La communication européenne doit-elle faire aimer l’Europe ?

Interrogé par un journaliste de France 2 le 22 mai 2007 qui lui demandait : « Vous saurez faire aimer l’Europe aux citoyens ? », le secrétaire d’État aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet répondit : « Je l’aime, donc je vais essayer de faire partager ma passion (…) et je crois que c’est important de faire partager ce désir d’Europe ».

L’enjeu de la communication européenne est-il de créer une « adhésion émotionnelle » des citoyens, comme semble le défendre Lucas Delattre et Martin Koopmann dans une tribune « Faire aimer l’Europe » dans Le Figaro en juin 2005 proposant une posture quasi stoïcienne d’aimer l’Europe par devoir.

De même, Daniel Cohn-Bendit, président de l’édition 2008 des Rendez-vous de l’Histoire de Blois consacrées aux Européens, imagine – dans le supplément du 7 octobre de La Nouvelle République du Centre – une Europe qui « doit nous faire rêver ».

Pourtant, François Forêt, directeur des recherches politiques de l’Institut d’études européennes à l’université libre de Bruxelles, estime dans son ouvrage récent « Légitimer l’Europe » que l’Union européenne, pourvue de « symbole trop sage » ne peut susciter qu’une « allégeance rationalisée ». Voir la Note de veille n° 112 d’octobre 2008 du Centre d’Analyse Stratégique pour un compte rendu de lecture complet.

Ainsi, entre émotion ou raison, le registre de la communication européenne reste l’objet de débat… passionnel.

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