans les Maisons de l’Europe situées dans 17 capitales des États membres, en vue d’accueillir des manifestations publiques.

La digitalisation poursuivie de la communication européenne

Deuxième poste du budget avec 22,1 M€, les outils d’information et de communication écrite et en ligne couvrent toute la présence web de la Commission européenne ainsi que les stratégies relatives aux médias sociaux y compris la mise en œuvre de projets innovants.

Le rapport général et autres publications pour 2,1 M€ assure de la production, à la diffusion et à la promotion des publications et des contenus en ligne destinés aux citoyens, qui expliquent ce qu’est l’Union européenne, ce qu’elle fait, ses priorités actuelles et la manière dont elles influent de manière positive sur la vie des citoyens.

Les activités traditionnelles de la communication européenne

Les informations destinées aux médias et productions audiovisuelles avec 6,4 M€ recouvrent les activités « traditionnelles » de reportages vidéo et photos ainsi que les productions audiovisuelle et multimédia afin de permettre au public d’accéder, directement ou par l’intermédiaire des médias, à l’ensemble de la collection audiovisuelle.

L’exploitation des studios de radiodiffusion et de télévision et équipements audiovisuels représente 5,6 M€ y compris la production de programmes audiovisuels et de clips vidéo destinés aux médias sociaux et diffusion en continu en direct vers des comptes institutionnels de médias sociaux (YouTube, Facebook, Twitter, Instagram et LinkedIn).

Les visites de la Commission avec 4,2 M€ prévoit d’ouvrir un nouveau centre dénommé « Experience Europe », accessible au grand public en 2020.

L’analyse de l’opinion publique avec 7 M€ pour la production des enquêtes Eurobaromètres, incluant également des analyses quantitatives et qualitatives sur l’écho donné aux priorités politiques de la Commission européenne dans tous les types de médias (presse écrite, médias en ligne, secteur audiovisuel et médias sociaux) partagés aux membres du Collège et à l’encadrement supérieur sous diverses formes de rapports et de synthèses.

Au final, le programme de travail pour la communication de la Commission européenne, quoique peu lisible est comme toujours instructif des orientations et projets prévus pour l’année.

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