Élections européennes 2009 : il est urgent d’IN-FOR-MER

A quelques mois des élections européennes de juin 2009, il est urgent de lancer des campagnes de communication, en Europe et notamment en France. Il faut tout faire, dès maintenant, pour augmenter le taux de participation.

Une connaissance et un intérêt relativement faibles pour les élections européennes

Selon l’Eurobaromètre spécial sur les élections européennes paru en septembre dernier, 16% des Européens donnent l’année exacte du scrutin (ils n’étaient certes que 10% il y a six mois), 9% donnent une autre année et, enfin 75% déclarent ne pas savoir. 46% des Européens se déclarent intéressés par ces élections contre 51% qui se déclarent non intéressés, et 3% qui ne savent pas.

L’intérêt pour les élections européennes varie largement d’un État membre à l’autre : dans 11 États membres de l’Union européenne, une majorité absolue de répondants déclarent s’y intéresser. A noter : Roumanie (65%), Malte (63%), Irlande (62%) et Chypre (61%).

Mais d’un autre côté, plus de sept répondants sur dix en Lettonie (79%) et en République tchèque (71%) déclarent qu’ils ne sont pas intéressés.

En France, un constat sévère

- Seuls 13% des Français interrogés savent que ces élections auront lieu en 2009 ;

- Seule une minorité des Français interrogés (47%) s’intéresse à cette échéance.

- Une baisse de la participation civique : durant la décennie 1994-2004, le taux d’abstention aux élections européennes a augmenté, en France, de dix points, pour atteindre le chiffre de 57,3 % lors du dernier scrutin, soit trois points de plus que la moyenne européenne.

Il faut IN-FOR-MER

L’exemple de la campagne d’information sur les droits civiques européens en Roumanie est intéressant. La Commission européenne a organisé un « roadshow » dans 40 villes roumaines entre le 23 septembre et le 4 octobre. Par cette action, selon le communiqué, la Commission espère atteindre environ 25 000 citoyens de tout âge. La caravane sillonnera ensuite l’Europe : l’Allemagne en octobre, la Bulgarie en novembre et la Slovaquie et la Slovénie en 2009.

Voir les détails de la campagne (cliquez ici)

En France, l’idée serait de lancer une campagne de communication gouvernementale visant à résoudre le déficit démocratique. Il s’agit de réduire à la fois le déficit d’adhésion aux valeurs de la construction européenne et le déficit de participation politique au scrutin européen.

Les préconisations tactiques : pédagogie et proximité

Axer la campagne de communication autour de la dimension démocratique de l’UE et mettre l’accent sur la place des États membres afin de limiter la frustration des citoyens européens face aux décisions communautaires.

Porter un discours pédagogique sur l’importance du vote des citoyens et éviter toute politisation partisane du processus électoral afin de renforcer la légitimité et la représentativité du Parlement européen.

Démultiplier les niveaux de la campagne tant à l’échelle communautaire, que nationale et locale.

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