Quels sont les futurs chantiers prioritaires de la communication de l’Union européenne ?

Gouvernance éditoriale et technologique de l’UE en ligne, programmation commune aux institutions des budgets de communication sont les deux futurs chantiers prioritaires selon Reijo Kemppinen, Directeur en charge de la communication, de la politique d’information et de transparence au Conseil européen et au Conseil de l’UE lors de la session de clôture de la 3e conférence EuropCom consacrée à la communication publique en Europe…

Gouvernance éditoriale et technologique de l’UE en ligne

A ce jour, il n’existe aucune gouvernance éditoriale et technologique de l’UE en ligne, sinon un portail europa.eu commun aux institutions chargées de respectées certaines règles de publication.

Sur un plan éditorial, les institutions européennes parviennent chaque année à se mettre d’accord sur des priorités de communication. Mais au-delà de ces quelques messages clés, il n’y a pas d’approche commune de l’information en ligne. Par ailleurs, il est particulièrement compliqué, sinon impossible, pour un citoyen de retracer le parcours d’une législation européenne entre les sites des institutions.

Sur un plan technologique, les institutions européennes ne sont pas encore parvenues – peut-être d’ailleurs n’y parviendront-elles jamais – à choisir une plateforme technologique commune, permettant notamment de mesurer et de comparer aisément les statistiques.

Deux ans après la refonte du site du Parlement européen, le Conseil prévoit l’année prochaine de basculer sa présence en ligne d’un site Internet à un environnement intégré pour répondre aux usages tactiles, mobiles et sociaux sans pouvoir pleinement bénéficier des expériences en termes de choix de CMS ou d’Analytics.

Le chantier de la gouvernance éditoriale et technologique de l’UE en ligne reste entier.

Programmation commune aux institutions des budgets de communication

Tandis qu’il est inscrit nul part dans les traités que ce soit aux institutions européennes de communiquer sur l’Europe auprès des citoyens européens, encore moins les raisons et la plus-value que cela représenteraient, toutes les institutions européennes communiquent sans même qu’il ne soit possible de connaître les engagements budgétaires concrets et complets.

Il n’y a pas de base légale à la communication de l’UE, pourtant la communication de l’UE est budgétairement indénombrable, notamment au sein de la Commission où le budget de la Direction Générale à la Communication ne représente que la face émergée de l’iceberg des budgets communication de chaque Directions Générales sans compter la communication des agences exécutives – que nous avons récemment présentée.

Le chantier de la programmation commune aux institutions des budgets de communication ne peut que progresser. Dès janvier 2013, les institutions européennes présenteront leurs budgets pour 2014, année électorale pour l’UE, une occasion pour essayer une approche commune.

Au total, Reijo Kemppinen fait appel au bon sens pour que les institutions européennes sachent distinguer entre la communication qui relève de leur activité de base et tout le reste qui pourrait être partagé. Souhaitons, comme Descartes, que le bon sens est la chose la plus partagée dans le monde européen…

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